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Archives de la catégorie ‘Journal féminin’

Saint Patrick’s day!

17 mars 2013 Poster un commentaire

Pour ceux qui auraient oublié, c’est la Saint Patrick aujourd’hui ! Pour commémorer dûment la Saint Patrick, voici quelques liens de bonnes adresses à Paris :

Qu’est-ce que la Saint Patrick ?

Un peu d’histoire ne fait pas de mal… Vous ne serez pas déçu…

A 16 ans, Patrick, jeune gallois d’une famille chrétienne, est enlevé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Il y passe six ans puis s’enfuit et retrouve ses parents. Après un séjour en France où il est consacré évêque, il se sent appelé à revenir dans cette Irlande de sa servitude pour l’évangéliser. Il y débarque en 432 et multiplie prédications et conversions dans une population dont, par force, il connaît bien les coutumes et la langue. Au Rock de Cashel, lors d’un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèfle : voilà la figure de la Sainte Trinité. Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra la symbole de l’Irlande. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction. Lorsque meurt Patrick, à Armagh, l’Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.

Saint Patrick prêchant devant les rois

Saint Patrick prêchant devant les rois.
(cathédrale de Carlow, vitrail de Franz Mayer)

"Saint Patrick fut le premier Primat d’Irlande. Mais il fut surtout celui qui sut mettre dans l’âme irlandaise une tradition religieuse si profonde que chaque chrétien en Irlande peut à juste titre se dire l’héritier de saint Patrick. C’était un Irlandais authentique, c’était un chrétien authentique: le peuple irlandais a su garder intact cet héritage à travers des siècles de défis, de souffrances et de bouleversements sociaux et politiques, devenant ainsi un exemple pour tous ceux qui croient que le Message du Christ développe et renforce les aspirations les plus profondes des peuples à la dignité, à l’union fraternelle et à la vérité." (discours au Corps diplomatique – Jean-Paul II – 29 septembre 1979)

Source : Nominis

Saint Patrick est aussi le patron des ingénieurs. Le saviez-vous ?

Il fut également désigné deuxième patron du Nigeria le 11 avril 1961, le jour même où la Vierge Marie en était proclamée première patronne au titre de « Reine du Nigeria ».

La prière de Saint Patrick est destinée à protéger le fidèle lors d’un voyage. La prière de saint Patrick fait partie des hymnes de l’Église d’Irlande et de l’Église épiscopale des États-Unis. Elle est souvent chantée pendant la fête de la Saint-Patrick, le 17 mars, ou lors de la fête de la Sainte Trinité, à la fin du mois de mai. En voici une traduction en français :

Je me lève aujourd’hui
par une force puissante,
l’invocation de la Trinité,
la croyance en la Trinité,
la confession de l’unité
du Créateur du monde.
 
Je me lève aujourd’hui
par la force de la naissance du Christ et de Son Baptême,
la force de Sa Crucifixion et de Sa mise au tombeau,
la force de Sa Résurrection et de Son Ascension,
la force de Sa Venue au jour du Jugement.
 
Je me lève aujourd’hui
par la force des ordres des Chérubins,
dans l’obéissance des Anges,
dans le service des Archanges,
dans l’espoir de la Résurrection,
dans les prières des Patriarches,
dans les prédications des Prophètes,
dans les prédications des Apôtres,
dans les fidélités des Confesseurs,
dans l’innocence des Vierges saintes,
dans les actions des Hommes justes.
 
Je me lève aujourd’hui
par la force du Ciel,
lumière du Ciel,
lumière du Soleil,
éclat de la Lune,
splendeur du Feu,
vitesse de l’éclair,
rapidité du vent,
profondeur de la mer,
stabilité de la terre,
solidité de la pierre.
 
Je me lève aujourd’hui
par la force de Dieu pour me guider,
la puissance de Dieu pour me soutenir,
l’intelligence de Dieu pour me conduire,
l’œil de Dieu pour regarder devant moi,
l’oreille de Dieu pour m’entendre
la parole de Dieu pour parler pour moi,
la main de Dieu pour me garder,
le chemin de Dieu pour me précéder,
le bouclier de Dieu pour me protéger,
l’armée de Dieu pour me sauver
des filets des démons,
des séductions des vices,
des inclinations de la nature,
de tous les hommes qui me désirent du mal,
de loin et de près,
dans la solitude et dans une multitude.
 
J’appelle aujourd’hui toutes ces forces
entre moi et le mal,
contre toute force cruelle impitoyable
qui attaque mon corps et mon âme,
contre les incantations des faux prophètes,
contre les lois noires du paganisme,
contre les lois fausses des hérétiques,
contre la puissance de l’idolâtrie,
contre les charmes des sorciers,
contre toute science qui souille
le corps et l’âme de l’homme.
 
Que le Christ me protège aujourd’hui
contre le poison, contre le feu,
contre la noyade, contre la blessure,
pour qu’il me vienne une foule de récompenses,
le Christ avec moi,
le Christ devant moi,
le Christ derrière moi,
le Christ en moi,
le Christ au-dessus de moi,
le Christ au-dessous de moi,
le Christ à ma droite,
le Christ à ma gauche,
le Christ en largeur,
le Christ en longueur,
le Christ en hauteur,
le Christ dans le cœur
de tout homme qui pense à moi,
le Christ dans tout œil qui me voit,
le Christ dans toute oreille qui m’écoute.
 
Je me lève aujourd’hui
par une force puissante
l’invocation à la Trinité,
la croyance en la Trinité,
la confession de l’unité
du Créateur du monde.
 
Au Seigneur est le salut,
au Christ est le salut.
 
Que Ton salut, Seigneur, soit toujours avec nous.
 
Amen.
 
Source : Wikipedia

Un petit tour d’horizon des rues aux US avec cet article du Daily Mail.

Enfin, n’oubliez pas de souhaiter une bonne fête à toutes les personnes qui en porte le nom : Patrick, Patrice, Patricia :)

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Inauguration du Salon « Wedding Folies » 2012 au BIEL

3 février 2012 Poster un commentaire

Par Soraya HAMDAN | 03/02/2012

Les visiteurs pourront assister à un défilé de robes de mariées durant le week-end.

Les visiteurs pourront assister à un défilé de robes de mariées durant le week-end.

LIBAN – ÉVÉNEMENT La neuvième édition du Salon « Wedding Folies » a été lancée hier au BIEL avec près de 200 exposants réunis sur une superficie de 10 000 m². L’événement se tient jusqu’à lundi et devrait attirer près de 25 000 visiteurs sur quatre jours.

L’édition 2012 de « Wedding Folies », le Salon du mariage, a été officiellement inaugurée hier à Beyrouth sous le haut patronage du ministre du Tourisme Fadi Abboud et en présence de Mohammad Choucair, président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIABML), et de Nabil Baz, directeur général de la société organisatrice Promofair. Lire la suite…

Georges Chakra fête ses 25 ans de carrière à Beyrouth

14 janvier 2012 Poster un commentaire
© SdP Georges ChakraGeorges Chakra à son défilé Couture hiver 2011-2012

© SdP Georges ChakraGeorges Chakra à son défilé Couture hiver 2011-2012

Le créateur libanais fête cette année les 25 ans de sa maison de couture. Pour l’occasion, il présentera son défilé été 2012 dans son pays d’origine.

Depuis maintenant un quart de siècle, Georges Chakra met son talent au service de la mode, créant des robes toutes plus somptueuses les unes que les autres.
Pour fêter cet anniversaire, il défilera exceptionnellement à Beyrouth, le 18 janvier 2012, avant la semaine de la couture à Paris.
A l’occasion de ce défilé été 2012, une rétrospective de son travail sera présentée. En organisant cela au Liban, le styliste souhaite ainsi mettre à l’honneur son pays qui a été d’un soutien sans faille au commencement de sa carrière. Une belle occasion de découvrir ou redécouvrir le travail exceptionnel de ce créateur.

Le site de Georges Chakra

Par Maïlys Medjadj

Source : Journal des Femmes

Catégories:Liban, Mode Tags:, ,

Qui est le chef ici ? Mmm ?!

27 décembre 2011 Poster un commentaire

J’aimerai remettre au goût du jour une petite blague que j’ai reçu il y a quelques années par une collègue de travail… (retrouvée sur ce blog). Comme vous pourrez l’imaginer, cette histoire amusante s’applique un peu partout dès qu’il y a une organisation diverse, mais pas d’offense pour mes amis dirigeants ! C’est un moyen de rigoler de certaines aberrations… :)

Bien qu’elle se base sur le système de fonctionnement du corps humain, j’appellerai cette histoire

Commandant à tout prix

Quand le corps humain fut créé :

Le CERVEAU disait : "Puisque je contrôle tout et que je pense pour tout le monde je devrais être le chef."
Les PIEDS disaient : "Puisque nous transportons le corps là ou il le désire et lui permettons aussi de faire ce que veut le cerveau, nous devrions être le chef."
Les MAINS disaient : "Puisque nous faisons tout le travail et que nous gagnons de l’argent pour entretenir le corps, nous devrions être le chef."

Et ainsi de suite pour le COEUR, les YEUX , les OREILLES et les POUMONS.

Ensuite le TROU DU CUL se fit entendre et demanda à être le chef.
Les autres parties du corps éclatèrent de rire à l’idée que le TROU DU CUL puisse être le chef.

Le TROU DU CUL se mit en colère.
Il se referma sur lui-même et refusa de fonctionner.
Bientôt le CERVEAU devint fiévreux, les YEUX se croisèrent et devinrent vitreux, les PIEDS trop faibles pour marcher, les MAINS pendaient sans force et le COEUR et les POUMONS luttaient pour survivre.

Ainsi tous supplièrent le CERVEAU de se laisser fléchir et de permettre au TROU DU CUL d’être le chef.

AINSI FUT FAIT. Toutes les parties du corps faisaient leur travail tandis que le TROU DU CUL dirigeait tout le monde et s’occupait principalement de la merde comme tout chef digne de ce nom.

MORALITÉ :

Il est nullement nécessaire d’être un cerveau pour devenir CHEF…
Un simple TROU DU CUL d’ailleurs a nettement plus de chances.
REGARDEZ AUTOUR DE VOUS POUR EN ÊTRE CONVAINCU.

Bonne journée ;)

Catégories:Méditation

Poème d’ici – Le ciel meurt-il ?

26 décembre 2011 Poster un commentaire

Pablo Picasso, Femme au miroir, 1959

Fatima al-Ashabi est l’une des rares femmes poètes du Yémen à avoir réussi, lors des années 1970-1980, à se faire une place dans un paysage littéraire presque exclusivement masculin. Depuis, cette littérature féminine progressivement s’affirme et se développe. Les premières publications de Fatima al-Ashabi datent des années 1980. Chercheuse au Centre yéménite de recherches et d’études, elle participe régulièrement à des rencontres de poésie au Yémen et à l’étranger. Son recueil Innaha Fatima (C’est Fatima)a paru à Bagdad en 2000.

Le ciel meurt-il ?

Pardonnez-moi je souffre du tremblement de la proie

entre les crocs du seigneur des forêts

Je saigne comme le crépuscule, pourrais-je commencer

une aube nouvelle pour que s’achève mon drame

(…) Depuis des centaines de siècles je porte sur mon dos

Le poids de ma servitude et je traîne derrière moi les années

Je me vide par des centaines de blessures

que me reste-t-il de mes qualités ?

De mes centaines de blessures s’écoule

tout ce qui me reste de qualités

Où est mon beau visage ? Où est ma jeunesse ?

Le ciel meurt-il dans les regrets ?

Où sont ces rêves ? Où ont-ils disparu ?

Où est ma vérité ? Où est mon âme ?

Ma douleur atteint l’âge de mille siècles

derrière les murs de ces plaintes

Mille remparts et pour un rempart qui s’écroule

un autre apparaît qui limite mes forces

Dans mon isolement, ma solitude et mes chaînes

je n’ai personne de présent ni à venir

Ils m’ont dépouillée de mes qualités et ils ont dit

Les femmes ont été créées pour la décoration

Ils ont oublié que celle qu’ils traitent en faible

est l’auteur de tous ces miracles

Ceux petits en toutes choses qui ne sont grands que dans l’ironie

Les hommes, les hommes qui atteignent les limites de la vanité

Lorsqu’à belles dents ils déchirent les femmes dans leurs assemblées

Pardonnez-moi mais mon oraison est éloquente

et des pleurs gémissent dans les battements de mon coeur

Pardonnez-moi mais je suis amère

face à ces yeux qui plongent dans les failles de l’intimité

(…) Ah si seulement vous pouviez savoir de quel pays

J’étais la reine des reines

Entre un sanglot et son écho me voici

devenue presque une tombe remplie de morts.

Traduit de l’arabe par l’Atelier de traduction de l’Ecole normale supérieure de Paris sous la direction de Houda Ayoub.

Source : L’Orient Littéraire

« Dans l’œil des autres », un ouvrage lancé à Beyrouth, pour cerner l’action de Médecins sans frontières

16 décembre 2011 Poster un commentaire

Par Patricia KHODER | 16/12/2011

Social Le rôle des organisations humanitaires dans la prise de décision politique était au centre d’un débat à l’Université américaine de Beyrouth, à l’occasion d’une conférence organisée conjointement par l’AUB et Médecins sans frontières (MSF).

La conférence organisée à l’AUB sur le thème du rôle des organisations humanitaires dans la prise de décision politique a fourni l’occasion à Médecins sans frontières de lancer son livre Dans l’œil des autres – Perception de l’action humanitaire et de MSF, dirigé par Caroline Abu-Sada, coordinatrice de l’unité de recherches de MSF-Suisse.
Depuis 2010, elle représente l’organisation au sein du Comité directeur du Cerah (Centre d’études et de recherches sur l’action humanitaire) à Genève.
Mme Abu Sada, à l’instar de Ghada Hatim, directrice exécutive de MSF pour le monde arabe, et Bruno Jochum, directeur général de l’organisation internationale, sont venus spécialement au Liban pour l’occasion. Lire la suite…

Les secrets du succès et de la paix intérieure

11 octobre 2011 2 commentaires

Voici une page intéressante sur laquelle je suis tombée par hasard aujourd’hui. Bonne méditation !

Les 10 secrets du succès et de la paix intérieure

D’après le Docteur Wayne W.Dyer, il existe dix secrets qui garantissent le succès et la paix intérieure. Les voici :

1er secret : avoir un esprit ouvert à tout et attaché à rien

Cela signifie qu’il faut :

  • Croire que tout est possible si on a suffisamment de volonté.
  • Renoncer totalement à ce à quoi on est attaché (lieu, objet, personne)
  • Accueillir ce que nous offre l’univers sans juger

2ème secret : ne pas mourir sans avoir joué sa propre musique intérieure

Cela signifie qu’il faut :

  • Écouter son cœur
  • Prendre des risques pour sa passion
  • Savoir que l’échec n’est qu’une illusion et qu’il ne faut pas en avoir peur

3ème secret : vous ne pouvez pas donner ce que vous ne possédez pas

Cela signifie qu’il faut :

  • Changer ce que nous n’aimons pas en nous
  • S’aimer soi-même et se respecter
  • Trouver son but

4ème secret : adopter le silence

Cela signifie qu’il faut :

  • Découvrir la valeur du silence
  • Intégrer plus de silence dans sa vie
  • Prendre consciemment contact avec Dieu

5ème secret : renoncer à son histoire personnelle

Cela signifie qu’il faut :

  • Ne pas se raccrocher au passé
  • Vivre l’instant présent et accepter la réalité telle qu’elle est

6ème secret : il est impossible de résoudre un problème avec le même esprit qui l’a créé

Cela signifie qu’il faut :

  • Accepter le monde tel qu’il est
  • Savoir qu’il existe un lien entre chaque individus, que nous sommes tous membre de la famille humaine

7ème secret : il n’y a pas de ressentiment justifié

Cela signifie qu’il faut :

  • Accepter l’opinion des autres même si elle est différente de la nôtre
  • Pardonner à ceux dont nous pensons qu’ils nous ont blessé

8ème secret : traitez vous comme la personne que vous aimeriez être

Cela signifie qu’il faut faire partout place à l’inspiration.

9ème secret : chérissez le divin en vous

Cela signifie que vous êtes Dieu créateur de votre vie et du monde dans lequel vous vivez.

10ème secret : la sagesse consiste à éviter toute pensée affaiblissante

Cela signifie que votre esprit se nourrit avec des pensées de paix, d’amour, d’acceptation et de bonne volonté.

Source : Les 10 secrets du succès et de la paix intérieure – Dr Wayne W. Dyer (Editions J’ai Lu). Lien.

Marathon le 19 juin pour sensibiliser à la polyarthrite rhumatoïde

12 juin 2011 Poster un commentaire

08/06/2011

Les intervenants à la conférence de presse organisée pour donner le coup d’envoi à la campagne nationale de sensibilisation à la polyarthrite rhumatoïde.

Les intervenants à la conférence de presse organisée pour donner le coup d’envoi à la campagne nationale de sensibilisation à la polyarthrite rhumatoïde.

« Ne laissez pas la polyarthrite rhumatoïde déformer l’image. » Tel est le thème de la campagne nationale de sensibilisation à la polyarthrite rhumatoïde, une maladie auto-immune systémique et progressive, caractérisée par une inflammation de la membrane qui tapisse les articulations de l’organisme, notamment les petites articulations, c’est-à-dire celles des pieds et des mains. Les maladies auto-immunes systémiques sont dues à une hyperactivité du système immunitaire qui, au lieu de protéger les organes, tissus ou substances normalement présents dans l’organisme, les attaque. La polyarthrite rhumatoïde (PR) peut s’étendre aussi à d’autres membres. Lire la suite…

À Bkeftine, une méthode particulière pour les enfants handicapés

Par Augustin JALON | 04/06/2011

Rami, Hassan et Samira face à l’AVS durant le cours de civisme sur l’agriculture. Pour intégrer les leçons, les petits handicapés ont besoin de les mettre concrètement en application. Photo Augustin Jalon

Rami, Hassan et Samira face à l’AVS durant le cours de civisme sur l’agriculture. Pour intégrer les leçons, les petits handicapés ont besoin de les mettre concrètement en application.

Éducation Au Liban-Nord, l’école orthodoxe secondaire de Bkeftine accueille des enfants atteints de handicaps mentaux, comme la trisomie 21 ou l’autisme. Avec une prise en charge différente, axée sur l’inclusion, elle les confronte aux autres élèves.

Une classe d’une vingtaine d’élèves, tous au niveau EB1, sagement assis sur leur chaise, écoutent doctement une maîtresse d’école dispensant un cours sur l’agriculture au Liban. Vêtus d’élégants uniformes bleus qui les rendent parfaitement similaires, ils ont tous droit à la même leçon. Au fond de la classe, une éducatrice attend. À la fin du cours, elle se lève et accompagne trois enfants hors de la classe. Hassan*, Rami* et Samira* sont atteints de handicaps mentaux et doivent poursuivre leur apprentissage de manière différente. Mais ils repartiront de cette école avec un savoir similaire à celui des autres élèves.
L’école orthodoxe privée de Bekftine accueille depuis 2005 des enfants atteints de handicaps mentaux parfois lourds. Autisme, trisomie 21, mutisme sélectif, hyperactivité, troubles de l’apprentissage : les maux qui touchent ces pensionnaires particuliers sont nombreux. L’originalité de cett e école réside dans la méthode qu’elle a choisie pour prendre en charge les petits concernés : l’inclusion. Pas d’isolement ou de cours réellement spécifiques, ni de professeurs particuliers : les élèves handicapés sont confrontés aux autres, quels que soient leurs handicaps. Au nombre de dix, ils sont peu repérables parmi les 300 enfants inscrits dans l’établissement, malgré le fait que chacun est suivi personnellement par une tierce personne, parallèlement au cours. Au début de chaque année, un cadre général de progression est défini et réajusté en fonction des avancées réalisées par le jeune et sa classe.
Pour Hassan, Rami et Samira, la leçon de civisme et d’agriculture se poursuit à l’étage, en compagnie d’une aide à vocation spécialisée (AVS). Celle-ci, avec un pot de fleurs, va résumer la leçon de manière extrêmement concrète afin que les trois enfants puissent en intégrer la théorie. Avec les gestes, elle revient sur les ré coltes, sur ce que l’on cultive au Liban et comment on le plante. « On infantilise quelque peu le cours, de manière à ce que les enfants comprennent ces choses très abstraites pour eux », résume Liliane Audeh, coordinatrice au cycle primaire et secondaire. Des enfants qui ont de facto besoin de mettre en application les connaissances acquises, afin de les comprendre et, surtout, de les retenir. Pour cela, les trois élèves sortent pour une activité un peu spéciale, qui ferait rougir d’envie tous les enfants qui rêvent d’école buissonnière. À l’extérieur des bâtiments, et avec l’aide d’une AVS, ils vont planter des roses et observer les différentes étapes de la pousse et de la floraison. Un passage essentiel vers l’acquisition définitive du savoir. « Ce sont des enfants très intelligents. Une fois qu’ils ont assimilé, ils n’oublient jamais », se réjouit Liliane Audeh.

Psychologie humaniste
Joe Akoury a 53 ans. Psycho thérapeute depuis une trentaine d’années, il est l’une des pierres angulaires de ce projet audacieux au Liban. C’est à son initiative que l’école de Bkeftine a décidé de mettre en pratique les méthodes inclusives. « Pour avoir la notion de base de l’inclusion, explique-t-il, il faut qu’elle s’adresse au potentiel cognitif, social, émotionnel et créatif de l’enfant. » En d’autres termes, il s’agit de répondre à tous les facteurs qui déterminent la personnalité et l’intelligence de ce dernier. Selon lui, l’inclusion se fonde sur les quatre piliers de base de l’éducation : « Apprendre à apprendre, apprendre à faire, apprendre à être, apprendre à vivre ensemble. Somme toute, c’est de la psychologie humaniste », glisse Joe avec un sourire. L’inclusion est une méthode directement issue de la Gestalt Thérapie, un mode de traitement fondé par trois psychanalystes allemands et anglais en 1951. Ce qu’on appelle également la Gestalt est un procédé d’an alyse du « ici et du maintenant », et de la responsabilité personnelle. Concrètement, elle s’intéresse d’abord au processus suivi par la personne prise en charge plutôt qu’aux raisons de son mal-être : à la recherche de la cause, elle préfère celle du moyen et de la manière. « On travaille sur le présent, pas question de laisser s’installer un processus inconscient », précise Joe Akoury.
Et les progrès sont parfois spectaculaires. Lorsque le petit Rami est entré dans l’école sous la tutelle de Joe Akoury, le psychothérapeute voyait arriver son cas le plus difficile. Dans une vidéo tournée il y a deux ans, Rami, à peine pris en charge par l’école de Bkeftine, se frappait après quelques secondes d’apprentissage. Sa mère, Youssa, raconte : « Au début, il fallait une vingtaine de minutes pour que Rami accepte de s’asseoir pendant une minute. Ensuite, il faisait une crise. Nous lui avons fait une chambre de protection, où il ne pouvait pas se faire mal avec des objets lourds ou contondants, par exemple. Il y rentrait, faisait sa crise, et se calmait. Ensuite nous recommencions à travailler. » Aujourd’hui, Rami est capable d’apprendre et de se concentrer presque comme n’importe quel élève.

Le rôle essentiel des parents
La prise en charge ne s’arrête pas à un suivi soutenu en cours. Si Joe Akoury, basé à Beyrouth, vient régulièrement rencontrer parents, enfants et enseignants, c’est tout une équipe qui gravite autour de ces élèves. Entre les AVS, dirigées par Liliane Audeh, un psychomotricien et Joe Akoury, Omar Awaïda, orthophoniste présent depuis trois ans à Bkeftine, voit chaque enfant une fois par semaine. Certains éprouvant de réelles difficultés de communication avec le monde qui les entourent, Omar leur fournit les outils pour échanger avec l’extérieur. « C’est un travail multidisciplinaire, explique-t-il. Je commence par travailler avec l’enfant sur sa propre perception, puis on attaque ses difficultés. »
« Pour ces enfants, il n’y a pas de notion d’échec, poursuit Joe Akoury, simplement une notion de découverte. C’est l’un des principes qui font la réussite de l’inclusion. » Aussi les progrès enregistrés par chaque enfant sont-ils systématiquement évalués de manière horizontale, car relatifs à chaque élève.
« Je conseille également les parents, précise Omar Awaïda. Je leur explique comment continuer notre travail à la maison, comment donner des responsabilités à l’enfant, comment favoriser un rapprochement avec un membre de la famille. » Des familles dont le rôle est essentiel dans la prise en charge, mais confrontées à des obstacles parfois inattendus.
Youssa, la mère de Rami, se souvient du regard parfois difficile à assumer des autres sur son fils. « Au début, nous n’étions pas fiers de sortir avec Rami. Aujourd’hui, toute la famille se bat pour l’accompagn er. » Youssa, bien qu’également mère de deux filles, a choisi de se consacrer presque exclusivement à son fils. Plutôt que de l’isoler, elle a choisi de le socialiser, en l’inscrivant par exemple dans des colonies de vacances.
« Il faut reconnaître qu’il existe un problème spécifique libanais et moyen-oriental avec les enfants, analyse Joe Akoury. Nos enfants sont très couvés, voire surprotégés. Pour des petits comme Rami, l’effet serait dévastateur : une famille ultraprotectrice conduirait à une désociabilisation presque totale. » « D’autant que les parents de ces enfants-là sont parfois très mal orientés, regrette Liliane Audeh. Certains viennent nous voir après avoir consulté nombre de psychologues, parfois même à l’étranger. »
Youssa, de son côté, a suivi l’intégralité du processus de prise en charge de son fils aux côtés de Joe Akoury. « Pour Rami, j’ai oublié les sorties, les amis, le bon temps, pour me consacrer un iquement à lui. Aujourd’hui, je considère qu’il est un enfant comme les autres. »

*Les prénoms ont été modifiés par respect du secret médical.

Source: L’Orient Le Jour

Ces lois libanaises discriminatoires à l’égard des femmes

Par Anne-Marie El-HAGE | 04/06/2011

Droits humains La femme libanaise vit au quotidien la discrimination dans les textes de lois. Malgré quelques initiatives et la rédaction de propositions de lois, l’immobilisme politique ambiant ne présage aucune avancée sensible au niveau des droits de la femme.

Des avancées, des mobilisations… Oui mais il reste encore tant à faire. Telle est la conclusion que l’on peut tirer de la conférence à quatre voix, organisée jeudi à la faculté des sciences sociales de l’Université Saint-Joseph par le Centre d’études des droits du monde arabe (Cedroma), sur le thème des droits de la femme au Liban et dans le monde arabe. Une conférence animée par le professeur agrégé Jacques Hakim, qui a vu notamment la présence des députés Ghassan Moukheiber, Gilberte Zouein et Serge Tersarkissian, du président du conseil d’administration de l’Hôtel-Dieu de France, le père Joseph Nassar, du membre du conseil constitutionnel, le juge Antoine Khair, et du directeur du Cedroma, Me Georges Khadige.

Le député Ghassan Moukheiber commence d’abord par rendre hommage au couple mythique formé par Laure et Joseph Moghaïzel, qui ont réalisé d’importantes avancées en œuvrant de pair au se rvice des droits de la femme. « La collaboration entre la société civile et les législateurs est importante et indispensable pour faire avancer les choses », explique-t-il. Malgré l’immobilisme politique qui règne actuellement, le député parle « d’initiatives parlementaires concrètes », plus spécifiquement au niveau de la rédaction de propositions de lois, qui résultent de campagnes menées par la société civile. « Des propositions qui font débat », indique-t-il.

Transmission de la nationalité

Concrètement, ces avancées se traduisent, au niveau du code pénal, par l’adoption en commission parlementaire de l’annulation de l’allègement des peines concernant le crime d’honneur. « Cette proposition a été transmise au Parlement », précise M. Moukheiber. Il souligne, sur le plan du statut personnel, qu’une « sous-commission devra rendre son rapport d’ici à trois semaines concernant la proposition de loi sur la violence domestique ». Et de mentionner aussi la proposition de loi sur le statut civil optionnel, qui a été transmis aux commissions conjointes. Le député déplore toutefois les obstacles liés à tout ce qui touche au statut personnel, concernant notamment le droit de la femme à transmettre sa nationalité à ses enfants de père étranger et à son époux. « C’est un problème lié à l’implantation palestinienne », affirme-t-il, mentionnant les deux propositions de loi présentées par le ministre Ziyad Baroud, toujours gelées pour cause de conflit politique. Ghassan Moukheiber ne manque pas d’évoquer les débats sur la participation de la femme à la vie politique, tout en se disant favorable au principe du quota.

Qualifiant ces questions de « complexes », car « souvent liées à des tabous de la société libanaise », le député ne peut s’empêcher de constater que « le travail est très lent » et de regretter « le peu de temps cons acré au débat ».

La directrice de l’Institut des sciences politiques de l’USJ, Fadia Kiwan, aborde les initiatives arabes communes dans le domaine des droits de la femme. Saluant l’engagement de la société civile, elle constate que la majorité des pays arabes, dont le Liban, ont adopté les résolutions internationales, tout en émettant des réserves. « Nous voulons lever ces réserves », insiste-t-elle, observant que « ces réserves vident souvent les résolutions de leur substance ». Mme Kiwan indique toutefois que la 4e conférence mondiale sur les femmes, qui s’est déroulée à Beijing en 1995, a constitué « une avancée pour les femmes arabes », car elle a permis d’identifier certains problèmes de taille. Et d’évoquer notamment « les tabous du monde arabe » et « les appellations d’exceptions culturelles derrière lesquelles se cachent les autorités de ces pays ». « Ce ne sont que prétextes », accuse-t-elle.

Faire évoluer les mentalités rétrogrades

Étapes importantes dans l’histoire des droits de la femme arabe, l’organisation du premier sommet pour la femme arabe, en 2000, et la création, en 2002, de l’Organisation de la femme arabe (qui compte aujourd’hui 16 pays membres), ont permis « la récolte de bases de données et l’échange d’expériences », indique la directrice. Elle souligne « la grande disparité des problèmes et des priorités féminines, dans les différents pays arabes », déplorant qu’au Liban, il n’y ait pas unanimité sur les droits de la femme. « Les femmes elles-mêmes ne sont pas unies pour revendiquer leurs droits », conclut-elle.

Les droits civils de la femme au Liban sont ensuite épluchés par la juge Rima Charafeddine. Elle montre point par point et dénonce la discrimination contre la femme libanaise, au niveau de la transmission de sa nationalité, au niveau de son statut personnel et au niveau de la CNSS notamm ent. « Et pourtant, la Constitution libanaise indique que tous les Libanais sont égaux », dit-elle. La juge observe aussi que le Liban a signé la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cedaw), mais qu’il a émis des réserves sur certains articles. « N’est-il pas grand temps que la femme libanaise bénéficie de l’égalité dans la citoyenneté ? » demande-t-elle. Et de déplorer qu’il ne s’agit pas uniquement de changer les textes de loi, mais de faire évoluer les mentalités rétrogrades.

C’est enfin la discrimination à l’égard de la femme dans le code pénal qu’a démontrée l’avocate Seta Kerechekian. Une discrimination flagrante, notamment au niveau de la pratique du crime d’honneur et des circonstances atténuantes à l’intention des meurtriers. « Mais y a-t-il un crime honorable ? » se demande-t-elle. Me Kerechekian dénonce aussi la discrimination pénale entre l’homme et la femme, dans l’ac te d’adultère. « Rien qu’au niveau de la sanction, la peine de la femme est le double de celle de l’homme », indique-t-elle. Et d’expliquer aussi, à titre d’exemple, que la définition de l’adultère est différente pour la femme et pour l’homme. « L’homme ne sera considéré adultère que s’il est pris en flagrant délit au domicile conjugal, alors que la femme est considérée adultère si elle a eu une ou plusieurs relations extraconjugales, au domicile conjugal ou à l’extérieur », précise-t-elle à ce propos.

Il reste à espérer que la classe politique, bien trop occupée par ses querelles, se penche sérieusement sur les droits des femmes du Liban, « ces alter ego de l’homme et non pas ces moitiés d’homme », comme l’a fait si bien remarquer Me Georges Khadige.

Source: L’Orient Le Jour

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