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Archive for avril 2006

Le Sri Lanka au bord de la guerre

29 avril 2006 Poster un commentaire

 

ASIE du sud Des milliers de Tamouls ont fui le nord-est de l’île pour échapper aux bombardements

 
 
 

Le Sri Lanka au bord de la guerre

 

À DEUX DOIGTS de la guerre, de plus en plus loin de la paix en tout cas, le Sri Lanka revit les heures les plus sombres de son histoire. Au grand dam de la communauté internationale, qui se penchera, aujourd’hui à Oslo, au chevet de l’île, défigurée par un conflit interethnique vieux de plus de vingt ans, qui a fait près de 65 000 morts. Sans compter les milliers de déplacés. Les Cinghalais et les musulmans, qui ont dû fuir les zones sous contrôle des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) ; les Tamouls, contraints d’échapper aux représailles des Cinghalais.

 

Au cours des dernières quarante-huit heures, des milliers de Tamouls ont quitté leurs villages, au nord-est de l’île. Ils redoutaient de nouveaux bombardements, en riposte à l’attentat-suicide qui a failli coûter la vie, mardi, à Sarath Fonseka, le chef de l’armée sri-lankaise, au QG militaire de Colombo. Ils craignaient aussi des actes de vengeance de la communauté cinghalaise.

 

Mardi, les obus se sont abattus sur Trincomalee, sur la côte est du Sri Lanka, une zone militairement très sensible, largement contrôlée par les Tigres. Les offensives aériennes s’étaient arrêtées hier, mais nombre de villageois continuaient de céder à la panique, se réfugiant jusque dans la jungle. «Plus de 40 000 personnes ont été déplacées, devenant de misérables réfugiés», a aussitôt dénoncé le LTTE. Un chiffre difficile à vérifier, selon Lyndon Jeffels, le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR). «Nous n’avons pas accès à la zone. Mais il semble qu’il y ait eu un déplacement de population très important à la suite des frappes aériennes», a-t-il indiqué.

 

Les observateurs restent optimistes

 

Si la trêve, entrée en vigueur en février 2002, n’a pas officiellement volé en éclats, elle n’en est pas loin. Le LTTE et Colombo s’en renvoient la responsabilité. Depuis le début de l’année, les Tigres ont multiplié les attaques contre l’armée, mettant à l’épreuve le nouvel exécutif sri-lankais. A l’automne 2005, le LTTE avait pourtant largement contribué à l’élection à la présidence de Mahinda Rajapakse, un nationaliste de gauche, hostile à toute indépendance, voire à une large autonomie des territoires sous contrôle du LTTE. Les Tigres avaient appelé les Tamouls à boycotter le scrutin, ne laissant aucune chance à Ranil Wickremesinghe, l’artisan de la paix. Une tactique du LTTE pour se concilier les bonnes grâces de la communauté internationale, se posant en victime d’un gouvernement ultranationaliste, avaient estimé nombre d’analystes.

 

Malgré l’escalade, la plupart des observateurs restent optimistes. «Cela est très loin de ce que le Sri Lanka a vécu pendant la guerre, lorsque mille personnes étaient tuées chaque semaine. Aujourd’hui, il ne s’agit pas vraiment de guerre», estime le Norvégien Erik Solheim, le principal médiateur entre le LTTE et Colombo. Enfin, les principaux pays donateurs au Sri Lanka (Etats-Unis, Union européenne, Japon et Norvège) tenteront, aujourd’hui à Oslo, de trouver une issue de secours au processus de paix de plus en plus mis à mal au Sri Lanka.

 

 

Marie-France Calle

28 avril 2006, (Rubrique International)
 
Source: Le Figaro
 

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Les secrets de la guerre du Liban

27 avril 2006 1 commentaire

Les secrets de la guerre du Liban

 

Du coup d’Etat de Béchir Gémayel aux massacres des camps palestiniens

 
 

 

Mot de l’éditeur

L’AUTEUR

Alain MENARGUES, journaliste chargé des opérations exceptionnelles à Radio-France, a couvert de nombreux conflits et a occupé les fonctions d’envoyé spécial permanent de Radio-France au Moyen-Orient en 1984. Il a déjà publié un récit sur la guerre du Liban (« Larmes de colères », Presse de la Renaissance, 1991).

LE LIVRE
Jamais un récit aussi documenté et détaillé n’avait pu être effectué des 722 jours tragiques qui vont de la conquête du pouvoir par Bachir Gémayel à l’invasion israélienne, à la mort du jeune président et aux massacres de Sabra et Chatila.
Après avoir, dans le sang, éliminé ses rivaux, Bachir Gémayel, fils cadet de l’une des trois grandes familles maronites libanaises, prend la tête de la milice chrétienne et s’impose, par la crainte, aux partis conservateurs chrétiens. Grâce à l’aide politique d’Israël, à l’action du Mossad et de Tsahal qui forment ses hommes, il consolide sa puissance militaire, laisse entrevoir la paix et passe des accords avec l’État hébreu. Reconnu comme interlocuteur par Washington, il ouvre le dialogue avec les pays arabes et passe une alliance politique et militaire avec Ariel Sharon et Raphaël Eytan pour chasser les Palestiniens du Liban. Élu président de la République libanaise, il sera assassiné trois semaines plus tard.
Grâce à un accès exceptionnel à des archives inédites des parties en présence, Alain Ménargues raconte l’envers du décor.

 
À lire… 
 

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Zarqaoui promet de vaincre les États-Unis, dans une première apparition publique

26 avril 2006 Poster un commentaire

Zarqaoui fait irruption en vidéo sur le Web et promet de vaincre les USA

 

- cliquez sur la photo pour visualiser la vidéo -

 
Abou Moussaab al-Zarqaoui, le chef d’el-Qaëda en Irak, est apparu hier dans une vidéo sur Internet et a promis de vaincre les États-Unis, dans une rare apparition publique de l’un des militants les plus recherchés au monde. Parallèlement, le Premier ministre irakien désigné, Jawad al-Maliki, s’est donné hier deux semaines pour former son gouvernement, alors que le pays a connu de nouvelles violences meurtrières.
«Je jure par Dieu que l’Amérique sera vaincue en Irak », a déclaré l’homme se présentant comme Abou Moussaab al-Zarqaoui. Ce dernier, portant la barbe, est montré écoutant des combattants l’informant des développements dans la ville rebelle de Ramadi, dans l’ouest de l’Irak. Sa tête couverte d’un foulard noir, il est ensuite montré assis, un fusil mitrailleur à sa droite, dans la vidéo mise en ligne deux jours après la diffusion d’un enregistrement vidéo d’Oussama Ben Laden, dans lequel le chef du réseau terroriste el-Qaëda a accusé l’Occident de faire la guerre à l’islam. « Prenez garde de ceux qui parmi vous rejoignent ces institutions de collaborateurs, l’armée et la police (irakiennes). Je jure par Dieu qu’ils ne recevront de nous que des (coups) d’épées tranchants. Nous lancerons des batailles qui feront blanchir les cheveux des enfants », a dit Zarqaoui.
Il y avait eu jusque-là seulement des enregistrements audio de Zarqaoui. L’armée américaine en Irak avait obtenu des photos de Zarqaoui en février 2005 lors d’une opération militaire à proximité de Ramadi, considérée comme un fief des radicaux islamistes. Il est l’homme le plus recherché en Irak. Sa tête a été mise à prix à 25 millions de dollars par les Américains.
Dans la vidéo mise en ligne sur un site islamiste et intitulée « Communiqué au peuple », Zarqaoui a aussi annoncé la formation d’une organisation regroupant les groupes de combattants antiaméricains. Il n’était pas possible de vérifier l’authenticité du message, daté du 21 avril.
Sur le plan politique, le Premier ministre désigné Jawad al-Maliki s’est donné hier deux semaines pour former son gouvernement. Le président américain George W. Bush a affirmé que l’accord en Irak sur un nouveau gouvernement représentait « un développement majeur dans la guerre contre le terrorisme, après des mois de négociations patientes ». Les principales formations irakiennes (alliance chiite, coalition kurde, partis sunnites) ont par ailleurs commencé à discuter de l’attribution des ministères.
Dans les violences, treize Irakiens, dont six ouvriers et un juge, ont péri dans la journée dans des violences qui ont blessé aussi dix personnes tandis que le ministère de la Défense faisait état de la mort de 123 civils dans les sept jours précédents.
 
 

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Journée mondiale de la liberté de la presse 2006 : médias, développement et éradication de la pauvreté

26 avril 2006 Poster un commentaire

Journée mondiale de la liberté de la presse 2006 : médias, développement et éradication de la pauvreté

 
 
25-04-2006 5:10 pm Médias, développement et éradication de la pauvreté, tel est le thème de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2006 (3 mai), que l’UNESCO célébrera cette année à Colombo (Sri Lanka) par une conférence internationale et la remise du Prix mondial UNESCO/Guillermo Cano pour la liberté de la presse. « Il importe de reconnaître que le respect de la liberté et de l’indépendance des médias est une dimension essentielle de la lutte contre la pauvreté [un des Objectifs du Millénaire, adoptés par la communauté internationale en 2000] pour deux raisons principales », explique le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, dans son message pour la Journée. « Premièrement, des médias libres et indépendants assurent le partage de l’information et facilitent ainsi la bonne gouvernance, offrent des possibilités d’accéder à des services essentiels, de promouvoir la transparence et de combattre la corruption, et tissent des liens entre des citoyens informés, critiques et soucieux de participer à la vie publique et des élus responsables. »

« Deuxièmement, la liberté et l’indépendance des médias sont liées à toute une série de ‘bienfaits’ ou d’avantages qui jouent un rôle extrêmement important dans la lutte contre la pauvreté – notamment la reconnaissance et la consolidation des droits de l’homme fondamentaux, le renforcement de la société civile, le changement institutionnel, la transparence dans la vie politique, le soutien à l’éducation, l’information en matière de santé publique (campagnes d’éducation sur le VIH et le sida) et l’accès à des moyens d’existence durables », poursuit le Directeur général. « Il existe en outre une forte corrélation positive entre la liberté d’expression et l’amélioration des revenus, la baisse de la mortalité infantile et les progrès en matière d’alphabétisation des adultes. »

La conférence sera ouverte par Anura Priyadarshana Yapa, ministre de l’Information et de la Communication du Sri Lanka, Mogens Schmidt, Sous-Directeur général adjoint pour la communication et l’information, et Mangala Samaraweera, ministre des Affaires étrangères du Sri Lanka. Daniel Kaufmann, Directeur pour la Gouvernance à l’Institut de la Banque Mondiale, et Narasimhan Ram, Rédacteur en chef de The Hindu, Inde, parleront des liens entre la liberté de la presse et la réduction de la pauvreté (Bandaranaike International Conference Hall, 1er mai, 9h30).

La conférence comprendra cinq sessions sur : Les liens entre liberté d’expression et éradication de la pauvreté ; Les indicateurs pour évaluer l’impact de la liberté de la presse sur la réduction de la pauvreté ; Des gouvernements transparents, non corrompus et tenus de rendre des comptes ; La liberté de la presse et le développement économique durable ; L’accès à l’information et la participation du point de vue des communautés locales. Enfin, Abdoul Waheed Khan, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la communication et l’information, sera le modérateur de la session de clôture qui devrait aboutir à l’adoption des recommandations et d’un cadre d’action proposés par les participants.


Plus de 200 personnes venant du monde entier sont attendues à cette conférence qui réunira professionnels des médias et universitaires, ainsi que des représentants d’agences de développement, d’organisations des Nations Unies, d’organisations non-gouvernementales et d’organisations professionnelles des médias.
Le 3 mai après-midi, le Directeur général de l’UNESCO remettra le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2006 à May Chidiac, présentatrice vedette du petit écran libanais, qui a survécu à une tentative de meurtre le 25 septembre 2005. May Chidiac, qui a perdu sa main et sa jambe gauches lors d’un attentat à la voiture piégée, est devenue un symbole de la liberté d’expression au Liban. L’attentat dont elle a été victime ressemblait beaucoup à celui qui a coûté la vie, cinq mois plus tôt, au journaliste libanais du quotidien An Nahar, Samir Kassir. Un autre attentat du même type a tué en décembre 2005 le directeur de publication d’An-Nahar, Gebran Tueni.

Mahinda Rajapaksa, Président du Sri Lanka, Susil Premajayantha, ministre de l’Education et Président de la Commission Nationale du Sri Lanka pour l’UNESCO, Kavi Chongkittavorn, Président du Jury du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano-2006, et Juan Guillermo Cano, représentant de la Fondation Guillermo Cano, participeront également à la cérémonie de remise du Prix.

Le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano est décerné chaque année à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le Prix – d’un montant de 25 000 dollars – est financé par la Fondation Guillermo Cano et James et David Ottaway, respectivement ancien Président du World Press Freedom Committee et ancien reporter du Washington Post.

L’UNESCO, en tant qu’organisation intergouvernementale qui a pour mandat constitutionnel de « promouvoir la libre circulation des idées par le mot et par l’image », célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse pour souligner l’importance de la liberté de la presse et du droit de l’homme fondamental qu’est la liberté d’expression. Les bureaux de l’UNESCO organisent des séminaires et d’autres manifestations afin de marquer l’événement dans toutes les parties du monde, des Caraïbes et de l’Amérique latine à l’Asie de l’Est et le Pacifique, en passant par les Etats Arabes.

L’UNESCO soutient depuis longtemps les médias indépendants et pluralistes dans les pays en développement, les pays en transition et les zones de post-conflits dans le monde entier et en Afrique notamment. Ce soutien a pris différentes formes : aide à la préparation d’une législation favorable à la liberté d’expression et développement des compétences (formation professionnelle et développement des infrastructures).

La célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse a été proposée par les participants d’un séminaire sur la promotion d’une presse africaine indépendante et pluraliste, organisé à Windhoek (Namibie) en 1991.

 
Source: UNESCO
 

Médiation CDF – CPL

25 avril 2006 Poster un commentaire

La polémique entre les deux formations a atteint son climax durant le week-end écoulé

La médiation de Berry entre le Courant du futur et le CPL a réussi, selon les sources de Aïn el-Tiné

 

Les sources proches du président de la Chambre se veulent très claires : la médiation entamée par Nabih Berry entre le Courant du futur (CDF) et le CPL a « réussi ». Le n° 2 de l’État a ainsi multiplié ses contacts avec les députés Saad Hariri et Michel Aoun, et il a reçu un émissaire de ce dernier, Gebran Bassil, le tout dans le but de mettre fin à la polémique et calmer la situation en préparation à la reprise du dialogue, vendredi.
Cette polémique, qui dure depuis une semaine, s’était effectivement amplifiée au cours de ce week-end pascal et ramifiée, puisqu’elle a opposé aussi le camp aouniste à la ministre des Affaires sociales, Nayla Moawad, et son fils Michel. Ainsi, samedi, le Courant du futur a répondu à Michel Aoun, qui s’était exprimé la veille à partir de Bkerké et avait tiré à boulets rouges contre lui et contre son chef, Saad Hariri. Pour le CDF, c’est l’ancien PM qui « méprise l’opinion publique en refusant l’existence d’autres candidats à la présidence que lui-même, en estimant que la démocratie équivaut à l’accepter à lui seul comme candidat unique et en renforçant la présence d’Émile Lahoud à Baabda, alors que son mandat est illégal et anticonstitutionnel, sur la base du “moi ou personne d’autre” ». Concernant la dette publique, le communiqué publié par le CDF rappelle ensuite au général Aoun que les Nations unies ont chiffré le coût de la guerre à 25 milliards de dollars, précisant que les experts ont assuré que les dégâts infligés à l’infrastructure et à l’industrie ont été « le résultat de la guerre de libération lancée par le général Aoun, qui a offert le Liban à la tutelle syrienne après s’être enfui de Baabda vers son exil doré ». Le CDF chiffre ensuite le coût de la reconstruction, la réhabilitation de l’armée et des forces de sécurité, ainsi que le lancement des programmes sociaux, pédagogiques et ceux liés à la santé publique à 18 milliards de dollars « jusqu’en 1998, et qui a augmenté de 22 milliards de dollars durant le mandat Lahoud qui a connu la plus grosse opération de pillage organisé des ressources du Liban, sur instigation du système sécuritaro-policier et de ses alliés. Le général Aoun peut trouver leurs noms dans la liste de ses alliés actuels », indique le CDF, soulignant qu’il accueille très positivement tout audit ou toute investigation financière « sur les exactions des symboles de la tutelle, dont le général Aoun est aujourd’hui leur seul candidat à la présidence ». Le communiqué conclut en demandant au général Aoun des réponses à propos du « putsch qu’il a fomenté contre lui-même, et comment il est passé du camp souverainiste et indépendantiste à celui où pullulent ses alliés dont le seul but est de replonger le Liban dans la tutelle syrienne ».

La polémique Nabil Nicolas/Nayla et Michel Moawad
La réponse du CPL n’a pas tardé. « Ce courant est né du précédent système sécuritaire. Ces gens ont profité de la tutelle et ils lui ont obéi, même s’ils ont prétendu récemment qu’ils ont été menacés. Ils ont mis la main sur le pouvoir, ils ont fui à Paris et Washington parce qu’ils ont reçu des ordres de l’étranger… et ils prétendent qu’ils sont menacés », a insisté le député CPL Nabil Nicolas. « Ils accusent les autres d’avoir profité d’un exil doré, oubliant que cela a été imposé par leurs maîtres », a-t-il poursuivi, accusant « ces hommes politiques débutants, nés du précédent régime et de ses outils policiers », de « profiter du sang du martyr pour vampiriser le peuple et l’affamer. Nous leur disons : nous n’allons plus nous taire, ni à propos de leurs magouilles ni à propos de leurs tentatives de diviser les Libanais », a-t-il ajouté. Signalons que l’ancien PM a lui aussi répondu au communiqué du CdF, rappelant son antienne sur une enquête financière et assurant qu’il « n’y a aucun lien entre mon appel aux réformes et la présidence de la République ».
Nabil Nicolas s’en est ensuite pris à Nayla Moawad : « Nous n’avons pas besoin de diplôme en patriotisme de la part de ceux qui se sont tus lorsque le président martyr René Moawad a été assassiné, juste pour garantir un strapontin au Parlement de la part de la tutelle », a-t-il déclaré, souhaitant que la ministre des Affaires sociales « s’inspire de l’esprit du défunt avant que de parler ».
Michel Moawad a répondu le lendemain, après un entretien avec le patriarche Sfeir à Bkerké. « Je ne répondrai pas au député Nabil Nicolas, avec le respect que je lui dois et que je porte à ses talents de dentiste, mais au général Aoun, que nous considérons comme étant directement responsable de ces propos », a-t-il dit. « Ces propos sont immoraux. En réalité, nous avions pensé que la polémique entre nous et le général Aoun à propos de la mort du président Moawad était terminée. Nous avions pardonné et tourné la page parce que nous voulions dépasser les conflits christiano-chrétiens, et parce que nous avons compris que la tutelle a profité de nos conflits pour nous renverser et renverser le pays. Nous avions pardonné et tourné la page, mais nous n’avons pas oublié », a poursuivi Michel Moawad. « Nous n’avons pas oublié les mots du général Aoun, la veille de l’élection du président Moawad : demain, ils vont élire un président collaborateur… Nous avons fait en sorte d’oublier les péchés du général Aoun à l’encontre du président Moawad et du Liban, de sa tentative de créer un vide constitutionnel à ses attaques contre le patriarcat maronite et son maître, en passant par ses attaques contre René Moawad. Ces péchés lui font assumer une responsabilité politique sûre dans l’assassinat du président Moawad », a-t-il ajouté.
Et de poursuivre : « Nous n’avons pas oublié comment ses cadres ont ouvert le champagne à l’hôtel Comfort lorsqu’ils ont appris la nouvelle de l’assassinat… Nous avons pardonné, mais nous pensions qu’une fois rentré au Liban, et après sa visite à Ehden, qu’il allait se recueillir sur la tombe du président Moawad… Mais nous ne nous imaginions pas qu’il allait lâcher son dentiste contre nous afin qu’il nous administre des leçons autour du sang du président Moawad. »
Michel Moawad a conclu en soulignant que ce qui importe aujourd’hui, ce sont les réponses aux questions posées par la ministre des Affaires sociales : « Comment le général Aoun explique-t-il sa “neutralité positive” à l’égard de la Syrie à l’heure où le régime syrien combat la marche vers la souveraineté et la résurrection de l’État ? Comment explique-t-il qu’il ait accepté de lier le désarmement du Hezbollah à une stratégie de défense qui n’est pas l’exclusive des institutions militaires ? C’est un putsch contre le projet d’État », a-t-il relevé, craignant que ne se reproduisent les réactions en chaîne qui ont commencé en 1998. « Nous appréhendons de voir cette mentalité du “moi sinon personne” finir par bloquer l’opération de salut, de souveraineté et d’indépendance, et qu’elle ne détruise le pays politiquement et économiquement », a-t-il conclu.

 

 

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Très vive désapprobation du patriarche Sfeir

25 avril 2006 Poster un commentaire
Le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, a exprimé sa très vive désapprobation après les échanges d’invectives entre les leaders maronites à partir de Bkerké.
« Les leaders maronites profitent parfois de la présence des journalistes au siège patriarcal pour s’envoyer des invectives ; les choses empirent, et ceux qui entendent tout cela pensent que nous sommes d’accord. Sauf que nous ne sommes absolument pas d’accord, et nous refusons » ce ping-pong d’insultes, a dit le patriarche. « Mais nous ne perdons pas espoir ; nous pensons que le Liban restera le Liban malgré tout, ses fils continueront à l’aimer et à œuvrer en sa faveur. (…) Lorsque chaque citoyen cherche à renforcer son pays et non pas à servir ses propres intérêts, les choses se stabilisent. Ce sont les mots du président John Kennedy : ne demande pas à ta patrie quelque chose qui servirait tes intérêts, demande-lui quelque chose qui serve l’intérêt de tous les citoyens », a affirmé Mgr Sfeir.
 
 

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Les communautés orthodoxes ont célébré Pâques, dimanche

25 avril 2006 Poster un commentaire

Audeh dresse un triste bilan de la situation politique dans le pays

 
 

 

 
«Ce qui me fait peur, c’est que les discours politiques ne sont pas fondés la plupart du temps sur la vérité et sur l’amour sincère du pays. » Dans l’homélie qu’il a prononcée à l’occasion des Pâques orthodoxes, le métropolite Élias Audeh a déploré la polémique politique qui fait rage dans le pays et prié pour que les participants au dialogue qui se retrouveront vendredi de nouveau, place de l’Étoile, « retrouvent la bonne voie ».
Mgr Audeh a célébré à 6h, dimanche, la « hajmé » et la messe pascale, en la cathédrale Saint-Georges des grecs-orthodoxes, en présence d’une foule de fidèles, dont, notamment, les ministres de la Culture et de l’Environnement, Tarek Mitri et Yaacoub Sarraf, et l’ambassadeur de Grande-Bretagne, James Watt.
Il a consacré une partie de son homélie à la polémique politique qui s’est récemment exacerbée dans le pays. « Les propos creux sont nombreux et nous nous y sommes habitués. La plupart des politiciens échangent des propos creux, causant du tort à leurs compatriotes et au pays, alors que notre peuple souffre. Leurs discours ne rassasient pas les ventres vides et n’édifient pas des États », a déploré le métropolite qui s’est en susbtance interrogé sur les allégances politiques.
Soulignant que « la polémique est destinée à la consommation locale », il a demandé aux fidèles de ne pas prêter l’oreille à ce qui se dit, « sinon vous vous sentirez perdus ».
« Ils se disputent puis ils se réconcilient comme s’ils regrettaient ce qu’ils avaient dit. Que Dieu leur pardonne. Leurs discours sont destinés à la consommation locale et sont bien loin de la vérité. Chacun d’eux aime sa tribu et ses intérêts. Le pays est le dernier de leurs soucis et celui qui le place en tête de ses priorités est accusé de sanctifier la terre », a-t-il dit, dans ce qui semble être une allusion à un récent discours du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, qui avait reproché à la majorité de « vouloir bientôt sanctifier le Liban ».
« Ce qui me fait peur, a poursuivi Mgr Audeh, c’est que les discours politiques ne sont pas fondés la plupart du temps sur la vérité et sur l’amour sincère du pays. Je ne condamne personne. C’est juste une impression tirée de ce que j’entends autour de moi de nos fils qui ne croient plus à ce qu’ils entendent. » Il a mis l’accent sur l’amertume ressentie par la population, « la première fois lorsqu’elle voit la situation navrante à laquelle on est arrivé et la deuxième fois lorsqu’elle n’entend rien qui puisse lui permettre d’espérer un avenir meilleur ».
Au terme de la messe pascale, il est revenu à la charge, déplorant l’état de siège imposé au centre-ville – « je suis moi-même obligé à chaque fois que je viens à la cathédrale de donner mon nom et le numéro de ma voiture à l’agent de garde » – et priant pour que les participants au dialogue « retrouvent la bonne voie et terminent (leurs concertations) avant que nos vies ne se terminent ».
La veille, le samedi saint, Mgr Audeh avait présidé en soirée en la cathédrale Saint-Georges une cérémonie organisée pour un événement qui a eu lieu pour la première fois : une messe pour la réception d’une des trente-trois flammes sacrées (symbolisant l’âge du Christ) provenant de la tombe de Jésus à Jérusalem.
Le samedi saint de chaque année, l’évêque grec-orthodoxe de Jérusalem entre, vêtu d’une simple soutane blanche, dans la tombe du Christ, située dans l’église de la Résurrection, après avoir été minutieusement fouillé par des musulmans qui s’assurent qu’il ne porte aucun briquet ou allumette sur lui. Sur la pierre où le corps de Jésus avait été étendu, une lampe à huile éteinte est déposée. La mèche s’allume miraculeusement vers midi, au moment où l’évêque récite ses prières, grâce à un feu sacré qui émane de la tombe. À partir de cette lampe, trente-trois bougies sont allumées et envoyées aux quatre coins du monde. L’une d’elles a été envoyée pour la première fois samedi, au Liban, avec une délégation cléricale de Jérusalem.
Une foule nombreuse attendait la délégation, place de l’Étoile, où la cathédrale, dont les lumières avaient été éteintes, a brillé de mille feux lorsque les fidèles ont allumé chacun sa bougie de « la lumière sacrée » du cierge de Jérusalem.
 
Source: L’ORIENT LE JOUR

 

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Une femme tuée par balles à Beyrouth

25 avril 2006 Poster un commentaire
Une femme a été retrouvée tuée par balles à l’intérieur de sa voiture au centre Marina Tower sur le front de mer, à Beyrouth. La police, qui a uniquement fourni le prénom de la femme, Majida Ch., a entamé son enquête.
 
 

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Dernier président maronite?

25 avril 2006 Poster un commentaire

Lahoud pourrait être le dernier président maronite, selon « al-Baas »

 
Le quotidien syrien al-Baas a vivement critiqué dans son éditorial d’hier les déclarations tenues par le Premier ministre, Fouad Siniora. Le journal officiel syrien a accusé M. Siniora « d’intervenir dans l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri » et « d’adresser des accusations directes contre la Syrie ».
Dans son éditorial, le rédacteur en chef du quotidien, Élias Mrad, s’est voulu le défenseur des chrétiens du Liban, se demandant si Émile Lahoud ne sera pas le dernier président maronite du pays. Il a affirmé que l’Administration américaine, dans le cadre de son projet au Moyen-Orient, va en fait susciter des dissensions confessionnelles et aurait déjà décidé le début de la fin de la présidence de la République libanaise, en choisissant une nouvelle équipe au Liban, prétextant la mise en place de nouvelles alliances régionales.
« Le seul service que les États-Unis ont rendu aux chrétiens libanais était l’envoi de quelques bateaux pour les inciter à quitter le pays. Peut-être qu’avec sa visite à Washington, M. Siniora parviendra à amener de nouveaux bateaux américains jusqu’aux côtes libanaises, mais cela pour faire exploser le Liban et la région », souligne l’éditorial du quotidien syrien.
 
 

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Commémoration – Hommage aux 4 114 jours de détention du chef des Forces libanaises

25 avril 2006 Poster un commentaire

Geagea pour un président « politique par excellence, issu du premier rang »

 
Les Forces libanaises ne craignent visiblement pas les symboles. Ce qui aurait dû être une date triste, voire à effacer des mémoires, est devenue pour les membres de cette formation l’occasion d’une célébration, lancée comme un défi à tous ceux qui les avaient donnés pour finis ou faisant partie du passé. Comme il l’a donc rappelé lui-même, le 22 avril 1994, le chef des FL, Samir Geagea était depuis 24 heures en détention à Yarzé, subissant un interrogatoire ininterrompu. 4 114 jours (sa période totale d’emprisonnement) et près de dix mois plus tard, il est debout face à un auditoire nombreux qui l’ovationne à tout rompre. C’est en quelque sorte la concrétisation d’une résurrection politique, à l’heure où les chrétiens fêtent la résurrection du Christ. D’ailleurs, les organisateurs de la cérémonie n’ont pas lésiné sur les comparaisons élogieuses et les parallèles mystiques. Les affiches, les portraits, les banderoles et surtout les documentaires diffusés pendant la cérémonie ont largement évoqué cette sorte de chemin de croix du chef des FL, dans un hommage éclatant à ce qu’il a subi. Les images récurrentes des barreaux derrière lesquels filtre la fragile flamme d’une bougie et celles de la croix sont partout. Ses parcours militaire, personnel et politique sont aussi retracés, forçant un peu le trait et faisant de Samir Geagea le symbole des souffrances d’un pays.
Parmi les milliers de personnes venues assister à cette cérémonie, nul ne semble trouver excessif cet éloge à l’ancien chef militaire des FL devenu aujourd’hui l’un des principaux partenaires du dialogue national.
Les alliés d’aujourd’hui sont venus en force, notamment une délégation du Courant du futur, avec en vedette le ministre démissionnaire de l’Intérieur Hassan Sabeh, installé à la droite de Mgr Boulos Matar (qui représentait le patriarche Sfeir), alors que Geagea avait réclamé sa démission après les incidents d’Achrafieh…La délégation comprenait aussi les ministres Jean Oghassabian représentant le Premier ministre, Michel Pharaon, Ahmad Fatfat et de nombreux députés. Une délégation du PSP, les pôles de Kornet Chehwane – sans Amine Gemayel, qui avait envoyé des représentants, et sans Solange Gemayel et son fils –, mais aussi une importante délégation du CPL qui, pourtant, ne sera pas épargné par les discours des orateurs ni par Geagea lui-même.
Bref, la cérémonie de samedi a reflété avec fidélité, notamment par les discours et les personnes présentes, le schéma politique actuel, tout comme elle a reflété l’impasse dans laquelle tout le monde se débat aujourd’hui. D’ailleurs, si les milieux journalistiques attendaient le discours de Geagea comme un événement, après des semaines de silence, ils ont été un peu déçus. Le chef des FL a surtout affiché sa détermination à poursuivre la lutte, malgré les entraves, rappelant que la seule issue pour le Liban, face aux menaces qui pèsent sur la région, est d’édifier un État fort. Et cela ne peut se faire qu’après avoir désamorcé les mines laissées par les Syriens en se retirant. L’une de ces mines est le président de la République, l’autre les armes illégales et la troisième le déséquilibre confessionnel au sein de l’État et de ses institutions, qui ne peut être rétabli que par le biais d’une loi électorale assurant une bonne représentativité. Mais Geagea n’a pas assuré qu’il était sûr de la victoire, faisant surtout assumer la responsabilité de la dégradation de la situation à ceux qui veulent maintenir Émile Lahoud à la présidence, car, pour lui, cela équivaut à la perpétuation de la crise. Il a rappelé qu’il souhaite à la présidence un homme politique par excellence, « un homme de premier rang », selon ses propres termes, précisant que le fait de lier la situation libanaise à celle de la région comporte de réels et graves dangers pour le pays.
Geagea a pris la parole après le représentant du Courant du futur, le Dr Atef Majdalani, et après celui de la Rencontre démocratique, le député Fayçal Sayegh, dans une confirmation éclatante de l’alliance dans laquelle les FL se situent actuellement. Mais il a pris soin d’affirmer devant son auditoire qu’il souhaitait que toutes les forces du 14 Mars 2005 se retrouvent dans le même camp, faisant ainsi allusion au CPL, lequel CPL a été convié à la cérémonie, mais sans être invité à y prendre la parole.
Enfin, si la politique est toujours présente ouvertement ou en filigrane, la cérémonie a aussi réservé une grande place à l’émotion. D’abord par la déclaration enregistrée de May Chidiac, qui a officiellement ouvert les discours, aussi rayonnante qu’avant l’attentat dont elle a été victime, posée, calme mais toute en retenue. Il y a eu ensuite les propos de l’ancien député Edmond Rizk, qui avait défendu Geagea dans certains procès menés contre lui et qui a, en rappelant dans quelles circonstances il rencontrait son client d’alors – derrière la vitre de séparation à la prison de Yarzé –, fait monter les larmes aux yeux de Geagea lui-même. Un moment rare et peut-être l’instant le plus poignant de cette cérémonie.

Scarlett HADDAD

 
 

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