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Raï salue la rencontre quadripartite de Bkerké : « Nous devons détruire tout ce qui nous divise »

29 avril 2011 Poster un commentaire

29/04/2011

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a mis en exergue hier à Bkerké l’importance de la rencontre des quatre pôles maronites survenue à la veille des fêtes pascales pour transcender les divisions interchrétiennes et pouvoir, de ce fait, jouer un rôle plus efficace sur la scène locale et régionale.

Devant une délégation de Zghorta et d’Ehden présidée par Mgr Samir Mazloum, vicaire patriarcal de Zghorta, Mgr Raï a d’abord rendu un vibrant hommage à cette région, avant de mettre en relief la nécessité pour les chrétiens « de renforcer leurs liens verticaux avec Dieu afin de pouvoir réhabiliter les liens horizontaux qui les unissent entre eux ». Cela est d’autant plus nécessaire que le monde arabe est soumis à de terribles épreuves actuellement, a-t-il dit. « Nous suivons non sans crainte les problèmes du monde arabe, qui aspire à ce que le Liban, malgré sa faiblesse et sa petitesse, soit une capitale stable sur le plan social et politique », a indiqué Mgr Raï.

« En tant que chrétiens, nous avons un rôle important en ce qui concerne la préservation de notre présence active et efficace au Liban, de la cohésion libanaise avec nos frères musulmans, de l’égalité, la collaboration et la coopération entre nous. Nous pouvons mettre en pratique ce message dans l’ensemble du monde arabe. Nous savons tous qu’il existe aujourd’hui un très grand conflit entre nos frères musulmans sunnites et chiites, que ce soit dans les pays arabes ou au Liban, et ils ont le regard tourné vers l’Église en général et les maronites en particulier. Les musulmans ont applaudi comme nous, pour ne pas dire plus que nous, à cette simple rencontre qui s’est déroulée ici même entre les quatre pôles, qui ont tous affirmé être victimes d’une injustice », a souligné Mgr Raï. « Nous avons reçu aujourd’hui une délégation de Dar el-Fatwa qui nous a dit combien elle saluait cette rencontre quadripartite. Ce qui veut dire qu’en tant que maronites en particulier et chrétiens en général, nous avons un rôle fondamental au niveau de la vie commune avec nos frères musulmans dans l’égalité, dans la mesure où celle-ci n’existe nulle part ailleurs », a-t-il ajouté.

« Ce modèle devrait être proposé au monde arabe. Mais nous ne pouvons pas le pratiquer si nous sommes dispersés et victimes de nos conflits. Partant, nous avons beaucoup de travail. Nous avons besoin chacun de l’autre pour nous renforcer les uns les autres, et les hommes politiques doivent nous aider. Nous remercions Dieu pour la rencontre entre les quatre pôles, durant laquelle les responsables ont évoqué cette question et ont pu finalement dire que chacun d’entre eux a une option différente de l’autre, une option dont il est convaincu. Mais nous avons tous un seul point de vue pour préserver notre présence, notre décision et notre pensée chrétiennes ainsi que notre entité libanaise. Nous devons être complémentaires, pas en conflit. La chute de l’un signifie celle de l’autre. La victoire de l’un est celle de l’autre. Tels étaient les mots qu’ils se sont échangés. Cela est beau et important. Nous œuvrons pour le bien, nous sommes en concurrence en faveur de courants qui sont au service de l’homme et de la société. Il n’y a pas un seul chemin, mais plusieurs. Nous devons rester, pour cela, dans une mentalité démocratique, une mentalité où nous avons besoin les uns des autres, où notre rivalité est pour servir, servir la société, l’homme libanais, l’entité libanaise. C’est alors, et sur cette base, que les citoyens apprécieront leurs leaders. Nous avons besoin de détruire ce qui nous divise. La division est un signe de faiblesse et limite nos responsabilités en tant que chrétiens dans le monde arabe et au plan libanais. Les gens en ont ras-le-bol des conflits et des divisions. Ils ont perçu une lueur d’espoir dans cette rencontre maronite », a-t-il ajouté.

Signalons par ailleurs que Mgr Raï a reçu le président de l’association des wakfs iraniens, cheikh Ali Mohammadi, en présence de l’ambassadeur d’Iran, Ghadanfar Rokn Abadi.

Source: L’Orient Le Jour

Carl Sagan, "The Pale Blue Dot – Where We Make Our Stand"

28 avril 2011 Poster un commentaire

"Look again at that dot. That’s here. That’s home. That’s us. On it everyone you love, everyone you know, everyone you ever heard of, every human being who ever was, lived out their lives. The aggregate of our joy and suffering, thousands of confident religions, ideologies, and economic doctrines, every hunter and forager, every hero and coward, every creator and destroyer of civilization, every king and peasant, every young couple in love, every mother and father, hopeful child, inventor and explorer, every teacher of morals, every corrupt politician, every "superstar," every "supreme leader," every saint and sinner in the history of our species lived there- on a mote of dust suspended in a sunbeam.

The Earth is a very small stage in a vast cosmic arena. Think of the rivers of blood spilled by all those generals and emperors so that, in glory and triumph, they could become the momentary masters of a fraction of a dot. Think of the endless cruelties visited by the inhabitants of one corner of this pixel on the scarcely distinguishable inhabitants of some other corner, how frequent their misunderstandings, how eager they are to kill one another, how fervent their hatreds.

Our posturings, our imagined self-importance, the delusion that we have some privileged position in the Universe, are challenged by this point of pale light. Our planet is a lonely speck in the great enveloping cosmic dark. In our obscurity, in all this vastness, there is no hint that help will come from elsewhere to save us from ourselves.

The Earth is the only world known so far to harbor life. There is nowhere else, at least in the near future, to which our species could migrate. Visit, yes. Settle, not yet. Like it or not, for the moment the Earth is where we make our stand.

It has been said that astronomy is a humbling and character-building experience. There is perhaps no better demonstration of the folly of human conceits than this distant image of our tiny world. To me, it underscores our responsibility to deal more kindly with one another, and to preserve and cherish the pale blue dot, the only home we’ve ever known."

- Carl Sagan, "Pale Blue Dot," 1994

Le cinéma libanais sur tapis rouge genevois

28 avril 2011 Poster un commentaire

28/04/2011

De gauche à droite: Zahi Haddad, Nida Wakim, Bahij Hojeij et Élie Khalifé, réalisateur de «Ya Noosak».

De gauche à droite: Zahi Haddad, Nida Wakim, Bahij Hojeij et Élie Khalifé, réalisateur de «Ya Noosak».

Événement Du 11 au 17 avril 2011, le Festival international du film oriental de Genève (Fifog) a mis le cinéma libanais sous les feux de la rampe. Un focus qui a présenté une dizaine de films témoignant d’un certain renouveau du cinéma libanais. Retour sur images avec Zahi Haddad, fondateur de l’agence « le Z Link », qui a coordonné cette sélection libanaise.

Les cinq précédentes éditions du Fifog avaient jusque-là été assez timides avec le Liban. Dans la perspective de cette sixième rencontre, les organisateurs ont donc voulu étoffer la partie libanaise. Pour dérouler le tapis rouge, ils ont fait appel à l’agence «le Z Link» (www.lezlink.com), fondée par Zahi Haddad, Libano-Suisse très actif depuis plusieurs années dans le développement de projets culturels entre la Suisse et le Liban. Ce dernier a donc pris son bâton de pèlerin pour rencontrer réalisateurs, comédiens et producteurs: «L’enthousiasme était au rendez-vous et a abouti sur une merveilleuse rencontre cinématographique avec le public genevois», commente Zahi.

Un festival pour les minorités
Directeur artistique du festival, Tahar Houchi a d’emblée rappelé que cette sixième édition du Fifog était «dédiée à toutes les minorités qui constituent finalement la plus grande majorité du monde (…) Et il ne s’agit pas de parler uniquement en termes quantitatifs, mais surtout d’accès à l’image, comme c’est le cas des femmes ou des jeunes, par exemple.»
Côté libanais, Bahij Hojeij et Élie Khalifé ont respectivement présenté Chatti ya Dini et Ya Noosak devant un public enchanté par une belle diversité de styles et de thématiques. De la même façon, les productions de Zeina Daccache et de de Gaulle Eid, 12 Libanais en colère et Chou Sar? ont marqué les esprits. Au registre des courts-métrages, les quatre lauréats du dernier festival «…né à Beyrouth» étaient de la partie, de même que Un mardi de Sabine el-Chamaa. «Nous avons également voulu faire un clin d’œil au très frais Beirut I Love You (I Love You Not) de Mounia Akl et Cyril Ariss, qui a d’ailleurs remporté le Prix coup de cœur du comité du Fifog, raconte Zahi Haddad.

En attendant 2012
Le festival a aussi été l’occasion pour les metteurs en scène libanais de participer à une rencontre avec le public à la librairie arabe «L’Olivier». Tous ont rappelé les difficultés découlant du manque de moyens financiers et de structures de défense du cinéma libanais. Certains ont même évoqué l’introduction nécessaire de quotas pour promouvoir les productions locales. Malgré cette situation quelque peu alarmante, l’unanimité s’est aussi dégagée sur la qualité du public libanais, capable de s’intéresser à tout style et toute culture de cinéma, et pas seulement aux films venant de l’omniprésent box-office américain.
Plus encore, dans la foulée d’œuvres comme Bosta de Philippe Aractingi ou Caramel de Nadine Labaki, les œuvres libanaises «remportent de très beaux succès dans nombre de festivals internationaux et sont régulièrement récompensées», a commenté Bahij Hojeij. Elles démontrent un dynamisme à toute épreuve, même si «c’est à chaque fois une aventure et que nous devons être à la fois réalisateur, producteur, promoteur, best boy et j’en passe», s’est exclamé Élie Khalifé.
Un cinéma en plein renouveau donc, qui s’appuie beaucoup sur les financements et les festivals étrangers. Et qui vient de passer par Genève. «Pour 2012, j’espère que nous pourrons faire mieux, avec une sélection encore plus étoffée et structurée», ajoute Zahi Haddad.
De belles perspectives d’avenir, en attendant de nouvelles images partagées entre deux Suisses qui se cherchent toujours un peu.

Pour plus d’informations
www.fifog.com et
www.neabeyrouth.org

Source: L’Orient Le Jour

Gemayel propose un cabinet de salut sur la base du « non-alignement »

28 avril 2011 Poster un commentaire

28/04/2011

L’ancien chef de l’État en compagnie du président Sleiman, hier, à Baabda.

Politique Pour l’ancien chef de l’État, la nouvelle majorité est dans l’impasse.

L’ancien président de la République Amine Gemayel a préconisé hier la formation d’un gouvernement de salut qui proclamerait le principe du « non-alignement » du Liban à l’égard des axes dans la région et qui serait ouvert à une participation élargie.
« La région passe par une phase dramatique dont de nombreux observateurs ont pris conscience de la gravité. Seuls les Libanais semblent ignorer cette gravité », a déclaré M. Gemayel au site nowlebanon.com.
« Le vide que l’on voit sur la scène libanaise est effroyable. Il dénote de l’absence d’un sens des responsabilités, d’une gestion des affaires de l’État et d’une politique assurant au Liban les moyens de faire face à la réalité qu’il vit sur le double plan intérieur et régional », a-t-il ajouté. « Cette situation est une source de grande inquiétude pour le Liban. Il n’est plus permis de laisser les choses telles quelles », a-t-il poursuivi.
« Le Liban n’est pas un îlot isolé. Les révolutions dans le monde arabe y auront des répercussions, car il est un laboratoire d’idées et d’expériences en relation avec les systèmes politiques, et cela fait qu’il n’est nullement protégé face à ces développements », a observé M. Gemayel.
« Les responsables libanais se doivent de prendre des mesures de sauvetage rapides consolidant la position du pays au milieu des axes et conflits entre les régimes dans la région. Il est devenu très urgent de proclamer le non-alignement du Liban à l’égard de tel ou tel axe, afin qu’il reste à l’écart des conflits qui ne le concernent pas et qui sont plus grands que lui. Si nous entraînons le Liban dans ces conflits entre géants sur la scène moyen-orientale, nous serons écrasés », a-t-il dit.
« Si le mot neutralité dérange certains, adoptons pour le moins le terme de non-alignement comme doctrine nationale servant les intérêts de toutes les parties, de tous les contraires, y compris le Hezbollah. Le réalisme commande une telle doctrine », a-t-il poursuivi. Selon lui, « le prochain gouvernement doit être formé sur cette base ».
Rappelant que des gouvernements ayant une même approche avaient été formés sous son mandat, celui de Sleimane Frangié et celui de Fouad Chéhab, il a estimé que « toute approche différente serait très dangereuse. Tout cabinet monochrome ne pourra pas survivre et il faudra certainement revenir à un gouvernement de salut ».
Appelant à ne pas prendre à la légère le rôle du président de la République, il a souligné que ce dernier, en coopération avec le président de la Chambre, le Premier ministre sortant, le Premier ministre désigné et les leaderships influents, « devrait proposer une solution mettant tout le monde face aux réalités et exposant les périls qui guettent la nation, l’entité et le système ».
« La nouvelle majorité est dans l’impasse. Ce que je propose est une occasion de salut pour tous les Libanais, dans la majorité comme dans la minorité. C’est mon point de vue personnel et cela ne fait pas l’unanimité ni dans notre camp politique ni dans le camp adverse. Mais étant donné l’évolution rapide et dramatique des choses depuis la chute du gouvernement, on ne peut pas rester prisonnier de positions rigides », a souligné M. Gemayel.
« Il faut que les Libanais dialoguent entre eux au lieu de se livrer à des duels verbaux quotidiens. Peut-être que d’autres solutions pourraient être envisagées. Mais nul n’a le droit de rejeter une solution s’il n’a pas d’alternative convaincante », a-t-il conclu.
Source: L’Orient Le Jour
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Les empiètements sur les biens-fonds se poursuivent et les chefs religieux seraient l’ultime recours pour les contrer

28 avril 2011 Poster un commentaire

28/04/2011

Les empiètements sur les biens-fonds semblent se poursuivre dans le Sud, notamment à Tyr, en dépit des appels politiques et mesures de sécurité visant à y mettre fin. Non seulement les sites de construction sont actifs, mais l’agence al-Markaziya a appris que le revenu d’un ouvrier syrien sur les sites illégaux a atteint quelque 50 dollars par jour et environ 100 dollars par nuit de travail, les tenants des sites allant même en Syrie pour les recruter, vu la disponibilité limitée des ouvriers dans la région Sud où la construction se densifie notablement. Par ailleurs, une source sécuritaire a informé al-Markaziya que les agents de sécurité sur place, qui veillent à l’application ferme de la loi, sont régulièrement confrontés à des agressions de la part de manifestants qui les attaquent avec des bâtons, des outils métalliques et des pierres. Selon la même source, le seul moyen d’arrêter ces violations serait de recourir aux chefs religieux locaux, qui émettraient des fatwas interdisant les constructions illégales. En effet, celles-ci progressent à un rythme tel que les immeubles nouvellement édifiés ne sont séparés parfois que d’un seul mètre. Ceci entrave le respect de l’intimité et les coutumes de la région, selon la même source, d’où l’imminence des fatwas qu’elle réclame, d’autant plus que les violations des terrains contreviennent aux préceptes religieux et à la charia.

En attendant, un plan de surveillance des lieux de culte, tant musulmans que chrétiens, a été mis au point, faisant suite à des intentions révélées d’empiéter sur des terrains appartenant au wakf au Sud, poursuit la source, ajoutant que la responsabilité de protéger ces terrains incombe aussi aux municipalités.

Un groupe de députés du Courant du futur a, par ailleurs, rendu visite au mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, pour exprimer « la solidarité du Courant du futur avec Dar el-Fatwa face aux violations enregistrées sur les terrains du wakf (…) ainsi qu’avec l’État libanais dont les terrains sont également en butte à des violations », a affirmé le député Samir el-Jisr au nom de la délégation. Et le parlementaire de rappeler les répercussions « dangereuses » de ces violations sur les « intérêts économiques des individus et de l’État », et de faire remarquer surtout leurs effets sur « la sécurité publique » et l’autorité étatique.

La question demeure de savoir si ces empiètements reçoivent une couverture politique tacite, notamment de la part du Hezbollah et du mouvement Amal. « Personne ne peut nier les capacités de pression morale de ces deux partis, et ils doivent utiliser cette pression pour arrêter les violations », a ajouté M. el-Jisr.

Rappelons que les deux partis, qui constituent la force de facto dans les régions des biens-fonds disputés, ont déclaré avoir ôté toute couverture à ces violations. Dans ce contexte, le membre du bureau politique du Courant du futur Rached Fayed a estimé hier dans une entrevue à la LBCI qu’« il n’est de la compétence de personne de donner (ou de retirer) un pouvoir qui surpasse celui de l’État ». Et d’ajouter : « Soit ces allégations d’avoir cessé toute couverture aux violations manquent de sérieux, soit il existe une troisième force, en plus de l’armée et de la résistance, une force publique armée plus forte que ces deux dernières. » Tout ceci ressemble à un « émiettement de l’État au profit d’une confession ou d’un groupe », un procédé qui veut « donner l’impression qu’il n’y a pas d’État au Liban (…) », a conclu M. Fayed.

Source: L’Orient Le Jour

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Prisons : les FSI et la Sûreté générale s’activent

28 avril 2011 Poster un commentaire

28/04/2011

Ça bouge du côté des prisons : les Forces de sécurité intérieure ont ouvert un bureau spécial des plaintes dans le bâtiment réservé à l’association Justice et Miséricorde, face à l’entrée principale de la prison de Roumieh. C’est ce qu’indique un communiqué de la direction des FSI, précisant que ce bureau a été ouvert sur instruction du ministre sortant de l’Intérieur, Ziyad Baroud, afin de régler de manière rapide et efficace les plaintes des détenus. Le bureau est présidé par un officier.

Parallèlement, dans un autre communiqué, la direction de la Sûreté générale a indiqué qu’elle a commencé à mettre en application des instructions de M. Baroud pour régler un tant soit peu le problème du surpeuplement des centres d’incarcération. Elle a fait état de la déportation et de la libération de 478 ressortissants arabes et étrangers, en coordination avec les ambassades de leurs pays respectifs, précisant que 213 prisonniers arabes et étrangers ayant purgé leur peine ont été aussi transférés au dépôt de la Sûreté générale. Après avoir indiqué qu’il n’existe plus dans les prisons libanaises des ressortissants arabes ou étrangers ayant purgé leur peine, la Sûreté générale a souligné qu’elle a terminé l’examen de 896 dossiers concernant des détenus étrangers et qu’elle continuera à régler les demandes d’asile dans des pays tiers en collaboration avec le Haut Commissariat des réfugiés, relevant de l’ONU, conformément au mécanisme défini par le Conseil des ministres.

M. Baroud, qui a transmis hier au parquet ainsi qu’à la direction des FSI, le rapport relatif à la dernière mutinerie de Roumieh, a discuté de ce dossier avec le président de la Chambre, Nabih Berry. À l’ordre du jour des discussions également, l’affaire des constructions illégales sur les biens-fonds communaux et domaniaux.

Source: L’Orient le Jour

Des dizaines de cigognes abattues au-dessus du Liban-Nord

28 avril 2011 Poster un commentaire

28/04/2011

Torse nu et cigarette au bec, il exhibe fièrement son gibier illégal...Photo Amer Zeineddine

Torse nu et cigarette au bec, il exhibe fièrement son gibier illégal...

Des dizaines de cigognes ont été abattues au cours de leur survol du Liban-Nord, qui fait partie de leur itinéraire de migration, par un prédateur, qui n’a même pas hésité à exhiber fièrement ses photos avec ses « trophées » sur Internet.
Ce carnage, indique notre correspondant Amer Zeineddine dans le Chouf, a suscité une vague d’indignation dans les milieux écologiques, non seulement à cause de la violation de la loi interdisant la chasse, mais parce que les cigognes font partie des oiseaux migrateurs protégés par des conventions internationales, qu’elles ne sont pas de surcroît comestibles et qu’il est impossible de les confondre avec d’autres gibiers de chasse.
Au Liban, il est strictement interdit de les abattre, mais profitant de l’absence de l’État, les chasseurs et prédateurs sévissent aux quatre coins du pays, ce qui a poussé diverses associations écologiques à se mobiliser pour obtenir le respect des accords conclus par le gouvernement avec certains États dans le domaine de la protection de la vie sauvage.
Le directeur du projet des oiseaux migrateurs du Pnud auprès du ministère de l’Environnement, Sélim Hamadé, a ainsi stigmatisé « une violation flagrante et criminelle des oiseaux migrateurs lors de leur passage au-dessus du Liban », alors que le directeur de la réserve des cèdres du Barouk, Nizar Hani, soulignait l’importance de ces espèces pour la diversité biologique. Il a ainsi expliqué que le Liban est considéré comme un couloir important pour les oiseaux qui franchissent chaque année la Méditerranée entre l’Europe et l’Afrique. Plus de 370 espèces ont été répertoriées, dont plusieurs s’installent au Liban pour y construire leur nid. En fait, précise M. Hani, le Liban est considéré comme le deuxième couloir le plus important pour ces oiseaux migrateurs, après Cuba, située entre les deux Amériques.
Mais le braconnage les met en danger et porte atteinte à la diversité biologique. « Nous tuons les oiseaux alors que le monde entier vient de célébrer l’année de la diversité biologique et célèbre en 2011 l’Année mondiale des forêts », a-t-il déploré.
Source: L’Orient Le Jour

Donner Sang Compter se mobilise pour motiver les donneurs

28 avril 2011 Poster un commentaire

Par Sandra NOUJEIM | 28/04/2011

Le don de sang anonyme est un terrain encore peu familier, explique Yorgui Teyrouz, cofondateur de DSC.

Le don de sang anonyme est un terrain encore peu familier, explique Yorgui Teyrouz, cofondateur de DSC.

Solidarité Donner Sang Compter est une initiative née de jeunes bénévoles qui ont choisi de déverser leur énergie dans l’incitation au don de sang. Une autre initiative porte désormais la marque de DSC : l’invitation au dialogue entre spécialistes du domaine en vue de créer un cadre plus engageant pour les donneurs.

Le don de sang anonyme est un terrain encore peu familier pour beaucoup de Libanais. Rares sont les donneurs de sang qui se listent comme tels, en faveur de patients qu’ils ne connaissent pas. Pourtant, «comme je trouve beau qu’une personne avec qui je n’ai aucun lien, que je n’ai ni aidée ni interpellée, me donne son sang, uniquement pour me sauver la vie», a confié Charbel Maroun, jeune homme de 18 ans qui lutte contre la leucémie depuis presque trois ans. Il témoignait de l’aide donnée par l’organisation Donner Sang Compter (DSC) pour assurer les unités de sang nécessaires à son traitement, dans le cadre de «La première conférence de motivation des donneurs de sang» que DSC a organisée le 18 avril à l’hôtel Rotana-Hazmieh.
Cette ONG à but non lucratif (reconnue par le ministère de l’Intérieur le 31 mai 2010) œuvre depuis 2007 à la mobilisation des donneurs, dont 10000 sont désormais inscrits dans sa base de données, répertoriés selon le lieu de résidence et la disponibilité à répondre aux demandes urgentes de sang, plaquettes ou plasma. Ces donneurs, DSC les recherche surtout parmi les jeunes, à la santé affirmée, à l’horaire souple et à l’enthousiasme certain.
Cette fois, c’est aux responsables de la santé, hôpitaux et banques de sang, que l’organisation a voulu s’adresser dans sa conférence, «en vue d’un dialogue entre les différents départements du pays impliqués dans le don de sang».

Un rôle promotionnel nécessaire
Le débat s’est centré sur les initiatives que les hôpitaux peuvent prendre pour «dénouer la peur» des premiers donneurs et les encourager à des dons réguliers: le donneur doit ressentir «une atmosphère amicale» dans le corps médical qui l’accueille, a affirmé le Dr Bandali, de l’hôpital Nini de Tripoli. L’accueillir avec le sourire, ce même «sourire de fierté et de générosité que l’on voit sur le visage des donneurs réguliers», a insisté de son côté Yorgui Teyrouz, cofondateur de DSC.
De petits signes de reconnaissance peuvent aussi faire toute la différence, comme la gratuité du parking de l’hôpital. Dans ce sens, DSC a remis un autocollant aux autos avec l’indication «Donneur de sang à bord». Une autre initiative de DSC, dont le slogan est «Sois un héros», touche au cœur de sa collaboration avec les hôpitaux: il s’agit de proposer aux donneurs circonstanciels dans les urgences d’inscrire leur nom dans la base de données de DSC en vue d’autres dons éventuels.
Par ailleurs, une démarche de l’État pourrait faire nettement augmenter les dons de sang anonymes: interdire les dons désignés (ceux que le donneur fait à un proche), a proposé le Dr Ziad el-Baba, du Centre médical de Clemenceau. Une proposition qui aurait pu être débattue plus longuement si les représentants du ministère de la Santé avaient répondu à l’invitation de DSC et pris part à la conférence.
Ce qui manque au Liban, c’est «l’éducation sociale et le sens de la responsabilité» à donner son sang, ont convenu les personnes présentes. D’où la nécessité d’informer, sensibiliser et motiver le public libanais au don de sang, en mettant l’accent sur «le bonheur que l’on ressent pendant deux semaines après avoir donné son sang», a indiqué le Dr el-Baba. C’est là qu’intervient DSC, ayant d’ailleurs mis au point sa prochaine campagne publicitaire qu’elle a révélée aux représentants du corps médical.

Le don de sang, une passion… et une responsabilité
Encourager à donner son sang, mais également faire comprendre au donneur la responsabilité qui lui incombe en le donnant, c’est ce qu’ont demandé en outre les responsables médicaux. «Beaucoup de donneurs ne prennent pas au sérieux le formulaire qu’on leur demande de remplir», a déploré Christine Nasrallah, technicienne de laboratoire à l’hôpital Rizk. Le sang porteur du virus VIH (responsable du sida) met 30 jours pour se révéler séropositif à l’examen, d’où l’importance au niveau du donneur de répondre sérieusement aux questions liées à son activité sexuelle. «Sa parole est parfois la seule sécurité qu’on a», a-t-elle affirmé, en insistant sur l’anonymat de l’examen du sang du donneur. «Si son sang est refusé, nous lui proposons des prétextes qu’il pourrait utiliser pour justifier publiquement ce rejet. Cela fait partie du secret médical auquel les donneurs doivent faire confiance», a précisé Fadia Azzi, également technicienne à l’hôpital Rizk.
Il reste qu’un rouage essentiel manque à la fonctionnalité des dons de sang au Liban: la centralisation des banques de sang, «pour une coordination plus efficace», a expliqué Khalil Abdo, responsable de laboratoire de l’hôpital Trad. Mais en l’état actuel, «chaque spécialiste doit travailler dans son domaine (…) et DSC assume son rôle qui est exclusivement promotionnel et éducatif», a insisté dans ce cadre le Dr Hanadi Samaha, de l’hôpital Saint-Georges. Et M.Teyrouz de rappeler au corps médical: «L’objet de notre coopération avec vous est le donneur de sang, non le sang du donneur», pour dire que les détails techniques que le don implique (l’examen de la qualité du sang, la vérification du groupe sanguin…) ne relèvent pas de l’organisation.
C’est toute la passion du don qui aura finalement ressurgi parmi les jeunes bénévoles de DSC, fondée d’ailleurs par d’anciens scouts et volontaires de la Croix-Rouge. Christina Andriotis, chargée de recevoir les appels de demande de sang, a évoqué un jeune si enthousiaste qu’il a appelé l’organisation, le jour-même de ses 18 ans (l’âge de pouvoir faire un don de sang), pour faire part de son intention de faire un don immédiat. Donneur régulier depuis 33 ans, Dany Tinawi a de son côté témoigné: «Je continuerai à donner mon sang jusqu’à ce qu’on me dise que je suis trop vieux pour en avoir encore.»

Source: L’Orient Le Jour
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Enchaînant sommets et voyages, Raï sera à Rome demain

28 avril 2011 Poster un commentaire

28/04/2011

Communautés

Le patriarche Béchara Raï prend l’avion demain pour Rome, où il participera, dimanche, à la cérémonie de béatification du pape Jean-Paul II. Selon des indications sûres, le patriarche rencontrera, en marge de ses activités religieuses, le Premier ministre italien et son ministre des Affaires étrangères.

Le patriarche rentrera ensuite au Liban, afin de préparer le sommet interreligieux qui doit se tenir le 12 mai à Bkerké. Il reprendra l’avion pour Rome, le 15 mai, pour une réunion de suivi de l’Assemblée spéciale du synode des évêques sur les Églises catholiques au Moyen-Orient.

Le chef de l’Église maronite pourrait enchaîner ce nouveau déplacement avec la visite traditionnelle qu’il doit effectuer, en tant que patriarche nouvellement élu, à Paris, un déplacement dont la date est encore à l’étude.

Patriarches catholiques d’Orient

Le patriarche Raï a présidé hier une réunion du conseil exécutif de l’Assemblée des patriarches catholiques d’Orient, en présence des patriarches Grégoire III des grecs-catholiques, Nersès Bedros XIX des arméniens-catholiques et Ignace Youssef III des syriaques-catholiques, ainsi que de Mgr Roland Aboujaoudé, président du conseil exécutif, et du chorévêque Wahib Khawaja, son secrétaire général. Le conseil exécutif a fixé le thème de la prochaine session de l’Assemblée. Celle-ci sera consacrée à la jeunesse et se tiendra entre le 21 et 26 novembre prochain, à Bkerké.

Le conseil exécutif a pressé les diverses commissions de l’Assemblée d’accélérer leurs travaux, notamment sur les plans pastoral et apostolique, en prévision de cet important rendez-vous.

Les visiteurs

Parmi les visiteurs hier du siège patriarcal, citons Joseph Ghossoub, membre de la Fondation maronite dans le monde, venu pour le suivi du projet de construction d’une église maronite à Dubaï, l’ambassadeur du Liban en Jordanie, Charbel Aoun, la présidente d’Échanges internationaux, Mona Nehmé, une délégation de pères salésiens en retraite annuelle au Liban, le président de la Fédération des municipalités de Jbeil, Fady Martinos, ainsi que les avocats Maroun Aboucharaf et Ibrahim Traboulsi.

Source: L’Orient Le Jour

Journalistes contre la violence condamne l’agression contre l’équipe de la MTV à Ghobeiry

28 avril 2011 Poster un commentaire

26/04/2011

L’association Journalistes contre la violence (JCV) a condamné l’agression de militants du Hezbollah contre l’équipe de la MTV, formée du reporter Georges Eid et du cameraman Roger Hanna, vendredi dernier à Ghobeiry. L’équipe de la MTV, qui faisait une enquête journalistique sur un empiètement sur des biens-fonds dans la région, a été attaquée par des militants du parti, qui ont tenté d’arracher la caméra des mains de M. Hanna avant de tirer des coups de feu en l’air pour tenter d’effrayer les journalistes, indique Journalistes contre la violence. Les militants ont empêché les journalistes de la MTV de poursuivre leur enquête et leur ont fait comprendre qu’il fallait obtenir un permis du directoire du Hezbollah pour pouvoir filmer sur les lieux, note JCV dans son communiqué.
« L’association appelle les autorités concernées à prendre les mesures nécessaires vis-à-vis des responsables de cette agression, pour que ce genre de pratiques miliciennes infamantes ne se reproduisent plus. L’association met en garde contre la persistance des forces de facto à vouloir spolier la dignité des Libanais et établir leur suprématie à l’aide des armes illégales, en annihilant au passage la liberté d’opinion et d’expression dans le cadre d’un plan systématique visant à saper ce qui reste comme présence étatique, à semer le chaos et à faire régner la loi de la jungle », a ajouté JCV. L’association a enfin établi le lien entre la question des biens-fonds et les attaques, dans ce cadre, contre les forces de l’ordre qui tentent d’arrêter les contrevenants, l’affaire du rapt des cyclistes estoniens et le dossier des attaques syriennes, l’objectif ultime étant la déstabilisation permanente de l’État, selon Journalistes contre la violence.
Dans un communiqué, les Forces libanaises ont également condamné l’agression contre l’équipe de la MTV, estimant qu’il s’agit là de « pratiques dangereuses qui portent atteinte à la liberté ». Les FL ont appelé les autorités concernées à mettre fin à ce genre d’agressions qui « portent atteinte à la réputation du Liban ».

Source: L’Orient Le Jour
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