Le chef de l’Église maronite, Mgr Béchara Raï, a célébré la messe de Noël à Bkerké, dimanche, en présence d’une foule d’officiels et de personnalités, notamment le président Michel Sleiman et son épouse, les chefs des Kataëb, Amine Gemayel, et du CPL, le général Michel Aoun, le vice-président du Conseil, Samir Mokbel, le nonce apostolique, Mgr Gabriele Cascia, les ministres de l’Intérieur, Marwan Charbel, et de l’Industrie, Vrej Sabounjian, les députés Gilberte Zouein, Youssef Khalil, Nehmetallah Abi Nasr, Farid el-Khazen, les anciens ministres Ziyad Baroud, Nagy Boustany, Farid Haykal el-Khazen, les anciens députés Samir Azar, Pierre Daccache et Émile Naufal, le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, le président du Conseil constitutionnel, Issam Sleiman, le président de la Fondation maronite dans le monde, Michel Eddé, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Sacr Sacr, le directeur général de la Sûreté de l’État, Georges Karha, le commandant de la gendarmerie, le général Salah Gebran, et plusieurs autres.
Dans l’homélie qu’il a prononcée pour l’occasion, Mgr Raï a mis l’accent sur l’instauration de la paix qui se fait, selon lui, par plusieurs moyens : « Développer l’homme et la société, améliorer la distribution des richesses nationales, consolider la vie économique et sociale, combattre la pauvreté et la corruption, soutenir les activités productives et touristiques, réformer le système fiscal. »
Il a ensuite souligné l’engagement des chrétiens en faveur de la cause de la paix « fondée sur le respect de l’être humain et de ses droits, et la suppression de tout ce qui met cette paix en danger : la violence, la guerre, les atteintes à la vie humaine, le terrorisme, la torture, les arrestations arbitraires, les accusations infondées, notamment de traîtrise », avant de souligner le rôle de l’État à ce niveau. Selon le patriarche, l’État doit « seul veiller à la sécurité de la population et se doit, par voie de conséquence, de ramasser toutes les armes et d’en limiter l’usage aux seules forces légales ». « Beyrouth et tout le Liban doivent être sans armes », a insisté Mgr Raï en ajoutant : « L’État doit également soumettre toutes les missions de défense et de sécurité aux décisions de la seule autorité politique et accroître la confiance en ses forces armées. »
Après avoir jugé que la paix est aussi « le fruit de la justice », le chef de l’Église maronite a fait remarquer que « personne ne peut arrêter le cours de la justice, le court-circuiter par la force des menaces ou de l’intimidation ou encore le dévier à des fins personnelles ou sectaires, quelle que soit sa responsabilité ou son influence ». Il s’est ensuite prononcé en faveur d’une autonomie de la justice et a plaidé pour la protection du corps judiciaire et pour la dynamisation de l’activité des tribunaux.
Mgr Raï a en outre mis l’accent sur la nécessité de « réunifier les Libanais par la promulgation d’une loi amnistiant tous ceux qui avaient été contraints de se réfugier en Israël ». Il a souligné la responsabilité de l’Église, de l’État et de la société civile dans le développement de la fraternité, de la justice et de la solidarité entre les Libanais, notamment dans le but d’assurer une vie meilleure aux jeunes. Lire la suite…
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