Les origines libanaises (et torturées) de Thomas Langmann, producteur de “The Artist”
OLJ/Agences | 27/02/2012

Jean-Pierre Rassam, grand producteur d'origine libanaise de cinéma français et oncle de Thomas Langmann, producteur de "The Artist", un film qui est entré hier soir dans la légende des Oscars.
CINÉMA La mère de Langmann, était Anne-Marie Rassam.
Avec les cinq Oscars remportés dimanche soir par le film français “The Artist”, “la boucle est bouclée”, a déclaré à l’AFP son producteur Thomas Langmann, dont le père Claude Berri avait lui-même remporté un Oscar en 1966 pour son court-métrage “Le poulet“.
Dans le hall de l’hôtel Mondrian, sur le mythique Sunset Boulevard, à un jet de pierre d’Hollywood, l’heureux producteur a été le premier des “Artistes” à se présenter aux journalistes français et américains, pendant la fête Weinstein – le distributeur américain du film -, dans une ambiance électrique.
En reçevant son Oscar quelques heures plus tôt, M. Langmann avait rendu hommage à son père Claude Berri. Il a déclaré à l’AFP que c’était “la première personne” à qui il avait pensé en entendant l’acteur Tom Cruise dire les mots magiques “Et le gagnant est… The Artist”.
“Oui, mon père. Et ensuite ma mère, mon frère, mes proches, mes enfants, tous les gens proches de moi”, a-t-il dit. “C’est une histoire de famille parce que je suis dans une famille du cinéma. Mon père avait gagné un Oscar, un Golden Globe, un BAFTA, donc la boucle est un peu bouclée”.
Une famille qui plonge aussi ses racines au Liban. Lire la suite…





Les déplorables déboires des Libanais, plus particulièrement des milieux artistiques, avec la censure ne semblent pas avoir de limites. Et à chaque épisode de cette pratique foncièrement anachronique et d’un autre âge, en déphasage total avec la technologie de pointe des moyens de communication, la même question se pose dans les milieux intellectuels : jusqu’à quand le public libanais devrait-il accepter que « Dame Anastasie », plus spécifiquement la Sûreté générale, continue de le traiter en « assisté », en « mineur », qui n’est pas capable de faire preuve de discernement et de juger en adulte des œuvres artistique ? Et à cette interrogation s’en ajoutent deux autres, tout aussi fondamentales : sur quels critères se basent ceux qui décident qu’une œuvre artistique devrait être interdite aux Libanais, et jusqu’à quand les intellectuels et la société civile resteront-ils passifs face à de tels égarements qui portent atteinte à la créativité ainsi qu’à la liberté d’expression, d’autant qu’à chaque fois des explications nébuleuses sont fournies pour justifier la mesure prise ?
BALLE PERDUE, premier long-métrage de fiction tourné en pellicule au Liban, réalisé par Georges Hachem et avec dans le rôle principal Nadine Labaki (Caramel; Et maintenant on va où?) est diffusé dans les salles parisiennes depuis mercredi.


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