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Le consommateur libanais quasiment à l’abri des retombées alimentaires de la catastrophe de Fukushima
Par Nada MERHI | 16/05/2011

« Tous les produits provenant du Japon ont été systématiquement testés au Liban, et nous n’avons jamais décelé de taux de radioactivité supérieur à la normale », rassure Mouïn Hamzé.
Sécurité alimentaire Plus de deux mois après la catastrophe du Japon, le consommateur libanais craint encore pour sa santé. La clientèle des restaurants de cuisine asiatique a considérablement baissé. De leur côté, les responsables affirment que la situation est très bien contrôlée.
Il n’y a pas lieu de s’alarmer, « tous les produits provenant du Japon ont été systématiquement testés au Liban, et nous n’avons jamais décelé des taux de radioactivité supérieurs à la normale », rassure le secrétaire général du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), Mouïn Hamzé. D’ailleurs, « rares sont les produits alimentaires qui sont importés du Japon, encore moins le poisson », affirme pour sa part Aref Saadé, membre du syndicat des propriétaires de restaurants, pubs et cafés, et responsable des restaurants de cuisine asiatique au Liban. « La peur des clients a été inutilement exacerbée par le flot d’informations qui circulaient dans les médias et sur la toile concernant la dangerosité des produits alimentaires provenant du Japon, ajoute-t-il. Or les autorités nippones sont très strictes sur ce plan. Elles effectuent au quotidien des tests sur les taux de radiation nucléaire dans toutes les villes du Japon, notamment celles qui sont à proximité de la centrale. De plus, aucun produit alimentaire ou autre n’est exporté sans un certificat de sûreté émis par les autorités japonaises. »
Soulignant qu’un retour presque à la normale des habitués des restaurants de cuisine japonaise est constaté depuis près de deux semaines, Aref Saadé explique qu’« au lendemain de la catastrophe, la clientèle a commencé à baisser d’une manière considérable ». Ceux qui ont continué à fréquenter ces endroits « commandaient essentiellement des plats cuisinés ou à base de légumes ». Face à cette panique généralisée, les propriétaires des restaurants de cuisine japonaise ont distribué des brochures informatives aux clients sur l’origine des produits qui se trouvent dans leur assiette.
Taux d’importation du Japon
« Les Libanais croient à tort que le poisson utilisé pour la préparation du sushi est importé du Japon, observe Aref Saadé. En réalité, nous importons des quantités infimes, parce que les produits japonais sont plus chers. À cela s’ajoute le fait que le Japon est très peu autosuffisant pour tout ce qui est produits de pêche. »
Ainsi, en 2010, « nous avons importé des tranches de poisson du Japon pour une valeur totale de 123 000 dollars, soit moins de 10 % de l’ensemble de la quantité achetée de ce produit et qui a atteint la valeur de 1,3 million de dollars ». Les dépenses faites pour l’importation du poisson entier n’ont pas dépassé les 1 000 dollars. De la morue a été achetée du Japon pour une somme de 3 000 dollars et des fruits de mer pour une valeur allant de 6 000 à 8 000 dollars, « sachant que le Liban consomme de plus grandes quantités de ces produits », insiste Aref Saadé. Et de noter : « Le poisson, notamment le saumon, est essentiellement importé d’Écosse, de Hollande, de Norvège et de France. Le thon, le homard, le crabe et les fruits de mer sont achetés des Philippines, de la Thaïlande et de l’Afrique. Les produits importés du Japon sont principalement le gingembre, le wasabi, la sauce de soya, les algues, les nattes à rouler qui sont aussi fabriquées dans d’autres pays asiatiques. Nous possédons des quantités de ces produits qui suffisent pour un an. Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture avait interdit au lendemain de la catastrophe l’importation de produits du Japon. Et la marchandise qui avait été acheminée moins de trois jours avant la catastrophe n’a pas été introduite dans le pays. »
Les décisions prises au Liban
En effet, suite au tremblement de terre du Japon, deux décisions ont été prises au Liban concernant les importations, rappelle Mouïn Hamzé. La première, par le ministère de l’Agriculture, porte sur tous les produits agroalimentaires provenant de ce pays. La seconde, plus généralisée, a été prise par le ministère de l’Économie et stipule un test systématique de toutes sortes de produits : voitures, électroménager, téléphones portables, ordinateurs…
Les tests opérés par le CNRS sont de deux types, explique Mouïn Hamzé. Au port ou à l’aéroport, la marchandise est soumise à un détecteur. Si celui-ci décèle une quelconque possibilité de radiation, la marchandise est transférée au laboratoire pour un examen plus approfondi. Les normes appliquées, précise-t-il, sont celles recommandées par l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA), et appliquées mondialement, notamment en Europe.
Toutefois, au vu des résultats négatifs obtenus jusque-là, le secrétaire général du CNRS pense que ces tests systématiques sont devenus superflus. « Le CNRS a envoyé au ministre de l’Économie une lettre lui suggérant d’alléger quelque peu les mesures, dit-il. Le Liban a pris des mesures plus sévères que tous les autres pays de la région et même les pays européens, qui opèrent des tests de manière aléatoire et non systématique. Nous proposons que les importateurs de produits japonais demandent à leur source d’approvisionnement des certificats assurant la salubrité des denrées, délivrés par des agences certifiées au Japon, de façon à ce que le ministère les considère comme une preuve suffisante. J’ai personnellement une entière confiance dans les organismes japonais, qui sont soucieux de ne pas mettre la réputation de leur industrie en péril. Au cas où cette nouvelle politique serait appliquée, rien n’empêcherait le ministère de demander des tests aléatoires sur certains produits. »
Mouïn Hamzé explique en effet que ces tests systématiques, outre le fait qu’ils coûtent de l’argent au contribuable, ont suscité des plaintes de la part de certains importateurs de produits frais ou de médicaments qui, en raison de ces mesures, tardent à prendre possession de leur marchandise, ce qui est préjudiciable dans leur cas.
Le premier centre de distribution de produits équitables inauguré à Beyrouth
16/05/2011

Lors de son intervention, l’ambassadeur d’Espagne au Liban, Juan Carlos Gafo, a souligné que le concept de commerce équitable est relativement nouveau au Liban.
Liban – Agriculture Le programme « Wataneh », de l’organisation non gouvernementale (ONG) arcenciel, contribue à soutenir un secteur laissé-pour-compte au Liban.
La création du centre de distribution de produits agricoles a été financée par l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement (Aecid) à hauteur de 525 000 euros, en partenariat avec l’ONG espagnole AIDA (Ayuda, intercambio y desarrollo – « Aide, échange et développement »).
Lors de son intervention, M. Gafo a souligné que le concept de commerce équitable est « relativement nouveau » (au Liban), notant que « l’expérience en Espagne a été très fructueuse ». « Il s’agit d’une forme alternative de commerce qui favorise un échange commercial volontaire et juste entre producteurs et consommateurs tout en évitant les intermédiaires », a-t-il poursuivi.
« L’initiative Wataneh regroupe tous ces principes (…) Les agriculteurs pourront facilement vendre leurs produits, étant en contact direct avec le réseau de magasins répartis dans Beyrouth, souligne M. Gafo. Les produits agricoles iront directement de l’agriculteur au centre de distribution (…) afin d’être triés, classés puis distribués aux différents points de ventes », a-t-il conclu.
Le programme « Wataneh » de développement durable vise à améliorer les conditions de vie des agriculteurs en renforçant, d’une part, leur capacité à valoriser leur production et, d’autre part, en facilitant l’accès de produits garantis sans pesticides au marché local. Cette initiative ne devrait toutefois pas avoir d’impact notable sur le secteur agricole, laissé-pour-compte au Liban et qui ne représente que 5 % du produit intérieur brut (PIB).
Rappelons qu’un rapport du Centre de recherche et d’études agricoles libanais (Creal) avait indiqué l’an dernier que l’évolution de la production agricole locale ne s’est pas contentée de stagner entre 1970 et 2008 ; celle-ci a en effet reculé de 12 % durant cette période, contre une croissance de 562 % au sein de l’Union européenne (UE) ou encore de 686 % au Japon.
Liza passe l’été aux Galeries Lafayette
Restaurants libanais
Guide des restaurants libanais à Paris
Noura
un restaurant gastronomique et deux brasseries libanaises, l’une Avenue Marceau, à deux pas de l’Arc de Triomphe et des Champs-Elysées et l’autre, Avenue Montparnasse, font de ces établissements des repères incontournables de la communauté Libanaise à Paris et de tous les amateurs des saveurs et de l’hospitalité du Pays du Cèdre.
Un nouvel établissement a ouvert ses portes fin 2002 dans le quartier de l’Opéra, 29, Bd des Italiens dans le 2ème Arrondissement.Ici, c’est un tout autre style, plutôt branché, fluo ou l’on se sent davantage anglo-saxon que francophone; sans doute l’expression de la diversité libanaise et de la modernité à tout prix…
Mentionnons également la patisserie située à deux pas des restaurants de l’avenue Marceau et l’activité traiteur dont vous trouverez également les détails dans la section Achats en ligne.Si vous êtes de passage à Paris, que vous êtes pressés et que vous avez le mal du Pays, vous commencerez à vous régaler rien qu’avec les divins Chawarmas et autres sandwiches, comme le fameux Falafel ci-dessous, par exemple…La page pédagogique qui leur est consacrés dans le site est dèjà une sacrée mise en bouche!
Le dynamique et généreux propriétaire des Ets Noura, Mr Jean-Paul Bou Antoun, illustre la solidarité entre les Libanais installés à l’étranger et le Liban: c’est ainsi qu’il a crée durant l’été 2002 l’Association " Kaakour en France" destinée à collecter des dons et toute assistance possible afin de pérenniser l’existence d’une école accueillant une centaine d’élèves entre 3 et 12 ans, dans ce village du Mont-Liban.Toute personne intéressée pourra s’adresser au Restaurant-Brasserie de l’Avenue Marceau, siège de l’Association.
ADRESSES
Noura Traiteur : 29, avenue Marceau – Paris 16ème
Place de Beyrouth : 27, avenue Marceau – Paris 16ème
Montparnasse : 121, bd du Montparnasse – Paris 6ème
Opéra : 29, bd des Italiens – Paris 2
Pavillon Noura : 21, avenue Marceau – Paris 16ème (le + chic
)
Fakhreldine
dans le calme des quartiers chics de Paris, voilà à coup sur un grand restaurant Libanais qui justifie l’appellation de notre rubrique! N’omettez pas de visiter la section 360 degrés ou vous pourrez vous balader dans les moindres recoins du restaurant. De plus, c’est un traiteur haut de gamme qui en fait ,dans la capitale française, un Ambassadeur reconnu de la cuisine libanaise.
ADRESSE : 3, Rue Quentin – Paris 8ème
30 Rue de Longchamp – Paris 16ème
Matta Traiteur
Boulevard Haussmann, à deux pas des prestigieux grands magasins de Paris,
voici une nouvelle adresse qui semble promise à un bel avenir et qui pourrait bien se dupliquer en Région parisienne ou dans certaines grandes villes de province.
La formule est originale et s’apparente davantage à un traiteur permettant dégustation sur place et livraison à domicile qu’à un restaurant traditionnel. D’ailleurs les horaires sont adaptés en conséquence: de 9h du Matin à 20 heures.
La qualité est là et la propreté est irréprochable.
Elysées Liban
A deux pas des Champs, vous voici dans l’antre des Nuits Libanaises de Paris ou l’on ne déguste pas seulement la bonne cuisine.C’est en effet un véritable lieu de Spectacles avec musiciens et Danseuses orientales du ventre.Mieux vaut arriver assez tard.Le site web vous présente les danseuses…sympathique, pas vrai?
Al Ajami
une grande adresse du Liban à Paris mais aussi dans de nombreuses villes du monde dont Beyrouth que vous pourrez consulter dans le website.
ADRESSE : 1, Rue Lincoln – Paris 8ème
Rimal
Que dire du Rimal, simplement que l’art culinaire Libanais est exceptionnel. On y mange merveilleusement bien,le service est de très haute qualité et l’ambiance très agréable. A tous les amateurs de la bonne bouffe, je vous invite à découvrir les mezzes…
94, Boulevard Malesherbes, Paris 17ème
Al Diwan
Al Diwan propose une cuisine traditionnelle libanaise dans un décor "doré et moulé", tout en bois. Un coin traiteur au rez-de-chaussée et une brasserie situé à deux pas pour celles et ceux qui veulent déjeuner sur le pouce. Du Kebbé au yaourt et aux concombres en passant par l’agneau farci à l’orientale, le chawarma (viande marinée et épicée), les blettes farcies, les grillades mixtes et les incontournables mezzés, il y en a pour tous les goûts. Ce lieu dispose également d’un coin plus intime avec un musicien pour dégustation aux sonorités orientales.
ADRESSE : 30, Avenue George V – Paris 8ème
Loubnane
restaurant bien connu de la communauté, situé dans le quartier Saint-Germain, rue Galande.L’Oncle du propriétaire actuel fut dès 1958 un des tous premiers Libanais à imposer la cuisine Libanaise dans la capitale.
ADRESSE : 29, Rue Gallande – Paris 5ème
Le Mont-Liban
un bon restaurant familial aux confins du XVIIème et VIIIème arrondissement, quartier des Batignolles, avec une salle de restaurant traditionnelle et un snack adjacent avec une activité de traiteur.
La Palette de Courbet
A priori aucun lien avec la cuisine libanaise et cependant, c’est bien un restaurant exclusivement libanais.Niché au coeur du XVIème arrondissement de la capitale, voilà une adresse établie depuis une dizaine d’années, à l’excellente cuisine familiale et qui présente l’avantage de la discrétion mêlée à un accueil chaleureux et des tarifs bien raisonnables entre 9,5 et 24 €uros..
Le Petit Libanais (quartier Beaubourg)
Dans le Paris qui bouge, un endroit sympa pour découvrir la bonne cuisine libanaise dans la tranquillité; rassurez-vous, les soirées orientales parfois organisées assurent l’ambiance!
Nous avouons que nous avons un petit coup de coeur pour ce restaurant familial ou l’intimité demeure.
Zyriab
Pour manger libanais et marocain dans le cadre panoramique du 9éme étage de l’Institut du Monde Arabe…
Ici, vous serez choyé et la gastronomie traditionnelle libanaise est respectée que ce soit pour un groupe de travail ou pour un tête à tête.Il faut dire que celui qui veille depuis l’été 2004 aux destinées de cette table n’est autre que Robert Bechaalani, qui serait un descendant de Khalil Gibran, l’auteur du prophète.
Mais aussi…
Feyrouz
8, rue de Lourmel 75015 Paris
Métro Dupleix 01 45 78 07 02
voilà un resto à la réputation bien établie sur Paris, au coeur du XVème arrondissement, le quartier libanais de la capitale.
Une adresse conviviale et de qualité qui mériterait un vrai site web pour vanter sa cuisine et le service traiteur.
Le Byblos Café
un vrai restaurant libanais, avec ses formules de Midi ou du Soir, près du Métro Muette, au coeur du chic 16ème arrondissement, mais qui ne vous laissera pas sans voix !
"Fin et Frais", rue François Miron
la fiche de ce resto libanais récemment ouvert et bien évalué, avec
le site "WebCity"
La Taverne
Au coeur de l’île Saint-Louis et de sa sérénité; une bonne adresse prédestinée…
Radis-Olive
Très sympathique bistrot au coeur du Paris chic et actif proche des Champs-Elysées, idéal pour une dégustation rapide.
ADRESSE: 27, Rue Marignan – Paris 16ème
Al Majd
Resto-traiteur vers Barbès-Rochechouart
Au 29
Rue Dauphine dans le VIème, au coeur d’un quartier jeune et animée.
Restaurant de Tyr
3, rue de la Michodière tel: 01 49 24 09 45
dans le 2ème Arrondissement pour se sentir plus proche du Port ou pour se faire servir à domicile. La cuisine y est excellent et le goût purement libanais de l’entrée jusqu’aux pâtisseries.
Ahiram
Un bon resto et traiteur libanais au coeur du 18ème, rue Championnet.Si vous êtes pressé, sachez que les sandwiches typiques y sont délicieux et variés.
La Reine Zenobie
Reine de la cité antique de Palmyre, elle donne ici son nom à ce bon restaurant qui vous fera les spécialités de Damas.
Certes, c’est précisément en Syrie mais il faut savoir prendre parfois des petits chemins de traverse…
ADRESSE : 234, Rue Championnet – Paris 18ème
Dalya Traiteur
bon snack-traiteur à Boulogne-Billancourt,ps si loin du Parc des Princes…Un site web allant opportunément au delà de la cuisine vers l’Art de Vivre oriental avec ses narguilés et autres liens par exemple…Notez l’ouverture en relation directe avec le restaurant, d’une boutique d’Artisanat libanais et oriental El Badia, place du Commerce Paris XVème, un des fiefs libanais de la capitale française.
Les Arcades du Liban
Le prototype du bon petit restaurant pour se dépayser au coeur de la proche banlieue parisienne.L’idéal pour midi àcondition de pouvoir tarder un peu pour le retour au bureau…ou vous pourrez d’ailleurs vous faire livrer tout comme à la maison par le département traiteur.
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La cuisine et la table libanaises:
Quel meilleur repère pour la culture et l’hospitalité orientale ? ![]()



