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Ce soir « LOL », une danse théâtralisée made in UK
SPECTACLE Au théâtre Babel, ce soir, un théâtre dansé, ou une danse théâtralisée, présenté par Protein, une compagnie de danse britannique dirigée par Luca Silvestrini.
LOL (Lots of Love) est une performance acclamée par la critique, ayant raflé de nombreux prix et nominations (meilleure troupe indépendante aux National Dance Awards 2011 et nominations pour trois prix supplémentaires, dont le Outstanding Achievement in Dance, Theatre Awards 2011 au Royaume-Uni). Lire la suite…
Une opérette « baladi » dansée, de Caracalla
Par Edgar DAVIDIAN | 19/12/2011

Retour au tableau traditionnel du folklore libanais dans ce bel effet d’ensemble.
Spectacle Un village, deux clans, un mariage arrangé et l’amour qui triomphe. Vaudevillesque canevas sur un vibrant pas de dabké. Sur fond d’images du Liban projetées sur écrans, de débauche de draperie et de mouvement d’ensemble adroitement synchronisés, tel est le spectacle, « L’opéra des villageois », de la troupe Caracalla au Centre Ivoire à Horch Tabet.
Des marches du temple de Baalbeck en 2009 aux planches d’un théâtre, ce village de rêve, fanfaron, macho et un peu fou comme l’anarchie libanaise, subit un heureux voyage lifté.
Qu’on ne s’arrête pas sur le livret, signé Talal Haïdar, de cette opérette très légère où abondent un dialogue souvent verbeux et un prêchi-prêcha politique sans consistance si ce n’est la grosse corde de la fibre patriotique utilisée avec usure. Restent les volatiles paroles de quelques chansons d’amour qui amusent ou font sourire de naïveté et de candeur dans un siècle qui croule sous le laxisme.
Deux jeunes gens jouent aux Roméo et Juliette, en «cherwal» et robe gitane, dans cette histoire simple où, après moult péripéties rocambolesques et agitées, tout rentre à l’ordre et les cœurs battent à l’unisson. Lire la suite…
Le Crazy Horse au Casino du Liban, spectaculaire !
Par Carla Henoud | 06/06/2011

Yasna, Volta et Dolly dans les rues de Beyrouth.
Spectacle Elles ont fait une apparition brève et remarquée, telles des étoiles filantes dans la nuit beyrouthine, pour présenter leur spectacle « Forever Crazy » qui aura lieu au Casino du Liban du 7 au 19 juin*. Les danseuses du Crazy Horse, avec une grâce intelligente, entrouvrent les rideaux de l’un des plus beaux cabarets du monde.
Yasna Snigoura, Volta Reine et Dolly Doll font partie des dix jeunes femmes aux pseudos aussi drôles, qui vont caresser les planches du Casino du Liban et le regard des spectateurs attendus pour cet évènement. Première tournée mondiale de la troupe et première escale dans un pays « arabe ». Le Liban étant, bien évidemment, l’arrêt idéal, au même titre que Genève, Moscou, Athènes, la Belgique, l’Autriche et l’Espagne.
« Forever Crazy », en hommage à son fondateur Alain Bernardin disparu en 1994, est un « best off » des plus beaux tableaux du Crazy Horse. Certains « classiques » et d’autres, plus modernes, créés par le célèbre chorégraphe, directeur artistique et maître de la lumière Philippe Decouflé. Quatre-vingt-dix minutes d’enchantement durant lesquelles, comme toujours, la femme est le sujet, l’âme et le corps du spectacle. Sublimes et sublimées, libérées sans jamais frôler le vulgaire, habillées de lumière, les danseuses évoluent dans des tableaux éblouissants et sensuels, et une impressionnante chorégraphie d’ensemble.
Une troupe cosmopolite
Venues des quatre coins du monde, Cal In’Ka, Fiamma Rosa, Hannah Shashanah, Liv Menot, Shiny Sha-do, Rosa Chicago et Yafa Yemalla, qui font partie du spectacle « Forever Crazy », remplissent, comme toutes celles qui les ont précédées et celles qui suivront, les critères esthétiques suivants : taille entre 1 m 68 et 1 m 75, longueur de jambe requise par rapport au buste : 1/3-2/3. Distance entre les deux pointes des seins : 21 cm. Distance entre le nombril et le pubis : 13 cm. Une formation en danse classique et un talent d’actrice. Elles ont toutes vécu le calvaire du casting, 500 candidates par an, où elles ont deux petites minutes pour se prouver et prouver qu’elles peuvent faire partie de ce club fermé. Une vingtaine sont retenues chaque année.
Volta raconte : « C’est un moment effrayant. Seule sur cette scène mythique, on ne sait pas qui est dans la salle avant que le rideau ne s’ouvre. On improvise en donnant tout et en essayant de montrer notre personnalité. » Pour pouvoir maintenir la cadence, les danseuses mènent une vie saine, sans plus de contraintes. Leurs vies personnelles se portent bien. Elles s’entraînent tous les jours et dansent cinq fois par semaine. « Il nous arrive également de "nettoyer" un peu le show, de modifier les solos ou encore de revoir un numéro en rectifiant certains détails pour
que tout soit parfait… » Fatiguées ? Pas vraiment. Ces dames ont le visage et le corps épanouis. Elles le confirment : « Le Crazy est notre deuxième maison. On se connaît toutes par cœur et on cohabite parfaitement. » Exit la jalousie et les conflits, « il n’y a pas de meneuse, souligne Dolly. Chaque danseuse a son solo et nous sommes toutes fondues dans un ensemble. »
Fiche technique
Le Crazy Horse de Paris, qui porte ce nom en hommage à un chef amérindien éponyme, célèbre sa soixantième année. Actuellement dirigé par Andrée Deissenberg – en 2005, la famille Bernardin a décidé de vendre ses parts -, il demeure un lieu de légende avec des chiffres éloquents : plus de 10 millions de spectateurs, 650 danseuses qui sont montées sur scène en 60 ans, 45 danseuses à Paris, une semaine pour fabriquer un costume, six paires de chaussures par danseuse faites sur mesure, 65 costumes de scène par soir, 120 accessoires, 2 500 paires de bas, 500 litres de maquillage de corps et 300 rouges à lèvres spécialement fabriqués dans le ton « Rouge crazy ». Dita Von Teese, Arielle Dombasle, Pamela Anderson, Carmen Electra et Clotilde Courau en ont tour à tour été les invitées d’honneur. Pas étonnant qu’il tienne si bien la route. John F. Kennedy, Elvis Presley, Salvador Dali, qui a dessiné le fameux canapé en forme de lèvres utilisé dans le tableau « Leçon d’érotisme », et Elizabeth Taylor ont été fous du Crazy. Jean-Paul Gauthier, Sting, Madonna, Pedro Almodovar, Beyonce, Steven Spielberg, Albert de Monaco, Christina Aguilera ou encore Woody Allen, qui y a tourné What’s new Pussycat ?, le sont également.
Y a-t-il une vie après le Crazy ? « Nous ne savons pas combien de temps ça va durer, confie Yasna. Chaque soir est un bonheur. Beaucoup de danseuses deviennent professeurs de danse, d’autres mamans. C’est une parenthèse de vie qui peut être très longue ! »
À 21 heures à peine, les danseuses se retirent sur la pointe de leurs escarpins. Rendez-vous mardi, pour la première du spectacle. « Eh bien, dansez maintenant ! » sommes-nous tentés de leur dire…
* « Forever Crazy », au Casino du Liban, du 7 au 19 juin. Billets en vente au Virgin Megastore.
« De Sevilla à Beyrouth », un spectacle de flamenco andalou à Zouk Mikaël
06/05/2011
Danse
La Maison des jeunes et de la culture – Zouk Mikaël, l’association Flamenco en Beirut et le Lebanon Development Union ont organisé un spectacle flamenco gitan intitulé De Sevilla à Beyrouth. Interprété par Josele Miranda, accompagné par Raya Haddad et la troupe de Flamenco en Beirut, ce spectacle était placé sous le patronage de l’ambassade d’Espagne au Liban.
Le programme était divisé en 5 parties de danses puisées dans le répertoire traditionnel flamenco andalou et gitan, récemment reconnu comme faisant partie du «patrimoine immatériel de l’humanité»: alegrias, solea por buleria (danse festive et drôle), tangos, buleria (chant d’origine noble), sevillanas (danse andalouse).
Infatigable et passionné, Josele Miranda se donne sans compter et, quand il danse, la scène est sienne.
La force et l’ampleur qui s’en dégagent, la communication profonde qu’il entretient avec le public font de lui un grand interprète. Disciple de la baïlora Yalda Younès, Raya Haddad, sa partenaire dans ce spectacle, est certainement un nouvel espoir du flamenco au Liban.
Source: L’Orient Le Jour


