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Archive for décembre 2006

Magnifique déroulement de photos…

31 décembre 2006 3 commentaires
 
Par hasard, je suis tombée sur un enchaînement de photos du Liban, toutes plus belles les unes que les autres avec en fond, des musiques patriotiques comme celles de Fairouz, mes préférées en plus!
 
Honnêtement, je suis restée scotcher sur mon ordi pendant plus d’un quart d’heure sans bouger, juste pour contempler ce cher pays en écoutant la majestueuse Fairouz et l’emblématique Zaki Nassif (chantant Na’ilik Ahla Zahra, qui veut dire Je te choisirai la plus belle fleur entres autres) … Je me suis sentie comme projetée dans mon pays durant un court temps, la gorge serrée.
 
Je vous conseille vivement de regarder ce lien, vous serrez comme hypnotisés. Si vous êtes nostalgiques, prévoyez quand même un mouchoir :)
 
Mon rêve le plus cher, ce rêve que je revois chaque nuit, ce rêve qui n’en fini plus…
Ce rêve devenu rêve réel, un rêve que je ne peux plus atteindre…
 
Liban, je t’aime…
 
PAT-RIOTIC
Catégories:Divertissement

Les prévisions de Maguy Farah et Yasmina Saleh

30 décembre 2006 1 commentaire
 
Les prévisions
 
Maguy Farah : Si 2006 était l’enfer, 2007 serait le purgatoire
 
Maguy Farah : Si 2006 était l’enfer, 2007 serait le purgatoire
 
Ses prévisions pour l’année 2006 résonnent encore dans les esprits. Elle avait parlé de manifestations dans le monde, d’attentats terroristes, de conflits, de révolutions, du rôle du Conseil de sécurité dans le rétablissement de l’ordre… « Jupiter est en Scorpion et en position de conflit avec Saturne. Cela rappelle l’année 1982 de l’invasion israélienne du Liban », avait dit Maguy Farah le soir de la Saint-Sylvestre. Sept mois plus tard, une terrible guerre éclate au Liban. Pour 2007, elle se veut plus optimiste, même si le monde devrait passer par des périodes difficiles. Si 2006 avait été la plus « dramatique » de la décennie, la nouvelle année réserve des « surprises » et des « retournements de situation ».
La Terre est victime depuis plusieurs années d’une « répulsion » entre Saturne et Jupiter, « ce qui est un indice de guerre, de crises et de changements surprenants à plus d’un plan, même au niveau climatique », à tel point que certains pays ont vécu un hiver chaud et d’autres un été pluvieux.
En effet, explique Mme Farah, « depuis le début de 2005, Saturne et Jupiter sont en position de conflit respectivement dans les signes du Cancer et de la Balance, puis du Lion et du Scorpion, en 2006 ». En novembre dernier, toutefois, Jupiter est sorti du Scorpion et entré en Sagittaire. Cette nouvelle conjoncture de Jupiter et de Saturne sera favorable jusqu’au 2 septembre 2007.
Une analyse de la carte astrologique se veut ainsi rassurante, d’autant plus que pour l’horoscope chinois, l’année 2007 est celle du sanglier, « ce qui favorise les ententes politiques, et est signe de chance et de prospérité ». « Il est certain que 2007 sera meilleure que l’année précédente, affirme Maguy Farah, d’autant qu’elle laisse entrevoir des possibilités de solutions, de rencontres et d’accalmies, même si elle sera marquée par des agitations, des renversements et des surprises » dans le monde.
« Si 2006 était l’enfer, 2007 serait le purgatoire », insiste Mme Farah. En ce sens qu’elle constituera une période de transition vers une bonne année 2008.
Pour cette nouvelle année donc, Maguy Farah prévoit « des revirements de situation et des changements au sommet dans le monde ». L’année 2007 verra « le retour sur scène de leaders puissants tant au niveau politique qu’aux niveaux intellectuel, religieux et spirituel », et ne laissera pas la voie ouverte aux « compromis » et aux « concessions ».
Les rencontres et négociations en faveur de la paix se multiplieront au cours des prochains mois et le fanatisme religieux atteindra son paroxysme. « Les armées auront un rôle important à jouer cette année et interviendront pour aider dans des catastrophes, pour trancher des conflits, etc. », note Mme Farah, qui précise que les astres mettent en garde contre les « spéculations boursières », mais sont favorables aux « investissements dans les biens-fonds et les métaux précieux ».
Deux périodes sont particulièrement critiques cette année au « niveau mondial », constate-t-elle. La première s’étend de fin janvier jusqu’en mars avec deux dates importantes : le 22 janvier, Jupiter et Uranus sont en répulsion, ce qui pourrait causer une atmosphère d’anarchie et de montée du fanatisme dans le monde, ou entraîner des attentats, des catastrophes naturelles et des crashs financiers. Ces deux planètes seront également en répulsion le 10 mai et le 9 octobre.
Le 22 février, ce sont Saturne et Neptune qui seront en opposition, ce qui pourrait entraîner le renversement de certains régimes et des changements de gouvernements dans certains pays, notamment en Europe de l’Est.
La période la plus délicate, selon Maguy Farah, demeure toutefois celle s’étendant du 2 septembre au 18 décembre. « C’est la période la plus difficile de l’année, insiste-t-elle. Elle pourrait connaître des confrontations, des guerres, des tensions et des divisions, ouvrant la voie à l’anarchie et menaçant la situation économique, notamment dans certains pays en danger. Les événements que connaîtront les trois derniers mois de l’année mèneraient à des changements radicaux dans certains pays et apporteraient leurs lots de surprises. Nous serons, à titre d’exemple, surpris par un attentat contre une importante personnalité, par la chute d’un régime politique, l’échec d’un plan global ou encore la victoire soudaine d’une partie contre une autre. Au cours de cette période, une indépendance nouvelle pourrait naître et une entente pourrait mettre fin à des conflits. Les derniers jours de la nouvelle année constitueront pourtant un nouvel élan pour une année 2008 plus prometteuse. » Inchallah !
Nada MERHI

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Yasmina Saleh Mathias : Des attentats et un grand chaos
 
Yasmina Saleh Mathias : Des attentats et un grand chaos
 
À l’aube d’une année que l’on pressent, sans être devin, difficile, il est d’usage de servir, au même titre que les marrons glacés et la bûche de Noël, les prévisions des 365 jours à venir. À chacun son gourou ou sa fée. À chacun de ces professionnels de la voyance son expérience et sa réputation. Yasmina Saleh, de passage à Beyrouth jusqu’au 16 janvier, pour répondre à la demande d’une clientèle inquiète au sujet de son avenir individuel ou national, a bien voulu parler du pire et du meilleur… Tableau noir ou carnet rose, au Liban et dans le monde, sous réserve de modifications, « car les cartes bougent », précise-elle.

Sa boule magique lui avait murmuré qu’il n’y aurait pas de gros risques à venir passer les fêtes dans la ville de tous les dangers. Entre deux rendez-vous où, un peu comme chez le psychiatre, la confidentialité est de rigueur, Yasmina Saleh nous reçoit, le pendule, la boule sacrée et les différents genres de cartes étalés sur la table. Elle a d’ailleurs édité « Les tarots de Yasmina », distribué à Londres et au Liban, son propre jeu de carte accompagné d’un manuel d’explications, ou comment savoir tirer ses propres cartes soi-même. Installée à Londres depuis de nombreuses années, elle compte parmi ses clients des personnalités européennes et arabes dont elle dit : « Je ne peux citer aucun nom », tout en acceptant de confirmer que Lady Di était une habituée et qu’elle avait prévu l’irrévocable. « Je lui avais dit de ne pas partir…, raconte Yasmina. Pour moi, ce n’était certainement pas un accident, mais un attentat. La princesse de Galles était enceinte, non pas de Dodi, mais du médecin pakistanais qui fut son amant. » Après cette précision, retour sur le plan local. Yasmina rappelle qu’elle avait prédit l’attentat de Gebran Tuéni et Pierre Gemayel, les attaques terroristes dans le métro de Londres, la guerre de juillet et les troubles dans les banlieues en France.

Prédictions et espoirs
« L’année 2007 sera extrêmement troublée, confirme la voyante qui est, quoi de plus normal, assez pessimiste. Surtout les trois premiers mois. » Au triste programme : Attentats, « au moins deux », contre des hommes politiques et des hommes de média. « Une bombe visant la Finul entre janvier et mars, suivie d’un grand chaos. Un changement ou un élargissement du gouvernement, un retard dans le tribunal international, la maladie d’un homme politique libanais et enfin une possibilité de reprise des hostilités israéliennes cet été. » Et de rajouter, plus optimiste : « À partir de septembre, les choses vont commencer à aller mieux. 2008 sera positive, l’économie va redémarrer. Le Liban va briller entre 2010 et 2015. » Le monde va lui aussi vivre une année difficile. « L’Égypte et la Jordanie vont connaître des problèmes. Je vois aussi un attentat dans un centre commercial d’une grande ville européenne, Londres ou Paris. Des inondations auront lieu en Europe, des mouvements de protestation et autres manifestations en Italie, et des tremblements de terre en Floride et en Inde, au Pakistan ou en Iran. Bush va beaucoup s’affaiblir, Poutine va perdre de sa popularité, il sera questionné au sujet d’assassinats. Fidel Castro va mourir, il y aura ensuite de grands changements à Cuba. Moubarak sera très malade, de même que Jacques Chirac qui va connaître de graves problèmes de santé, peut-être fatals. Sarkozy sera élu à la présidence française avec 50,5 % de voix. » Dans le registre « people », Yasmina a prévu les fiançailles du prince William avec Kate Middleton, celles de Victoria de Suède. Le mariage de Haïfa Wehbé, celui d’Albert de Monaco ainsi que le remariage de sa sœur Stéphanie. Le prince de Hanovre, époux de Caroline, va lui aussi avoir de graves problèmes de santé. Enfin, Madonna va divorcer de son mari Guy Richie.
Après avoir pris note de tous ces évènements, mémorisé et espéré – Yasmina nous comprendra – qu’elle puisse se tromper car, avait-elle souligné, « il existe une marge d’erreur de 20 % », il reste à méditer, prier ou chanter, fatalistes : « Que sera sera, what will be will be ! »

Carla HENOUD

Samedi 30 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth

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Le bloc Berry rend hommage à la Russie après la construction de neuf ponts métalliques

30 décembre 2006 Poster un commentaire
 
Le bloc Berry rend hommage à la Russie après la construction de neuf ponts métalliques
 
Le Bloc du développement et de la réforme (du président de la Chambre Nabih Berry) a organisé une cérémonie en hommage aux troupes russes, qui ont terminé la construction de neuf ponts métalliques ayant été détruits par l’aviation israélienne au Liban-Sud durant l’offensive de juillet-août. La cérémonie a eu lieu dans le complexe culturel Nabih Berry à Msayleh, en présence de l’ambassadeur de Russie Serguei Boukine et de plusieurs députés, notamment Ali Bazzi, représentant le chef du Parlement.
Dans un mot prononcé pour l’occasion, M. Boukine a assuré que son pays était prêt à aider le Liban si celui-ci le voulait, « sans prendre le parti des uns ou des autres ». Pour sa part, M. Bazzi a insisté sur le rôle de la Russie dans la région. Il a ajouté que le président Berry avait préparé son initiative (pour sortir le Liban de la crise) depuis longtemps, qu’il l’avait gelée en attendant les résultats de l’initiative du secrétaire général de la Ligue arabe, mais qu’il allait incessamment la reprendre.
 

Samedi 30 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth

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La Roumanie fait don de 500 000 euros au Liban

30 décembre 2006 Poster un commentaire
 
Social 
La Roumanie fait don de 500 000 euros au Liban
 
Le gouvernement de Roumanie a fait don de 500 000 euros au Fonds libanais pour la reconstruction. Cette contribution avait été promise durant la conférence de Stockholm, tenue le 31 août 2006.
« Cette contribution reflète la volonté politique de la Roumanie de soutenir les efforts déployés par les autorités libanaises afin de consolider la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban », a précisé, dans un communiqué, l’ambassade de Roumanie au Liban.
« Il s’agit de l’aide humanitaire la plus importante dont la Roumanie fait don », poursuit le communiqué, notant que cela reflète « les traditionnelles relations d’amitié bilatérales entre les deux peuples roumain et libanais ». Et d’affirmer que « la Roumanie compte développer davantage ses relations avec le Liban ».
 

Samedi 30 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth

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Pharaon affirme que le patriarcat maronite a remplacé la présidence de l’État

30 décembre 2006 Poster un commentaire
 
Bkerké ne désemplit pas de visiteurs pendant les fêtes
 
Pharaon affirme que le patriarcat maronite a remplacé la présidence de l’État
 
«En l’absence du rôle réunificateur que devrait jouer la présidence de la République et au vu de la violation de la Constitution, le regard des Libanais se tourne vers Bkerké et vers ses propositions nationales et réunificatrices. » Voilà ce qu’a déclaré, hier, le ministre d’État Michel Pharaon, au terme de sa rencontre avec le patriarche Nasrallah Sfeir.
Durant les fêtes, le patriarcat maronite ne désemplit pas de visiteurs. Hier, le cardinal Sfeir a notamment reçu hier le ministre Pharaon, une délégation du CPL et une seconde du bureau politique du parti Kataëb, présidée par Karim Pakradouni. Le député Mohammad Kabbani et l’ancien député Ghattas Khoury sont également venus souhaiter de bonnes fêtes au patriarche maronite.
Rayya Daouk, qui s’est exprimée au nom de la délégation du CPL, a souligné que « Bkerké représente une autorité morale pour tous les Libanais, toutes confessions confondues, comme cette délégation du CPL venue aujourd’hui à Bkerké ».
 

Samedi 30 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth

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Le cheikh Akl druze appelle d’urgence à la tenue d’un sommet islamo-chrétien

30 décembre 2006 Poster un commentaire
 
« La situation a atteint un niveau très dangereux », estime Naïm Hassan
 
Le cheikh Akl druze appelle d’urgence à la tenue d’un sommet islamo-chrétien
 
À l’occasion de la fête de l’Adha, le cheikh Akl druze, Naïm Hassan, a adressé un message aux Libanais dans lequel il a appelé à l’organisation rapide d’un sommet religieux islamo-chrétien. Estimant que « la situation au Liban a atteint un niveau très dangereux », il a souligné que « la rue ne mènera pas à une solution ».
Le cheikh Akl, qui a appelé à l’unité au sein de la communauté druze, a souligné que quelle que soit la situation, il est responsable de chaque personne de la communauté.
« L’Adha arrive cette année alors que le Liban est très loin de l’atmosphère de fête et que les Libanais sont divisés », a indiqué cheikh Hassan, soulignant que « la situation au Liban a atteint un niveau très dangereux et très compliqué. Sauver le pays est désormais primordial ».
« Si l’intérêt national consiste à ce qu’il n’y ait ni de vainqueur ni de vaincu, ce même intérêt impose à tout Libanais de ne pas prendre des positions qui mènent le pays à la perte et à la guerre civile », a indiqué le cheikh Akl, appelant les dirigeants à être « sages et réfléchis ». « Nous n’avons qu’une unique option, qui consiste à édifier un seul État juste et équitable envers les Libanais de toutes les communautés », a-t-il dit. « Un véritable dialogue est notre seul salut parce que la rue ne mènera pas à une solution », a-t-il ajouté.
Le cheikh Akl a souligné que « la communauté druze ne s’est battue que pour défendre l’islam, l’arabisme, la dignité et l’amour de la patrie. Nous sommes les protecteurs du Liban. Nous nous sommes sacrifiés pour le pays. Nous avons fait son histoire. C’est au Liban que nous resterons et notre main est tendue à tous ». Il a appelé à l’organisation rapide d’un sommet religieux islamo-chrétien, qui viendra compléter et mettre en pratique les points énoncés par le sommet islamique et ceux adoptés par le dernier communiqué des évêques maronites.
Cheikh Hassan a rendu hommage aux efforts déployés par l’armée libanaise et les FSI « qui veillent sur la sécurité du Liban ». Il a également invité les médias « à préserver la liberté d’expression tout en respectant l’unité nationale et la convivialité ».
Le cheikh Akl a enfin annoncé qu’il ne recevra pas les visites de félicitations pour la fête de l’Adha à cause de la situation qui sévit dans le pays.
 

Samedi 30 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth

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Geagea : Une séance par Makari serait constitutionnelle

30 décembre 2006 Poster un commentaire
 
Geagea : Une séance par Makari serait constitutionnelle
 
Le chef du parti des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a affirmé hier qu’il existait deux solutions à la crise actuelle, « soit un retour aux institutions, soit un retour à la médiation arabe ». Il a en outre demandé à la justice de prendre les mesures adéquates à l’encontre de la chaîne al-Manar qui œuvre, selon lui, à « diviser le pays ». M. Geagea a d’autre part réitéré son refus du « tiers de blocage » et a souligné que l’initiative de Nabih Berry n’était pas encore « assez claire », mais a espéré qu’elle puisse aboutir.
Commentant la proposition faite par le vice-président le Chambre, Farid Makari, d’appeler à la tenue d’une séance parlementaire au cas où le président de la Chambre serait incapable de la faire, le chef des FL a affirmé adhérer aux propos de M. MakarI. M. Geagea a ainsi indiqué que c’était là une « initiative constitutionnelle ».
Il a de plus souligné que l’idée de former une délégation des forces du 14 Mars pour tenir des pourparlers avec M. Berry et le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, « était encore à l’ordre du jour ».
 

Samedi 30 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth

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ZM / IG

30 décembre 2006 Poster un commentaire
 
EN DENTS DE SCIE
La culture des chocs
 
Cinquante-deuxième semaine de 2006 – et dernière d’une cuvée définitivement dispensable, même si le recul, dans quelques mois, quelques années, pourrait permettre une relecture moins noire, moins monochrome, plus nuancée et peut-être plus positive de ces douze mois écoulés.
Au-delà de tout ce qui l’a rythmée ; au-delà du dernier mini big bang, de cette très grave accusation lancée par al-Manar contre Marwan Hamadé et des répliques immédiates (s’attendait-on réellement à ce qu’il tende l’autre joue ?) tout aussi musclées de ce dernier et de Walid Joumblatt contre le Hezbollah ; au-delà des infinies appréhensions des Libanais et des autres pour les semaines à venir, l’année 2006 se termine comme commencera sans doute 2007. Sur un choc : culturel, structurel, identitaire, existentiel, peu importe, c’est un choc entre deux définitions, deux idéologies, deux décisions à prendre. Que veut-on pour le Liban ? Que veut-on faire de ce Liban ? Un rempart autiste contre l’Occident, un ring de boxe contre ce West, une arène où se solderont les comptes arabo-perses, ou un trait d’union entre Orient et Occident, un pont entre deux rives, un modèle-message de convivialité et de paix ?
Ce téléscopage n’a rien de communautaire, de confessionnel, de sociologique ; il transcende les religions et les classes sociales pour accoucher d’identités sans doute moins meurtrières, mais beaucoup plus exacerbées, finalement suicidaires parce que terriblement antithétiques. Résoudre ce téléscopage, le résorber, le rendre fécond équivaut à dénouer l’inextricable ; c’est-à-dire faire primer in fine la logique de vie, de bonheur, de prospérité, de modernité et d’avenir sur celle de l’autarcie, du chagrin, du martyre, de la crispation sur le passé et de la gazaïsation du Liban, sans qu’il n’y ait ni vainqueur ni vaincu, sans qu’il n’y ait de privilèges pour personne, sans qu’il n’y ait de droit de veto pour quiconque, sans qu’il n’y ait la moindre marginalisation, sans qu’il n’y ait aussi, surtout, la moindre dictature, notamment de la part d’une minorité parlementaire qui a débattu et approuvé la moindre décision prise par le cabinet Siniora depuis sa formation – sauf, il n’y a pas de hasard, celle concernant le tribunal international.
Résoudre ce téléscopage, c’est donc trouver une solution à cette équation, à ces détails, a dit le truculent Amr Moussa, dans lesquels vient se nicher le diable. En réalité, s’il faut, pour en finir avec ce choc des cultures, s’allier avec le diable, eh bien que les Libanais, tous les Libanais, pactisent. Plutôt dix-huit fois qu’une, parce qu’il est archiclair que l’année 2007 signera la fin de cette infernale et mortifère période de transition de l’après-tutelle syrienne. Ne pas contourner ce choc, ne pas solutionner l’équation équivaut à paver la voie sinon à un chaos politico-sécuritaire insoupçonné – et qui n’aura rien de constructif –, à un vide sidéral, à une irakisation soft ou hard, mais une irakisation certaine, du moins à un interminable pourrissement, une stagnation pas seulement stérile mais cancérigène, l’attente d’un new deal régional – guerre contre la Syrie et l’Iran ou discussion avec elles –, une attente laquelle, dans un cas comme dans l’autre, ne profitera en rien au Liban. Contourner ce choix, solutionner l’équation permettront en revanche d’exorciser tous les diables et tous les démons, toutes les obsessions et tous les cauchemars des uns comme des autres – même s’il faut pour cela passer par un Taëf 2 –, ce qui évitera agréablement les impondérables d’une alliance avec le diable… –, que ce Taëf 2 soit, avec ou sans (ce serait tellement mieux) l’aide étrangère, d’où qu’elle vienne.
Mais pour cela, il ne faut pas seulement du courage, de l’inspiration divine, la prescience que quelque chose doit être fait pour que ce Liban reste la patrie définitive de tous les Libanais sans exception ; pour cela, il faut que cessent définitivement les tentatives de certains d’alimenter constamment les téléscopages interlibanais, de cultiver sans relâche, et avec un impressionnant souci du détail, les dissensions ; pour cela, il faut de la volonté. Pour cela, il faut que le Hezbollah comprenne qu’il lui est tout à fait possible de s’assurer une assise politique, comme tout le monde, sans l’argent et les armes iraniens, sans ses peurs ancestrales qu’un pacte libanais rend(ra) assurément caduques. Pour cela, il faut que le CPL comprenne que la fin, quelle qu’elle soit, ne justifie aucunement les moyens, parfois ahurissants, qu’il utilise, qu’étiquetter les gens en noirs d’un côté, blancs de l’autre ne servira à strictement rien. Pour cela, il faut que la majorité plurielle au pouvoir, l’Alliance du 14 Mars, comprenne que rien n’est acquis, qu’il est impossible pour elle de dormir sur quelques lauriers que ce soit, qu’à partir du moment où on la laissera vraiment travailler, elle ne bénéficiera que d’un court délai de grâce, à l’issue duquel, si elle échoue, il lui faudra nécessairement être remplacée. Oui, bien sûr, tout cela équivaut, pour l’instant, à résoudre cette équation, ces détails dans lesquels adore se nicher le diable. Pour l’instant…
Quelque chose pourrait sans doute aider, quelque chose que l’année 2006, c’est un de ses rares aspects positifs, a pu mettre en exergue : il existe, pas beaucoup encore mais de plus en plus, des chrétiens, des maronites qui ne sont ni pro-Aoun ni pro-Geagea, des musulmans, des sunnites ni pro-Courant du futur ni pro-Karamé, pro-Hoss ou pro-Saad, des musulmans, des chiites qui ne sont ni pro-Hezb ni pro-Amal, des druzes qui ne sont ni pro-PSP ni pro-Arslane. Ces Libanais-là, de la diaspora et d’ici, auront un de ces jours, en 2007, 2027 ou 2077, un rôle considérable à jouer. Si tant est qu’il ne soit pas trop tard.
Bonne année.
Ziyad MAKHOUL
Samedi 30 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth
 


 
 Editorial
Un light, alors ?
 
Ce n’est certes pas que folklorique pétarade, qu’exubérant baroud de fin d’année, que ce duel à l’artillerie lourde opposant soudain le Parti socialiste progressiste et le Hezbollah. D’un côté comme de l’autre en effet, des suspicions jusqu’à ce jour gardées secrètes sont apparues au grand jour, des accusations d’une gravité sans précédent ont été portées, qui paraissent exclure toute possibilité d’accommodements futurs.

Se référer à un site Web plus que suspect, comme l’a fait il y a quelques jours la chaîne de télévision al-Manar, pour reprocher au ministre des Télécoms d’avoir, au plus fort de la guerre de l’été, transmis à l’ennemi des renseignements permettant de localiser le bunker abritant Hassan Nasrallah, c’était indéniablement en faire un traître, un collaborateur. C’était, venant surtout d’une Résistance islamique solennellement vouée à la lutte contre Israël, désigner à la vindicte des liquidateurs un homme qui a réchappé une première fois déjà, par miracle, à une lâche tentative d’assassinat.

Non moins définitive, au demeurant, aura été la riposte du ministre, qui a accusé le Hezbollah de couvrir sciemment ceux qui ont voulu attenter à ses jours. Peu après, c’est le leader druze Walid Joumblatt qui enfonçait le clou, retenant l’implication directe de ce parti dans nombre des attentats qui ont endeuillé – et ébranlé sur ses bases – le pays. Sur sa lancée, le chef du PSP a appelé pour la première fois de manière aussi précise à user de la violence contre le régime de Damas : au point que le chef politique notoirement le plus menacé du pays est aujourd’hui l’objet de poursuites engagées par le parquet militaire syrien, et cela pour incitation au meurtre sur la personne du président Bachar el-Assad. On aura décidément tout vu…

Cette singulière escalade verbale donne une dimension nouvelle à une crise dont la question du tribunal international appelé à juger les assassins de Rafic Hariri et d’autres flamboyants militants pour la souveraineté est, à l’évidence, le centre de gravité. C’est dans les deux sens, vertical et horizontal, que le cadre du débat se trouve de ce fait élargi : pour les uns, les comparses libanais ne se limitent plus désormais aux seuls responsables des services sécuritaires arrêtés l’an dernier ; et les autres voient dans le réquisitoire du PSP la confirmation d’un complot visant non plus seulement le régime baassiste mais aussi des forces locales : des forces avec lesquelles l’Occident, outre Israël, a de vieux comptes à régler et n’attend que le moment propice pour actionner la machine à remonter le temps.

Par-delà les querelles sur la participation au pouvoir, qui ont elles-mêmes atteint un nouveau palier avec la menace du vice-président de l’Assemblée Farid Makari de convoquer les députés si le président Berry persiste dans son refus de le faire, c’est ce cercle vicieux-là qu’il importe de briser. Par la bouche de son chef Fouad Siniora comme du ministre de la Justice Charles Rizk, le gouvernement s’est dit ouvert, mercredi, à des amendements des statuts du tribunal, à la condition cependant que cette cour ne s’en trouve pas vidée de sa substance. Il n’échappe guère aux responsables qu’un consensus sur une formule de tribunal modérément allégée reste, à tout prendre, préférable aux incertitudes (le risque très élevé d’un veto russe) et retombées éventuellement négatives (le constat d’un Liban désespérément incapable de gérer sa part de l’affaire) d’un recours au chapitre 7 de la Charte des Nations unies.

Mais pour que soit possible la solution domestique, encore faut-il que l’opposition se prononce : qu’elle expose ses griefs et revendications en la matière, au lieu que de paraître faire œuvre de barrage, de miser sur l’écoulement du temps, au fil des délibérations en commissions de juristes : lesquels, comble de l’hérésie, seraient choisis à égalité par les deux camps, en base de leurs filiations politiques.

Faute de moyens technologiques, et en raison aussi du manque de coordination entre les divers services de sécurité, la recherche de la vérité sur tous ces meurtres, tentatives de meurtre et attentats ne pouvait en aucun cas être strictement libanaise. Et il en est de même pour la justice, dans un pays où, en raison des énormes enjeux, tout juge devrait avoir l’âme d’un kamikaze. Même allégée, même rallongée de sauce, la justice sera aussi internationale, ou alors elle ne sera pas.

Samedi 30 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth

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Julia Roberts est enceinte de son troisième enfant

29 décembre 2006 Poster un commentaire
 
Julia Roberts est enceinte de son troisième enfant
 
La comédienne américaine Julia Roberts est enceinte de son troisième enfant, a indiqué vendredi la presse spécialisée d’Hollywood.
 
Deux ans après la naissance de ses jumeaux, Julia Roberts, 39 ans, attend son troisième enfant, rapporte le magazine People.
 
Julia Roberts et son mari, le cinéaste Danny Moder, 37 ans, ont déjà des jumeaux, Hazel et Phinnaeus, nés en novembre 2004. Le couple s’est marié en juillet 2002 au Nouveau-Mexique (sud-ouest).
 
La naissance est prévue pour l’été prochain, a expliqué l’agent de l’actrice, Marcy Engelman, au magazine.
 
Contacté par l’AFP, l’agent n’a pu être jointe dans l’immédiat.
 
Réputée être l’actrice la mieux payée d’Hollywood avec 20 millions de dollars par film, Julia Roberts, Oscar en 2001 pour "Erin Brockovich", devrait retrouver un rôle de mère célibataire dans son prochain film, un drame intitulé "The Friday Night Knitting Club".
 
Elle s’était faite rare ces deux dernières années au grand écran. Elle tourne actuellement "Charlie Wilson’s War", un film politique avec Tom Hanks et Philip Seymour Hoffman, comme elle déjà récompensés par des Oscars.
 
Source: AFP, par Le Monde
AFP 29.12.06 | 20h31
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ÉVÉNEMENT – Un mégaconcert organisé au BIEL par « I Love Life »

29 décembre 2006 Poster un commentaire
 
ÉVÉNEMENT – Un mégaconcert organisé au BIEL par « I Love Life », le 31 décembre
 
Jaime la vie, jaime le Liban !
 
C’est par amour pour la vie, et la vie au Liban, qu’un groupe d’individus, citoyens anonymes, apolitiques, mais déterminés, se sont mobilisés pour que continue de battre le cœur d’un pays bien trop maltraité ces derniers temps. Campagnes, animations dans les rues de Beyrouth, sapins enrobés de messages d’amour ont diffusé de la joie dans la ville. Un peu d’espoir aussi. Enfin un concert géant a été préparé dans l’urgence, pour commencer l’année dans la fête, et que la joie revienne et demeure…
L’affiche, sur fond rouge, avec pour simple illustration un cœur et pour seul cri un « J’aime la vie » dans nos trois « premières » langues, arabe, anglais et français, a déchiré le silence qui a suivi la mort de Pierre Gemayel. Au lendemain de l’ignoble attentat, une cinquantaine de grandes affiches et 700 petits panneaux avaient comblé le pays tout entier de ce cri de révolte. « Cette campagne de réflexion, souligne Ibrahim Eid, un de ses coordinateurs, était prête et prévue un peu plus tard. Mais au vu de ce qui s’était passé, nous avons trouvé nécessaire de réagir tout de suite. » Nous, « c’est un groupe de citoyens, membres responsables et actifs de notre mosaïque de société, poursuit-il, qui ont envie aujourd’hui, loin des discours politiques et en toute liberté, de faire des choix, de les mener à terme et de se battre pour que la culture de la vie puisse vaincre au Liban. » Eux, ce sont donc des individus diversifiés, des sociétés civiles, des ONG et des instances économiques qui ont voulu, à travers cette campagne de sensibilisation, redonner à la vie économique et sociale un nouveau souffle. Et elle en a grandement besoin.

Les actions
« Première étape de notre action, précise Ibrahim Eid, débordé mais ravi à la veille du concert, huit caravanes ont sillonné le Grand Beyrouth, de Jal el-Dib à Khaldé, partageant avec les passants, dans les rues et les centres commerciaux, des animations en même temps que des campagnes encourageant l’économie. » Puis, quatre concerts gratuits, animés par les « star académiciens » Jahida, Bruno et Cynthia, le groupe Scrambled Eggs, Kitaiyouin, New Government, Rayes Bek, Charbel Rouhana, Rony Barak, ont eu lieu les 20, 21, 22 et 23 décembre à La Sagesse Jdeidé, à Zico House, au Art Lounge et à l’Unesco. Enfin, 13 sapins qui « aiment la vie » ont été éparpillés dans le Grand Beyrouth pour semer à leur tour un message de bonheur. « Pour la soirée du nouvel an, il nous fallait choisir un endroit où tous les gens peuvent se retrouver, quelle que soit leur “couleur” politique, et où se tiendrait une soirée loin de tous les débats politiques », précise Ibrahim Eid. Pour cela, il fallait trouver un espace suffisamment grand, avec une capacité de plus de 20 000 personnes, qui soit aussi suffisamment sécurisé. « Le BIEL nous a semblé le lieu le plus propice. » Pour 20 000 LL seulement, le public aura droit, à partir de 20 heures, à des invités de marque et un programme diversifié : Charbel Rouhana et Roni Barak, Nawal el-Zoghbi, Yuri Muraccadé, Matamala, Midnight Sound and Image, Extravaganza, Amadeus et Dr Dray.
L’invité d’honneur de l’événement sera le chanteur égyptien Ehab Toufic et le clou de la soirée, la performance de Christian Bourret, directeur artistique de Jean-Michel Jarre, qui a concocté un spectacle de son et lumière laser avec imagerie géante et feu d’artifice, « du jamais-vu au Liban… L’objectif, en organisant cet événement, est également de permettre aux télévisions étrangères de diffuser autre chose que les images négatives du moment qui portent préjudice au pays. »
« Dans un troisième temps, conclut Ibrahim Eid, et grâce aux bénéfices du concert, nous allons étendre cette campagne à l’étranger et notamment les pays arabes. C’est une façon de généraliser, auprès de ceux qui aiment le Liban, le message suivant : loin d’agoniser, le Liban mène sérieusement son combat pour la vie. » À bon entendeur salut.

Carla HENOUD
Pour plus d’informations, connectez-vous au site www.lebanon-ilovelife.com
Les billets du concert sont en vente dans tous les Virgin Megastores et supermarchés Boukhalil.
 

Vendredi 29 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth

Catégories:Liban
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