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Cinéma libanais : le difficile passage de l’art pour l’art à une véritable industrie

23 janvier 2012 Poster un commentaire

Par Marisol RIFAI | 23/01/2012

Le programme Euromed Audiovisual III dispose de 11 millions d’euros pour le financement de projets cinématographiques des pays du sud de la Méditerranée.

Le programme Euromed Audiovisual III dispose de 11 millions d’euros pour le financement de projets cinématographiques des pays du sud de la Méditerranée.

LIBAN – AUDIOVISUEL Ce n’est pas pour rien que le cinéma est appelé le septième art ; il a fait rêver des millions de spectateurs durant des décennies et continue aujourd’hui, de plus belle, sa percée dans le domaine de la magie et de l’imagination. Mais le cinéma c’est aussi une industrie à part entière, qu’il faut développer, adapter aux nouvelles technologies et surtout financer. Zoom sur la situation du secteur au Liban.

Comment intéresser les investisseurs, attirer les financements et éveiller l’intérêt des pouvoirs publics sur l’importance du développement du cinéma au Liban ? Telles étaient les questions posées autour de la table ronde organisée la semaine dernière par le programme Euromed Audiovisual III de l’Union européenne (UE) en collaboration avec l’Association Liban Cinéma et animée par Maya de Freige, en présence des principaux acteurs du paysage cinématographique libanais.
« Le cinéma ne peut pas être considéré uniquement à travers son prisme artistique, c’est une industrie à part entière qui peut devenir, si on l’exploite bien, un outil de développement socioéconomique », a affirmé le directeur général du ministère de la Culture, Omar Halablab. C’est dans ce sens que le programme Euromed Audiovisual œuvre, avec un budget global de 11 millions d’euros jusqu’en 2013, au financement des projets cinématographiques des pays du sud de la Méditerranée. « L’objectif de la réunion d’aujourd’hui est de dresser un tableau général des besoins et faiblesses du secteur et en tirer des propositions concrètes pour mieux adapter le programme », a souligné de son côté la chef de la délégation de l’UE au Liban, Angelina Eichhorst.

Et un des handicaps du cinéma libanais, sur lequel la majorité des participants était d’accord, est le manque de professionnalisme du secteur : pas assez organisé ni structuré et plus proche de l’artisanat que d’une véritable industrie. La faute peut-être au décalage existant entre les formations cinématographiques et audiovisuelles proposées dans plus de dix universités et la demande du marché. « Les étudiants ne sont pas toujours bien orientés sur les besoins du secteur et reçoivent bien souvent des cours trop théoriques », a regretté Mahmoud Koreik, le directeur de la boîte de production Post-Office.

Un autre grand problème concerne la difficulté à trouver des financements, et cela à tous les niveaux de l’industrie cinématographique, de la réalisation à la production, à la distribution. Faire un film comporte beaucoup de risques financiers et le retour sur investissement n’est, dans la majorité des cas, pas à la hauteur des espérances, surtout que le succès du film dépend de beaucoup de variables externes comme la publicité ou la critique. Sans fonds de roulement, peu de gens osent se lancer dans l’aventure et l’industrie a du mal à se développer.  Lire la suite…

Lancement officiel à Paris du Salon « Le Liban en France »

Par Élie MASBOUNGI | 19/05/2011

L’exposition « Le Liban en France » a été officiellement lancée en début de semaine dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris lors d’une réunion en présence de l’ambassadeur du Liban en France, Boutros Assaker, du président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP), Pierre-Antoine Gailly, du président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIAB), Mohammad Choucair, et du vice-président exécutif de la Chambre de commerce franco-libanaise, Pierre Rozek.

« Le Liban en France » aura lieu du 28 au 30 octobre prochain au Palais des Congrès, porte Maillot. Plus de 120 entreprises libanaises et libano-françaises y sont attendues et des rencontres professionnelles sont prévues. L’espace consacré aux stands est de 3 500 m2.

Devant une assistance composée d’hommes d’affaires français et de représentants de la presse, le président de la CCIP a prononcé un mot de bienvenue suivi à la tribune par l’ambassadeur Assaker qui a souligné l’importance de cet événement pour le développement et le renforcement des relations amicales et de la coopération entre la France et le Liban.

MM. Mohammad Choucair et Pierre Rozek devaient prononcer à leur tour de brèves allocutions pour inviter les entreprises libanaises et françaises à se rencontrer au cours de ce Salon à la faveur de réunions professionnelles qui y sont prévues.

De son côté, M. Nicolas Vassitch, conseiller commercial près l’ambassade de France au Liban, a présenté le Liban en chiffres, évoquant la situation actuelle et expliquant que le Liban reste un partenaire intéressant pour les investisseurs français.

Enfin, M. Nabil Baz, directeur de la société Promofair, organisatrice du Salon, a présenté l’événement, affirmant que plusieurs entreprises libanaises continuent à s’y inscrire malgré la crise que traverse actuellement le Liban.

« Le Liban en France » est une réplique et une suite logique de l’exposition « La France au Liban » qui s’était tenue à Beyrouth l’année dernière. À Paris, les secteurs libanais du luxe, du BTP, de l’agroalimentaire ainsi que d’autres domaines professionnels seront au rendez-vous de la porte Maillot.

Il s’agit pour les organisateurs de l’événement de donner aux participants l’occasion de promouvoir leurs produits et services, et d’étudier les moyens de créer des partenariats durables et intéressants pour les deux parties.

Source: L’Orient Le Jour

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