Archive

Archive for février 2012

Le « pays rêvé » des Libanais de l’étranger

11 février 2012 Poster un commentaire

Par Carole DAGHER | 11/02/2012

La réalisatrice Jihane Chouaib

La réalisatrice Jihane Chouaib

CINÉMA Un premier long-métrage de Jihane Chouaib, puissant et sensible, pour conquérir la liberté de réinventer son identité.

Malgré la nuit glaciale, nombreux sont ceux qui ont bravé une température sibérienne au-dehors pour venir assister à la première du film de Jihane Chouaib, Pays rêvé, au cinéma Saint-André des Arts. La jeune réalisatrice a présenté son premier long-métrage devant un parterre d’amis, de cinéphiles, de professionnels, et en présence des acteurs, producteurs et membres de l’équipe de tournage. Avec ses yeux qui ont conservé quelque chose de l’enfance, et sa voix qui est l’exact miroir de ses émotions, elle a remercié les présents, la société de production Iskra, l’équipe libanaise « qui a travaillé dans des conditions difficiles », Orjouane production, les techniciens et tous les coéquipiers de son aventure. Car ce projet est bel et bien une aventure, professionnelle autant que personnelle. Une aventure réussie en tous points.  Lire la suite…

L’IMA refond son musée et met l’accent sur la diversité du monde arabe

11 février 2012 Poster un commentaire

08/02/2012

La façade de la prestigieuse institution.

La façade de la prestigieuse institution.

INITIATIVE À l’occasion de ses 25 ans, l’Institut du monde arabe (IMA) de Paris a entièrement refondu son musée qui sera inauguré le 20 février, avec un propos centré sur la diversité du monde arabe.

«Auparavant, le musée était fondé sur l’art de l’islam, apparu au VIIe siècle, et couvrait une aire géographique très vaste allant jusqu’à l’Inde», rappelle Marie Foissy, conservatrice en chef du patrimoine et chef du projet de refonte du musée depuis janvier 2009.
«Mais le Louvre va ouvrir cette année un grand département des arts de l’islam. Il n’était pas nécessaire de faire la même chose, explique-t-elle. Nous avons donc choisi de nous recentrer sur l’aire des vingt-deux pays cofondateurs de l’IMA avec la France, qui sont les membres de la Ligue arabe.»

«Il y a dans cette aire géographique une diversité ethno-linguistique (berbère, kurde, araméen) et confessionnelle (chrétiens, juifs, musulmans et traditions ancestrales), relève Mme Foissy. Elle enrichit le sentiment d’appartenance à une culture marquée avant tout par une langue partagée, l’arabe, et un héritage culturel commun.»
«Le monde arabe s’est constitué avant l’islam. Il a eu des rapports avec toutes les grandes civilisations autour de lui, grecque, romaine, perse, égyptienne… C’est un grand brassage».
Pour repenser le musée, Marie Foissy s’est entourée de l’avis d’experts (archéologues, historiens, linguistes, anthropologues…). «J’ai joui d’une totale liberté sur ce projet», assure-t-elle.
La décision de lancer ces travaux muséographiques a été prise en 2008 par Dominique Baudis, alors président de l’IMA, qui avait «le sentiment que le musée était un peu abandonné au profit des expositions temporaires. C’était devenu la “Belle au bois dormant”», déclare Mme Foissy.
«La muséographie avait vieilli. La fréquentation était en baisse et tournait autour de 40000 et 50000 visiteurs par an», ajoute-t-elle.
L’enveloppe financière consacrée à cette refonte se monte à 5 millions d’euros dont une grande part apportée par la Fondation française Jean-Luc Lagardère, le Koweït et l’Arabie saoudite.
Le musée s’étage sur quatre niveaux et dispose d’une surface d’exposition de 2400 m2. La scénographie a été confiée à l’Italien Roberto Ostinelli qui est intervenu sans toucher aux structures de Jean Nouvel, l’architecte de l’IMA. Il a joué sur l’ampleur, la légèreté, la transparence, avec de grandes vitrines.
Le musée présente environ 380 pièces provenant des collections de l’IMA et de dépôts faits par des musées des pays arabes, des institutions françaises (musées du Louvre, du quai Branly, Bibliothèque nationale), des collectionneurs privés, des églises et couvents du Proche-Orient.
Délaissant la chronologie, le parcours de la visite est organisé par thème. «Les Arabies, berceau d’un patrimoine commun», «Sacré et les figures du divin», «Villes», «L’Expression de la beauté», «Un temps de vivre».
Le musée de l’IMA a obtenu en 2011 l’appellation «musée de France» décernée par le ministère de la Culture.
L’IMA est une fondation de droit français à visée culturelle, réunissant la France et les vingt-deux États de la Ligue arabe. Depuis septembre, la présidence du Haut conseil de l’IMA est assurée par Renaud Muselier.

Source : L’Orient Le Jour

Signature du roman "Le mur familier aux ombres"

9 février 2012 Poster un commentaire

Sous le haut patronage de Son Excellence, M. Boutros Assaker, Ambassadeur du Liban en France

Serge Akl, Directeur de l’Office du Tourisme du Liban

et les Editions Tensing

sont heureux de vous convier à la signature du roman de

Jean-Claude MORIN

"Le mur familier aux ombres"

le mercredi 15 février à partir de 18h

à l’office du Tourisme du Liban
124 rue du Fbg St Honoré, 75008 Paris

Un vin d’honneur suivra la séance de dédicace.

Les traversées nomades de Vénus Khoury-Ghata

9 février 2012 Poster un commentaire

Dans le cadre des Jeudis de l’IMA :

Les traversées nomades
de Vénus Khoury-Ghata

Jeudi 22 mars 2012, 18h30 – Salle du Haut Conseil

Poète, romancière et traductrice, Vénus Khoury-Ghata est une infatigable nomade de la poésie. A 74 ans, elle a à son actif certains des prix littéraires les plus prestigieux: Prix Guillaume Apollinaire, Grand Prix Guillevic de poésie de Saint-Malo, Prix Mallarmé, Prix Jules Supervielle, Grand Prix de poésie de l’Académie française et récemment le Prix Goncourt de la poésie 2011.

Son œuvre compte une vingtaine de recueils et de romans travaillés par la notion de l’entre-deux : Orient/Occident, arabe/français…

« Des jardins, des montagnes » dans les « toiles libanaises » de Pascal Courcelles

8 février 2012 Poster un commentaire

Par Zéna ZALZAL | 30/01/2012

« Kifak Inta », techniques mixtes sur toile (130 x 260 cm).

« Kifak Inta », techniques mixtes sur toile (130 x 260 cm).

PEINTURE Artiste belge, Pascal Courcelles est un visiteur régulier du pays du Cèdre, où il expose régulièrement ses œuvres, depuis 2006, à la galerie Alice Mogabgab.

Le voilà qui y présente, à nouveau, jusqu’au 11 février, ses peintures récentes. En fait, une série, particulière, de toiles directement inspirée des paysages libanais. Et regroupées sous l’intitulé « Des jardins, des montagnes ». Près d’une vingtaine d’huiles et techniques mixtes, de moyen et grand format, exécutées, ou du moins entamées, au cours des deux mois qu’il a passés l’été dernier en résidence d’artiste à Jezzine.
Des compositions florales, comme toujours chez cet artiste qui n’aime rien tant que confronter les inépuisables palettes de tonalités miroitantes et de luminances éclatantes qu’il trouve dans la nature aux questions que la peinture lui pose. Lire la suite…

Anthologie de l’art plastique au Liban

8 février 2012 Poster un commentaire

Par Edgar DAVIDIAN | 30/01/2012

VIENT DE PARAÎTRE Un gros pavé, en langue arabe, pour cerner le vaste et prolifique mouvement de l’art plastique au Liban depuis ses débuts, aux abords des années 1900, jusqu’à ses nombreux éclatements actuels. Pour cela, un livre, « Richat fi mahab el-rih » (Un pinceau au vent) – Dar al-Hiwar al-Jadid, 623 pages –, signé Georges el-Rassi. Un répertoire important pour se retrouver à travers le dédale de plus de 250 artistes de tous crins, tous en quête de création…

En couverture, comme pour rester dans le sillage de la créativité, « Antar et Abla », mythique couple d’amoureux représenté sur toile par Rafic Charaf, sabre au vent sur un fringant pur-sang arabe…

Analyse du mouvement pictural libanais, l’un des plus importants du monde arabe, à travers de petites biographies soigneusement documentées (avec rectification et remise à jour des dates de naissance ou de décès de certains, reproduits un peu chaotiquement par la presse) pour chaque peintre. Ainsi qu’une introduction générale concernant les données sociales (fondation et développements des universités, centre d’art et galeries), cadre, source d’inspiration et reflets de la personnalité de tous ceux qui ont envahi salles d’exposition et cimaises, aussi bien au pays du Cèdre qu’à l’étranger. Mis à part les balbutiements à caractère religieux depuis le XVIe siècle, tout commence effectivement avec l’émergence du groupe des cinq : Daoud et son fils Georges Corm, Habib Srour, Khalil al-Salibi, Philippe Mourani et Khalil Gibran. Suit la premiètre Nahda avec Mustapha Farroukh, Omar el-Ounsi, César Gemayel, Saliba Doueihy, Rachid Wehbé, Youssef el-Howayk et les frères Basbous. Lire la suite…

Si Beyrouth m’était contée… du XIXe siècle jusqu’à nos jours

7 février 2012 Poster un commentaire

La ville aux cent visages se révèle à travers les archives depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours.

Par May MAKAREM | 31/01/2012

ARCHITECTURE Peu de Beyrouthins peuvent situer sur une carte l’emplacement des tours de défense et de surveillance de leur ancienne ville. Encore moins nombreux sont ceux qui connaissent sa toponymie, perdue aujourd’hui. Après cinq ans d’enquêtes sur le terrain et de recherches dans les archives des services du cadastre ottoman, français et libanais, l’architecte Antoine Fischfisch dresse le portrait aux cent visages du vieux Beyrouth, offrant un éclairage inédit sur ses métamorphoses depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours.

 

 

L’immeuble Wikalat, qui procède de la maison aux trois baies, à la rue Mar Mikhaël.

L’immeuble Wikalat, qui procède de la maison aux trois baies, à la rue Mar Mikhaël.

Publié par l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA), l’ouvrage de l’architecte-restaurateur Antoine Fischfisch, intitulé Formes urbaines et architecturales de Beyrouth, depuis le XIXe siècle à nos jours, apporte « des éléments radicalement nouveaux pour saisir l’évolution de la ville grâce à ses composantes foncières et architecturales ». D’emblée, la préface signée par le professeur Michael Davie, de l’université François – Rabelais de Tours, met l’accent sur l’importance de celle qui constitue « une référence incontournable pour les futurs chercheurs qui se pencheront sur les moments charnières de la ville ». Il souligne d’autre part que le fait de focaliser l’attention sur la période ottomane relève d’une bonne pratique scientifique, car étant donné que les lois, les réglementations urbaines, l’institution municipale, les grands aménagements et les bâtiments emblématiques de la ville datent pour l’ensemble de cette période.

Pour analyser les diverses mutations de la ville, Antoine Fischfisch a puisé dans les archives foncières. Le premier cahier trouvé remonte à 1876. Les plus anciens, ceux de 1859 – date de l’instauration du bureau ottoman « Defter Khaqany », qui s’occupait de l’inscription des diverses opérations immobilières – jusqu’à 1875 n’ont pas été repérés. Ce sont donc les registres de la période 1876-1918 qui ont été épluchés ainsi que 21 cahiers du cadastre de la période du mandat français et 27 autres issus du recensement des biens-fonds datant de 1931. Les informations réunies ont été photocopiées, photographiées ou scannées et inventoriées selon chaque thème dans un fichier électronique. Cette recherche « inédite », complétée par une large bibliographie et des enquêtes sur le terrain, a permis d’analyser les dynamiques spatiales et leurs évolutions. Plusieurs composants physiques de l’ancien Beyrouth ont pu être reconstitués et diverses mutations tant à l’intérieur de la vieille ville qu’à sa périphérie ont pu être « éclaircies ». Photographies, cartographies, fiches descriptives et tableaux analytiques et de synthèse portant sur les catégories des rues, les quartiers à caractère résidentiels, les lieux paysagers, le nombre d’opérations foncières ou le nombre et pourcentage d’étages, de chambres et de maisons, etc. illustrent largement l’ouvrage. Lire la suite…

Benoît XVI au Liban en septembre ?

7 février 2012 Poster un commentaire

OLJ/Agences | 07/02/2012

Benoit XVI ne s'est pas encore rendu au Liban. Tony Gentile/Reuters

Benoit XVI ne s'est pas encore rendu au Liban.

RELIGION Lors de sa visite, le pape devrait remettre "l’exhortation synodale" aux évêques de la région du Moyen Orient.

Le pape Benoît XVI se rendra en septembre au Liban pour remettre "l’exhortation synodale" aux évêques de la région du Moyen Orient, a indiqué mardi Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, cité par l’agence catholique italienne Sir.

"Il est prévu que Benoît XVI remette l’exhortation apostolique du synode pour le Moyen Orient, qui s’est tenu en octobre 2010, en septembre au Liban", a déclaré le patriarche, qui s’exprimait dans une église de Jérusalem, selon l’agence Sir. "L’exhortation apostolique" contient les conclusions et les recommandations qui ont été rédigées durant le synode, à toutes les Eglises locales de la région.

Depuis ce synode, la situation des chrétiens d’Orient est devenue encore plus délicate, beaucoup se sentant poussés à émigrer en raison des menaces de mouvements islamistes anti-chrétiens, mais aussi de difficultés économiques.

Ce voyage, s’il se confirme, sera le premier de Benoît XVI au Liban et le second dans la région, après le voyage historique qu’il avait effectué en mai 2009 en Jordanie, en Israël et dans les Territoires occupés. Il devrait être assez court, le pape restant seulement une nuit sur place.

Le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a indiqué mardi qu’un tel voyage est bien "à l’"étude", mais il n’y a pas "encore de communication officielle" sur les dates et le déroulement.

Colloque : Les printemps arabes et le religieux – Collège des Bernardins

7 février 2012 Poster un commentaire

Colloque organisé par le département « Société, Liberté, Paix » du pôle de recherche.

Vendredi 10 février 2012, de 8h45 à 22h

 

Les révolutions arabes ont surpris l’opinion internationale et les médias. Elles ont bousculé, par les faits, certains clichés occidentaux qui associaient monde musulman et absence de modernité, terre d’islam et déficit démocratique. Quels sens leur donner aujourd’hui dans le cadre d’une analyse des transformations du fait religieux dans les pays du sud de la Méditerranée ?

Programme :

8h45-9h10 : Ouverture du colloque

9h10-9h30 : Pourquoi un dialogue sur le religieux en Méditerranée ?
Jacques Huntzinger, Valentine Zuber.

9h30-11h : Les sécularisations et les laïcités en Méditerranée
Abdelmajid Charfi, Mohamed–Sghir Janjar, Ahmad Salamatian, Jean-Paul Willaime, Valentine Zuber.

11h20-13h : Les femmes et le religieux dans les Printemps arabes
Latifa Lakhdar, Marjorie Moya, Saïda Ounissa, Wassyla Tamzali.

13h-14h30 : Pause

14h30-17h : Les Printemps arabes et le religieux
Yadh Ben Achour, Amr El Shobaki, Antoine Fleyfel, Vincent Geisser, Pierre-Jean Luizard, Nabil Mouline.

17h20-19h : La Turquie, un nouveau modèle pour les Printemps arabes ?
Samim Akgönül, David Behar, Gérard Groc, Fabienne Robert, Dorothée Schmid.

20h-22h :P rintemps arabes, religion et modernité
Yadh Ben Achour, Abdelmajid Charfi, Regis Debray, Abdou Filali-Ansari, Jacques Huntzinger, Raphaël Liogier.

Colloque (journée + table ronde du soir) : Les printemps arabes et le religieux

Gratuit pour les étudiant, les doctorants et les – de 26 ans, dans la limite des places disponibles.
Tarif réduit pour les demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux (sur présentation d’un justificatif).

Informations : 01.53.10.74.44     Tarif Plein : 20 €     Tarif Réduit : 12 €

Journée (de 8h45 à 19h) : Les printemps arabes et le religieux

Gratuit pour les étudiant, les doctorants et les – de 26 ans, dans la limite des places disponibles.
Tarif réduit pour les demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux (sur présentation d’un justificatif).

Informations : 01.53.10.74.44     Tarif Plein : 15 €     Tarif Réduit : 9 €

Table ronde seule (de 20h à 22h) : Printemps arabes, religion et modernité

Gratuit pour les étudiant, les doctorants et les – de 26 ans, dans la limite des places disponibles.
Tarif réduit pour les demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux (sur présentation d’un justificatif).

Informations : 01.53.10.74.44     Tarif Plein : 5 €     Tarif Réduit : 3 €

Réservez vos places sur la page du colloque.

Une escapade en Yamani majeur

7 février 2012 Poster un commentaire

Par Colette KHALAF | 07/02/2012

Tarek Yamani, accompagné de Kristijan Krajncan à la batterie et de Goran Krmac au tuba. (Photo Hassan Assal)

Tarek Yamani, accompagné de Kristijan Krajncan à la batterie et de Goran Krmac au tuba.

CONCERT C’est au Tournesol, accompagné de Kristijan Krajncan à la batterie et de Goran Krmac au tuba, que le pianiste libanais Tarek Yamani a présenté ses récentes créations musicales, en grande partie de sa composition, qui seront bientôt compilées dans l’album « Ashur ».

Tarek Yamani parvient toujours, comme le disait Paul Verlaine, à être «ni tout à fait le même ni tout à fait un autre». Dans ce récital présenté au Tournesol, entouré de deux artistes venus de Slovénie pour l’occasion, Kristijan Krajncan à la batterie et Goran Krmac au tuba, le pianiste troubadour allant de ville en ville et s’inspirant toujours de tonalités nouvelles a encore une fois créé la surprise. Il a présenté les récentes compositions de son album Ashur, qui sortira dans les bacs d’ici à quelques mois sous le label «Edict Records» et a fait voyager un public ravi.
C’est une véritable virée que proposera le jeune pianiste, qui a récemment remporté en 2010 le prix «Thelonious Monk International Composer’s Competition». Un voyage dans le temps, mais aussi dans les atmosphères.

Climats
Au programme de ce périple musical, une petite «kazdoura» intitulée en italien «Passegiata», qui se terminera par des balades plus longues. «Nous allons à présent revenir 400 ans en arrière pour revisiter Bach et sa composition, Prélude n°2 en C mineur», dit l’artiste, et puis de reprendre par la suite: «Nous revenons à présent vers les années 80. Le pilote aux commandes de sa musique a cette dextérité d’emporter le public avec lui.» «Que diriez-vous d’une dabké, mais à ma manière», poursuit-il d’un ton badin. Car Tarek Yamani aime à dialoguer avec tous ceux qui sont là et qui sont venus partager avec lui sa vision de la musique. «Mon public préféré, dit-il en s’adressant à la salle, c’est celui qui réchauffe le cœur.»
Yamani, c’est tout cela à la fois: le classique, le traditionnel, le contemporain et le jazz, l’oriental et l’occidental. Il puise dans tout ce creuset de cultures différentes tout ce qui peut être au service de la musique qu’il aime. Pour lui, il suffit qu’il y ait ce souffle, ce levain nommé passion pour que la pâte gonfle et soit homogène. Lorsqu’il présentera Sama3i Yamani, composition pour laquelle il avait été récompensé, le musicien se retiendra de dire quelle était sa source d’inspiration. «C’est en ôtant une lettre, avouera-t-il vers la fin du récital, que l’on obtient le nom Sami, et c’est à mon père qu’elle est dédiée.»
Tarek Yamani c’est aussi cela, un parcours privé et public qui se lit à travers les notes de musique, une amitié qui se construit en interprétant des morceaux et des aficionados qui aiment à suivre ce talentueux musicien et à assister fièrement à sa progression.

Source : L’OLJ

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 513 followers

%d bloggers like this: