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Archive de la Catégorie ‘Livres’

« L’intelligence de la vie » disséquée dans « Alcinoé »

24/05/2012

VIENT DE PARAÎTRE Sur le thème de « L’intelligence de la vie », Jad Hatem, fondateur et rédacteur en chef de la revue « Alcinoé », laisse la plume à une dizaine d’intellectuels libanais.

Établir des passerelles entre les différentes disciplines a toujours été l’un des objectifs majeurs du philosophe et poète Jad Hatem, par ailleurs chef du département de philosophie et professeur de littérature et de sciences religieuses à l’Université Saint-Joseph.

C’est à cet effet qu’il a fondé et dirigé la revue Alcinoé dont l’intitulé signifie «esprit puissant» en grec. Une publication qu’il a voulue comme un espace de réflexion rassemblant un groupe d’intellectuels de différents domaines (médecins, ingénieurs, penseurs, journalistes…) sur un thème à chaque fois prédéfini.

Au sommaire de ce 3e numéro*, consacré à «L’intelligence de la vie», des textes de Nicole Hatem, Annie Ibrahim, Jean-Malik Lemaire, Nabil Okaïs, Georges Haddad et Roger Abi-Nassif, Stéphanie Jabre, Samar Abou-Zeid, Joëlle Naim-Zraick, Carla Yared, et Jad Hatem, bien entendu.

Des contributeurs de différents horizons et qui ont abordé la question de l’intelligence de la vie suivant des angles et des perspectives aussi divers que leurs sensibilités.

Débats philosophiques chez Jean-Malik Lemaire et Jad Hatem qui développe par ailleurs une expression poétique puissante; réflexion scientifique pour Nabil Okaïs; dimension spirituelle dans L’Eau vive de Nicole Hatem, surréaliste dans les récits de Georges Haddad ou psychanalytique dans les Tranches de vie de Carla Yared… Alcinoé multiplie dans ce numéro les modes d’approche de la vie. Dans une tentative d’en disséquer et révéler toutes ses manifestations d’intelligence… Une revue qui s’adresse aux esprits puissants !

Z.Z.

*Disponible à la librairie Antoine.

Source : L’Orient Le Jour

« Lettres du Liban », ou le printemps des auteurs libanais à Paris

Par Zeina SALEH KAYALI | 15/05/2012

Les auteurs posant avec leur éditeur.

Les auteurs posant avec leur éditeur.

ÉDITION La jeune et avant-gardiste maison d’édition Orizons, située en plein cœur du Quartier latin, a organisé autour d’un collectif de prestigieux écrivains libanais une conférence-débat intitulée « Lettres du Liban ». Bahjat Rizk, Jad Hatem, Nicole Hatem et Toufic el-Khoury y dédicaçaient leurs dernières parutions.

Devant un public très nombreux composé d’intellectuels, de journalistes et de personnalités culturelles, parmi lesquelles l’ambassadrice du Liban auprès de l’Unesco Mme Sylvie Fadlallah, le directeur d’Orizons, Daniel Cohen, lui-même écrivain et auteur notamment de Blanche des oublis et d’Eaux dérobées, prend la parole. Il commence par évoquer son propre parcours, les liens avec le Liban remontant à son oncle qui y a servi dans les années 1930 et y a conçu une fascination pour le pays et ses habitants. Puis il raconte sa rencontre essentielle avec Jad Hatem, philosophe libanais, à l’œuvre immense et multiple. Et c’est de cette rencontre que naît l’envie d’en savoir plus sur une littérature vivante venue de l’autre côté de la Méditerranée, et qui le décide à lui ouvrir les portes de sa maison d’édition. Il conclura en disant que « sans les “Lettres du Liban”, il manquerait quelque chose au monde ».  Lire la suite…

« Zawaq », un premier guide de référence sur les vins du Liban

Par Carla Henoud | 17/04/2012

Le jury chargé de la sélection des meilleurs vins du Liban.

Le jury chargé de la sélection des meilleurs vins du Liban.

VIENT DE PARAÎTRE Tout savoir sur les vins libanais… Les domaines, les caves, les grands millésimes et les jeunes méconnus. 416 pages d’informations objectives, utiles et gourmandes, recueillies dans un ouvrage bilingue français/anglais, le « Guide Zawaq des vins du Liban » (éditions Le Commerce du Levant et Tamyras)*.

« L’idée remonte à 2009, lorsque nous avions préparé dans Le Commerce du Levant un numéro spécial sur le vin, confie l’auteure, Muriel Rozelier, journaliste, qui a également signé Une vie de pintades à Beyrouth (Calmann-Levy). Nous nous sommes rendu compte de l’intérêt général croissant pour les vignobles libanais, qui connaissent une véritable renaissance. Nous avions recensé alors une trentaine de producteurs de vin. Aujourd’hui, ils sont 40. »

Le projet prend ainsi forme, de créer un guide bilingue anglais/français, dans lequel le lecteur, amateur de bon vin, puisse puiser toutes les informations nécessaires pour mieux choisir ou découvrir de nouveaux labels, en sortant des sentiers battus. Ce travail de plusieurs mois fut mené en duo. Muriel Rozelier et Sibylle Rizk, rédactrice en chef du Commerce du Levant, ont ainsi partagé les rôles. La première dans celui de rédactrice et la seconde d’éditrice, leur complémentarité a permis, au bout de plusieurs mois de recherches, de proposer un guide écotouristique complet, avec de nombreuses informations à découvrir sur la culture et l’histoire du vin au Liban. Zawaq, qui signifie en arabe celui qui a du goût, s’adresse aux dégustateurs, à ceux qui ont le goût du vin, mais aussi à ceux qui s’intéressent au patrimoine libanais et à son terroir.

« C’est la seule filière agricole qui marche bien au Liban, qui s’exporte et qui réussit, précise l’auteure. Plus de 8 millions de bouteilles de vin sont produites par an au Liban. Du bon et du moins bon. Mais surtout, derrière la vigne, il y a toujours une véritable aventure humaine avec, souvent, l’implication de personnes qui ont la volonté de contribuer au développement de leur région tout en cherchant à la sauver de l’appétit immobilier. »

Un outil clair, dans la forme et le fond.

Une lisibilité claire

Réalisé en association avec les éditions Tamyras, le Guide Zawaq des vins du Liban est un outil clair, tant dans la forme que dans le fond. Les chapitres sont divisés par régions, accompagnés de cartes, de fiches techniques et de photos signées Grégory Demarque. Dans cet ouvrage, le lecteur pourra découvrir toutes les caves du Liban, les détails du vignoble, la liste de tous les vins de la propriété. De même que l’histoire du vignoble libanais depuis l’Antiquité, les caves en devenir, les vignobles des Libanais de la diaspora et même des conseils pour s’initier à l’art de la dégustation.

« Nous avons voulu proposer une vision légère du sujet, souligne Muriel Rozelier, en présentant des attractions touristiques, des adresses d’hôtels et de restaurants dans chaque région citée. Car visiter des vignobles est un plaisir qui peut s’accompagner de lieux intéressants à voir. »

Vignes libanaises.

Sélection des meilleurs vins du Liban

Le point fort du guide, c’est aussi et surtout d’avoir réuni en exclusivité au Liban un jury international qui a dégusté à l’aveugle la quasi-totalité de la production de vins libanais pour la noter et sélectionner les 100 meilleurs vins du Liban. Les cinq jurés ont été choisis pour leur professionnalisme et l’absence de conflits d’intérêts potentiels avec des producteurs libanais. Il s’agit de Bernard Burtschy (chroniqueur vin au Figaro), David Cobbold (conseiller en vin et auteur de nombreux ouvrages), Labib Kallas (agronome et œnologue), Ziad Moawad (négociant en vin) et Jean-Pierre Valade (directeur technique de l’Institut œnologique de Champagne).

« L’idée était de guider le consommateur dans son choix, qu’il soit amateur ou professionnel. » Pendant trois jours fin novembre à l’hôtel Le Gray, les jurés ont goûté à l’aveugle 150 bouteilles dont ils ne connaissaient que la catégorie de prix et le millésime. Une note de dégustation a été décernée à chaque cru. Le résultat est quelquefois surprenant, notamment avec l’attribution de leurs 21 « coups de cœur » et de 14 « best deal » reflétant de bons rapports qualité/prix.

Il confirme surtout que les vins du Liban sont largement conformes aux standards internationaux.

*« Le Guide Zawaq des vins du Liban » (éditions Le Commerce du Levant et Tamyras) est en vente dans toutes les librairies à 25 dollars.

http://youtu.be/hUMOnczvOUY

Source : L’Orient Le Jour

Samir Frangié et les chemins de traverse

Farès Sassine, Akl Awit, Jabbour Douaihy et Ahmad Beydoun rendent hommage à Samir Frangié, à l'occasion de la parution de la version arabe de son ouvrage de Samir Frangié, Voyage au bout de la violence (traduit par l’écrivain et chercheur Mohammad Hussein Chamseddine).

Farès Sassine, Akl Awit, Jabbour Douaihy et Ahmad Beydoun rendent hommage à Samir Frangié, à l'occasion de la parution de la version arabe de son ouvrage de Samir Frangié, Voyage au bout de la violence (traduit par l’écrivain et chercheur Mohammad Hussein Chamseddine).

TABLE RONDE L’hommage d’un quatuor d’intellectuels à Samir Frangié, unanimement salué comme un « précurseur ».

Pour la parution de la version arabe de l’ouvrage de Samir Frangié Voyage au bout de la violence (traduit par l’écrivain et chercheur Mohammad Hussein Chamseddine), quatre prestigieux compagnons de route de l’ancien député – Farès Sassine, Akl Awit, Jabbour Douaihy et Ahmad Beydoun – ont rendu hommage à son parcours politique et intellectuel dans le cadre d’une table ronde organisée par le Mouvement culturel – Antélias et les éditions L’Orient des livres, au Salon du livre d’Antélias.

La table ronde a été suivie d’une séance de dédicace de M. Frangié au stand de L’Orient des livres. L’occasion de retracer tout ce que cet homme, qui a toujours préféré les chemins de traverse aux grandes avenues reposantes, a apporté à la pensée et à l’action politique, au cours du demi-siècle écoulé.  Lire la suite…

Hommage à la publicité au Liban

Par Carla Henoud | 01/03/2012

Une pub publiée dans les années 60 dans Magazine.

Une pub publiée dans les années 60 dans Magazine.

VIENT DE PARAÎTRE 50 ans déjà que l’International Association Advertising (IAA) a été créée. Un anniversaire que son président actuel Nagi Boulos a voulu célébrer à travers un ouvrage « Lebanon Communicating – IAA Lebanon chapter-50 years of history and achievements »* dédié à tous ceux, acteurs et témoins, qui aiment la publicité.

À l’occasion de son jubilé d’or, l’International Association Advertising (IAA) a lancé à Beyrouth son ouvrage Lebanon Communicating. Le livre, en anglais, retrace histoire de l’association et de la publicité au Liban.

Fils de pub, fils de Jean-Claude Boulos également, homme de pub, de télé et longtemps président de la IAA chapitre Liban et international, Nagi Boulos, comme de nombreux autres, participe à la belle aventure de ce média. Démarrée au Liban avec le génial Fouad Pharaon en 1930, la publicité a connu les frémissements des débuts, l’explosion de l’âge d’or, le ralentissement des années de crise et l’enthousiasme de la reconstruction.

À l’occasion de son jubilé d’or, l’International Association Advertising (IAA) a lancé à Beyrouth son ouvrage Lebanon Communicating. Le livre, en anglais, retrace histoire de l’association et de la publicité au Liban.

Pour conserver cette mémoire et la partager avec la nouvelle génération de publivores, Boulos a retracé les 50 ans de l’association, ses présidents, ses objectifs, ses défis et ses accomplissements. À l’aide de documents d’archives et de photos, il ramène à la mémoire de tous ceux qui les ont connu, des personnalités exceptionnelles tels les regrettés Maroun Takchi, fondateur de l’IAA – Lebanese Chapter, Samir Farès, Mohammad Choucair, Jean Rizk ou encore Antoine Choueiri. Tous d’importants protagonistes qui ont façonné l’IAA et la publicité au Liban.

Lebanon Communicating – IAA Lebanon chapter-50 years of history and achievements passe également en revue les grandes agences, les belles campagnes, la naissance de la télévision et des télévisions, les inoubliables slogans. Les réclames en noir et blanc dans les quotidiens de l’époque, L’Orient et Le Jour, témoignent d’une grande créativité et d’un humour léger qui ressemble à cette belle époque. Publicités de lingerie, de voitures, de bières, de vêtements, elles sont toutes le reflet d’époques différentes.

 

«Nous ne pouvions pas laisser passer les cinquante ans sans retracer l’histoire de l’IAA et rendre un hommage à tous les pionniers dans le domaine ainsi qu’aux grandes agences. Nous avons choisi des publicités significatives des différentes décennies, pas forcément les plus belles, mais les plus insolentes. Celles que l’on ne peut plus faire aujourd’hui, comme la publicité comparative ou celle de médicaments ou de cigarettes.»


Rédigé en anglais, «la langue des affaires», précise-t-il, et constitué de 220 pages, le livre a nécessité sept mois de labeur. Un travail de recherches qui n’était pas facile (les archives de l’IAA ayant brûlé en 1975), mais rendu possible par les témoignages de quelques-uns de ces «collaborateurs» qui ont offert leurs souvenirs. Il réunit des informations importantes, ignorées ou simplement oubliées. Des informations rafraîchissantes qui décrivent également l’évolution de la créativité et des mentalités au Liban, des années 30 à nos jours. «La créativité se perd, déplore Naji Boulos. La cause: la globalisation des marques de vêtements, de produits de luxe, qui unifie les campagnes et des clients frileux qui privilégient le résultat immédiat à un travail de long terme.»

Cet ouvrage confirme la ténacité des Libanais et l’inventivité dont ils usent encore aujourd’hui pour affronter des périodes souvent difficiles qui leur sont imposées.

*«Lebanon Communicating – IAA Lebanon chapter-50 years of history and achievements » est en vente dans toutes les librairies à 100 000LL.  Lire la suite…

Samir Frangié : rencontre autour de son nouvel ouvrage

23 février 2012 Laisser un commentaire

Dans le cadre du Salon du Livre de Paris

Les éditions L’Orient des Livres/Actes Sud
ont le plaisir de vous inviter à
une rencontre avec Samir Frangié
autour de son ouvrage
« Voyage au bout de la violence »

sur le thème

« Un avenir de paix au Liban serait-il possible ? »

Avec
Ghassan Salamé
Farouk Mardam Bey
Alexandre Najjar
et Henry Laurens

animée par Marc Kravetz

et suivie d’une séance de dédicace

le vendredi 16 mars 2012 à 12h30
sur la Scène des auteurs (U84)

Salon du livre à Paris

Signature du roman “Le mur familier aux ombres”

9 février 2012 Laisser un commentaire

Sous le haut patronage de Son Excellence, M. Boutros Assaker, Ambassadeur du Liban en France

Serge Akl, Directeur de l’Office du Tourisme du Liban

et les Editions Tensing

sont heureux de vous convier à la signature du roman de

Jean-Claude MORIN

“Le mur familier aux ombres”

le mercredi 15 février à partir de 18h

à l’office du Tourisme du Liban
124 rue du Fbg St Honoré, 75008 Paris

Un vin d’honneur suivra la séance de dédicace.

Anthologie de l’art plastique au Liban

8 février 2012 Laisser un commentaire

Par Edgar DAVIDIAN | 30/01/2012

VIENT DE PARAÎTRE Un gros pavé, en langue arabe, pour cerner le vaste et prolifique mouvement de l’art plastique au Liban depuis ses débuts, aux abords des années 1900, jusqu’à ses nombreux éclatements actuels. Pour cela, un livre, « Richat fi mahab el-rih » (Un pinceau au vent) – Dar al-Hiwar al-Jadid, 623 pages –, signé Georges el-Rassi. Un répertoire important pour se retrouver à travers le dédale de plus de 250 artistes de tous crins, tous en quête de création…

En couverture, comme pour rester dans le sillage de la créativité, « Antar et Abla », mythique couple d’amoureux représenté sur toile par Rafic Charaf, sabre au vent sur un fringant pur-sang arabe…

Analyse du mouvement pictural libanais, l’un des plus importants du monde arabe, à travers de petites biographies soigneusement documentées (avec rectification et remise à jour des dates de naissance ou de décès de certains, reproduits un peu chaotiquement par la presse) pour chaque peintre. Ainsi qu’une introduction générale concernant les données sociales (fondation et développements des universités, centre d’art et galeries), cadre, source d’inspiration et reflets de la personnalité de tous ceux qui ont envahi salles d’exposition et cimaises, aussi bien au pays du Cèdre qu’à l’étranger. Mis à part les balbutiements à caractère religieux depuis le XVIe siècle, tout commence effectivement avec l’émergence du groupe des cinq : Daoud et son fils Georges Corm, Habib Srour, Khalil al-Salibi, Philippe Mourani et Khalil Gibran. Suit la premiètre Nahda avec Mustapha Farroukh, Omar el-Ounsi, César Gemayel, Saliba Doueihy, Rachid Wehbé, Youssef el-Howayk et les frères Basbous. Lire la suite…

Si Beyrouth m’était contée… du XIXe siècle jusqu’à nos jours

7 février 2012 Laisser un commentaire

La ville aux cent visages se révèle à travers les archives depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours.

Par May MAKAREM | 31/01/2012

ARCHITECTURE Peu de Beyrouthins peuvent situer sur une carte l’emplacement des tours de défense et de surveillance de leur ancienne ville. Encore moins nombreux sont ceux qui connaissent sa toponymie, perdue aujourd’hui. Après cinq ans d’enquêtes sur le terrain et de recherches dans les archives des services du cadastre ottoman, français et libanais, l’architecte Antoine Fischfisch dresse le portrait aux cent visages du vieux Beyrouth, offrant un éclairage inédit sur ses métamorphoses depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours.

 

 

L’immeuble Wikalat, qui procède de la maison aux trois baies, à la rue Mar Mikhaël.

L’immeuble Wikalat, qui procède de la maison aux trois baies, à la rue Mar Mikhaël.

Publié par l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA), l’ouvrage de l’architecte-restaurateur Antoine Fischfisch, intitulé Formes urbaines et architecturales de Beyrouth, depuis le XIXe siècle à nos jours, apporte « des éléments radicalement nouveaux pour saisir l’évolution de la ville grâce à ses composantes foncières et architecturales ». D’emblée, la préface signée par le professeur Michael Davie, de l’université François – Rabelais de Tours, met l’accent sur l’importance de celle qui constitue « une référence incontournable pour les futurs chercheurs qui se pencheront sur les moments charnières de la ville ». Il souligne d’autre part que le fait de focaliser l’attention sur la période ottomane relève d’une bonne pratique scientifique, car étant donné que les lois, les réglementations urbaines, l’institution municipale, les grands aménagements et les bâtiments emblématiques de la ville datent pour l’ensemble de cette période.

Pour analyser les diverses mutations de la ville, Antoine Fischfisch a puisé dans les archives foncières. Le premier cahier trouvé remonte à 1876. Les plus anciens, ceux de 1859 – date de l’instauration du bureau ottoman « Defter Khaqany », qui s’occupait de l’inscription des diverses opérations immobilières – jusqu’à 1875 n’ont pas été repérés. Ce sont donc les registres de la période 1876-1918 qui ont été épluchés ainsi que 21 cahiers du cadastre de la période du mandat français et 27 autres issus du recensement des biens-fonds datant de 1931. Les informations réunies ont été photocopiées, photographiées ou scannées et inventoriées selon chaque thème dans un fichier électronique. Cette recherche « inédite », complétée par une large bibliographie et des enquêtes sur le terrain, a permis d’analyser les dynamiques spatiales et leurs évolutions. Plusieurs composants physiques de l’ancien Beyrouth ont pu être reconstitués et diverses mutations tant à l’intérieur de la vieille ville qu’à sa périphérie ont pu être « éclaircies ». Photographies, cartographies, fiches descriptives et tableaux analytiques et de synthèse portant sur les catégories des rues, les quartiers à caractère résidentiels, les lieux paysagers, le nombre d’opérations foncières ou le nombre et pourcentage d’étages, de chambres et de maisons, etc. illustrent largement l’ouvrage. Lire la suite…

Samir Frangié appelle à « achever la révolution de mars 2005 pour jeter les bases d’un Liban de paix »

26 janvier 2012 Laisser un commentaire
MM. Najjar et Audi remettant la médaille du prix Phénix 2011 à Samir Frangié, hier soir, au centre-ville.

MM. Najjar et Audi remettant la médaille du prix Phénix 2011 à Samir Frangié, hier soir, au centre-ville.

PRIX PHÉNIX 2011 C’est entouré de ses parents, amis et proches, pour cet hommage bien mérité – et depuis si longtemps ! – que Samir Frangié s’est vu décerner hier le prix Phénix 2011 de littérature pour son essai Voyage au bout de la violence, publié fin octobre par les éditions L’Orient des livres. La cérémonie de remise du prix – qui consiste en une médaille en or de la Monnaie de Paris, représentant Orphée, et un chèque d’une valeur de 2 000 euros – s’est déroulée dans la soirée d’hier au siège de la Bank Audi, au centre-ville, dans l’amphithéâtre situé à l’intérieur de cet imposant bâtiment. L’occasion pour un Samir Frangié critique de souligner que « la bataille de la paix ne peut pas être menée aujourd’hui par les forces politiques » traditionnelles actuelles. « C’est à nous, citoyens de ce pays, d’assumer nos responsabilités. Comment ? En redonnant vie à cette révolution que nous avons lancée un jour de mars 2005 (… ) et qui n’a pas été l’œuvre de partis politiques, mais de simples citoyens (…) », a-t-il martelé.

Le prix Phénix 2011 est décerné chaque année à un écrivain francophone par un jury présidé par l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf et composé de grandes plumes, comme Yann Queffélec, Paule Constant, Josyane Savigneau, Daniel Rondeau, Mouna Béchara, Lucien George, Vénus Khoury Ghata, Nicole Avril, Salah Stétié, Jean Lacouture et Jabbour Douaihy. Il a déjà récompensé, entre autres, des écrivains de talent comme Ghassan Salamé, Georges Corm, Dominique Eddé, Samir Kassir, Carole Dagher, Joseph Chami, Fady Stéphan, Charif Majdalani et Richard Millet.

Trois orateurs se sont succédé à la tribune durant cette cérémonie : le PDG de la Bank Audi et du groupe Audi Saradar, l’ancien ministre Raymond Audi, le rédacteur en chef de L’Orient Littéraire, l’écrivain Alexandre Najjar, et M. Frangié lui-même.  Lire la suite…

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