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La grotte Asi-l-Hadath : plongée dans les vestiges maronites du Moyen Âge

12 octobre 2011 Poster un commentaire

Par May MAKAREM | 12/10/2011

La fillette naturellement momifiée dormait d’un sommeil profond depuis 700 ans.

La fillette naturellement momifiée dormait d’un sommeil profond depuis 700 ans.

Exploration Entre 1989 et 1991, l’exploration de la grotte de Asi-l-Hadath, dans la vallée de la Qadisha, par le Groupe d’études et de recherches souterraines du Liban (GERSL), avait livré les premières momies (et peut-être les seules) du peuple maronite médiéval. Cette découverte fait aujourd’hui l’objet d’un magnifique ouvrage paru au centre Phoenix pour les études libanaises, Université Saint-Esprit de Kaslik.

Élaborée par Fadi Baroudi, le père Abdo Badawi (professeur de langues sémitiques), Paul Khawaja et Joseph Moukarzel, membres du Groupe d’études et de recherches souterraines du Liban (GERSL), la monographie bilingue (arabe-anglais) de Asi-l-Hadath, History of the Grotto retrace tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur cet abri sous roche de la Qadisha, dont l’exploration a dévoilé une scène pour le moins étonnante : trois femmes adultes, cinq fillettes (18 mois à quatre ans) et un nourrisson (quatre mois), naturellement momifiés, dormaient d’un sommeil profond depuis 700 ans.

Enterrés dans leurs vêtements en toile de coton écrue, rehaussée de motifs de croix et de fleurs brodés de fils de soie, ils partageaient leur cimetière avec un fœtus de 25 cm et un crâne (coiffé d’une calotte à motifs géométriques) à côté duquel était posé des feuilles de laurier qui exhalaient toujours un zeste d’arôme ! Le faible taux d’humidité de la grotte et l’absence d’organismes végétaux dans son sol avaient ralenti la décomposition totale de leur corps, ainsi que celle des vêtements et tissus dont l’ensemble est resté en bon état de conservation. Ces derniers présentant un intérêt exceptionnel, car, pour la première fois au Proche-Orient, des habits de l’époque médiévale sont retrouvés dans leur contexte historique. D’autres objets ont été découverts sur le lieu : ceintures, bijoux d’enfant, peignes en bois, chaussures, lampes à huile, cuillères en bois peintes, tessons de céramique, monnaies (croisées et mamelouks), flèches et fragments de bois pour l’usage des arcs, manuscrits arabes et syriaques, amulette (glissée dans la manche d’une veste appartenant à l’enfant Dawîd, fils de Jasmin), une quantité de chiffons dont un brodé d’un ibis, une clé de maison en bois déposée sur le corps de l’une des momies, indiquant, selon la tradition, que le dernier membre de la famille était mort. Des feuilles de laurier, des écorces de grenade, de noisettes, d’amandes, des graines d’olives et des restes osseux de chèvres et de poulets ont été également identifiés. Pour l’essentiel, 293 pièces datant de l’époque médiévale y ont été recensées. Un chapitre du livre expose le plan de la grotte qui s’étend sur quatre niveaux et comprend, en substance, deux pièces principales, dont la grande salle commune et la salle mortuaire (la salle de cimetière). Le plafond en forme de dôme incliné s’élève à plus de 20 mètres de haut. Le sol était pavé de pierre de basalte comme le laissent supposer quelques fragments retrouvés dans un coin de la salle. La grotte – dotée d’un réservoir d’eau de 3,5 mx 1,4 m de surface, de 1, 5 m de profondeur et 8 mètres cubes de volume – dispose, grâce à deux ouvertures, d’une vue panoramique sur la vallée et Deir Qannoubine, d’une part, et ,de l’autre, sur la montagne Makmil et la station de ski les Cèdres.

L’ouvrage est riche en descriptions. Les auteurs, pointilleux sur les détails, ont tenu à y reporter le moindre petit trait capté dans ce sanctuaire du Liban-Nord dont l’exploration n’est pas due au hasard. En effet, les recherches du GERSL, lancées à l’initiative de Fadi Baroudi, étaient basées sur des sources historiques, principalement Tarikh al-Azminat, du patriarche Estéphan Douheihy et la chronique d’Ibn Abed al-Zâhir (secrétaire et historiographe des sultans mamelouks, Baybars et Qalawoun), qui relatent un événement tragique survenu à al-Hadath. En 1283, les Mamelouks et les croisés, exceptionnellement alliés, décident d’entreprendre le siège du village pour capturer le « patriarche rebelle » de Hadath, qui s’opposait au patriarche maronite élu sous la pression des Francs. Fuyant les attaques des troupes musulmanes, le patriarche dissident se retranche dans une grotte avec ses partisans, accompagnés de femmes et de fillettes du village. La caverne fut finalement découverte, le patriarche capturé et les survivants arrêtés. Quant aux femmes et aux enfants qui périrent de maladie ou de faim durant le siège, ils furent enterrés dans la grotte. Son exploration au cours des année 1989-1991 a permis de mettre au jour le matériel archéologique qui confirme les textes des chroniqueurs.

Néanmoins l’ascension jusqu’à la grotte fut une véritable entreprise. Située à 1 300 mètres d’altitude au cœur de la vallée sainte de la Qadisha, Asi-l-Hadath s’inscrit dans un extraordinaire paysage accidenté, truffé de caves et d’abris creusés dans des falaises rocheuses quasi inaccessibles, qui ont servi depuis longtemps de lieu de méditation aux ermites maronites mais aussi de refuge aux habitants des villages environnants. Escalader les parois vertigineuses d’une montagne très escarpée entre falaises et précipices, progresser sur 500 mètres (l’équivalent de 160 étages) dans un milieu vertical, avant d’accéder à la grotte fut un véritable exploit. Ensuite, discrètement, en prenant garde de rester à l’abri du regard des miliciens et des pilleurs de vestiges archéologiques qui sévissaient à l’époque, il fallait refaire le chemin inverse, un nombre de fois, pour transporter les objets archéologiques et les momies soigneusement enveloppées dans de la gaze, jusqu’au sous-sol de la maison de Fadi Baroudi, à Adma, où un laboratoire doté de mesures pour préserver les momies contre les dangers de décomposition a été aménagé.

Outre que ce fut un mémorable voyage, il s’agit d’un triomphe pour les membres actifs du GERSL, notamment Fadi Baroudi, le père Abdo Badawi, Paul Khawaja, Alain Maroun, le père Youssef Tannous, Antoine Ghoch, Boutros Abi Aoun, Chafic Ghazali, Oussama Kallab, le père Karam Rizk, André Azzi, Hani Abdelnour et Hassan Salamé Sarkis, qui ont réussi à restituer le passé oublié de Asi-l-Hadath.

En raison de la guerre des 15 ans, les découvertes ne furent mentionnées qu’en 1992, et c’est en 1994 qu’elles furent remises à la Direction générale des antiquités.

Un ouvrage passionnant à consulter, avant de lui accorder une place d’honneur dans votre bibliothèque…

Source: L’Orient Le Jour

Raï : Je suis l’héritier des patriarches Hoyeck, Arida et Sfeir

12 octobre 2011 Poster un commentaire

Par Fady NOUN | 12/10/2011

C’est le Raï pédagogue qui tout au long de sa tournée pastorale enseigne aux Libanais de la diaspora autant qu’aux Libanais du Liban les principes de base de l’édification d’une nation.

« Dans un monde arabe qui se cherche, dans un monde arabe qui vit les douleurs d’un nouvel enfantement, quel est le rôle du Liban ? » s’est interrogé lundi le patriarche Raï, à Cleveland, dans une courte homélie prononcée dans une église Saint-Maron pleine à craquer. « Un rôle central, a-t-il répondu. Le rôle d’un pays qui a souffert d’une guerre civile qui lui a beaucoup coûté. »

« Nous devons être à la hauteur du sang qui a été versé, a dit le patriarche, et nous dire que suffisamment de sang a coulé et qu’il faut désormais prendre les moyens de la paix. Nous avons chèrement payé la leçon selon laquelle seuls la communion et le partage édifient des sociétés, et non pas la guerre civile. »

Angélisme ? Peut-être, mais le patriarche maronite n’a d’autre pouvoir que celui de la parole et de l’autorité morale qui la porte.

Tard dans la soirée, devant les convives réunis à l’hôtel Renaissance, il a explicité à nouveau sa vue de l’avenir de la région et du rôle que le Liban peut jouer à cet égard.

Devant les deux sénateurs David Kucinich et Marcia Fudge, et en présence de Samir Haykal, représentant les Forces libanaises, et Fahim Gemayel, représentant le parti Kataëb, le patriarche a redéfini sa « ligne » d’action. « Je suis l’héritier de trois grands patriarches, a-t-il dit, le patriarche Hoyeck, qui a choisi le Grand Liban, le patriarche Arida, qui a béni le pacte national entre musulmans et chrétiens, et le patriarche Sfeir, le patriarche de la nouvelle indépendance. Si vous voulez situer le patriarche qui vous parle, c’est ainsi qu’il faut le faire. »

« Quand on a demandé au patriarche Hoyeck de préciser quelle était sa communauté, il a répondu : ma communauté, c’est le Liban. Eh bien, ce que mon illustre prédécesseur a dit, je le reprends à mon compte. Ma communauté, c’est le Liban. Le patriarche Raï, le voici. C’est mon programme : un Liban au-dessus de toute considération, qu’elle soit personnelle, partisane ou confessionnelle. »

Et d’ajouter : « Mais puisqu’on en vient aux choses personnelles et aux confessions, disons-le franchement. Au Liban, nous souffrons d’un mal grave, l’allégeance à l’étranger, à un parti ou à une communauté. Mais les allégeances ne construisent pas le Liban. Nous devons sortir de nos alignements et construire un nouveau pacte national. »

Le patriarche est arrivé hier à Houston, où Nijad Issam Farès a donné un grand déjeuner en son honneur. Au programme de la journée : une réunion avec les jeunes maronites de la communauté, une messe, et, le soir, comme d’habitude, un banquet en son honneur donné par la communauté libanaise.

Source: L’Orient Le Jour

À Nadine….

12 octobre 2011 Poster un commentaire

12/10/2011

Par Dr Maria BASSIL

Nadine, Nadine, Nadine, par où commencer et comment ? Comment en effet exprimer l’intensité de l’éblouissement ressenti à la sortie de ton merveilleux Et maintenant on va où ?

Comment mettre des mots cohérents et explicites sur la charge émotionnelle qui m’a envahie deux heures durant et habitée depuis, m’incitant à jeter dans les salles tout être humain que je croise depuis ?

Nadine, ton bébé est un chef-d’œuvre envoûtant, un hymne à la femme en général et à la mère en particulier. C’est un cantique magnifique qui glorifie la meilleure d’entre nous : notre maman.

Tes femmes sont sublimes d’abnégation, de courage et de volonté. Elles sont sages et pourtant capables de toutes les folies… Elles sont lucides et si facétieuses. Elles sont pugnaces et malicieuses, cocasses et courageuses. Elles sont autoritaires et tendres à la fois. On a envie de faire partie de cette clique hétéroclite, bruyante, gesticulante et pourtant si aimante, intelligente et soudée. On a envie d’avoir des Yvonne et autre Asma dans notre vie pour nous grandir. Elles ont porté la vie et veulent la défendre bec et ongles ; elles sont surtout sublimes dans cette solidarité absolue entre elles, solidarité inébranlable, qui ne laisse jamais place au doute, et cela quelles que soient les circonstances. Elles sont unies comme les doigts d’une main et se dressent en rempart, avec foi et allégresse, contre l’hystérie collective de leurs mâles à l’esprit surchauffé. Leur pacte tacite est indestructible car elles ont définitivement et furieusement fait le choix de la vie… et donc de la paix.

Personnages jubilatoires, situations cocasses et solutions caustiques, musique et ambiance nostalgique, aux doux parfums siciliens, et surtout sublimation de la femme, de son sens aigu du sacrifice et du devoir, de son intelligence, de la sagesse et de la finesse de son jugement et de son instinct infaillible de survie.

Merci, Nadine pour ces deux heures de bonheur absolu.

Merci de nous faire croire que cela existe ou pourrait exister.

Merci pour cette parenthèse jouissive, faite de poésie, de tolérance, de coexistence et d’humanisme.

Merci de nous rappeler ce que l’on savait déjà : que le monde serait meilleur s’il était dirigé par des femmes.

Ton film mérite de toute évidence tous les honneurs et les prix de tous les festivals du monde car il porte un message universel qui transcende les religions, les races, les époques et les pays.

Mais son prix le plus ultime serait, bien sûr, qu’il soit vu par les 4 millions de Libanais pour leur rappeler la douceur de ce que c’était « avant » et pour qu’ils réfléchissent à la beauté de ce que cela « pourrait » être ou « devrait » être un jour.

Alors, au nom des inconditionnels – et ils se comptent par milliers, je t’assure –, de ceux qui iront le voir bientôt, en famille, en couple, entre amis ou même, comme moi, une, deux ou trois fois, je te dis encore une fois merci pour nous avoir permis de vivre ce très bel instant de grâce.

Les secrets du succès et de la paix intérieure

11 octobre 2011 2 commentaires

Voici une page intéressante sur laquelle je suis tombée par hasard aujourd’hui. Bonne méditation !

Les 10 secrets du succès et de la paix intérieure

D’après le Docteur Wayne W.Dyer, il existe dix secrets qui garantissent le succès et la paix intérieure. Les voici :

1er secret : avoir un esprit ouvert à tout et attaché à rien

Cela signifie qu’il faut :

  • Croire que tout est possible si on a suffisamment de volonté.
  • Renoncer totalement à ce à quoi on est attaché (lieu, objet, personne)
  • Accueillir ce que nous offre l’univers sans juger

2ème secret : ne pas mourir sans avoir joué sa propre musique intérieure

Cela signifie qu’il faut :

  • Écouter son cœur
  • Prendre des risques pour sa passion
  • Savoir que l’échec n’est qu’une illusion et qu’il ne faut pas en avoir peur

3ème secret : vous ne pouvez pas donner ce que vous ne possédez pas

Cela signifie qu’il faut :

  • Changer ce que nous n’aimons pas en nous
  • S’aimer soi-même et se respecter
  • Trouver son but

4ème secret : adopter le silence

Cela signifie qu’il faut :

  • Découvrir la valeur du silence
  • Intégrer plus de silence dans sa vie
  • Prendre consciemment contact avec Dieu

5ème secret : renoncer à son histoire personnelle

Cela signifie qu’il faut :

  • Ne pas se raccrocher au passé
  • Vivre l’instant présent et accepter la réalité telle qu’elle est

6ème secret : il est impossible de résoudre un problème avec le même esprit qui l’a créé

Cela signifie qu’il faut :

  • Accepter le monde tel qu’il est
  • Savoir qu’il existe un lien entre chaque individus, que nous sommes tous membre de la famille humaine

7ème secret : il n’y a pas de ressentiment justifié

Cela signifie qu’il faut :

  • Accepter l’opinion des autres même si elle est différente de la nôtre
  • Pardonner à ceux dont nous pensons qu’ils nous ont blessé

8ème secret : traitez vous comme la personne que vous aimeriez être

Cela signifie qu’il faut faire partout place à l’inspiration.

9ème secret : chérissez le divin en vous

Cela signifie que vous êtes Dieu créateur de votre vie et du monde dans lequel vous vivez.

10ème secret : la sagesse consiste à éviter toute pensée affaiblissante

Cela signifie que votre esprit se nourrit avec des pensées de paix, d’amour, d’acceptation et de bonne volonté.

Source : Les 10 secrets du succès et de la paix intérieure – Dr Wayne W. Dyer (Editions J’ai Lu). Lien.

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