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Archive for juin 2011

Hamzah, 13 ans, "juste un peu tué", selon Fifi Abou Dib

12 juin 2011 Poster un commentaire

Par Tahar Ben Jelloun, écrivain et poète | 12/06/2011

L'âme d'Hamza, frêle et légère, plane au-dessus des manifestants. On dit qu'elle ira au paradis. L'enfer est sur Terre, dans tant de pays arabes dont les dirigeants s'accrochent au pouvoir avec une pathologie pathétique.

L'âme d'Hamza, frêle et légère, plane au-dessus des manifestants. On dit qu'elle ira au paradis. L'enfer est sur Terre, dans tant de pays arabes dont les dirigeants s'accrochent au pouvoir avec une pathologie pathétique.

Publications Ce qui fait l’homme, c’est la lumière" (Victor Hugo). Hamzah Al-Khatib fut un homme à 13 ans. Il est mort emportant avec lui cette part de lumière que donnent le courage et la dignité. Comme l’écrit l’éditorialiste Fifi Abou Dib dans le quotidien libanais L’Orient-Le Jour (2 juin 2011), "pour la Syrie, Hamza n’a pas été torturé. On l’a juste un peu tué". Article publié par Le Monde.fr, écrit par Tahar Ben Jelloun•

Arrêté le 29 avril à Deraa pour avoir chanté "A bas le régime !", il fut torturé, reçut des décharges électriques, fut brûlé aux pieds, aux coudes et aux genoux ; on lui a coupé le sexe, lacéré le visage et achevé ensuite par trois balles, dont l’une en pleine poitrine. Il fut rendu le 31 mai à sa famille. En même temps, le père a été arrêté et obligé d’accuser publiquement les salafistes d’avoir martyrisé son fils. Le corps devenu violet était en décomposition, mais les traces de torture étaient visibles. Ceux qui ont fait ça sont des rats, même pas des loups, simplement des rats charognards et hallucinés. Leurs nuits seront peuplées de fantômes d’enfants, aussi légers que des papillons se cognant contre la lumière d’une vitre. Je suis sûr qu’ils dorment bien et font des rêves. La brutalité criminelle conserve et ouvre des perspectives pour de nouvelles séances de torture et de mort. Ils ont été élevés dans le jus nauséabond du parti Baas, l’idéologie totalitaire du régime. Lire la suite…

Reboisement : 6 100 arbres seront plantés dimanche à Aïnata

11 juin 2011 Poster un commentaire

11/06/2011

En partenariat avec l’ONG Jouzour Loubnan, spécialisée dans la plantation d’arbres, le contingent français de la Finul, avec la participation du contingent népalais et de l’armée libanaise, poursuivront demain dimanche une campagne de reforestation au Liban-Sud. Pour l’occasion, 6 100 arbres locaux seront plantés dans la localité de Aïnata, parmi lesquels des amandiers sauvages, des cèdres du Liban, des arbousiers d’Orient, des caroubiers siliqueux, des chênes, des pruniers, des pistachiers, des poiriers, des pins pignons, des lauriers et des frênes.

Cette initiative verte de reforestation se situe dans le cadre d’un projet d’actions civiles et militaires, initié en décembre 2010 en coopération avec les unités françaises de la Finul et l’association Jouzour Loubnan. Elle marque de façon durable l’implication de la France et de la Finul dans la restauration de la couverture forestière au Liban-Sud. Grâce à ce projet, 10 000 arbres ont déjà été plantés, fin 2010, par les contingents français et népalais de la Finul, et par l’armée.

S’inscrivant dans la durée, cette reforestation bénéficie d’un suivi pendant une période de trois ans. Menées conjointement et avec le soutien financier de Jouzour Loubnan, ces plantations ont pour but de contribuer à la restauration durable de la couverture forestière du Liban. L’association locale fournit, pour l’occasion, les arbres, le système d’irrigation et l’expertise technique. Elle supervise et assure le suivi de ce reboisement avec l’aide de la municipalité de Aïnata. Elle en garantit aussi la survie dans le temps.

Source: L’Orient Le Jour

Dans les milieux politiques et populaires, avis contradictoires sur l’absence prolongée de Hariri

11 juin 2011 Poster un commentaire

Par Danièle ARAMOUNI GERGÈS | 11/06/2011

Débat Le Premier ministre sortant Saad Hariri a quitté le Liban depuis une cinquantaine de jours. Son absence suscite des spéculations et une amorce de débat sur les raisons de cet auto-éloignement et sur le timing de son retour. Nous avons sondé les divers avis sur le sujet.

Depuis près de 50 jours, le Premier ministre du gouvernement démissionnaire Saad Hariri s’est installé à l’étranger. Son absence prolongée suscite maintes interrogations et divers commentaires aussi bien de la part de ses alliés qu’au niveau de ses détracteurs. Quels sont les facteurs qui expliquent cet éloignement ? Doit-il revenir pour au moins gérer les fonctions administratives de l’État ? Est-il préférable qu’il soit à Beyrouth pour suivre de près les développements régionaux, notamment en Syrie ? Dans une tentative d’apporter des éléments de réponse sur le sujet, L’Orient-Le Jour a sondé les avis des forces politiques et de l’opinion publique. Lire la suite…

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La nouvelle angoisse des parents des détenus en Syrie…

11 juin 2011 Poster un commentaire

Par Nada MERHI | 11/06/2011

L’infinie rage des étudiants syriens qui manifestaient hier à Tripoli, au Liban-Nord, contre le régime de Damas. Photo Reuters

L’infinie rage des étudiants syriens qui manifestaient hier à Tripoli, au Liban-Nord, contre le régime de Damas.

Disparitions Les parents des prisonniers libanais en Syrie vivent une énième angoisse. Ils espèrent que l’amnistie décrétée par Bachar el-Assad, le 31 mai dernier, englobera leurs enfants, dénonçant au passage les interminables gesticulations politiciennes. Un calvaire.

Dans le jardin Gebran Khalil Gebran du centre-ville, des parents de détenus et disparus libanais dans les prisons syriennes sont las d’attendre. Fatigués, malades et déçus par « cette classe politique », ils restent pourtant fidèles à ce sit-in permanent qu’ils avaient entamé il y a plus de six ans, le 11 avril 2005, pour que leur cause ne soit pas perdue. À cette époque, et dans la foulée des manifestations organisées dans le cadre de l’intifada de l’indépendance initiée au lendemain de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, ils avaient espéré une issue heureuse à leur cause. Illusions… Lire la suite…

Marcel, Rami et Bachar Khalifé, le cri d’une musique plurielle

11 juin 2011 Poster un commentaire

Par Colette KHALAF | 11/06/2011

Marcel Khalifé entouré de ses deux enfants, Rami et Bachar. (Photo Michel Sayegh)

Marcel Khalifé entouré de ses deux enfants, Rami et Bachar.

Concert Ce soir, pour le Beirut Music and Art Festival (Waterfront), Marcel, Rami et Bachar présentent un concert commun et unique où se mêleront passions, inquiétudes, mais aussi paix et espoir d’autres printemps.

C’est au cours d’une conférence de presse donnée au Mövenpick que Marcel, Rami et Bachar ont bien voulu parler de ce projet qui leur tenait à cœur. «Un travail dans lequel on a déposé toutes nos douleurs, nos joies et nos folies, dira Marcel Khalifé, mais qui est cependant teinté de sérénité car nous sommes tous les trois en fusion totale avec nos instruments qui sont notre langage personnel et une extension de nous-mêmes.» Ainsi ce travail, la somme des expériences de ces trois musiciens de générations différentes qui, au fil du temps, se sont nourries les unes des autres. «Nous avons déjà travaillé ensemble, précise Rami Khalifé, mais c’est la première fois que nous signons tous les trois à la fois les paroles et la musique de tout le spectacle.» Lire la suite…

Rencontre avec Rima Tawil

10 juin 2011 Poster un commentaire

Signature de la grande soprano libanaise Rima Tawil

le mardi 14 juin 2011 à 17 h30

à la Fnac Montparnasse-Paris
136 rue de Rennes – 75006 Paris

CD déjà en vente en France et bientôt au Liban et au MO

Orientarias : Mariage parfait entre l’art lyrique et la langue arabe

Quoi de plus novateur que de vouloir unir la langue arabe à l’art lyrique, art profondément occidental ? Le rêve se transforme en réalité et c’est le défi osé par la soprano franco-libanaise Rima Tawil.

Après avoir chanté sur plusieurs scènes internationales et dans de nombreuses langues (italien, français, allemand, russe, tchèque, anglais, espagnol, arménien, latin) elle décide d’adopter cette fois sa langue maternelle, l’arabe. Orientarias est né.

Grâce à la collaboration de deux compositeurs français, Suleïman Al-Qoudsi et Vincent Charrier, ainsi que de plusieurs poètes et écrivains libanais, une douzaine d’airs lyriques ont été crées. Chaque air nous emporte dans un univers qui lui est propre, parfois intimiste, parfois hollywoodien.

Accompagnée par le Donau Philharmonie Wien dirigé par le chef autrichien Manfred Müssauer, et le Chœur NDL, Rima Tawil nous communique toute une palette d’émotions grâce à sa voix chaude et charnue et à ses nuances incroyables. On y ressent surtout la douceur et la sensualité, mais aussi, dans certains airs, la colère d’un peuple qui revendique son droit à la Paix et à la Liberté.

Pourquoi donc Orientarias ? Rima Tawil répond : « Française et Libanaise en même temps, je sens en moi tous les retentissements des conflits du Moyen-Orient et de ceux qui opposent l’Occident et l’Orient arabe rendant toujours plus difficiles leurs relations et toujours moins évidente leur mutuelle confiance. Ces deux mondes que j’aime me traversent à tous les instants de ma vie. Je leur appartiens à tous les deux. Je les chante tous les deux. [...] Ce projet sera ma participation à la paix dans la région du Moyen-Orient et à l’amitié entre ses peuples et ceux de l’Occident ainsi qu’à la consolidation de leurs liens culturels. J’espère qu’à travers "Orientarias", ma voix transmettra un message de paix et d’amour à l’humanité entière ».

« Dans la présence de l’absence », Marcel Khalifé chante Darwish à la salle Pleyel

10 juin 2011 Poster un commentaire

09/06/2011

À la salle Pleyel, Marcel Khalifé accompagné de l’excellent ensemble al-Mayadine. (DR)

À la salle Pleyel, Marcel Khalifé accompagné de l’excellent ensemble al-Mayadine.

Concert Qui mieux que Marcel Khalifé pouvait rendre ce vibrant hommage à son ami et complice de toujours, le grand poète palestinien disparu Mahmoud Darwish ? Ce fut chose faite à Paris, dans une salle Pleyel survoltée, lors d’un concert unique et exceptionnel intitulé « Dans la présence de l’absence ».

Dans le cadre du cycle de concerts Mare Nostrum, sous l’œil totalement médusé des vigiles de la salle Pleyel qui n’avaient sans doute jamais assisté à pareil délire, Marcel Khalifé a offert à deux mille personnes en totale ébullition un moment d’une rare intensité. Il est des musiques qui portent les mots, leur donnant soudain une signification nouvelle, une couleur impromptue, une lecture différente. Que serait Aragon sans Ferrat et que serait Darwish sans Khalifé? Ce long parcours du musicien et du poète, dont la longue et fructueuse collaboration a constitué un répertoire unique et engagé au service de la cause palestinienne, a réussi à captiver un public qui, des années après, est toujours fidèle au poste. Lire la suite…

Sur les pavés, les fleurs, avec Green the Grey

10 juin 2011 Poster un commentaire

Par Ariane LECOINTRE | 09/06/2011

On fait semblant dans l’espoir de pouvoir un jour manger sur l’herbe à Beyrouth.

On fait semblant dans l’espoir de pouvoir un jour manger sur l’herbe à Beyrouth.

Environnement Le collectif Green the Grey (« Mettez du vert dans la grisaille ») milite depuis un an pour réclamer l’ouverture de parcs et de jardins à Beyrouth et ne manque pas d’idées pour se faire entendre.

Elles sont trois jeunes filles entre 25 et 28 ans. Dima Boulad, Rama Boukarim et Nadine Feghaly se sont réunies il y a un an afin de militer pour l’ouverture d’espaces verts à Beyrouth. Connu sous le nom de Green the Grey, le collectif multiplie les actions originales pour faire réagir le public « et montrer aux gens que c’est essentiel » qu’une ville ait des parcs. Pourtant, aucune de ces jeunes filles ne travaille dans le milieu de l’écologie. Dima est animatrice, Rama œuvre dans une ONG et Nadine est illustratrice. Pour Dima, ce collectif part d’un constat : « J’ai vécu trois ans à Paris. C’est en revenant au Liban que j’ai compris combien les espaces verts manquaient, étaient mal entretenus. Avant, je n’étais pas sensible au problème. Quand j’étais en France, j’allais souvent au champ de Mars ou aux buttes Chaumont avec un livre, mon déjeuner… On n’a pas ce privilège, ici. D’ailleurs, ce n’est pas un privilège, c’est un droit. » Dima explique les revendications du collectif : « Nous demandons que les parcs fermés soient ouverts, que les parcs soient mieux entretenus et que de nouveaux jardins soient créés. » Par le biais d’événements originaux, Green the Grey interpelle. Lire la suite…

Beyrouth et la Région Île-de-France mettent la capitale au vert

10 juin 2011 Poster un commentaire

Par Augustin JALON | 09/06/2011

Territoire La ville de Beyrouth et la Région Île-de-France renforcent leur partenariat. Les deux entités vont partager leur savoir en termes d’aménagement de la ville, avec, en ligne de mire, un projet de réaménagement « doux » autour de la rue de Damas.

La ville de Beyrouth et la Région Île-de-France ont signé hier deux contrats de partenariat concernant l’aménagement de la capitale libanaise, dans les locaux de la municipalité. Cette collaboration a pour but de partager les savoirs accumulés par l’administration régionale francilienne et la municipalité de Beyrouth, avec, en ligne de mire, des projets de transports « doux », la mise en place d’espaces verts et une politique améliorée des équipements publics. Participent également à cet accord l’Agence française de développement (AFD), ainsi que Cités et Gouvernements locaux unis – Bureau technique des villes libanaises (CGLU-BTVL), chargés de couvrir le projet et d’en faire bénéficier les autres agglomérations libanaises.

En compagnie de Denis Pietton, ambassadeur de France, et de Béchir Odeimi, représentant du CGLU-BTLV, le président du conseil municipal de Beyrouth, Bilal Hamad, a apposé sa signature sur les deux contrats qui lient sa ville à la première des régions françaises. Le projet s’articule autour d’études sur la mise en place d’espaces verts, de modes de transports dits « doux » (marche à pied, vélo, susceptibles de remplacer efficacement la voiture), des schémas directeurs d’aménagement de l’éclairage et d’équipements publics. Via le CGLU-BTLV, les grandes agglomérations libanaises auront accès aux résultats et bénéfices de ces études, pour une possible mise en place sur leurs communes. « Nous avons ainsi accès à une expertise et une vision globale que nous ne possédons pas encore », se félicite Béchir Odeimi.

Transformer la rue de Damas

Au centre de ce projet, la transformation de la rue de Damas fait figure de locomotive. L’un des deux contrats signés prévoit la création d’une liaison douce – combinaison d’espaces vert et de modes de transports doux – entre le centre-ville et la Forêt des Pins, en passant par la rue de Damas. L’autre contrat signé concerne le schéma directeur de déplacements de modes doux sur l’ensemble du territoire municipal.

« Notre objectif n’est pas de transposer exactement la politique de la ville parisienne à Beyrouth, explique Éric Huybrechts, l’un des chefs du projet, mais bien de doter la municipalité de la capitale d’outils de planification des aménagements publics. » L’apport des institutions françaises se fera dans la méthode : « Il faut donner une approche générale, et sortir de la vision sectorielle aujourd’hui utilisée à Beyrouth pour aménager », poursuit M. Huybrechts. En d’autres termes, il ne s’agit plus de concevoir séparément les schémas de transports, de lumière et d’espaces publics, mais bien de penser ces trois éléments essentiels d’une ville tous ensemble.

Source: L’Orient Le Jour

Hommage de Salim Wardy à Walid Gholmieh

10 juin 2011 Poster un commentaire

09/06/2011

En des termes touchants le ministre sortant de la Culture, Salim Wardy, rend hommage au maestro Walid Gholmieh.

« C’est en silence et avec la musique pour unique recours que Walid Gholmieh a affronté la maladie. C’est en silence que le fondateur de l’Orchestre philharmonique libanais s’est consumé aux feux de la grande musique. Comme un papillon se brûlant les ailes… », écrit le ministre Wardy.

« En perdant Walid Gholmieh, le Liban perd une grande figure. Perte immense que celle de cet homme qui fut à l’origine de cette idée grandiose qu’est la constitution d’un Orchestre national libanais. Un maestro, un compositeur, un musicien qui fut l’un des principaux piliers de la fondation d’une vie musicale s’étendant de Beyrouth au Mont-Liban, en passant par la Békaa, le Nord et le Sud. Un homme qui a toujours eu une haute idée de la musique. Et qui a érigé le conservatoire national non comme un ensemble d’édifices, mais comme une idée fédératrice. »

Source: L’Orient Le Jour

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