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La soprano Rima Tawil rend hommage à Massenet
Par Carole DAGHER | 30/03/2012
RENCONTRE Avec sa belle voix sombre de soprano grand lyrique au timbre velouté, Rima Tawil a choisi d’entraîner ses auditeurs et fans dans un « rêve infini », sur des airs aussi variés que méconnus de Jules Massenet.
Rêve infini est le titre du nouveau CD de Rima Tawil sorti le 26 mars (chez Integral Classic) à l’occasion du centenaire de la mort du grand compositeur français qui a laissé quelques chefs-d’œuvre de l’art lyrique, Jules Massenet, parmi lesquels le célèbre Manon, l’un de ses opéras les plus populaires, mais aussi Werther, Don Quichotte, Hérodiade, Le Cid et le fameux Thaïs, dont la Méditation est passée à la postérité. Un répertoire que Rima Tawil connaît bien pour l’avoir interprété sur des scènes européennes et américaines au cours de sa carrière déjà riche et diversifiée. Ce qu’elle nous livre pourtant dans ce très bel album, où l’amplitude de sa voix et sa grande technicité sont magistralement portées par l’Orchestre philharmonique du Danube, à Vienne, sous la direction de Manfred Müssauer, c’est un florilège de mélodies et d’airs d’opéra qui restent à redécouvrir. «Ce CD est la résultante d’un an de recherches pour rassembler des morceaux encore introuvables ou inconnus de Jules Massenet, explique la soprano franco-libanaise. Lorsque je faisais l’acquisition d’une partition, je me mettais au piano pour la déchiffrer.» Rima Tawil affirme être tombée amoureuse de Massenet le jour où elle a interprété le rôle de Salomé, dans Hérodiade, à Dijon, en 1997. En préparant le dernier CD, «j’ai redécouvert la grandeur de Massenet, affirme-t-elle. Il avait un souffle oriental, puisque la plupart de ses héroïnes sont des personnages bibliques.» Et elle poursuit avec élan: «J’ai découvert une écriture dont j’ignorais l’abondance.» «En lisant ses Mémoires, j’ai également constaté qu’il avait un côté bien sympathique. C’était un grand voyageur, un bon vivant et un compositeur brillant, joué partout, qui admirait Verdi, avait pour maître Ambroise Thomas et qui était respecté par Bizet, Saint-Saëns. Il avait également un chat qui s’appelait Zizi», ajoute en souriant la soprano, en regardant le gros chat douillet qui se love dans l’un des fauteuils de son salon.
On le voit bien, Rima Tawil est rentrée dans l’univers du compositeur afin de donner le meilleur d’elle-même. La passion avec laquelle elle évoque Massenet, sa vie et son œuvre, est la même qu’elle a mis dans son interprétation des morceaux et arias choisis avec soin. Certains l’ont été en accord avec sa voix dramatique et profonde (Grisélidis, Hérodiade, Le Cid), ou sa tessiture grave (le très bel Ave Maria sur la Méditation de Thaïs). D’autres nécessitent des acrobaties vocales qui sont de véritables performances, chargées de beauté et d’émotion (C’était si beau, Ariane), exigeant d’elle une interprétation de soprano colorature (Sevillana de Don César de Bazan) ou de mezzo soprano aigu (Cendrillon, Marie-Magdeleine). Quant à l’oratorio sublime de La Vierge (Rêve Infini), où elle chante des pianissimos sur une note aiguë, il démontre à lui seul le niveau d’aboutissement auquel Rima Tawil a su amener sa voix, à force de travail.
Dans la préface du livret accompagnant le CD, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, rend hommage à la soprano franco-libanaise. «Il fallait une soprano au charme et à la tempérance toute classique pour faire briller Massenet, écrit-il. Rima Tawil les possède sans conteste et démontre à travers ces quatorze airs la souplesse et l’élégance de sa voix, qui portent une chaleur et une générosité exceptionnelles.»
Et Ariane Massenet, arrière-petite-nièce du compositeur, souligne pour sa part, dans l’introduction du livret, combien «cet album me permettra d’apprécier la diversité des œuvres lyriques dont quelques magnifiques extraits sont si bien interprétés par Rima Tawil».
Quoi de plus encourageant pour se plonger dans l’œuvre d’un compositeur de génie encore méconnu à bien des égards, notamment par les jeunes générations?
Rima Tawil se produira aujourd’hui, vendredi, au Foyer du Théâtre du Châtelet, accompagnée du pianiste Jeff Cohen et les solistes de l’Opéra de Paris, avec à leur tête Pierre Lenert, premier alto solo de l’Orchestre de l’Opéra de Paris. Une soirée qui promet. À quand une programmation au Liban ?
Source : L’Orient Le Jour
Concert de Ziad Kreidy à Paris
Ziad Kreidy en concert à la Fondation Danoise C.I.U.P.
le mardi 3 avril 2012 à 20h30
Fondation Danoise : 9, Boulevard Jourdan, 75014, Paris
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles
Programme :
- Joseph Haydn (1732-1809)
Sonate en mi mineur Hob. XVI No. 34
Presto – Adagio – Vivace molto
- Franz Schubert (1797-1828)
3 Klavierstücke D 946
N° 1 en mi bémol mineur Allegro assai – Andante – Tempo
N° 2 en mi bémol majeur Allegretto – Tempo 1, 2.
N° 3 en do majeur Allegro
- Edvard Grieg (1843-1907)
Pièces Lyriques opus 43
Sommerfugl/Papillon
Ensom Vandrer/Voyageur solitaire
I Hjemmet/Dans mon pays
Liden Fugl/Oisillon
Erotik/Poème érotique
Til Foråret/Au printemps
Du despotisme… et du printemps arabe
L’ORIENT LITTÉRAIRE Partant d’une fable qui traite de certains instruments du despotisme, Ziad Majed – qui dédie ce texte à Samir Kassir – déconstruit les principes de la tyrannie. Une déconstruction qui a commencé en Tunisie et en Égypte.
Le résumé de la nouvelle en dit long sur une certaine condition politique dans la plupart des pays du monde arabe. Une condition qui est le fruit de décennies de despotisme. Lire la suite…
Autour de Samir Frangié au salon du livre

Dans le cadre du Salon du Livre de Paris
Les éditions L’Orient des Livres/Actes Sud
ont le plaisir de vous inviter à une rencontre avec
Samir Frangié
autour de son ouvrage « Voyage au bout de la violence »
sur le thème
« Un avenir de paix au Liban serait-il possible ? »
Avec
Ghassan Salamé
Farouk Mardam Bey
Alexandre Najjar
et Henry Laurens
animée par Marc Kravetz
suivie d’une séance de dédicace
le vendredi 16 mars 2012 à 12h30
sur la Scène des auteurs (U84)
Spectacle Escale à Beyrouth à l’UNESCO – Publication de l’annonce dans le Parisien
Maison de l’UNESCO - Délégation permanente du Liban auprès l’UNESCO
Union Libanaise Culturelle Mondiale
Samedi 17 mars 2012 à 20h
SPECTACLE
Escale à Beyrouth
Escale à Beyrouth, c’est le nom donnée à la soirée pour ce concert caritatif au profit de l’Association Les enfants orphelins des martyrs de l’armée libanaise.
Une soirée présentée par Patrice Laffont, dans laquelle il nous sera donné à entendre des artistes de renoms, interpréter un répertoire allant des classiques orientaux aux grands standards de la variété internationale dans un voyage musical extraordinaire pendant deux heures.
Les bénéfices de ce spectacle qui est organisé par l’Union libanaise culturelle mondiale (ULCM) seront reversés à l’Association les enfants orphelins des martyrs de l’armée libanaise.
Ils seront une dizaine d’interprètes de renom international, de choristes et de danseurs des écoles Isis Figaro, d’ Evi’ Dance et Dabké sous la direction musicale de Abdou Mounzer dans une mise en scène de Nicole Chami Mouradian.
Parmi les artistes, il y aura Hiba Mounzer, Bruno Tabbal, Cynthia Baroud, Karim Baltagi et Patricia Atallah, la merveilleuse interprète active au sein de la diaspora libanaise, par sa participation à de nombreux concerts au profit du Liban.
« Chanter est un engagement, une mission de paix et un moyen sacré qui permettent de transmettre un message profond d’amour et de réconciliation. » dit-elle.
Formée au chant lyrique et de piano au conservatoire dès l’âge de sept, elle a grandit à l’écoute des plus grands interprètes des musiques traditionnelles, classiques libanaises et arabes, avec la voix de Fairouz, dont elle est une fervente admiratrice. Sa voix voluptueuse et chaleureuse, ressemble à son tempérament serein et accueillant. Les qualités exceptionnelles de cette artiste, vous donnent l’impression d’entendre sa voix sourire quand elle chante sur scène ! Une soirée exceptionnelle à ne pas manquer.
Prix des places : 25 € / 40 € / 60 €
Réservations :
- concert17mars2012@ulcm-france.org,
- www.fnac.com
- Tél 06 24 99 31 11
Contact : Artemis Kairouz
Tél : 06 20 54 06 41
Email : artemis.kairouz@yahoo.fr
Maison de l’UNESCO : 125 avenue de Suffren, 75007 Paris - www.unesco.org
Les minorités et le manuel d’histoire
Le mercredi 29 février, L’Orient-Le Jour a publié deux articles, l’un étant une tribune d’Alain Juppé publiée par le journal français La Croix sur les chrétiens d’Orient et les printemps arabes, l’autre donnant un compte rendu de la conférence de presse de Samy Gemayel autour du manuel d’histoire en cours d’élaboration au Liban. Certes les deux textes ne sont pas directement liés mais ils abordent, sous deux angles différents, la même problématique des minorités chrétiennes en Orient et, spécifiquement, celle de la minorité chrétienne au Liban. Lire la suite…
Samir Frangié et les chemins de traverse

Farès Sassine, Akl Awit, Jabbour Douaihy et Ahmad Beydoun rendent hommage à Samir Frangié, à l'occasion de la parution de la version arabe de son ouvrage de Samir Frangié, Voyage au bout de la violence (traduit par l’écrivain et chercheur Mohammad Hussein Chamseddine).
TABLE RONDE L’hommage d’un quatuor d’intellectuels à Samir Frangié, unanimement salué comme un « précurseur ».
Pour la parution de la version arabe de l’ouvrage de Samir Frangié Voyage au bout de la violence (traduit par l’écrivain et chercheur Mohammad Hussein Chamseddine), quatre prestigieux compagnons de route de l’ancien député – Farès Sassine, Akl Awit, Jabbour Douaihy et Ahmad Beydoun – ont rendu hommage à son parcours politique et intellectuel dans le cadre d’une table ronde organisée par le Mouvement culturel – Antélias et les éditions L’Orient des livres, au Salon du livre d’Antélias.
La table ronde a été suivie d’une séance de dédicace de M. Frangié au stand de L’Orient des livres. L’occasion de retracer tout ce que cet homme, qui a toujours préféré les chemins de traverse aux grandes avenues reposantes, a apporté à la pensée et à l’action politique, au cours du demi-siècle écoulé. Lire la suite…
Les révolutions parallèles
Par Samar Yazbek | L’Orient Littéraire | 05/02/2012
L’ORIENT LITTÉRAIRE Le discours sur le caractère moral de la révolution syrienne sous l’angle de la dignité et de la spontanéité exceptionnelle semble quelque peu dépassé malgré toute sa véracité. Ce qui est apparu dans le déroulement de cette révolution et son développement ces derniers temps confirme qu’elle fabrique, à travers un parcours sanglant, des révolutions parallèles à celle destinée à renverser la tyrannie. C’est un nouveau phénomène auquel il importe d’être attentif.
Même si les débuts du soulèvement n’avaient pas un caractère culturel strict, que la majorité des intellectuels n’en étaient pas à l’origine, il se trouve aujourd’hui qu’émergent trois formations qui commencent à mettre en place des institutions culturelles alternatives. Des institutions civiles qui seront fondatrices d’un futur État citoyen, de droits et d’égalité. Lire la suite…
Le Franco-Libanais Ziad Takieddine contre-attaque

Dans "L'ami encombrant", Ziad Takieddine règle ses comptes avec le monde politico-judiciaire français.
"Bouc émissaire d’une tentative d’élimination politique, je réagis et je témoigne", se justifie-t-il dans un livre dans lequel il s’en prend notamment au juge Renaud Van Ruymbeke qui l’a mis en examen à l’automne.
Il explique aussi refuser d’être "un dommage collatéral d’une lutte implacable pour le pouvoir et les parts de marché". Lire la suite…



