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Signature de l’ouvrage de Sélim Abou au Salon du livre de Paris

Dans le cadre du Salon du livre de Paris,
les Presses de l’Université Saint-Joseph
ont le plaisir de vous inviter à la signature de l’ouvrage de
Sélim ABOU sj, Directeur des Presses de l’USJ
Les Mbyas Guaranis – Le temps de la reconnaissance
Le vendredi 22 mars 2013 à 18h00
sur le stand du ministère libanais de la culture au Salon du livre de Paris
Paris Porte de Versailles – Pavillon 1 – Boulevard Victor, Paris 15ème
Vente en ligne : www.usj.edu.lb/pusj
En 1978, dans la province de Misiones, Argentine, deux communautés indiennes guaranies fondèrent chacune un village et prirent en charge leur propre développement, avec le soutien de professeurs bilingues et de personnels – un médecin, un dentiste, un ingénieur agronome, un menuisier – recrutés et rémunérés par l’Institut Antonio Ruiz de Montoya. Cette expérience d’autogestion, en cours dans les deux localités de Fracrán et Peruti, ne tarda pas à acquérir valeur de modèle pour les autres communautés guaranies de la Province. Mais en même temps, elle suscitait l’irritation, le scepticisme ou simplement l’indifférence des membres de la société. Pour ceux-ci, les vrais Indiens étaient ceux des Réductions jésuites (1609-1768) qui n’avaient rien à voir avec les Indiens actuels qui, au mieux, n’étaient que des péons bon marché au service des agriculteurs ou se contentaient de vendre les produits de leur artisanat aux touristes dans les villes et au bord des routes. Ils en voulaient aux promoteurs du projet, des naïfs qui croyaient au changement de statut de « ces pauvres Indiens ignorants et paresseux par nature ». Ils pensaient que, au terme de dix ans, durée de l’accord entre les deux villages et l’Institut Montoya, l’expérience s’effondrerait. Cette étape (1978-1989) fait l’objet de la première partie du présent ouvrage, qui reproduit l’essentiel de notre livre Retour au Paraná (1993), aujourd’hui épuisé. La deuxième partie, qui s’étale sur un peu plus de vingt ans, de 1989 à 2012, inflige un démenti formel aux préjugés des sceptiques et des contempteurs. Les communautés guaranies se sont multipliées. Dans la plupart d’entre elles et particulièrement à Fracrán et Peruti, les habitants défient les obstacles, les contraintes, les difficultés, faisant preuve de ténacité et leurs leaders de discernement. À partir des années 1990, la législation internationale et, en conséquence, la jurisprudence nationale et provinciale ont franchi un pas considérable en reconnaissant la préexistence des peuples originaires, en qualité de « nations » ayant droit à promouvoir leur langue, leur culture, leurs valeurs, leur religiosité, et en leur conférant le statut juridique de citoyens à part entière. Mais la reconnaissance juridique n’est pas tout. Ayant reçu une formation élémentaire à l’école du village, souvent suivi le cycle secondaire dans une proche localité et parfois même étudié une discipline à l’université, la jeune génération occupe avec succès des postes divers rémunérés par l’État ou exerce des métiers appréciés dans les secteurs public et privé. Les Guaranis de Misiones, spécialement les Mbyas, sont en train d’acquérir la reconnaissance sociale à laquelle ils aspirent, fiers de leur promotion de citoyens libres.
Sélim Abou, ancien recteur de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, est titulaire de la Chaire Louis D. Institut de France d’anthropologie interculturelle, directeur des Presses de l’Université Saint-Joseph et auteur de plusieurs ouvrages dont Liban déraciné, Cultures et droits de l’homme, La République jésuite des Guaranis (1609-1768) et son héritage, De l’identité et du sens. La mondialisation de l’angoisse identitaire et sa signification plurielle.
Le Franco-Libanais Ziad Takieddine contre-attaque

Dans "L'ami encombrant", Ziad Takieddine règle ses comptes avec le monde politico-judiciaire français.
"Bouc émissaire d’une tentative d’élimination politique, je réagis et je témoigne", se justifie-t-il dans un livre dans lequel il s’en prend notamment au juge Renaud Van Ruymbeke qui l’a mis en examen à l’automne.
Il explique aussi refuser d’être "un dommage collatéral d’une lutte implacable pour le pouvoir et les parts de marché". Lire la suite…
Onze Libanaises parmi les "100 femmes arabes les plus influentes" de 2012
olj.com | 06/03/2012
DANS LA PRESSE : Feyrouz, Nadine Labaki, Christine Sfeir, Haïfa Wehbé…
Pour la deuxième année consécutive et à quelques jours de la journée internationale de la femme, le magazine panarabe CEO Middle East publie sa liste des 100 personnalités féminines les plus influentes dans le monde arabe.
Un classement dont la tête est largement accaparée par les Emiraties et les Saoudiennes : cheikha Loubna el-Qassimi, ministre émiratie du Commerce extérieur, figure en première position, suivie de la militante des droits de l’homme yéménite et Prix du Nobel de la paix Tawakkol Karman, la femme d’affaires saoudienne Loubna Olayane, la princesse saoudienne Amira al-Tawil, épouse d’al-Walid ben Talal et présidente d’une fondation humanitaire nommée après lui.
En cinquième position arrive l’Emiratie Raja Issa al-Gurg, présidente du Conseil des femmes d’affaires de Dubaï. Elle est suivie de sa compatriote Amina al-Rustamani, PDG du géant médiatique TECOM qui comprend Dubaï Media City, Dubaï Studio City et l’International Media Production Zone.
Figure ensuite, en 7e position, la Syrienne cheikha Mounira Qoubeysi, fondatrice de « Qubeysiyat », un réseau d’écoles islamiques qui était banni en Syrie jusqu’en 2006. Le réseau compte environ 80 écoles à travers le Moyen-Orient.
En 8e place arrive la Koweïtienne cheikha al-Bahar, PDG de la Banque nationale du Koweït (NBK), l’une des plus grandes institutions financières dans la région, selon le magazine Arabian Business. Elle est suivie de la Saoudienne Hayat Sindi, chercheuse en biotechnologie au King’s College, à Cambridge et de Khouloud Fakih, première femme à avoir été nommée juge dans un tribunal islamique palestinien.
Du côté des Libanaises, onze femmes ont été retenues dans la liste de CEO Middle East. La diva Feyrouz, 77 ans, figure en 13e position. « Feyrouz, de son vrai nom Nouhad Haddad, a commencé sa carrière artistique dans les années 50. (…) Elle est aujourd’hui vénérée dans toute la région », lit-on sur le site d’Arabian Business qui a consacré plusieurs articles à la liste en question.

De gauche à droite : Feyrouz, Nadine Labaki, Christine Sfeir, Leila el-Solh Hamadé, Elissa et Maria Maalouf.
Nadine Labaki, la réalisatrice de 36 ans qui a à son compte deux longs-métrages à grand succès (« Caramel » et « Maintenant on va où ? »), arrive en 14e position. Elle est suivie de la femme d’affaires Christine Sfeir, 37 ans, qui possède plusieurs chaînes de restauration, dont Semsom, qui a ouvert des branches au Koweït, en Arabie saoudite et au Qatar. Six nouvelles branches, dont une en Inde, devraient ouvrir cette année, précise Arabian Business.
L’ancienne ministre Leila el-Solh Hamadé, vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal, arrive en 17e position. La chanteuse Elissa, qui aura 40 ans en octobre et qui a été récompensée trois fois de suite par le World Music Award, est placée en 41e position.
La 55e place est attribuée à la journaliste Maria Maalouf pour son programme « Sans censure », qui dénonce les affaires de corruption et de fraudes dans la région. Elle est également la propriétaire du journal « Arrouwad », selon le magazine panarabe.
Les chanteuses de pop arabe Nancy Ajram et Haïfa Wehbé occupent respectivement les 65e et 69e positions sur la liste, alors que Mona Bawarchi, présidente du groupe « Gezairi Transport » qui emploie plus de 500 personnes et opère dans pas moins de six pays, occupe la 81e place.
En 96e position figure la présentatrice du programme « Hadiss el-Balad » (la version arabe de « Tout le monde en parle »), Mona Abou Hamzé. Et enfin, la spécialiste en microfinance, Mayada Baydas, fondatrice de la compagnie AMEEN sal, figure quant à elle en avant-dernière position.
Pour consulter la liste dans son intégralité, cliquez ici.
Hommage à la publicité au Liban
Par Carla Henoud | 01/03/2012

Une pub publiée dans les années 60 dans Magazine.
VIENT DE PARAÎTRE 50 ans déjà que l’International Association Advertising (IAA) a été créée. Un anniversaire que son président actuel Nagi Boulos a voulu célébrer à travers un ouvrage « Lebanon Communicating – IAA Lebanon chapter-50 years of history and achievements »* dédié à tous ceux, acteurs et témoins, qui aiment la publicité.
À l’occasion de son jubilé d’or, l’International Association Advertising (IAA) a lancé à Beyrouth son ouvrage Lebanon Communicating. Le livre, en anglais, retrace histoire de l’association et de la publicité au Liban.
Fils de pub, fils de Jean-Claude Boulos également, homme de pub, de télé et longtemps président de la IAA chapitre Liban et international, Nagi Boulos, comme de nombreux autres, participe à la belle aventure de ce média. Démarrée au Liban avec le génial Fouad Pharaon en 1930, la publicité a connu les frémissements des débuts, l’explosion de l’âge d’or, le ralentissement des années de crise et l’enthousiasme de la reconstruction.

À l’occasion de son jubilé d’or, l’International Association Advertising (IAA) a lancé à Beyrouth son ouvrage Lebanon Communicating. Le livre, en anglais, retrace histoire de l’association et de la publicité au Liban.
Pour conserver cette mémoire et la partager avec la nouvelle génération de publivores, Boulos a retracé les 50 ans de l’association, ses présidents, ses objectifs, ses défis et ses accomplissements. À l’aide de documents d’archives et de photos, il ramène à la mémoire de tous ceux qui les ont connu, des personnalités exceptionnelles tels les regrettés Maroun Takchi, fondateur de l’IAA – Lebanese Chapter, Samir Farès, Mohammad Choucair, Jean Rizk ou encore Antoine Choueiri. Tous d’importants protagonistes qui ont façonné l’IAA et la publicité au Liban.
Lebanon Communicating – IAA Lebanon chapter-50 years of history and achievements passe également en revue les grandes agences, les belles campagnes, la naissance de la télévision et des télévisions, les inoubliables slogans. Les réclames en noir et blanc dans les quotidiens de l’époque, L’Orient et Le Jour, témoignent d’une grande créativité et d’un humour léger qui ressemble à cette belle époque. Publicités de lingerie, de voitures, de bières, de vêtements, elles sont toutes le reflet d’époques différentes.

«Nous ne pouvions pas laisser passer les cinquante ans sans retracer l’histoire de l’IAA et rendre un hommage à tous les pionniers dans le domaine ainsi qu’aux grandes agences. Nous avons choisi des publicités significatives des différentes décennies, pas forcément les plus belles, mais les plus insolentes. Celles que l’on ne peut plus faire aujourd’hui, comme la publicité comparative ou celle de médicaments ou de cigarettes.»

Rédigé en anglais, «la langue des affaires», précise-t-il, et constitué de 220 pages, le livre a nécessité sept mois de labeur. Un travail de recherches qui n’était pas facile (les archives de l’IAA ayant brûlé en 1975), mais rendu possible par les témoignages de quelques-uns de ces «collaborateurs» qui ont offert leurs souvenirs. Il réunit des informations importantes, ignorées ou simplement oubliées. Des informations rafraîchissantes qui décrivent également l’évolution de la créativité et des mentalités au Liban, des années 30 à nos jours. «La créativité se perd, déplore Naji Boulos. La cause: la globalisation des marques de vêtements, de produits de luxe, qui unifie les campagnes et des clients frileux qui privilégient le résultat immédiat à un travail de long terme.»
*«Lebanon Communicating – IAA Lebanon chapter-50 years of history and achievements » est en vente dans toutes les librairies à 100 000LL. Lire la suite…
« KEEFAK », l’application pour apprendre le libanais
Destinée à s’initier au libanais, l’application « KEEFAK » est disponible dans l’Apple Store depuis hier. De nouvelles mises à jour sont prévues pour varier les niveaux, avec des exercices plus complexes. Afin de ne rien oublier, voici son descriptif :
Marhaba,
Vous êtes probablement sur le point de télécharger cette application parce que vous avez un conjoint ou une conjointe libanais/e, et que vous n’arrivez pas à comprendre lorsqu’il/elle parle en libanais, surtout en famille ou au téléphone avec la belle-mère ! Et vous avez tellement envie de pouvoir parler…
Ou ce sont peut-être vos origines libanaises qui vous amènent à prendre des cours de dialecte libanais, afin de renouer avec elles, ou tout simplement pour pouvoir échanger avec la famille lorsque vous visitez le Pays des Cèdres.
Mais vous pouvez être aussi l’une de ces personnes passionnées par le Liban, qui l’a connu à travers un ami, un voyage, un livre ou un documentaire. Et vous êtes curieux de ce dialecte…
Enfin, il se peut que des obligations professionnelles motivent, voire exigent votre apprentissage du parler libanais. Vous avez trouvé !
Antoine Fleyfel, auteur de trois manuels d’apprentissage du parler libanais, et professeur de ce dialecte depuis plus de neuf ans, vous propose à travers cette application une série sans cesse enrichie de cours accessibles où que vous soyez et quand vous le voulez.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à surfer sur les pages du site http://www.parlerlibanais.fr et à nous contacter si besoin.
Lien dans l’Apple Store : http://itunes.apple.com/us/app/keefak/id490516744?ls=1&mt=8
Pour l’encourager et rester au courant de ses évolutions : http://www.facebook.com/KeefakTheApp
Si vous l’avez essayé, n’oubliez pas de la noter !
Cinéma libanais : le difficile passage de l’art pour l’art à une véritable industrie
Par Marisol RIFAI | 23/01/2012

Le programme Euromed Audiovisual III dispose de 11 millions d’euros pour le financement de projets cinématographiques des pays du sud de la Méditerranée.
LIBAN – AUDIOVISUEL Ce n’est pas pour rien que le cinéma est appelé le septième art ; il a fait rêver des millions de spectateurs durant des décennies et continue aujourd’hui, de plus belle, sa percée dans le domaine de la magie et de l’imagination. Mais le cinéma c’est aussi une industrie à part entière, qu’il faut développer, adapter aux nouvelles technologies et surtout financer. Zoom sur la situation du secteur au Liban.
Comment intéresser les investisseurs, attirer les financements et éveiller l’intérêt des pouvoirs publics sur l’importance du développement du cinéma au Liban ? Telles étaient les questions posées autour de la table ronde organisée la semaine dernière par le programme Euromed Audiovisual III de l’Union européenne (UE) en collaboration avec l’Association Liban Cinéma et animée par Maya de Freige, en présence des principaux acteurs du paysage cinématographique libanais.
« Le cinéma ne peut pas être considéré uniquement à travers son prisme artistique, c’est une industrie à part entière qui peut devenir, si on l’exploite bien, un outil de développement socioéconomique », a affirmé le directeur général du ministère de la Culture, Omar Halablab. C’est dans ce sens que le programme Euromed Audiovisual œuvre, avec un budget global de 11 millions d’euros jusqu’en 2013, au financement des projets cinématographiques des pays du sud de la Méditerranée. « L’objectif de la réunion d’aujourd’hui est de dresser un tableau général des besoins et faiblesses du secteur et en tirer des propositions concrètes pour mieux adapter le programme », a souligné de son côté la chef de la délégation de l’UE au Liban, Angelina Eichhorst.
Et un des handicaps du cinéma libanais, sur lequel la majorité des participants était d’accord, est le manque de professionnalisme du secteur : pas assez organisé ni structuré et plus proche de l’artisanat que d’une véritable industrie. La faute peut-être au décalage existant entre les formations cinématographiques et audiovisuelles proposées dans plus de dix universités et la demande du marché. « Les étudiants ne sont pas toujours bien orientés sur les besoins du secteur et reçoivent bien souvent des cours trop théoriques », a regretté Mahmoud Koreik, le directeur de la boîte de production Post-Office.
Un autre grand problème concerne la difficulté à trouver des financements, et cela à tous les niveaux de l’industrie cinématographique, de la réalisation à la production, à la distribution. Faire un film comporte beaucoup de risques financiers et le retour sur investissement n’est, dans la majorité des cas, pas à la hauteur des espérances, surtout que le succès du film dépend de beaucoup de variables externes comme la publicité ou la critique. Sans fonds de roulement, peu de gens osent se lancer dans l’aventure et l’industrie a du mal à se développer. Lire la suite…
La «khaizaran» relookée par Samer al-Amin
Par Zéna ZALZAL | 14/01/2012

Les « khaizaran » de Samer el-Amin versions « Solid » et « Dots ».
DESIGN La traditionnelle et si commune chaise « khaizaran », en bois et cannage, s’offre un relooking à la pointe de la tendance grâce aux bons soins et – au bon goût – de Samer al-Amin.
Elles étaient restées à la traîne de la modernité ces fameuses chaises «khaizaran» de notre enfance. Confinées dans les cuisines des anciennes maisons de montagne ou dans les arrières salons de condoléances des églises… Elles menaçaient même de disparaître avec l’abandon progressif des «ahawe el-ezzez» et autres restos traditionnels libanais! Mais c’était sans compter sur la créativité de Samer el-Amin.
Ce graphic-designer de formation, à la longue expérience de publicitaire reconverti depuis quelques années dans l’événementiel, a jeté son dévolu sur cette chaise, si commune qu’elle pourrait être un symbole du patrimoine libanais (au même titre que les maisons à arcades et tuiles rouges), mais aussi si banale qu’elle passe totalement inaperçue. «J’ai une sorte d’attachement à cette chaîse et, en même temps, j’en avais marre de la voir inchangée. C’est le fauteuil “Ghost” de Philippe Stark qui m’a donné l’idée de la relooker.» Plutôt que le plexiglas – dont la production au Liban n’est pas encore au point pour ce genre d’articles, et «je tiens à fabriquer du made in Lebanon», indique-t-il –, Samer al-Amin se tourne vers l’acier inoxydable en le combinant avec toutes sortes de motifs, matières et couleurs. Lire la suite…
Prochain arrêt : Beyrouth – Emission en 5 temps sur Arte
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Emmanuelle Gaume, présentatrice et journaliste, s’envole cette saison pour huit nouvelles destinations. Son émission "Prochain arrêt" fera escale à Rio, Rome, Los Angeles, Pékin, Montréal, Johannesburg, Beyrouth et Amsterdam. Des déambulations en cinq temps pour explorer ces villes autrement.
Beyrouth sera à l’honneur sur cinq épisodes, à 18h05 du lundi 16 au vendredi 20 janvier 2012.
Durée de chaque épisode : 26 min
Réalisation : Pierre Aboujaoudé.
Rediffusion : 23 au 27 janvier 2012 à 8h. Lire la suite…
"Beyrouth Hotel" pas au ciné, mais à la télé !
CENSURE Le film censuré par la Sûreté générale libanaise sera diffusé sur Arte dans sa version intégrale le 20 janvier.
Interdit en salles au Liban, "Beyrouth Hotel", le 3e long métrage de la réalisatrice franco-libanaise Danielle Arbid, sera diffusé dans sa version intégrale le 20 janvier sur Arte à 20h35 (heure française).
Le bureau de censure de la Sûreté générale a annulé la sortie du film, prévue le 19 janvier, en raison des références qui y étaient faites à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en 2005.
"Beyrouth Hotel est une pure fiction. Le film s’inspire de faits relatés dans les journaux, mais ne livre aucun scoop, ni ne milite pour ou contre aucun parti libanais", s’était insurgée la réalisatrice dans un communiqué publié le 12 décembre dernier. "C’est surtout une histoire d’amour entre Zoha (Darine Hamzé) et Mathieu (Charles Berling) dans un climat tendu, à Beyrouth aujourd’hui", avait-elle ajouté, parlant d’une "romance sur le fil à l’image d’un pays vacillant entre guerre et paix, où d’un instant à l’autre, tout peut chavirer".
Danielle Arbid avait par ailleurs indiqué à l’AFP qu’elle allait contester cette censure devant la justice.
Selon le bureau de censure libanais, les producteurs avaient dans un premier temps accepté et signé une demande d’enlever toute référence à l’assassinat de Rafic Hariri, avant de changer d’avis par la suite.
"Nous n’avons pas dit que c’était dangereux pour la sécurité du Liban, nous contestons le fait que le film mentionne explicitement cet assassinat alors que la démarche juridique n’est pas terminée", avait indiqué le bureau à l’AFP, en allusion au fait que l’affaire est actuellement entre les mains de la justice. "Ils disent que c’est de la fiction, mais le meurtre a bel et bien eu lieu. Changer les faits, ce n’est pas de la liberté", avait-il ajouté.
Déchets à Saïda : les négociations sur le prix de la tonne au point mort
Par Suzanne BAAKLINI | 09/01/2012

Un dépotoir qui empoisonne l’air des quartiers sud depuis une quarantaine d’années.
Environnement Il y a quelques semaines, la municipalité de Saïda inaugurait les travaux sur un brise-lame controversé qui devrait contourner le dépotoir de la ville. La crise des déchets n’est pas résolue pour autant…
Le dépotoir de Saïda, capitale du Liban-Sud, continue de recevoir chaque jour des milliers de tonnes de déchets en tout genre. L’usine ultramoderne de tri et de compostage à proximité reste hermétiquement fermée. La ville ne semble donc pas sur le point de régler une crise qui traîne depuis une quarantaine d’années, et dont le résultat est un immense dépotoir qui pollue et empoisonne l’air de ses quartiers sud. Le président du conseil municipal, Mohammad Saoudi, explique pourquoi. « Le principal obstacle reste celui des négociations avec les propriétaires de l’usine, dit-il. Or, si celle-ci ne commence pas à fonctionner, nous ne pouvons pas fermer le dépotoir et entamer sa réhabilitation. » Lire la suite…


