Archive
Rencontre Débat sur Paris le 16 octobre
Nous avons le plaisir de vous convier à la rencontre-débat :
Israël : politique de force ou force de la politique ?
Lundi 16 octobre 2006 à 19 h 30
Centre des Cordeliers: 15 rue de l’Ecole de Médecine – Paris VI
Métro Odéon
La Rencontre sera précédée d’un pot de bienvenue à 18h30
Intervenants :
-
Mikaïl Barah, Chercheur à l’IRIS
-
Azmi Bchara, Député à la Knesset
-
Sylvain Cypel, Journaliste au Monde
-
Michel Eddé , Président de l’Orient-Le-Jour et de la Ligue Maronite, Ancien Ministre libanais
Débat animé par Dominique Vidal, historien et journaliste au Monde
Réponse souaitée à pourquelelibanvive@hotmail.com
Merci de préciser votre nom, prénom et choix:
-
Sera présent au pot de bienvenue de 18h30
-
Assistera à la rencontre
Le Collectif de Citoyens libanais et Amis du Liban réuni autour du slogan "Pour que le Liban vive"
Petite illustration

Siniora : Le cabinet « n’est pas en état de confrontation » avec le Hezbollah
À la veille de son départ, aujourd’hui, pour Strasbourg, où il prendra la parole devant le Parlement européen, le Premier ministre, Fouad Siniora, a estimé que l’occasion était « importante et rare » et devait être saisie.Le Premier ministre a précisé qu’il visitera ensuite l’Allemagne, où il aura des entretiens avec la chancelière Angela Merkel sur l’application de la résolution 1701 et le rôle des forces allemandes de la Finul.
Procédant à un récapitulatif de l’action gouvernementale, depuis le 12 juillet, M. Siniora a inscrit son voyage européen dans le prolongement de la conférence de Rome, en pleine agression israélienne, et de la conférence d’aide à la reconstruction qui s’est tenue à Stockholm. Il a récapitulé pour la presse toutes les réalisations de son gouvernement, depuis « la brillante action diplomatique et politique » qui a permis l’amendement de la première version, défavorable au Liban, de la résolution 1701, jusqu’à l’envoi de l’armée au Liban-Sud, le retrait israélien et le déploiement de la Finul, « sans parler de l’action soutenue, destinée à assurer un retrait, conformément au plan en sept points, des fermes de Chebaa ».
M. Siniora a également évoqué l’action du gouvernement, destinée à assurer une aide internationale à la reconstruction, ainsi que l’organisation d’un forum d’aide au Liban, dans le courant de l’année.
Le Premier ministre a insisté sur le fait que le gouvernement « n’est pas en état de confrontation » avec le Hezbollah, « tout en agissant afin d’avoir le monopole de l’exercice de la force sur l’ensemble du territoire national ».
Au passage, M. Siniora a rendu hommage « à l’effort du Hezbollah pour contrer l’agression israélienne et empêcher Israël d’atteindre ses objectifs ».
Il a estimé que le Liban « est aux yeux de l’Europe un modèle de modération, d’ouverture et de démocratie ». Il faut agir pour consolider cette image « et en assurer le succès, pour notre propre bien et celui de tous », a dit M. Siniora.
Le Liban, a-t-il ajouté, « se dirige vers la remise en vigueur de l’accord d’armistice » avec Israël, mais sera « le premier » à affronter Israël « quand les Arabes décideront de faire front à l’État hébreu ».
Enfin, M. Siniora a affirmé que, tout en comprenant les motifs du président Lahoud, il avait décidé quand même de déléguer le ministre de la Culture, Tarek Mitri, au sommet de la francophonie, pour le représenter personnellement. « Il est indispensable que le Liban soit représenté au sommet de Bucarest. Il y va de notre intérêt national », a conclu M. Siniora.
Près d’un million de bombes à sous-munitions restent à désamorcer
Il faudra trente millions de dollars et un peu plus d’un an pour nettoyer le Liban-Sud
C’est sur le thème des bombes à sous-munitions qu’une conférence de presse a été donnée, hier, à la Maison des Nations unies, place Riad el-Solh, et à laquelle ont pris part le colonel Wassim Rizk, du bureau national de lutte contre les mines, Chris Clark, directeur du programme UN MACC (Mine Action Coordination Center), Soha Bsat-Boustany, responsable de l’information à l’Unicef, et Argun Jan, représentant l’UNHCR.
Lors de sa guerre contre le Hezbollah, selon la presse israélienne, l’armée de l’État hébreu a tiré 1 800 roquettes à sous-munitions. Chacune de ces roquettes contient douze obus et chacun de ces obus libère 644 bombes à sous-munitions.
Généralement 20 % de ces bombes n’explosent pas à l’impact, mais au Liban, il semble que 40 % de ces engins mortels n’ont pas explosé.
Si autant de minuscules obus n’ont pas explosé, c’est que, selon les experts, les bombes à sous-munitions utilisées par Israël ne sont pas récentes et datent de plus de trente ans. De plus, pour exploser à l’impact, une petite bombe à sous-munitions doit faire 1 500 ou 2 000 tours sur elle-même. Or, le Liban-Sud ayant un relief accidenté et présentant notamment des montagnes, les bombes ont atteint le sol bien avant d’avoir effectué 1 500 tours.
Rappelons que ces bombes minuscules qui prennent diverses formes et couleurs attirant badauds et enfants (clochettes à rubans, balles de couleur orange ou turquoise, hélices…) ne peuvent être utilisées, selon les conventions internationales, que sur des cibles militaires. Même si aujourd’hui, au Liban-Sud, elles pullulent sur les routes, dans les jardins, les champs agricoles et les maisons. Israël se justifie en affirmant qu’il les a lancées contre des miliciens qui étaient présents dans les endroits ciblés.
Jusqu’à présent, l’armée israélienne n’a pas informé ou remis des cartes aux Nations unies relatives aux endroits ciblés par ces bombes, a indiqué M. Clark, soulignant que, depuis la fin des hostilités, l’armée et la Finul ont pu découvrir et se débarrasser de 40 000 petits obus. Des organismes onusiens, comme le PNUD et l’Unicef, sont également impliqués dans le travail effectué pour sensibiliser les populations à ces bombes. Deux compagnies, l’une suédoise et l’autre britannique, travaillent aussi sur le terrain actuellement.
Soulignant que le nombre d’un million n’est pas exagéré, M. Clark a indiqué qu’il faut compter jusqu’à la fin de 2007 pour que le Liban-Sud soit nettoyé des bombes à sous-munitions.
L’apport de l’Unicef
À L’Orient-Le Jour, il a précisé qu’environ trente millions de dollars sont nécessaires pour désamorcer les bombes à sous-munitions au Liban-Sud. Jusqu’à présent, le Royaume-Uni a fait don de deux millions de dollars. L’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne ont également versé des aides dans ce cadre.
M. Clark s’attend à ce que, d’ici à la fin de l’année, le nombre de victimes des bombes à sous-munitions s’amplifie. Il y aura donc les victimes du retour, de la reconstruction (les bombes qui explosent avec le remblai des décombres) et des travaux dans les champs…
Depuis 2001, le bureau national de lutte contre les mines relevant de l’armée libanaise est présent au Liban-Sud, notamment avec l’importante opération de déminage de la zone méridionale du pays qui avait été lancée à l’initiative de l’ONU et majoritairement financée par les Émirats arabes unis.
Aujourd’hui, pour le nettoyage du sol libanais des bombes à sous-munitions, les mêmes acteurs sont présents à nouveau sur le terrain.
Le colonel Rizk a indiqué que, depuis la cessation des hostilités, 14 personnes sont mortes et 90 autres ont été blessées par les bombes à sous-munitions au Liban-Sud. Les victimes sont âgées de 6 à 71 ans. Il a mis l’accent sur la nouvelle initiative des Émirats arabes unis pour le déminage, les Émiratis ayant actuellement pris en charge le nettoyage des cazas de Nabatiyeh et de Jezzine. Des soldats de ce pays du Golfe sont déjà sur place, et le champ de leur action pourrait s’étendre à d’autres cazas.
De son côté, le représentant de l’UNHCR a indiqué que la présence des bombes à sous-munitions retardera le retour des déplacés. Ils sont au nombre de 200 000, et leur retour, qui devait à l’origine prendre un an, ne sera pas achevé avant 24 mois.
Les agences et organismes onusiens travaillent conjointement pour protéger les populations des bombes à sous-munitions. Dès la cessation des hostilités, l’Unicef a travaillé dans l’urgence pour protéger les habitants – surtout les enfants – du Liban-Sud.
Mme Bsat-Boustany a noté, pour sa part, que parmi les 104 victimes des bombes à sous-munitions, l’on compte deux enfants décédés et 32 blessés. Dès le premier jour du retour des déplacés, l’Unicef a entamé donc son travail pour sensibiliser la population. Ainsi des spots télévisés et radiophoniques ont été diffusés dès le 14 août sur toutes les chaînes libanaises. Dans un premier temps, 100 000 dépliants ont été distribués. Dans ce cadre, pour toucher le plus grand nombre de personnes, l’Unicef a remis ces dépliants à l’armée libanaise qui les a distribués, au niveau des barrages du Sud, aux personnes retournant dans leurs villages.
L’Unicef, qui travaille avec une dizaine d’ONG, a également imprimé des posters qui ont été collés dans les localités bombardées par les bombes à sous-munitions. Que ce soit sur les posters ou les dépliants, les images de toutes les formes que peuvent prendre les bombes à sous-munitions sont reproduites.
Ce mêmes images ont été utilisées sur un autre support. Notant que l’Unicef a distribué déjà deux millions de litres d’eau, soit un million de bouteilles dans les villages sinistrés, et que cette opération se répétera dans les semaines à venir, Mme Bsat-Boustany a expliqué que les bouteilles sont utilisées comme support pour mener la campagne de sensibilisation contre les bombes à sous-munitions : les images reproduisant les diverses formes des bombes ont été imprimées sur les étiquettes collées aux bouteilles d’eau minérale.
De plus, l’Unicef a procédé à la formation de 200 personnes, qui formeront à leur tour d’autres personnes dans 150 villages du Liban-Sud, et qui sont en contact direct et permanent avec les habitants et les enfants de la région. À l’initiative de l’organisme onusien, les enseignants sensibiliseront leurs élèves dès la rentrée scolaire aux bombes à sous-munitions.
Enfin, à Nabatiyeh et à Tyr, l’Unicef a créé des terrains de jeux et des espaces réservés aux enfants. Dans ces endroits, les tout petits, traumatisés par la guerre et empêchés souvent par leurs parents de jouer dans les jardins et les champs – comme ils avaient l’habitude de le faire avant la guerre – de peur des bombes à sous-munitions, trouveront un espace où ils pourront jouer en toute sécurité. C’est que 95 % des enfants guérissent des traumatismes de la guerre tout simplement en jouant.
Francophonie 2006: Lahoud boycotte le sommet selon des médias
« Le Liban ne sera pas représenté au sommet de la francophonie (Bucarest – 28 et 29 septembre), car il n’y a pas été invité », a affirmé hier le chef de l’État, le général Émile Lahoud, qui a reproché au président roumain Traian Basescu d’avoir cédé aux pressions « exercées directement par le président français Jacques Chirac », et adressé son invitation au sommet au Premier ministre. Or, souligne un communiqué de la présidence, « selon la Constitution libanaise, l’invitation doit être adressée au président de la République ». À Paris, le porte-parole du Quai d’Orsay a affirmé que les autorités françaises « ne souhaitent pas entrer dans une polémique sur cette question ». De son côté, le porte-parole de la présidence française a nié qu’il y ait eu des pressions sur la Roumanie de la part du président Chirac.
Tout en comprenant les raisons avancées par M. Lahoud, le Premier ministre, qui a conféré avec le chef de l’État hier matin, a décidé de déléguer le ministre de la Culture, Tarek Mitri, au sommet comme son « représentant personnel ». On sait que les besoins du Liban en matière de reconstruction seront évalués à Bucarest.
Les tiraillements provoqués par la représentation du Liban au prochain sommet de la francophonie, qui doit se tenir les 28 et 29 septembre à Bucarest (Roumanie), ne provoqueront pas de crise interne, mais ont été relancés hier par le chef de l’État Émile Lahoud. C’est ce qui ressort des développements enregistrés hier. Des sources proches de Baabda affirment ainsi qu’un entretien téléphonique a eu lieu hier entre le président Lahoud et le Premier ministre Fouad Siniora. La question aurait été évoquée sur un ton très courtois et le Premier ministre aurait précisé au chef de l’État qu’il a essayé de trouver une issue honorable pour tout le monde, sans y parvenir. Le président Lahoud aurait à son tour expliqué que, selon la Constitution libanaise, l’invitation doit être adressée au président de la République. À ce stade, il ne s’agit plus d’une question de personne, mais de fonction. Le Liban a un président de la République et c’est lui qui doit représenter le pays au sommet de la francophonie, d’autant que Lahoud était lui-même le président du sommet lorsqu’il s’est tenu à Beyrouth en 2002, et que c’est aux autres chefs d’État des pays membres qu’il avait adressé les invitations. Accepter de ne pas être invité à Bucarest équivaudrait pour le chef de l’État à accepter l’annulation de sa fonction.Ce qui est hors de question. Le Premier ministre aurait alors exprimé sa compréhension de la position du chef de l’État et ce dernier aurait alors annoncé qu’il compte publier un communiqué dans lequel il précisera que le président n’étant pas convié à ce sommet, le Liban n’y sera pas représenté. M. Siniora aurait alors déclaré que le ministre Tarek Mitri se rendra à Bucarest, mais en tant que représentant personnel du Premier ministre.
D’ailleurs, dans un entretien télévisé, le Premier ministre a donné le même son de cloche, précisant qu’il comprend parfaitement la position du chef de l’État. Il a ajouté avoir reçu une invitation à ce sommet, mais qu’il s’est excusé, préférant dépêcher le ministre Tarek Mitri, qui sera son représentant personnel à Bucarest. Siniora a encore déclaré que selon lui, la présence de M. Mitri à ce sommet sera bénéfique pour le Liban.
De fait, la présidence de la République devait publier hier un communiqué pour préciser que « le Liban ne participera pas au sommet de la francophonie car aucune invitation n’a été adressée au président de la République selon les règles en vigueur. La présence d’un quelconque responsable libanais, ajoute le communiqué, quel que soit son niveau, sera à titre personnel et ne représentera pas l’État libanais ». Le communiqué déplore ce qu’il appelle « les pressions subies par le président roumain Traian Basescu et exercées directement par le président français Jacques Chirac ». Ces pressions, ajoute le communiqué, « ont empêché le président roumain d’adresser une invitation au chef de l’État libanais contrairement aux us et coutumes internationaux ».
La Roumanie, affirme encore le communiqué, aurait dû respecter les règles « mais elle est malheureusement soumise à des pressions exercées par le président Chirac qui agit pour des motifs personnels sans prendre en compte les relations libano-françaises qui sont très profondes ».
Le chef de l’État a aussi adressé une lettre au président roumain dans laquelle il lui rappelle que le ministre libanais des Affaires étrangères avait adressé, le 23 juin dernier, une lettre à son homologue roumain pour pousser le pays hôte du XIe sommet de la francophonie « à éviter l’exclusion injuste et personnalisée du Liban à ce sommet ». Dans sa lettre, le chef de l’État rappelle que le Liban figure parmi les pays fondateurs de l’Organisation internationale de la francophonie et que, comme les autres membres, il a adhéré spontanément à cette organisation tout simplement parce qu’il s’identifiait à cette culture et à ces valeurs.
« Aucune autorité, aucune personne, écrit le chef de l’État dans sa lettre, ne peuvent s’accaparer cette culture et ces valeurs. Aucun diktat ne devrait faire dévier cette prestigieuse organisation de sa vocation première, voire aucun tiers-intervenant ne devrait s’enhardir à mettre en péril les relations bilatérales qui unissent nos deux pays, le Liban et la Roumanie, pays hôte qui s’est retrouvé dans une situation équivoque et inhabituelle dans les relations internationales. L’histoire retiendra que le Liban n’a pas été convié au XIe sommet de la francophonie à Bucarest. » Pour cette raison, précise encore la lettre, Lahoud n’assistera pas au sommet et ne s’y fera pas représenter. « Le siège du Liban restera vacant, aucune personne, quel que soit son titre, n’ayant été autorisée par le président de la République à siéger pour le Liban à ce sommet », conclut la lettre.
Selon des sources proches de Baabda, il était nécessaire de clarifier la position du chef de l’État au niveau des instances francophones, mais il était surtout essentiel de ne pas ajouter un dossier conflictuel à la situation interne déjà assez compliquée. Affaire classée donc, pour l’instant du moins…
À la veille du départ du président Jacques Chirac pour participer au sommet de la francophonie à Bucarest, la question de l’élimination du président Émile Lahoud de la liste des invités à ce sommet et de son remplacement par le Premier ministre, Fouad Siniora, revient sur le tapis. C’est surtout le cas à Beyrouth, d’ailleurs, plus qu’à Paris, où le Quai d’Orsay et l’Élysée ont démenti vigoureusement les accusations du président Lahoud sur des pressions exercées par la France sur la Roumanie pour l’empêcher de l’inviter à ce sommet.Le ministère des Affaires étrangères a tout d’abord affirmé par la bouche de son porte-parole, Jean-Baptiste Mattéi, que ce sont les autorités roumaines qui avaient invité le chef du gouvernement libanais à Bucarest et que celui-ci y déléguera le ministre Tarek Mitri en tant que représentant personnel.
« Nous ne souhaitons pas entrer dans une polémique sur cette question puisqu’une invitation a été adressée par les organisateurs du sommet au Premier ministre Fouad Siniora », a ajouté M. Mattéi, qui a précisé que le plus important est que le Liban soit présent à ces assises francophones, même par le biais d’un « représentant personnel, expression utilisée par le côté libanais ».
M. Mattéi a rappelé ensuite que les besoins du Liban en matière de reconstruction seront évalués à Bucarest sur base du rapport établi par l’émissaire de l’OIF, M. Clément Duhaime, envoyé à Beyrouth les 18 et 19 septembre.
L’absence du président Lahoud à Bucarest a également été soulevée hier après-midi à l’Élysée lors d’un « briefing » de presse organisé par le porte-parole de la présidence de la République, Jérôme Bonnafont.
En réponse à une journaliste française qui demandait s’il était vrai que le Liban, pays francophone par excellence, ne serait pas officiellement présent à Bucarest en raison de pressions exercées par le président Chirac, M. Bonnafont a déclaré : « D’abord, le Liban est un pays francophone, sa tradition francophone est très vivace et c’est un membre actif au sein de l’OIF. Il appartient au pays qui exerce la présidence d’inviter au sommet les États membres. Et nous comprenons que la Roumanie a souhaité inviter le Liban dans des formes qui mettent l’action de la francophonie en conformité avec les décisions de l’ONU. Nous comprenons évidemment ce choix. Maintenant, il appartient au gouvernement libanais de décider des modalités précises de sa participation au sommet. »
Le porte-parole de l’Élysée a fermement nié l’existence de pressions exercées par le président Chirac sur la Roumanie pour que le président Émile Lahoud ne soit pas invité au sommet.
Toujours au sujet du Liban mais sur un autre registre, des sources proches de l’Élysée ont souligné l’importance de la présence libanaise à Bucarest, expliquant que le gouvernement de Beyrouth y cherchera et y trouvera probablement des appuis et un ferme soutien après ce qu’il vient de subir.
Ces sources ont ajouté que le Liban est un membre actif de l’OIF et que cela a été illustré par le succès du sommet francophone de Beyrouth en 2002, un succès qui était apparu aux yeux du monde francophone comme un symbole de la reconstruction du Liban. Reconstruction physique avec Beyrouth comme exemple et reconstruction politique. Pour l’Élysée, pour la France et pour la communauté francophone en général, ont expliqué ces sources, ce qui s’est passé récemment au Liban a été vécu très douloureusement et chacun tient à manifester sa solidarité et son soutien au pays du Cèdre.
Un haut responsable de l’Élysée a laissé entendre de son côté qu’au cours du sommet de Bucarest, l’OIF adoptera un programme de soutien à la reconstruction du Liban et invitera ses membres à participer à cet effort de reconstruction.
Sur le plan politique, a poursuivi ce responsable qui accompagnera Jacques Chirac au sommet, le président français pourra communiquer à ses homologues les actions et réflexions qui ont conduit la France à appuyer l’adoption de la résolution 1701. Il leur expliquera le processus de règlement politique par lequel on espère aboutir à un règlement durable entre le Liban et Israël par la restauration de la pleine souveraineté du gouvernement libanais sur l’ensemble du territoire avec l’appui de la Finul renforcée et par le processus politique confié au secrétaire général.
Discussion sur Lecture
J’ai trouvé une annonce dans un blog pour une petite soirée de lecture le jeudi 28 septembre à 20h30:
De l’arabe “mahboul” : devenu fou.
Parce que le Liban est un port et que l’atelier du plateau y a jeté l’ancre par Gilles Zaepffel, ses rencontres et ses créations, les événements derniers font qu’ils se réunissent à nouveau. Pour ne pas sombrer dans la haine, nous avons préféré la folie. La folie de croire que la parole d’hommes, de femmes, connus et inconnus peut œuvrer pour la paix. Le collectif Paix au Liban vous donne à entendre ce soir les appels et témoignages reçus ainsi que d’autres paroles éclairantes de par le monde.
Le violon de Dominique Pifarély se fera l’écho de ces voix.
Textes de : Wajdi Mouawad, Marcel Khalifé, Mahmoud Darwish, Gilles Zaeppfel, Arundhati Roy, Perrine Griselin, collectif Chams…
Lecture organisee le 28 septembre a 20h30, a l’atelier du Plateau, 5 rue du plateau, metro Buttes Chaumont.
Discussion sur L’enfant (du Liban)
Voilà ce que j’ai trouvé en surfant sur internet…
un poème qui parle de lui-même…
Un enfant pleuresa main dans celle de son père,cet enfant a peur,son regard dans celui de sa mère.Il ne comprend paspourquoi sa maison a disparu.Il ne comprends paspourquoi son village a disparu.L’enfant pleuredevant le cèdre calciné,la petite fille ne viendra plus l’embrasser.Cet enfant a peursur les cendres dispersées,ses petits amis ne viendront plus pour jouer.De sa mère il ne voit que le visage,car le reste n’existe plus.De son père il ne tient que la main,car le reste n’existe plus.Alors l’enfantdont la vie n’a plus de sensgrndira dans l’esprit de la vengeance.Alors cet enfantdont la vie ne vaut plus la peinese noyera dans un océan de haine.Et là où un messiea changé l’eau en vin,un état a transforméles fleurs en cailloux.SPIDERMINDHonte à ces états qui tuent des innocentsHonte à ceux qui tuent au nom de DieuHonte à ces religions qui font ou ont fait couler le sang pour répendre leur parole.
Condoleezza Rice au Wall Street Journal : des sanctions possibles contre la Syrie pour avoir tenté de déstabiliser le Liban
La secrétaire d’état américain aux AF, Condoleezza Rice, a évoqué la possibilité d’imposer de nouvelles sanctions à la Syrie suite à des tentatives de déstabiliser le Liban et l’Irak et en raison du soutien de son régime à certains groupes considérés par l’administration américaine dont le Hamas et le Hezbollah.
« Nous devrons imposer des mesures plus dures si la Syrie continue ainsi » avant d’accuser son régime d’être impliqué dans l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri, s’attendant à ce que le rapport final de la commission d’enquête prévu pour la fin de cette année prouve l’implication du régime de Bashar Assad.
« Les syriens semblent montrer que leur choix est d’être associés avec les forces extrémistes d’Iran et non pas avec leur partenaires traditionnels arabes » ajoute-t-elle.
A la question si des sanctions seraient imposées au régime syrien, la secrétaire d’état américaine répond que cela sera possible « comme la Syrie continue de s’isoler de ses amis arabes »
Source: Libnanews
Italian UNIFIL Ship Rescues Syrian Lost at Sea
The man had apparently fallen from a passing ship and was rescued on Saturday by the "San Marco" crew several hundred meters off the coast, said a statement posted on the News Center’s website.
It said the Syrian man was initially administered first aid by the ship’s doctor and later evacuated to a hospital in the southern port city of Tyre, according to the United Nations Interim Force in Lebanon.
Beirut, 25 Sep 06, 20:02
By: Naharnet
Une sincère pensée pour May…
Le 25 septembre 2005 a été un cauchemar à la présentatrice et bien-aimée May Chidiac. Victime d’un attentat, elle y a laissé son bras et sa jambe. Les assassins sont toujours inconnus. Toute cette année qui vient de passer, elle se demandait sans cesse: pourquoi? pourquoi moi?? mon Dieu pourquoi???
زَهَرَت عَ جْفونَك حبة البخور
قداسك الحقله ومذبحك البيت
بحنية السبله ركعت… وصلَّيت
يا شربل ساعدنا يا شربل احمينا
المحبسة… وشو تضوي بقلبك بيوت
وإنخطافك يروي أشعار السُكوت
شو يغمر كتابك مخدِّة الحطب
وتبوِّس رْكابَك طبق القصب
يا شربل ساعدنا يا شربل احمينا
حبة قمح ترمي وسنديانة عْروق
تركعلك الكرمِه تعصُرا وما تدوق
حِمْلِتَك الخَمرة لَدَمّ المسيح
وباركتا للصخرة كانِتْلـَك ضريح
يا شربل ساعدنا يا شربل احمينا
يا عريس الطاعه هالأرض الـ حبيت
غرقْت بأوجاعا ضوي سْراج الزيت
ردّا للعطا رَجِعْلا الأمان
إنت إللي نعطى إلك مجد لبنان
يا شربل ساعدنا يا شربل احمينا


