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Archive de la Catégorie ‘Culture’

Les familles invitées au Musée national de Beyrouth pour son 70e anniversaire

olj.com | 24/05/2012

PATRIMOINE Rendez-vous dimanche 27 mai de 10h à 17h, pour une foule d’activités.

A l’occasion du 70e anniversaire du Musée national de Beyrouth, le ministère de la Culture, la fondation nationale du patrimoine et l’association Biladi organisent une journée découverte à l’intention des jeunes.

Rendez-vous est donné aux petits et aux grands, le 27 mai au Musée national de 10h à 17h pour des activités variées : récit, par un conteur, de l’histoire du musée, visite guidée avec des marionnettes, spectacle musical, spectacle de mime pour découvrir les objets du musée, et visite, tout au long de la journée, avec des guides professionnels.

L’entrée et les ateliers d’art sont gratuits toute la journée.

« L’intelligence de la vie » disséquée dans « Alcinoé »

24/05/2012

VIENT DE PARAÎTRE Sur le thème de « L’intelligence de la vie », Jad Hatem, fondateur et rédacteur en chef de la revue « Alcinoé », laisse la plume à une dizaine d’intellectuels libanais.

Établir des passerelles entre les différentes disciplines a toujours été l’un des objectifs majeurs du philosophe et poète Jad Hatem, par ailleurs chef du département de philosophie et professeur de littérature et de sciences religieuses à l’Université Saint-Joseph.

C’est à cet effet qu’il a fondé et dirigé la revue Alcinoé dont l’intitulé signifie «esprit puissant» en grec. Une publication qu’il a voulue comme un espace de réflexion rassemblant un groupe d’intellectuels de différents domaines (médecins, ingénieurs, penseurs, journalistes…) sur un thème à chaque fois prédéfini.

Au sommaire de ce 3e numéro*, consacré à «L’intelligence de la vie», des textes de Nicole Hatem, Annie Ibrahim, Jean-Malik Lemaire, Nabil Okaïs, Georges Haddad et Roger Abi-Nassif, Stéphanie Jabre, Samar Abou-Zeid, Joëlle Naim-Zraick, Carla Yared, et Jad Hatem, bien entendu.

Des contributeurs de différents horizons et qui ont abordé la question de l’intelligence de la vie suivant des angles et des perspectives aussi divers que leurs sensibilités.

Débats philosophiques chez Jean-Malik Lemaire et Jad Hatem qui développe par ailleurs une expression poétique puissante; réflexion scientifique pour Nabil Okaïs; dimension spirituelle dans L’Eau vive de Nicole Hatem, surréaliste dans les récits de Georges Haddad ou psychanalytique dans les Tranches de vie de Carla Yared… Alcinoé multiplie dans ce numéro les modes d’approche de la vie. Dans une tentative d’en disséquer et révéler toutes ses manifestations d’intelligence… Une revue qui s’adresse aux esprits puissants !

Z.Z.

*Disponible à la librairie Antoine.

Source : L’Orient Le Jour

Le Festival du printemps de Beyrouth, une 4e floraison prometteuse !

23/05/2012

Gisèle Khoury et Randa Asmar annonçant le programme à la presse.Photo Michel Sayegh

Gisèle Khoury et Randa Asmar annonçant le programme à la presse.

CONFÉRENCE DE PRESSE Du 3 au 9 juin, le Festival du printemps de Beyrouth essaimera son désormais traditionnel bouquet de manifestations culturelles de qualité.

C’est ce qu’ont annoncé Gisèle Khoury et Randa Asmar, qui ont tenu une conférence de presse à l’hôtel Riviera pour divulguer les rendez-vous de cette 4e édition du Festival à la programmation, comme toujours, pluridisciplinaire et gratuite. Des spectacles, disséminés dans plusieurs salles et théâtres de la capitale et qui de la danse contemporaine aux chansons patriotiques libanaises, en passant par le théâtre, les musiques du monde, l’électro-fusion soufi et le hip-hop ainsi qu’une conférence, sont dédiés à la mémoire de Samir Kassir et à son héritage intellectuel et humain, dont ce festival se veut le porteur.

Rappelons que ce festival, institué en 2009, est baptisé «Printemps de Beyrouth» du titre de l’un des derniers articles écrits par Samir Kassir. Il a vu le jour grâce au soutien d’amis et de nombreux sponsors, mais surtout de la société civile libanaise.

En voici le programme :  Lire la suite…

Documentaire : Liban, le bien-aimé du Moyen-Orient [France 3]

Diffusion du film documentaire réalisé par Eric Bacos :

« Liban, Le bien aimé du Moyen Orient »

samedi 26 mai prochain à 16h sur France 3

http://vimeo.com/36890808

Résumé :
Si longtemps malmené par le cours de l’Histoire, le Liban a trouvé une énergie sans pareille pour se reconstruire.
Le centre de Beyrouth est aujourd’hui le symbole de ce dynamisme avec une réhabilitation spectaculaire des immeubles historiques touchés par la guerre ou se mêlent modernisme et traditions.
Si le pays est petit par sa taille, sa diversité culturelle et religieuse ont engendré un patrimoine d’une grande richesse. D’une vallée à l’autre, le style de vie peut être complètement différent.
Des vestiges de Baalbeck qui voisinent avec une des plus grandes mosquées du pays, des plaines d’olivier du nord aux légendaires pâtisseries de Tripoli, des monastères maronites du chouf aux plages du sud. Ce film part à la rencontre de cette diversité.

USP-ANANDA Production (merci Simon)

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Décès de la chanteuse Warda al-Jazairia

17 mai 2012 15 commentaires

olj.com | 17/05/2012

La chanteuse algérienne à Carthage, en 2009. Photo Getty images / AFP

La chanteuse algérienne à Carthage, en 2009.

DISPARITION Bouteflika veut que la célèbre chanteuse algérienne soit enterrée dans son pays.

La celèbre chanteuse algérienne Warda al-Jazairia est décédée ce soir d’une crise cardiaque au Caire, à l’âge de 73 ans, selon des informations rapportées par la chaîne panarabe al-Arabiya. Le président algérien AbdelAziz Bouteflika a demandé à ce que la chanteuse, née en 1939 d’un père égyptien et de mère libanaise, soit enterrée en Algérie.

Surnommée la “Rose algérienne”, cette diva de la chanson d’amour a vendu plus de 100 millions d’albums à travers le monde pour un répertoire comprenant plus de 300 chansons.

Une de ses chansons, “El Ghala Yenzad”, fait l’éloge de la famille du Prophète, mais aussi de l’ancien leader libyen Mouammar Kadhafi. A cause de cette chanson, la chanteuse algérienne avait été interdite en Égypte durant trois années. Warda avait dû intervenir auprès de Jihane Sadate, la femme du président égyptien à l’époque, afin que ce dernier daigne lever cette interdiction.

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« Lettres du Liban », ou le printemps des auteurs libanais à Paris

Par Zeina SALEH KAYALI | 15/05/2012

Les auteurs posant avec leur éditeur.

Les auteurs posant avec leur éditeur.

ÉDITION La jeune et avant-gardiste maison d’édition Orizons, située en plein cœur du Quartier latin, a organisé autour d’un collectif de prestigieux écrivains libanais une conférence-débat intitulée « Lettres du Liban ». Bahjat Rizk, Jad Hatem, Nicole Hatem et Toufic el-Khoury y dédicaçaient leurs dernières parutions.

Devant un public très nombreux composé d’intellectuels, de journalistes et de personnalités culturelles, parmi lesquelles l’ambassadrice du Liban auprès de l’Unesco Mme Sylvie Fadlallah, le directeur d’Orizons, Daniel Cohen, lui-même écrivain et auteur notamment de Blanche des oublis et d’Eaux dérobées, prend la parole. Il commence par évoquer son propre parcours, les liens avec le Liban remontant à son oncle qui y a servi dans les années 1930 et y a conçu une fascination pour le pays et ses habitants. Puis il raconte sa rencontre essentielle avec Jad Hatem, philosophe libanais, à l’œuvre immense et multiple. Et c’est de cette rencontre que naît l’envie d’en savoir plus sur une littérature vivante venue de l’autre côté de la Méditerranée, et qui le décide à lui ouvrir les portes de sa maison d’édition. Il conclura en disant que « sans les “Lettres du Liban”, il manquerait quelque chose au monde ».  Lire la suite…

Beiteddine 2012, la diversité toujours au rendez-vous !

09/05/2012

Le ministre du Tourisme Fadi Abboud et la présidente du festival Nora Joumblatt au cours de la conférence de presse. Photo Michel Sayegh

Le ministre du Tourisme Fadi Abboud et la présidente du festival Nora Joumblatt au cours de la conférence de presse.

CONFÉRENCE DE PRESSE C’est à la Salle de verre du ministère du Tourisme et en présence du ministre Fadi Abboud (qui a promis de mettre un budget à la disposition des grands festivals pour leur publicité à l’étranger) que Nora Joumblatt, présidente du Festival de Beiteddine, a annoncé le programme des soirées « beiteddiniennes » de 2012. Du pop-rock au lyrique, en passant par la danse, le tarab et le jazz, la diversité est, comme toujours, au rendez-vous de ce festival tout public !

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« Zawaq », un premier guide de référence sur les vins du Liban

Par Carla Henoud | 17/04/2012

Le jury chargé de la sélection des meilleurs vins du Liban.

Le jury chargé de la sélection des meilleurs vins du Liban.

VIENT DE PARAÎTRE Tout savoir sur les vins libanais… Les domaines, les caves, les grands millésimes et les jeunes méconnus. 416 pages d’informations objectives, utiles et gourmandes, recueillies dans un ouvrage bilingue français/anglais, le « Guide Zawaq des vins du Liban » (éditions Le Commerce du Levant et Tamyras)*.

« L’idée remonte à 2009, lorsque nous avions préparé dans Le Commerce du Levant un numéro spécial sur le vin, confie l’auteure, Muriel Rozelier, journaliste, qui a également signé Une vie de pintades à Beyrouth (Calmann-Levy). Nous nous sommes rendu compte de l’intérêt général croissant pour les vignobles libanais, qui connaissent une véritable renaissance. Nous avions recensé alors une trentaine de producteurs de vin. Aujourd’hui, ils sont 40. »

Le projet prend ainsi forme, de créer un guide bilingue anglais/français, dans lequel le lecteur, amateur de bon vin, puisse puiser toutes les informations nécessaires pour mieux choisir ou découvrir de nouveaux labels, en sortant des sentiers battus. Ce travail de plusieurs mois fut mené en duo. Muriel Rozelier et Sibylle Rizk, rédactrice en chef du Commerce du Levant, ont ainsi partagé les rôles. La première dans celui de rédactrice et la seconde d’éditrice, leur complémentarité a permis, au bout de plusieurs mois de recherches, de proposer un guide écotouristique complet, avec de nombreuses informations à découvrir sur la culture et l’histoire du vin au Liban. Zawaq, qui signifie en arabe celui qui a du goût, s’adresse aux dégustateurs, à ceux qui ont le goût du vin, mais aussi à ceux qui s’intéressent au patrimoine libanais et à son terroir.

« C’est la seule filière agricole qui marche bien au Liban, qui s’exporte et qui réussit, précise l’auteure. Plus de 8 millions de bouteilles de vin sont produites par an au Liban. Du bon et du moins bon. Mais surtout, derrière la vigne, il y a toujours une véritable aventure humaine avec, souvent, l’implication de personnes qui ont la volonté de contribuer au développement de leur région tout en cherchant à la sauver de l’appétit immobilier. »

Un outil clair, dans la forme et le fond.

Une lisibilité claire

Réalisé en association avec les éditions Tamyras, le Guide Zawaq des vins du Liban est un outil clair, tant dans la forme que dans le fond. Les chapitres sont divisés par régions, accompagnés de cartes, de fiches techniques et de photos signées Grégory Demarque. Dans cet ouvrage, le lecteur pourra découvrir toutes les caves du Liban, les détails du vignoble, la liste de tous les vins de la propriété. De même que l’histoire du vignoble libanais depuis l’Antiquité, les caves en devenir, les vignobles des Libanais de la diaspora et même des conseils pour s’initier à l’art de la dégustation.

« Nous avons voulu proposer une vision légère du sujet, souligne Muriel Rozelier, en présentant des attractions touristiques, des adresses d’hôtels et de restaurants dans chaque région citée. Car visiter des vignobles est un plaisir qui peut s’accompagner de lieux intéressants à voir. »

Vignes libanaises.

Sélection des meilleurs vins du Liban

Le point fort du guide, c’est aussi et surtout d’avoir réuni en exclusivité au Liban un jury international qui a dégusté à l’aveugle la quasi-totalité de la production de vins libanais pour la noter et sélectionner les 100 meilleurs vins du Liban. Les cinq jurés ont été choisis pour leur professionnalisme et l’absence de conflits d’intérêts potentiels avec des producteurs libanais. Il s’agit de Bernard Burtschy (chroniqueur vin au Figaro), David Cobbold (conseiller en vin et auteur de nombreux ouvrages), Labib Kallas (agronome et œnologue), Ziad Moawad (négociant en vin) et Jean-Pierre Valade (directeur technique de l’Institut œnologique de Champagne).

« L’idée était de guider le consommateur dans son choix, qu’il soit amateur ou professionnel. » Pendant trois jours fin novembre à l’hôtel Le Gray, les jurés ont goûté à l’aveugle 150 bouteilles dont ils ne connaissaient que la catégorie de prix et le millésime. Une note de dégustation a été décernée à chaque cru. Le résultat est quelquefois surprenant, notamment avec l’attribution de leurs 21 « coups de cœur » et de 14 « best deal » reflétant de bons rapports qualité/prix.

Il confirme surtout que les vins du Liban sont largement conformes aux standards internationaux.

*« Le Guide Zawaq des vins du Liban » (éditions Le Commerce du Levant et Tamyras) est en vente dans toutes les librairies à 25 dollars.

http://youtu.be/hUMOnczvOUY

Source : L’Orient Le Jour

Tea Time avec Rima Tawil à la FNAC Montparnasse, Paris

Tea Time classique spécial en présence de Rima Tawil
pour son nouveau disque-hommage à Massenet Rêve infini.

La préface de Frédérique Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication :

Tea Time avec Rima Tawil

Avec Massenet, les mélodies portées comme autant de promesses sensuelles par des reines, héroïnes, jeunes filles ou amantes, s’unis- sent dans des mélopées où l’orchestre fait corps de manière si singu- lière avec leur interprète. Quelque quatorze opéras portent le nom d’une amoureuse légendaire ou littéraire que Massenet, par son talent, aura inscrit au panthéon du répertoire classique. Avec Masse- net, la virtuosité de l’orchestration est toujours mise au service de mélodies portées par l’émotion, où l’accident survient toujours avec grâce, suscitant le plaisir autant que la surprise chez ceux qui le jouent et le chantent comme chez ceux qui l’écoutent.

Avec pourtant 23 opéras et quelque 200 mélodies, l’œuvre de Jules Massenet reste toujours à redécouvrir. L’année 2012 nous donne précisément l’occasion de mettre en lumière ce joyau de notre patrimoine musical, à l’occasion du 100 e anniversaire de la dispa- rition du compositeur.

Il fallait une soprano au charme et à la tempérance toute classique pour faire briller Massenet. Rima Tawil les possède sans conteste et démontre à travers ces quatorze airs la souplesse et la puissance élégante de sa voix, qui portent une chaleur et une générosité exceptionnelles.

Où : Paris – Montparnasse (Espace Passion Classique, niveau -1)

Quand : vendredi 13 avril 2012 à 17h

Source : FNAC.com

Evénement sur Facebook : 

Retrouvez l’actualité de la soprano franco-libanaise sur www.facebook.com/rimatawil.soprano

La soprano Rima Tawil rend hommage à Massenet

Par Carole DAGHER | 30/03/2012

RENCONTRE Avec sa belle voix sombre de soprano grand lyrique au timbre velouté, Rima Tawil a choisi d’entraîner ses auditeurs et fans dans un « rêve infini », sur des airs aussi variés que méconnus de Jules Massenet.

Rêve infini est le titre du nouveau CD de Rima Tawil sorti le 26 mars (chez Integral Classic) à l’occasion du centenaire de la mort du grand compositeur français qui a laissé quelques chefs-d’œuvre de l’art lyrique, Jules Massenet, parmi lesquels le célèbre Manon, l’un de ses opéras les plus populaires, mais aussi Werther, Don Quichotte, Hérodiade, Le Cid et le fameux Thaïs, dont la Méditation est passée à la postérité. Un répertoire que Rima Tawil connaît bien pour l’avoir interprété sur des scènes européennes et américaines au cours de sa carrière déjà riche et diversifiée. Ce qu’elle nous livre pourtant dans ce très bel album, où l’amplitude de sa voix et sa grande technicité sont magistralement portées par l’Orchestre philharmonique du Danube, à Vienne, sous la direction de Manfred Müssauer, c’est un florilège de mélodies et d’airs d’opéra qui restent à redécouvrir. «Ce CD est la résultante d’un an de recherches pour rassembler des morceaux encore introuvables ou inconnus de Jules Massenet, explique la soprano franco-libanaise. Lorsque je faisais l’acquisition d’une partition, je me mettais au piano pour la déchiffrer.» Rima Tawil affirme être tombée amoureuse de Massenet le jour où elle a interprété le rôle de Salomé, dans Hérodiade, à Dijon, en 1997. En préparant le dernier CD, «j’ai redécouvert la grandeur de Massenet, affirme-t-elle. Il avait un souffle oriental, puisque la plupart de ses héroïnes sont des personnages bibliques.» Et elle poursuit avec élan: «J’ai découvert une écriture dont j’ignorais l’abondance.» «En lisant ses Mémoires, j’ai également constaté qu’il avait un côté bien sympathique. C’était un grand voyageur, un bon vivant et un compositeur brillant, joué partout, qui admirait Verdi, avait pour maître Ambroise Thomas et qui était respecté par Bizet, Saint-Saëns. Il avait également un chat qui s’appelait Zizi», ajoute en souriant la soprano, en regardant le gros chat douillet qui se love dans l’un des fauteuils de son salon.
On le voit bien, Rima Tawil est rentrée dans l’univers du compositeur afin de donner le meilleur d’elle-même. La passion avec laquelle elle évoque Massenet, sa vie et son œuvre, est la même qu’elle a mis dans son interprétation des morceaux et arias choisis avec soin. Certains l’ont été en accord avec sa voix dramatique et profonde (Grisélidis, Hérodiade, Le Cid), ou sa tessiture grave (le très bel Ave Maria sur la Méditation de Thaïs). D’autres nécessitent des acrobaties vocales qui sont de véritables performances, chargées de beauté et d’émotion (C’était si beau, Ariane), exigeant d’elle une interprétation de soprano colorature (Sevillana de Don César de Bazan) ou de mezzo soprano aigu (Cendrillon, Marie-Magdeleine). Quant à l’oratorio sublime de La Vierge (Rêve Infini), où elle chante des pianissimos sur une note aiguë, il démontre à lui seul le niveau d’aboutissement auquel Rima Tawil a su amener sa voix, à force de travail.

Dans la préface du livret accompagnant le CD, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, rend hommage à la soprano franco-libanaise. «Il fallait une soprano au charme et à la tempérance toute classique pour faire briller Massenet, écrit-il. Rima Tawil les possède sans conteste et démontre à travers ces quatorze airs la souplesse et l’élégance de sa voix, qui portent une chaleur et une générosité exceptionnelles.»
Et Ariane Massenet, arrière-petite-nièce du compositeur, souligne pour sa part, dans l’introduction du livret, combien «cet album me permettra d’apprécier la diversité des œuvres lyriques dont quelques magnifiques extraits sont si bien interprétés par Rima Tawil».
Quoi de plus encourageant pour se plonger dans l’œuvre d’un compositeur de génie encore méconnu à bien des égards, notamment par les jeunes générations?
Rima Tawil se produira aujourd’hui, vendredi, au Foyer du Théâtre du Châtelet, accompagnée du pianiste Jeff Cohen et les solistes de l’Opéra de Paris, avec à leur tête Pierre Lenert, premier alto solo de l’Orchestre de l’Opéra de Paris. Une soirée qui promet. À quand une programmation au Liban ?

Source : L’Orient Le Jour

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