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Archives de la catégorie ‘Méditation’

Qui est le chef ici ? Mmm ?!

27 décembre 2011 Poster un commentaire

J’aimerai remettre au goût du jour une petite blague que j’ai reçu il y a quelques années par une collègue de travail… (retrouvée sur ce blog). Comme vous pourrez l’imaginer, cette histoire amusante s’applique un peu partout dès qu’il y a une organisation diverse, mais pas d’offense pour mes amis dirigeants ! C’est un moyen de rigoler de certaines aberrations… :)

Bien qu’elle se base sur le système de fonctionnement du corps humain, j’appellerai cette histoire

Commandant à tout prix

Quand le corps humain fut créé :

Le CERVEAU disait : "Puisque je contrôle tout et que je pense pour tout le monde je devrais être le chef."
Les PIEDS disaient : "Puisque nous transportons le corps là ou il le désire et lui permettons aussi de faire ce que veut le cerveau, nous devrions être le chef."
Les MAINS disaient : "Puisque nous faisons tout le travail et que nous gagnons de l’argent pour entretenir le corps, nous devrions être le chef."

Et ainsi de suite pour le COEUR, les YEUX , les OREILLES et les POUMONS.

Ensuite le TROU DU CUL se fit entendre et demanda à être le chef.
Les autres parties du corps éclatèrent de rire à l’idée que le TROU DU CUL puisse être le chef.

Le TROU DU CUL se mit en colère.
Il se referma sur lui-même et refusa de fonctionner.
Bientôt le CERVEAU devint fiévreux, les YEUX se croisèrent et devinrent vitreux, les PIEDS trop faibles pour marcher, les MAINS pendaient sans force et le COEUR et les POUMONS luttaient pour survivre.

Ainsi tous supplièrent le CERVEAU de se laisser fléchir et de permettre au TROU DU CUL d’être le chef.

AINSI FUT FAIT. Toutes les parties du corps faisaient leur travail tandis que le TROU DU CUL dirigeait tout le monde et s’occupait principalement de la merde comme tout chef digne de ce nom.

MORALITÉ :

Il est nullement nécessaire d’être un cerveau pour devenir CHEF…
Un simple TROU DU CUL d’ailleurs a nettement plus de chances.
REGARDEZ AUTOUR DE VOUS POUR EN ÊTRE CONVAINCU.

Bonne journée ;)

Catégories:Méditation

Poème d’ici – Le ciel meurt-il ?

26 décembre 2011 Poster un commentaire

Pablo Picasso, Femme au miroir, 1959

Fatima al-Ashabi est l’une des rares femmes poètes du Yémen à avoir réussi, lors des années 1970-1980, à se faire une place dans un paysage littéraire presque exclusivement masculin. Depuis, cette littérature féminine progressivement s’affirme et se développe. Les premières publications de Fatima al-Ashabi datent des années 1980. Chercheuse au Centre yéménite de recherches et d’études, elle participe régulièrement à des rencontres de poésie au Yémen et à l’étranger. Son recueil Innaha Fatima (C’est Fatima)a paru à Bagdad en 2000.

Le ciel meurt-il ?

Pardonnez-moi je souffre du tremblement de la proie

entre les crocs du seigneur des forêts

Je saigne comme le crépuscule, pourrais-je commencer

une aube nouvelle pour que s’achève mon drame

(…) Depuis des centaines de siècles je porte sur mon dos

Le poids de ma servitude et je traîne derrière moi les années

Je me vide par des centaines de blessures

que me reste-t-il de mes qualités ?

De mes centaines de blessures s’écoule

tout ce qui me reste de qualités

Où est mon beau visage ? Où est ma jeunesse ?

Le ciel meurt-il dans les regrets ?

Où sont ces rêves ? Où ont-ils disparu ?

Où est ma vérité ? Où est mon âme ?

Ma douleur atteint l’âge de mille siècles

derrière les murs de ces plaintes

Mille remparts et pour un rempart qui s’écroule

un autre apparaît qui limite mes forces

Dans mon isolement, ma solitude et mes chaînes

je n’ai personne de présent ni à venir

Ils m’ont dépouillée de mes qualités et ils ont dit

Les femmes ont été créées pour la décoration

Ils ont oublié que celle qu’ils traitent en faible

est l’auteur de tous ces miracles

Ceux petits en toutes choses qui ne sont grands que dans l’ironie

Les hommes, les hommes qui atteignent les limites de la vanité

Lorsqu’à belles dents ils déchirent les femmes dans leurs assemblées

Pardonnez-moi mais mon oraison est éloquente

et des pleurs gémissent dans les battements de mon coeur

Pardonnez-moi mais je suis amère

face à ces yeux qui plongent dans les failles de l’intimité

(…) Ah si seulement vous pouviez savoir de quel pays

J’étais la reine des reines

Entre un sanglot et son écho me voici

devenue presque une tombe remplie de morts.

Traduit de l’arabe par l’Atelier de traduction de l’Ecole normale supérieure de Paris sous la direction de Houda Ayoub.

Source : L’Orient Littéraire

Les secrets du succès et de la paix intérieure

11 octobre 2011 2 commentaires

Voici une page intéressante sur laquelle je suis tombée par hasard aujourd’hui. Bonne méditation !

Les 10 secrets du succès et de la paix intérieure

D’après le Docteur Wayne W.Dyer, il existe dix secrets qui garantissent le succès et la paix intérieure. Les voici :

1er secret : avoir un esprit ouvert à tout et attaché à rien

Cela signifie qu’il faut :

  • Croire que tout est possible si on a suffisamment de volonté.
  • Renoncer totalement à ce à quoi on est attaché (lieu, objet, personne)
  • Accueillir ce que nous offre l’univers sans juger

2ème secret : ne pas mourir sans avoir joué sa propre musique intérieure

Cela signifie qu’il faut :

  • Écouter son cœur
  • Prendre des risques pour sa passion
  • Savoir que l’échec n’est qu’une illusion et qu’il ne faut pas en avoir peur

3ème secret : vous ne pouvez pas donner ce que vous ne possédez pas

Cela signifie qu’il faut :

  • Changer ce que nous n’aimons pas en nous
  • S’aimer soi-même et se respecter
  • Trouver son but

4ème secret : adopter le silence

Cela signifie qu’il faut :

  • Découvrir la valeur du silence
  • Intégrer plus de silence dans sa vie
  • Prendre consciemment contact avec Dieu

5ème secret : renoncer à son histoire personnelle

Cela signifie qu’il faut :

  • Ne pas se raccrocher au passé
  • Vivre l’instant présent et accepter la réalité telle qu’elle est

6ème secret : il est impossible de résoudre un problème avec le même esprit qui l’a créé

Cela signifie qu’il faut :

  • Accepter le monde tel qu’il est
  • Savoir qu’il existe un lien entre chaque individus, que nous sommes tous membre de la famille humaine

7ème secret : il n’y a pas de ressentiment justifié

Cela signifie qu’il faut :

  • Accepter l’opinion des autres même si elle est différente de la nôtre
  • Pardonner à ceux dont nous pensons qu’ils nous ont blessé

8ème secret : traitez vous comme la personne que vous aimeriez être

Cela signifie qu’il faut faire partout place à l’inspiration.

9ème secret : chérissez le divin en vous

Cela signifie que vous êtes Dieu créateur de votre vie et du monde dans lequel vous vivez.

10ème secret : la sagesse consiste à éviter toute pensée affaiblissante

Cela signifie que votre esprit se nourrit avec des pensées de paix, d’amour, d’acceptation et de bonne volonté.

Source : Les 10 secrets du succès et de la paix intérieure – Dr Wayne W. Dyer (Editions J’ai Lu). Lien.

Carl Sagan, "The Pale Blue Dot – Where We Make Our Stand"

28 avril 2011 Poster un commentaire

"Look again at that dot. That’s here. That’s home. That’s us. On it everyone you love, everyone you know, everyone you ever heard of, every human being who ever was, lived out their lives. The aggregate of our joy and suffering, thousands of confident religions, ideologies, and economic doctrines, every hunter and forager, every hero and coward, every creator and destroyer of civilization, every king and peasant, every young couple in love, every mother and father, hopeful child, inventor and explorer, every teacher of morals, every corrupt politician, every "superstar," every "supreme leader," every saint and sinner in the history of our species lived there- on a mote of dust suspended in a sunbeam.

The Earth is a very small stage in a vast cosmic arena. Think of the rivers of blood spilled by all those generals and emperors so that, in glory and triumph, they could become the momentary masters of a fraction of a dot. Think of the endless cruelties visited by the inhabitants of one corner of this pixel on the scarcely distinguishable inhabitants of some other corner, how frequent their misunderstandings, how eager they are to kill one another, how fervent their hatreds.

Our posturings, our imagined self-importance, the delusion that we have some privileged position in the Universe, are challenged by this point of pale light. Our planet is a lonely speck in the great enveloping cosmic dark. In our obscurity, in all this vastness, there is no hint that help will come from elsewhere to save us from ourselves.

The Earth is the only world known so far to harbor life. There is nowhere else, at least in the near future, to which our species could migrate. Visit, yes. Settle, not yet. Like it or not, for the moment the Earth is where we make our stand.

It has been said that astronomy is a humbling and character-building experience. There is perhaps no better demonstration of the folly of human conceits than this distant image of our tiny world. To me, it underscores our responsibility to deal more kindly with one another, and to preserve and cherish the pale blue dot, the only home we’ve ever known."

- Carl Sagan, "Pale Blue Dot," 1994

Méditer, pour mieux découvrir le Christ

15 février 2011 Poster un commentaire

11/02/2011 16:00

Les pratiques de méditation, revenues en Occident par le biais des religions orientales, correspondent aussi à une tradition chrétienne très ancienne, notamment dans la vie monastique.

 Sur une plage du Lac de Tibériade lors du pèlerinage des étudiants «Aux Sources», le 24 juillet 2009 (Photo : P.RAZZO/CIRIC).  Sur une plage du Lac de Tibériade lors du pèlerinage des étudiants «Aux Sources», le 24 juillet 2009 (Photo : P.RAZZO/CIRIC).

Sur une plage du Lac de Tibériade lors du pèlerinage des étudiants «Aux Sources», le 24 juillet 2009 (Photo : P.RAZZO/CIRIC).

L’assemblée est assise sur des chaises ou des bancs de prière, dos droit et tête haute, les yeux mi-clos, immobile. Pas un mot ne s’échappe de leur bouche. Pourtant, chacun articule intérieurement les mêmes quatre syllabes. « Ma-ra-na-tha ». « Viens, Seigneur », en araméen. C’est le « mot de prière » conseillé par le P. John Main (1926-1982).

La pensée de ce moine bénédictin, fondateur en 1975 à Londres du Centre de méditation chrétienne, irrigue la Communauté mondiale des méditants chrétiens (CMMC), créée en 1991 pour, disent-ils, « œuvrer à la redécouverte de la dimension contemplative au sein de l’Église ».

Dans ses enseignements, le moine prescrit deux temps de méditation par jour. Une demi-heure, idéalement le matin avant le petit-déjeuner, et le soir, avant le repas. Cette prière contemplative repose sur la répétition incessante d’un « mantra », (« Maranatha », « Jésus », « Kyrie Eleison », etc.).

«Préserver le plus possible ce cœur à cœur avec Dieu»

« Le mot s’apparente au bâton qui permet de soutenir le méditant dans son pèlerinage de la tête au cœur, explique Catherine Charrière, oblate bénédictine de la communauté. C’est un chemin de pauvreté et de dépouillement, une mise à nu devant Dieu. » La répétition métronomique, écrit le P. John Main, permet « d’amener le mental à faire silence et à descendre dans le cœur profond, afin de permettre à la présence mystérieuse de Dieu en nous de devenir Réalité ».

Les pratiquants ne sont pas en recherche d’une expérience mystique. La plupart en tirent un « apaisement », comme Marie. « J’aime comparer la méditation à cet épisode de l’Odyssée, lorsque Ulysse s’enchaîne au mât de son navire pour ne pas céder au chant des sirènes, explique ce cadre en ressources humaines. La méditation est mon mât et m’aide à résister aux sirènes de l’ego. »

Bien sûr, la méditation n’est pas un exercice aisé. Même après de nombreuses années d’expérience, l’esprit vagabonde. « Certains jours, c’est une bagarre, comme le curé d’Ars avec ses démons, témoigne Martine. L’important est de ne pas s’accrocher à quelque idée bonne ou mauvaise, de garder le cap, en préservant le plus possible ce cœur à cœur avec Dieu », poursuit cette journaliste, qui prolonge chaque méditation par un temps de prière.

La méditation engendre les fruits de l’Esprit

« La méditation ne nous éloigne pas de notre foi, insiste Dominique Lablanche, coordinateur en France de la communauté. Bien au contraire, elle nous permet d’approfondir notre ancrage dans le christianisme, de découvrir un Christ plus intérieur. »

Pour certains, en revanche, la méditation est un chemin de retour vers la tradition chrétienne, voire vers l’Église. « Elle développe le souci de mieux comprendre les Écritures, de redécouvrir la prière », relève le P. Laurence Freeman, moine bénédictin olivetain, directeur spirituel de la CMMC.

Pour lui, les effets de la méditation sont à rechercher dans « la relation avec nous-même, avec les autres et avec Dieu. Elle engendre les fruits de l’Esprit tels que les décrit saint Paul : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi », développe l’auteur d’un livre à deux voix avec le dalaï-lama.

«Une relation à la Parole dans le silence»

De fait, la pratique de la méditation a fait son retour avec l’influence des traditions orientales. « Elle a recommencé à intéresser les laïcs chrétiens au cours des années 1980 », résume le P. Bernard Durel, moine dominicain rattaché au couvent de Strasbourg, animateur depuis trente ans de sessions de méditation dans l’esprit du zen. Lui-même inscrit ses pas dans ceux du philosophe allemand Karlfried Graf Durckheim.

D’autres s’inspirent du P. Thomas Keating, père trappiste américain organisateur de retraites au cours desquelles est pratiquée la « centering prayer » (centrage par la prière). Et le premier groupe lié à la CMMC est né en 1997 au Forum 104, centre de dialogue entre les cultures et les spiritualités des Maristes, à Paris.

« Certains, comme moi, sont entrés dans le zen, poursuit le P. Durel. D’autres ont redécouvert la prière du cœur orthodoxe. » Pour autant, aucun syncrétisme ici. « On devrait ici parler de méditation sans objet, qui est une relation à la Parole dans le silence. C’est une expérience contemplative qui n’est pas une sortie de l’univers chrétien, mais qui en est la pointe ultime. »

Avec Vatican II, la prière contemplative a été valorisée

Même discours chez le théologien orthodoxe Bertrand Vergely, conférencier d’un jour auprès de la CMMC. « La pratique de la méditation peut susciter un rejet de la part d’un certain nombre de chrétiens critiquant je ne sais quel syncrétisme religieux, voire un dévoiement du christianisme. Or la méditation n’est pas un ajout mais, bien au contraire, un élément fondamental du christianisme, une vieille pratique des Pères du Désert qui se mettaient dans un état de présence et d’attention continuelle à travers la prière intérieure. »

Comme Jean Cassien (IVe siècle), dont se réclame la CMMC, qui introduit dans sa dixième Conférence sur la prière la répétition continuelle et silencieuse d’un même mot. Hormis au sein des communautés monastiques, cette pratique s’était pourtant perdue au sein de l’Église occidentale.

« Au lendemain de la Réforme, la méditation paraissait trop catholique pour les protestants, et les catholiques se méfiaient d’une expérience trop individuelle de la foi, estime le P. Laurence Freeman. Ce n’est qu’avec le concile Vatican II que la prière contemplative a de nouveau été valorisée. »

«La méditation n’est plus un effet de mode»

En paroisse, les méditants hésitent encore à évoquer cette expérience, source de perplexité. Mais la CMMC continue de se renforcer. Elle compte aujourd’hui 2000 groupes, répartis dans 67 pays, dont 20 groupes en France, où quelques milliers de personnes la pratiqueraient.

Pour le P. Laurence Freeman, « jamais dans l’histoire il n’y a eu autant de personnes pratiquant la méditation, de manière consciente et disciplinée ». Si aucun rapport officiel n’a encore été établi avec la conférence épiscopale de France, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, s’était rendu l’an passé à la première rencontre francophone de la communauté (la deuxième s’est tenue à la mi-janvier à Valpré).

Le P. Bernard Durel estime que « la méditation n’est plus un effet de mode. De bons chrétiens, bien dans l’Église, respectueux des sacrements, ont adopté cette forme de prière contemplative. »

Bénévent TOSSERI, à Écully (Rhône). Source: La Croix

"Liberté religieuse, chemin vers la paix", message du pape Benoît XVI pour la journée mondiale pour la paix en 2011

23 décembre 2010 Poster un commentaire

1. AU DÉBUT D’UNE ANNÉE NOUVELLE, mes vœux voudraient rejoindre tous et chacun ; vœux de sérénité et de prospérité, mais surtout vœux de paix. L’année qui vient de se clôturer a été marquée, elle aussi, malheureusement par la persécution, la discrimination, par de terribles actes de violence et d’intolérance religieuse.

Je pense en particulier à la chère terre d’Irak qui, dans sa marche vers une stabilité et une réconciliation tant souhaitées, continue à être une scène de violences et d’attentats. Viennent à la mémoire les récentes souffrances de la communauté chrétienne, et tout particulièrement le lâche attentat contre la cathédrale siro-catholique Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Bagdad, où, le 31 octobre dernier, deux prêtres et plus de cinquante fidèles ont été tués, alors qu’ils étaient réunis pour la célébration de la sainte Messe. Et il y eut d’autres attaques les jours suivants, aussi contre des habitations privées, suscitant la peur au sein de la communauté chrétienne et le désir, chez beaucoup de ses membres, d’émigrer pour aller chercher de meilleures conditions de vie. Je les assure de ma proximité et de celle de toute l’Eglise. Ce sentiment a été concrètement exprimé lors de la récente Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des Evêques. Cette Assemblée a adressé un encouragement aux communautés catholiques en Irak et dans tout le Moyen-Orient à vivre la communion et à continuer à offrir un témoignage courageux de foi en ces régions.

Je remercie vivement les Gouvernements qui s’efforcent de soulager les souffrances de ces frères en humanité et j’invite les catholiques à prier pour leurs frères dans la foi qui souffrent violences et intolérances, et à leur manifester leur solidarité. Dans ce contexte, j’ai ressenti de manière particulièrement vive l’opportunité de partager avec vous tous quelques réflexions sur la liberté religieuse, chemin vers la paix. Il est douloureux en effet de constater que, dans certaines régions du monde, il n’est pas possible de professer et de manifester librement sa religion, sans mettre en danger sa vie et sa liberté personnelle. En d’autres points du monde, il existe des formes plus silencieuses et plus sophistiquées de préjugés et d’opposition à l’encontre des croyants et des symboles religieux. Les chrétiens sont à l’heure actuelle le groupe religieux en butte au plus grand nombre de persécutions à cause de leur foi. Beaucoup subissent des offenses quotidiennes et vivent souvent dans la peur à cause de leur recherche de la vérité, de leur foi en Jésus Christ et de leur appel sincère afin que soit reconnue la liberté religieuse. Tout cela ne peut être accepté, parce que cela constitue une offense à Dieu et à la dignité humaine ; de plus, c’est une menace à la sécurité et à la paix, et cela empêche la réalisation d’un réel développement humain intégral[1].

C’est en effet dans la liberté religieuse que se trouve l’expression de la spécificité de la personne humaine, qui peut ainsi ordonner sa vie personnelle et sociale selon Dieu :  à Sa lumière se comprennent pleinement l’identité, le sens et le but de la personne. Nier ou limiter de manière arbitraire cette liberté signifie cultiver une vision réductrice de la personne humaine ; mettre dans l’ombre le rôle public de la religion signifie engendrer une société injuste, puisque celle-ci n’est pas en harmonie avec la vraie nature de la personne humaine ; cela signifie rendre impossible l’affirmation d’une paix authentique et durable de toute la famille humaine.

J’exhorte donc les hommes et les femmes de bonne volonté à renouveler leur engagement pour la construction d’un monde où tous soient libres de professer leur religion ou leur foi, et de vivre leur amour pour Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de tout leur esprit (cf. Mt 22,37). Voilà le sentiment qui inspire et guide le Message pour la XLIVème Journée Mondiale de la Paix, consacré au thème : Liberté religieuse, chemin vers la paix.

Le droit sacré à la vie et à une vie spirituelle

2. Le droit à la liberté religieuse s’enracine dans la dignité même de la personne humaine[2], dont la nature transcendante ne doit être ni ignorée ni négligée. Dieu a créé l’homme et la femme à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1,27). C’est pour cela que chaque personne a le droit sacré à une vie intègre aussi du point de vue spirituel. Sans la reconnaissance de son être spirituel, sans l’ouverture au transcendant, la personne humaine se replie sur elle-même, et elle n’arrive pas à trouver des réponses aux interrogations de son cœur sur le sens de la vie et à conquérir des valeurs et des principes éthiques durables. Elle ne peut donc même pas réussir à expérimenter une authentique liberté et à développer une société juste[3].

La Sainte Ecriture, en harmonie avec notre propre expérience, révèle la valeur profonde de la dignité humaine : « A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est donc le mortel, que tu t’en souviennes, le fils d’Adam, que tu le veuilles visiter ? A peine le fis-tu moindre qu’un dieu ; tu le couronnes de gloire et de beauté, pour qu’il domine sur l’œuvre de tes mains ; tout fut mis par toi sous ses pieds » (Ps 8, 4-7).

Devant la sublime réalité de la nature humaine, nous pouvons faire l’expérience du même émerveillement que le psalmiste. Elle se manifeste comme ouverture au Mystère, comme capacité de s’interroger en profondeur sur soi-même et sur l’origine de l’univers, comme intime résonnance à l’Amour suprême de Dieu, principe et fin de toutes choses, de toute personneet de tous les peuples[4]. La dignité transcendante de la personne est une valeur essentielle de la sagesse judéo-chrétienne, mais grâce à la raison, elle peut être reconnue par tous. Cette dignité, comprise comme une capacité de transcender sa propre matérialité et de rechercher la vérité, doit être reconnue comme un bien universel, indispensable pour la construction d’une société orientée vers la réalisation et la plénitude de l’homme. Le respect des éléments essentiels de la dignité de l’homme, tels que le droit à la vie et le droit à la liberté religieuse, est une condition de la légitimité morale de toute norme sociale et juridique.

Liberté religieuse et respect mutuel

3. La liberté religieuse est à l’origine de la liberté morale. En effet, l’ouverture à la vérité et au bien, l’ouverture à Dieu, qui est enracinée dans la nature humaine, confère une pleine dignité à chaque personne et elle est garante d’un respect mutuel et plénier entre les personnes. C’est pourquoi la liberté religieuse doit être comprise non seulement comme une absence de la coercition, mais d’abord comme une capacité d’ordonner ses choix selon la vérité.

Il existe un lien infrangible entre liberté et respect ; car, « la loi morale oblige tout homme et tout groupe social à tenir compte, dans l’exercice de leurs droits, des droits d’autrui, de leurs devoirs envers les autres et du bien commun de tous »[5].

Une liberté ennemie ou indifférente à l’égard de Dieu finit par se nier elle-même et ne garantit pas le plein respect de l’autre. Une volonté qui se croit radicalement incapable de rechercher la vérité et le bien n’a plus de raisons objectives ni de motifs pour agir, sinon ceux que lui imposent ses intérêts momentanés et contingents, elle n’a pas « une identité » à conserver et à construire en opérant des choix vraiment libres et conscients. Elle ne peut donc revendiquer le respect de la part d’autres « volontés », elles aussi détachées de leur être plus profond et qui, de ce fait, peuvent faire valoir d’autres « raisons » ou même aucune « raison ». L’illusion que l’on puisse trouver dans le relativisme moral la clé d’une coexistence pacifique, est en réalité l’origine des divisions et de la négation de la dignité des êtres humains. On comprend alors qu’il soit nécessaire de reconnaître une double dimension dans l’unité de la personne humaine : la dimension religieuse et la dimension sociale. A cet égard, il est inconcevable que des croyants « doivent se priver d’une partie d’eux-mêmes – de leur foi – afin d’être des citoyens actifs ; il ne devrait jamais être nécessaire de nier Dieu pour jouir de ses droits »[6].

La famille, école de liberté et de paix

4. Si la liberté religieuse est chemin vers la paix, l’éducation religieuse est une route privilégiée pour donner aux nouvelles générations la possibilité de reconnaître en l’autre un frère et une sœur, avec qui marcher ensemble et collaborer pour que tous se sentent comme les membres vivants d’une même famille humaine, au sein de laquelle personne ne doit être exclu.

La famille fondée sur le mariage, expression d’une union intime et d’une complémentarité entre un homme et une femme, s’insère dans ce contexte comme première école de formation et de croissance sociale, culturelle, morale et spirituelle des enfants, qui devraient toujours trouver dans leur père et leur mère les premiers témoins d’une vie orientée vers la recherche de la vérité et de l’amour de Dieu. Les parents eux-mêmes devraient être toujours libres de transmettre, sans entraves et de manière responsable, leur patrimoine de foi, de valeurs et de culture à leurs enfants. La famille, première cellule de la société humaine, reste le milieu primordial de formation pour des relations harmonieuses à tous les niveaux de la convivialité humaine, nationale et internationale. Nous trouvons ici la route à suivre avec sagesse pour construire un tissu social solide et solidaire, pour préparer les jeunes à prendre leurs propres responsabilités dans la vie, au sein d’une société libre, dans un esprit de compréhension et de paix.

Un patrimoine commun

5. On pourrait dire que, parmi les droits et les libertés fondamentaux enracinés dans la dignité humaine, la liberté religieuse jouit d’un statut spécial. Quand la liberté religieuse est reconnue, la dignité de la personne humaine est respectée à sa racine même, et l’ethos et les institutions des peuples se consolident. A l’inverse, quand la liberté religieuse est niée, quand on essaie d’empêcher de professer sa religion ou sa foi et de vivre en conformité avec elles, la dignité humaine est lésée, et de cette manière se trouvent menacées la justice et la paix, lesquelles se fondent sur l’ordre social juste qui s’édifie à la lumière de la Vérité Suprême et du Souverain Bien.

En ce sens, la liberté religieuse est aussi un acquis de civilisation politique et juridique. C’est un bien essentiel : toute personne doit pouvoir exercer librement le droit de professer et de manifester individuellement ou de manière communautaire, sa religion ou sa foi, aussi bien en public qu’en privé, dans l’enseignement et dans la pratique, dans les publications, dans le culte et dans l’observance des rites. Elle ne devrait pas rencontrer d’obstacles si elle désire, éventuellement, adhérer à une autre religion ou n’en professer aucune. En ce domaine, la règlementation internationale se révèle emblématique et est un exemple essentiel pour les Etats, en ce qu’elle ne permet aucune dérogation à la liberté religieuse, sauf l’exigence légitime de l’ordre public pénétré par la justice[7]. La règlementation internationale reconnaît ainsi aux droits de nature religieuse le même status que le droit à la vie et à la liberté personnelle, car ils appartiennent au noyau essentiel des droits de l’homme, à ces droits universels et naturels que la loi humaine ne peut jamais nier.

La liberté religieuse n’est pas le patrimoine exclusif des croyants, mais de la famille tout entière des peuples de la terre. C’est l’élément incontournable d’un Etat de droit ; on ne peut pas la nier sans porter atteinte en même temps à tous les droits et aux libertés fondamentales, puisqu’elle en est la synthèse et le sommet. Elle est « le ‘papier tournesol’ qui permet de vérifier le respect de tous les autres droits humains »[8]. Celle-ci favorise l’exercice des facultés plus spécifiquement humaines tout en créant les prémisses nécessaires pour la réalisation d’un développement intégral, lequel concerne de manière unitaire la totalité de la personne en chacune de ses dimensions[9].

La dimension publique de la religion

6. La liberté religieuse, comme toute liberté, tout en provenant de la sphère personnelle, se réalise dans la relation avec les autres. Une liberté sans relations n’est pas une liberté achevée. La liberté religieuse ne s’épuise pas non plus dans la seule dimension individuelle, mais elle se met en œuvre dans la communauté dont elle fait partie et dans la société, ceci en cohérence avec l’être relationnel de la personne et avec la nature publique de la religion.

La mise en relation est une composante décisive de la liberté religieuse qui pousse les communautés des croyants à pratiquer la solidarité en vue du bien commun. Dans cette dimension communautaire, chaque personne reste unique et absolument originale, tout en se complétant et en se réalisant pleinement.

On ne peut pas nier la contribution que les communautés religieuses apportent à la société. Nombreuses sont les institutions caritatives et culturelles qui attestent le rôle constructif des croyants pour la vie sociale. D’une importance plus grande encore est la contribution éthique de la religion dans le domaine politique. Elle ne devrait pas être marginalisée ou interdite, mais comprise comme un apport valable à la promotion du bien commun. Dans cette perspective il convient de mentionner la dimension religieuse de la culture, tissée au long des siècles grâce aux contributions sociales et surtout éthiques de la religion. Une telle dimension ne constitue en aucune manière une discrimination vis-à-vis de ceux qui n’en partagent pas la croyance, mais elle renforce plutôt la cohésion sociale, l’intégration et la solidarité.

Liberté religieuse, force de liberté et de civilisation :
les dangers de son instrumentalisation

7. L’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes, comme par exemple la subversion de l’ordre établi, l’accaparement de ressources ou le maintien du pouvoir de la part d’un groupe, peut provoquer des dommages énormes aux sociétés. Le fanatisme, le fondamentalisme, les pratiques contraires à la dignité humaine, ne peuvent jamais trouver une justification, encore moins si cela est accompli au nom de la religion. La profession d’une religion ne peut pas être instrumentalisée, ni imposée par la force. Il faut donc que les Etats et les diverses communautés humaines n’oublient jamais que la liberté religieuse est une condition de la recherche de la vérité et que la vérité ne s’impose pas par la violence mais par « la force de la vérité elle-même »[10]. En ce sens, la religion est une force positive et propulsive pour la construction de la société civile et politique.

Comment nier la contribution des grandes religions du monde au développement de la civilisation ? La recherche sincère de Dieu a conduit à un plus grand respect de la dignité de l’homme. Les communautés chrétiennes, avec leur patrimoine de valeurs et de principes, ont fortement contribué à la prise de conscience de la part des personnes et des peuples, de leur identité et de leur dignité, de même qu’à la conquête d’institutions démocratiques et à l’affirmation des droits de l’homme ainsi que des devoirs correspondants.

Aujourd’hui encore, dans une société toujours plus mondialisée, les chrétiens sont appelés, non seulement à un engagement civil, économique et politique responsable, mais aussi au témoignage de leur charité et de leur foi, à offrir une contribution précieuse à l’engagement rude et exaltant pour la justice, le développement humain intégral et le juste ordonnancement des réalités humaines. Exclure la religion de la vie publique, c’est enlever à cette dernière un espace vital qui ouvre à la transcendance. Sans cette expérience originelle, orienter les sociétés vers des principes éthiques universels s’avère pénible et il devient difficile de mettre en place des règlements nationaux et internationaux où les droits et les libertés fondamentaux peuvent être pleinement reconnus et mis en œuvre comme se le proposent les objectifs – malheureusement encore négligés ou contredits - de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948.

Un problème de justice et de civilisation :
le fondamentalisme et l’hostilité à l’égard des croyants nuisent à la laïcité positive des Etats

8. La même détermination avec laquelle sont condamnées toutes les formes de fanatisme et de fondamentalisme religieux, doit animer aussi l’opposition à toutes les formes d’hostilité à l’égard de la religion, qui limitent le rôle public des croyants dans la vie civile et politique.

On ne peut oublier que le fondamentalisme religieux et le laïcisme sont des formes spéculaires et extrêmes du refus du légitime pluralisme et du principe de laïcité. Tous deux, en effet, absolutisent une vision réductrice et partiale de la personne humaine, favorisant dans le premier cas, des formes d’intégralisme religieux, et dans le second, de rationalisme. La société qui veut imposer, ou qui, au contraire, nie la religion par la violence, est injuste à l’égard de la personne et de Dieu, mais aussi envers elle-même. Dieu appelle à lui l’humanité dans un dessein d’amour qui, alors qu’il concerne la personne tout entière dans sa dimension naturelle et spirituelle, exige d’y répondre en termes de liberté et de responsabilité, de tout son cœur et de tout son être, individuel et communautaire. La société elle-même, en tant qu’expression de la personne et de l’ensemble de ses dimensions constitutives, doit donc vivre et s’organiser en sorte de favoriser l’ouverture à la transcendance. C’est précisément pour cela que les lois et les institutions d’une société ne peuvent pas être configurées en ignorant la dimension religieuse des citoyens ou au point d’en faire totalement abstraction. Elles doivent se mesurer – grâce à la participation démocratique de citoyens conscients de leur haute vocation – à l’être de la personne afin de pouvoir la seconder dans sa dimension religieuse. N’étant pas une création de l’Etat, elle ne peut être manipulée par lui ; elle devrait plutôt en recevoir reconnaissance et respect.

Lorsque l’ordonnancement juridique, à tous les niveaux, national et international, permet ou tolère le fanatisme religieux ou antireligieux, il manque à sa mission même qui est de protéger et de promouvoir la justice et le droit de chacun. Ces réalités ne peuvent être abandonnées à l’arbitraire du législateur ou de la majorité, car, comme l’enseignait déjà Cicéron, la justice consiste en quelque chose de plus qu’un simple acte productif de la loi et de son application. Elle implique de reconnaître à chacun sa dignité[11], laquelle, sans liberté religieuse, garantie et vécue dans son essence, résulte mutilée et lésée, exposée au risque de tomber sous la coupe des idoles, des biens contingents transformés en absolus. Tout cela risque de mener la société à des totalitarismes politiques et idéologiques qui donnent une place exagérée au pouvoir public, tandis que les libertés de conscience, de pensée et de religion sont humiliées ou jugulées, comme si elles pouvaient lui faire concurrence.

Dialogue entre institutions civiles et religieuses

9. Le patrimoine de principes et de valeurs exprimés par une religiosité authentique est une richesse pour les peuples et pour leur ethos. Ce patrimoine parle directement à la conscience et à la raison des hommes et des femmes, il leur rappelle l’impératif de la conversion morale, les incite à cultiver la pratique des vertus et à se rapprocher les uns des autres avec amour, sous le signe de la fraternité, en tant que membres de la grande famille humaine[12].

Dans le respect de la laïcité positive des institutions étatiques, la dimension publique de la religion doit toujours être reconnue. Dans ce but, il est fondamental que s’instaure un dialogue sincère entre les institutions civiles et religieuses pour le développement intégral de la personne humaine et l’harmonie de la société.

Vivre dans l’amour et dans la vérité

10. Dans l’univers mondialisé caractérisé par des sociétés toujours plus multi-ethniques et multi-confessionnelles, les grandes religions peuvent représenter un important facteur d’unité et de paix pour la famille humaine. A partir de leurs propres convictions religieuses et de la recherche rationnelle du bien commun, leurs fidèles sont appelés à vivre de manière responsable leur propre engagement dans un contexte de liberté religieuse. Au sein des cultures religieuses variées, s’il faut rejeter tout ce qui est contraire à la dignité de l’homme et de la femme, il est nécessaire, à l’inverse, d’accueillir comme un trésor tout ce qui s’avère positif pour la convivialité civile.  L’espace public que la communauté internationale rend disponible pour les religions et pour leur proposition d’une « vie bonne », favorise l’émergence d’une mesure commune de vérité et de bien, ainsi qu’un consensus moral, qui sont essentiels pour une coexistence juste et pacifique. Les leaders des grandes religions, en vertu de leur rôle, de leur influence et de leur autorité dans leurs propres communautés, sont appelés les tout premiers au respect mutuel et au dialogue.

Les chrétiens, pour leur part, sont invités, par la foi même en Dieu, Père du Seigneur Jésus-Christ, à vivre en frères, qui se rencontrent dans l’Eglise et qui collaborent à l’édification d’un monde où les personnes et les peuples ne feront « plus de mal ni de violence [...] car le pays sera rempli de la connaissance du Seigneur, comme les eaux couvrent le fond de la mer » (Is 11,9).

Le dialogue comme recherche en commun

11. Pour l’Eglise, le dialogue entre les fidèles des diverses religions représente un instrument important pour collaborer au bien commun avec toutes les communautés religieuses. L’Eglise elle-même ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les diverses religions. « Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu’elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes »[13].

Le chemin ainsi indiqué n’est pas celui du relativisme ou du syncrétisme religieux. L’Eglise en effet « annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est "la voie, la vérité et la vie" (Jn 14,6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses »[14]. Cela n’exclut pas cependant le dialogue et la recherche commune de la vérité dans divers milieux vitaux, car, selon une expression souvent utilisée par saint Thomas d’Aquin, « toute vérité, qui que ce soit qui la dise, vient de l’Esprit Saint »[15].

En 2011 sera fêté le 25e anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix, convoquée en 1986 à Assise par le vénérable Jean-Paul II. A cette occasion, les responsables des grandes religions du monde ont manifesté combien la religion est un facteur d’union et de paix et non de division et de conflits. Le souvenir de cette expérience est un motif d’espérance en un avenir où tous les croyants se sentent et deviennent effectivement artisans de justice et de paix.

Vérité morale dans la politique et dans la diplomatie

12. La politique et la diplomatie devraient prendre en considération le patrimoine moral et spirituel offert par les grandes religions du monde pour reconnaître et affirmer des vérités, des principes et des valeurs universelles qui ne peuvent être niés sans nier en même temps la dignité de la personne humaine. Mais, dans la pratique, qu’est-ce que cela veut dire promouvoir la vérité morale dans le monde de la politique et de la diplomatie ? Cela signifie agir de manière responsable à partir de la connaissance objective et complète des faits ; cela veut dire déstructurer des idéologies politiques qui finissent par supplanter la vérité et la dignité humaine et veulent promouvoir des pseudo valeurs sous le couvert de la paix, du développement et des droits humains ; cela veut dire favoriser un engagement constant pour fonder la loi positive sur les principes de la loi naturelle[16]. Tout cela est nécessaire et est cohérent avec le respect de la dignité et de la valeur de la personne humaine,  respect garanti par les Peuples de la terre dans la Charte de l’Organisation des Nations Unies de 1945, qui présente des valeurs et des principes moraux universels de référence pour les normes, les institutions, les systèmes de coexistence au niveau national et international.

Au-delà de la haine et des préjugés

13. En dépit des enseignements de l’histoire et de l’engagement des Etats, des Organisations internationales au niveau mondial et local, en dépit des efforts des Organisations non gouvernementales et de tous les hommes et femmes de bonne volonté qui, chaque jour, se dépensent pour la sauvegarde des droits et des libertés fondamentaux, on constate aujourd’hui encore, dans le monde des persécutions, des discriminations, des actes de violence et d’intolérance liés à la religion. En Asie et en Afrique en particulier, les principales victimes sont les membres des minorités religieuses, auxquels il est interdit de professer librement leur religion ou d’en changer, par des intimidations, par la violation des droits et des libertés fondamentaux et des biens essentiels, allant jusqu’à la privation de la liberté personnelle ou même de la vie.

Il existe en outre – comme je l’ai déjà dit – des formes plus élaborées d’hostilité envers la religion, qui, dans les pays occidentaux, se manifestent parfois par le reniement de l’histoire et des symboles religieux dans lesquels se reflètent l’identité et la culture de la majorité des citoyens. Ces attitudes alimentent souvent haine et préjugés et ne sont pas cohérentes avec une vision sereine et équilibrée du pluralisme et de la laïcité des institutions, sans compter qu’elles peuvent empêcher les jeunes générations d’entrer en contact avec le précieux héritage spirituel de leurs pays.

La défense de la religion passe par la défense des droits et des libertés des communautés religieuses. Que les leaders des grandes religions du monde et les responsables des Nations renouvellent donc leur engagement pour la promotion et la sauvegarde de la liberté religieuse, en particulier pour la défense des minorités religieuses, qui ne représentent pas une menace pour l’identité de la majorité, mais représentent au contraire une opportunité de dialogue et d’enrichissement culturel réciproque ! Leur défense est la meilleure manière de renforcer l’esprit de bienveillance, d’ouverture et de réciprocité avec lequel protéger les droits et les libertés fondamentaux dans tous les domaines et toutes les régions du monde.

La liberté religieuse dans le monde

14. Je m’adresse maintenant aux communautés chrétiennes qui souffrent de persécutions, de discriminations, de violences et d’intolérance, particulièrement en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et spécialement en Terre Sainte, lieu choisi et béni par Dieu. Tout en leur renouvelant l’assurance de mon affection paternelle et de ma prière, je demande à tous les responsables d’agir avec promptitude pour mettre fin à toute brimade contre les chrétiens qui habitent dans ces régions. Puissent les disciples du Christ, confrontés aux adversités du moment, ne pas perdre courage, car le témoignage rendu à l’Evangile est et sera toujours signe de contradiction !

Méditons en notre cœur les paroles du Seigneur Jésus : « Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. [...] Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux » (Mt 5, 5-12). Renouvelons donc « l’engagement pris par nous à l’indulgence et au pardon, que nous demandons à Dieu dans le Notre Père, en posant nous-mêmes la condition et la mesure de la miséricorde désirée. En effet, nous prions ainsi : "Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés" (Mt 6, 12) »[17]. La violence ne se vainc pas par la violence. Que notre cri de douleur soit toujours accompagné par la foi, par l’espérance et le témoignage de l’amour de Dieu ! J’exprime aussi le souhait qu’en Occident, spécialement en Europe, cessent l’hostilité et les préjugés à l’encontre des chrétiens qui veulent donner à leur vie une orientation cohérente avec les valeurs et les principes exprimés dans l’Evangile. Que l’Europe apprenne plutôt à se réconcilier avec ses propres racines chrétiennes : elles sont essentielles pour comprendre le rôle qu’elle a eu, qu’elle a et veut avoir dans l’histoire ; elle saura ainsi faire l’expérience de la justice, de la concorde et de la paix,  en cultivant un dialogue sincère avec tous les peuples.

La liberté religieuse, chemin vers la paix

15. Le monde a besoin de Dieu. Il a besoin de valeurs éthiques et spirituelles, universelles et partagées, et la religion peut offrir une contribution précieuse dans leur recherche, pour la construction d’un ordre social juste et pacifique au niveau national et international.

La paix est un don de Dieu et en même temps un projet à mettre en œuvre, jamais complètement achevé. Une société réconciliée avec Dieu est plus proche de la paix, qui n’est pas simplement l’absence de guerre, qui n’est pas le simple fruit d’une prédominance militaire ou économique, ni encore moins de ruses mensongères ou d’habiles manipulations. La paix, en fait, est le résultat d’un processus de purification et d’élévation culturelle, morale et spirituelle de chaque personne et chaque peuple, processus dans lequel la dignité humaine est pleinement respectée. J’invite tous ceux qui désirent devenir artisans de paix, et spécialement les jeunes, à se mettre à l’écoute de la voix intérieure qui est en eux, pour trouver en Dieu, le point de référence stable pour la conquête d’une liberté authentique, la force inépuisable pour orienter le monde avec un esprit nouveau, capable de ne pas répéter les erreurs du passé. Comme l’enseigne le Serviteur de Dieu Paul VI, dont la sagesse et la clairvoyance nous ont valu l’institution de la Journée Mondiale de la Paix : « Il faut avant tout donner à la Paix d’autres armes que celles destinées à tuer et à exterminer l’humanité. Il faut surtout les armes morales, qui donnent force et prestige au droit international, à commencer par l’observation des pactes »[18]. La liberté religieuse est une arme authentique de la paix, et elle a une mission historique et prophétique. En effet, elle valorise et fait fructifier les qualités les plus intimes et les potentialités de la personne humaine capables de changer et rendre meilleur le monde. Elle permet de nourrir l’espérance en un avenir de justice et de paix, même devant les graves injustices et les misères matérielles et morales. Puissent tous les hommes et toutes les sociétés, à tout niveau et en tout point de la terre, faire sans tarder l’expérience de la liberté religieuse, chemin vers la paix !

Au Vatican, le 8 décembre 2010.

BENEDICTUS PP XVI

Amour de Dieu et du prochain.Celles et ceux qui ont suivi et qui suivent Jésus Christ.Confiance dans les promesses du Christ.Nouvelle du salut annoncée aux hommes par Jésus.Successeur des apôtres.Bienveillance de Dieu pour les hommes.Alliance d’un homme et d’une femme dans les conditions prévues par la loi.Célébration qui commémore le sacrifice du Christ.Attitude qui incite à l’indulgence et au pardon.Vérité de foi inaccessible à la seule raison humaine.Chrétien qui a reçu le sacrement de l’Ordre pour être signe du Christ pasteur.Harmonie retrouvée. Acte par lequel Dieu pardonne au pécheur repentant.Ensemble des règles fixant le déroulement d’un cérémonial.


[1] Cf. Benoît XVI, Lett. enc. Caritas in veritate,nn. 29. 55-57.
[2] Cf. Concile œucuménique Vatican II, Déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, n. 2.
[3] Cf. Benoît XVI, Caritas in veritate, n. 78.
[4] Cf. Concile œcuménique Vatican II, Déclaration sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes Nostra aetate, n.1.
[5] Ibid. Déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, n. 7.
[6] Benoît XVI, Discours à l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (18 avril 2008) : AAS 100 (2008), 337, DC 2403 (2008°, p. 537.
[7] Cf. Concile œcuménique Vatican II, Déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, n.2.
[8] Jean-Paul II, Discours aux participants à l’Assemblée Parlementaire de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) (10 octobre 2003), 1 : AAS 96 (2004), p. 111.
[10] Cf. Concile œcuménique Vatican II, Déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, n. 1.
[11] Cf. Cicéron, De inventione, II,160.
[12] Cf. Benoît XVI, Discours aux Représentants des autres religions du Royaume-Uni (17 septembre 2010) : L’Osservatore Romano (18 septembre 2010), p.12 ; DC 2454 (2010), p. 876.
[13] Concile oecuménique Vatican II, Déclaration sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes Nostra aetate, n.2.
[14] Ibid.
[15] Super evangelium Joannis, I,3.
[16] Cf. Benoît XVI, Discours aux Autorités civiles et au Corps diplomatique à Chypre (5 juin 2010) : L’Osservatore Romano (6 juin 2010), p. 8 ; DC 2448 (2010), p. 572-573 ; Commission Théologique Internationale, A la recherche d’éthique universelle : Nouveau regard sur la loi naturelle, Cité du Vatican, 2009.
[17] Paul VI, Message pour la Journée mondiale de la Paix 1976 : AAS 67 (1975), 671 ; DC 1686 (1975), p. 953.
[18] Ibid. : AAS, 67 (1975), p. 668 ; DC, 1686 (1975), p. 953.

Réunion de l’ensemble des évêques.Qui est universel.Concile oecuménique ouvert par le pape Jean XXIII qui réunit à Rome tous les évêques du monde.

Mieux comprendre

Source: Portail de l’Église Catholique en France

Ces enfants du primaire…

11 novembre 2010 Poster un commentaire
10/11/2010
Par Georges TYAN
Je crois, comme bon nombre de mes compatriotes, avoir dépassé le stade de l’étonnement, levant les bras au ciel et priant qu’il ne nous tombe pas sur la tête.
Mais je ne peux m’empêcher, en scrutant l’azur jusqu’à épuisement, de chercher l’ombre furtive d’un saint de passage dans notre espace aérien, ou même le très Haut, pourquoi pas, pour un petit aparté, et lui demander pourquoi il nous a si piteusement abandonnés.
Pourtant nous sommes l’un des pays les plus pieux de la terre, les cèdres du Liban figurent en bonne place dans la Bible, Cana et ses noces dans l’Évangile, ce fut le premier des miracles, promenez-vous un peu du côté des montagnes, vous trouverez à chaque cent mètres un ex-voto dédié à un saint et dans chaque village une ou deux coupoles.
Nous brûlons des cierges à la tonne, nos clochers et nos minarets s’enlacent, les églises et les mosquées ne désemplissent pas et, en dépit de toute cette ferveur religieuse, on dirait que Dieu nous a laissés tomber.
Même qu’un parti a trouvé bon d’accoler à son logo une mitraillette brandie par un biceps vengeur, alors que toutes les religions célestes du monde disent à leurs ouailles que Dieu est amour, pardon, bonté, miséricorde, douceur.
Sans doute est-ce l’une des raisons pour lesquelles Dieu a fui à grandes enjambées nos cieux, nous abandonnant à notre triste sort. Un peu comme dans le récit biblique de Babel et sa tour, tout le monde veut parler à la fois, mais chacun a son propre langage, chacun pense disposer de sa propre vérité qu’il veut imposer tout comme il veut s’imposer aux autres, qu’importe la manière.
Ce n’est pas ainsi qu’on bâtit un pays car, à y regarder de près, j’ai l’impression en contemplant le désolant paysage politique de notre pays d’être encore sur les bancs de l’école en classes primaires.
Dès que la maîtresse a le dos tourné ou que la surveillante s’absente, c’est la foire, le chahut indescriptible, tout le monde se bat avec tout le monde puis, au coup de sifflet, comme par magie, tout rentre dans l’ordre, c’est le calme plat.
Les élèves se mettent en rang, silence et bras croisés, vous entendriez une aiguille tomber puis, face aux remontrances et par peur de la punition, chacun rejette la faute sur les autres, les accusations fusent de toutes parts : « Ce n’est pas moi madame, c’est lui qui a commencé, c’est sa faute, je suis innocent, je n’ai rien fait, je vous jure. » Tous sont innocents.
En effet, aux innocents, les poches pleines. Ce n’est pas un euphémisme, c’est la vérité toute crue, je n’ai pas vu ou entendu un seul responsable lever des sourcils effarés au moment de régler ses factures, la scolarité de ses enfants, les frais médicaux de sa famille, ou dénoncer la cherté de la vie qui commence à être insoutenable.
Pour être honnête si, il y a deux ou trois jeunots, cru juin 2009, qui nous parlent avec entrain, vigueur et énergie de l’avenir de leurs enfants, qu’ils n’ont pas encore eus à ce que je sache, étant toujours célibataires, mais il faut bien remplir les discours qui, de toute façon, sonnent creux.
Il faut que ce jeu cesse, le Liban n’est pas une cour de recréation et encore moins une classe de primaire, où chaque élève se réfugie dans le giron de ses parents ou va accuser ses camarades chez la maîtresse.
Encore faut-il que la maîtresse comprenne leur langage et vice versa, qu’elle soit de bon conseil, impartiale, qu’elle n’ait pas de visées bien à elle, hypothéquant leur avenir, les utilisant à ses fins propres pour que, d’un petit signe d’elle, ils détruisent et l’école et son mobilier.
La vie est une école qu’on quitte sans jamais rien avoir appris, dit le dicton. Faut-il qu’il s’applique à nous, à notre pays ?
Le Liban est un pays vieux de plusieurs millénaires, il a connu tant de déboires, de misères, de combats fratricides pour les autres, qu’il est grand temps que ces élèves, s’ils lisent chaque jour une page de son histoire, passent de classe, changent de statut, arrivent à l’âge adulte et prennent leur avenir – et malheureusement le nôtre – en main.

Un poème pour toutes les mamans

3 janvier 2007 Poster un commentaire

Merci à Janine pour nous avoir fait partager cette chanson qu’elle a dédiée à sa maman, une chanson profondément touchante…

Une maman C’est la tendresse
Une maman Quelle richesse
Le plus bel amour Qui existe
Un grand bonheur Qui remplit le coeur

Petite maman Toi si jolie
Petite maman Toi si gentille
Ce soir, sans toi Quelle tristesse
Revient vers moi Ne m’abandonne pas

Sans toi, maman, tout paraît ennuyeux
Sans toi, maman, je suis si malheureux

Dis moi pourquoi Maman chérie
Dis moi pourquoi Tu es partie
Je pense à toi Et tout m’attriste
Depuis longtemps Je pleure et j’attends

Sans toi, maman, tout paraît ennuyeux
Sans toi, maman, je suis si malheureux

Une maman On n’en a qu’une
Une maman Quelle fortune
Je n’ai que toi Maman que j’aime
Reviens maman Ma petite maman

Une maman C’est la tendresse
Une maman Quelle richesse
Le plus bel amour Qui existe
Un grand bonheur Qui remplit le coeur

chanson de Noam – 1975
Auteur: Luigi Verderame

 À mon tour de dédier ce poème à Marie-Hélène, ma maman…

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Discussion sur I Love Lebanon

30 octobre 2006 1 commentaire

Thanks to Ziad for remembering once again those statistics.

Statistiques sur le Liban…

Au Liban, nous pouvons trouver:

  1. 18 communautés religieuses
  2. 40 journaux quotidiens
  3. 42 universités
  4. Plus de 100 banques
  5. 70% des étudiants sont dans des écoles publiques
  6. 40% des libanais sont chrétiens (c’est le pourcentage le plus important dans les pays arabes)
  7. Il y a 1 docteur pour 10 personnes (en Europe et en Amérique, il y a 1 docteur pour 100 personnes)
  8. Le nom Liban apparait 75 fois dans l’Ancien Testament
  9. Le nom Cèdre (arbre symbole du Liban) apparait également 75 fois dans l’Ancien Testament
  10. Beyrouth a été détruite et reconstruite 7 fois (c’est pourquoi elle est comparée au Phoenix
  11. Il y a 3,5 millions de libanais au Liban
  12. Il y a 12 millions de libanais en dehors du Liban!

 

D’autres faits intéressants…

  1. Le Liban a été occupé par 16 pays: les égyptiens, les hittites, les assyriens, les babyloniens, les perses, l’armée d’Alexandre le Grand, l’empire byzantin, la péninsule arabe, les croisés, l’empire ottoman, la Grande-Bretagne, la France, Israël.
  2. Byblos (une ville au Liban) est la ville la plus ancienne au monde
  3. Le nom Liban a été créé il y a 4.000 ans (c’est le nom du pays/nation le plus ancien au monde!)
  4. Le Liban est le seul pays asiatique/africain qui n’a pas de désert
  5. Il y a 15 rivières au Liban (tous prennent leur source de ses propres montagnes)
  6. Le Liban est le pays le plus peuplé au monde au niveau de ses sites archéologiques
  7. Le premier alphabet aété créé à Byblos (ville au Liban)
  8. Ce qui reste du temple de Jupiter est à Baalbeck (au Liban), la Cité du Soleil
  9. Le nom de Byblos vient de la bible!
  10. Le Liban est le pays qui a le plus de livres écrit sur lui
  11. Le Liban est le seul pays non-dictatorial dans le monde arabe (oui, on a un président…)
  12. Les Phéniciens (les ancêtres du peuple libanais) ont construit le premier bateau et étaient les premiers à naviguer!
  13. Les Phéniciens ont aussi atteints les Amériques bien longtemps avant Christophe Colomb
  14. La première loi sur l’école au monde a été instauré au Liban, au centre-ville de Beyrouth
  15. Les gens disent que les cèdres ont été plantés par Dieu en main propre (c’est pourquoi ils sont appelé "les Cèdres de Dieu") et c’est aussi pourquoi le Liban est appelé "God’s Country on Earth"

 

"Si le Liban n’avait pas été mon pays, je l’aurai choisi pour patrie." Khalil Gibran

 

Catégories:Liban, Méditation

For all these reasons

5 octobre 2006 1 commentaire
 
I Love Beirut
 
 
"I love Beirut for its opposites. I love Beirut because I see a girl in a Mini skirt and her sister in a Tchador. I love Beirut because it is neither West nor East it is both. I love Beirut because one can party till 6 in the morning and not realize that it is tuesday morning. I love Beirut because Beirut is live as if they are going to die tomorrow and party as if they are going to live forever.

I love Beirut because I can be swimming in the morning and 30 minutes later I’m on the slopes skiing or doing after ski. I love Beirut because I have never seen the sun this strong anywhere in the world.

I love Beirut because I can see 6,000 years of history. I love Beirut because Christians and Muslims are living an understanding and do not need to have Christian Muslim understanding classes. I love Beirut because every Beiruti has a political opinion and will share it with you even if you could care less about his and you want to share yours with him. I love Beirut for all the conspiracy theories and how many people actually believe them.

I love Beirut because any night I can find a friend to go out with. I love Beirut because I do not need to call my friends to go and see them at their houses I just stop by.

I love Beirut because as soon as I arrive at one of my friends houses his mom takes me to the kitchen & becomes the spokesperson of the refrigerator.

I love Beirut because one can smell gardenia, and jasmine.

I love Beirut because strawberries taste like strawberries & fruits taste like fruits.

I love Beirut because the food is so good that one gains so many pounds even if she tries to lose.

I love Beirut because although the Lebanese women at times look alike as some did their surgeries at the same plastic surgeon they are the most elegant women I have ever seen.

I love Beirut because when I go out at night I don’t know at which women to look at as each one is gorgeous in her own way.

I love Beirut because everyone knows me by name.

I love Beirut because I don’t have to explain myself. I love Beirut because of the traffic jams and the people you meet because of them.

I love Beirut because of the noise pollution from cars honking.

I love Beirut for the spirituality of the people wether Muslim or Christian. I love Beirut because I’m the first to call my Muslim friends on Ramadan and they are the first to call me on Easter.

I love Beirut because on May 1st I see Muslims visiting Harissa (Virgin Mary) just like I see Christians.

I love Beirut because we can differentiate between a Jew and an Israeli.

I love Beirut because on the 22nd of every month I see Muslims going to Saint Charbel and believing that a miracle will happen.

I love Beirut because women look like as if they are out of a Vogue magazine. I love Beirut because you eat to live and live to eat. I love Beirut because one leaves one cafe to go to another and one does this all day.

I love Beirut because all the Lebanese living outside want to come back and the Lebanese who are in Lebanon envy the ones who are living abroad not realizing what it means to live away from Beirut.

I love Beirut because a girl or a guy can easily tell you I just had a couple of Lexo or Xanax as if they just had a chewing gum. I love Beirut because for every Lebanese we have a singer.

I love Beirut because the Lebanese star singers sing in nightclubs.

I love Beirut because women go into the swimming pool with full make up.

I love Beirut because guys go in with their cigars.

I love Beirut because it has been destroyed 7 times in History and has risen. I love Beirut because since 1975 the Beirutis have withstood the PLO , Syrians , and the Israelis. I love Beirut because the Beirutis will not accept anyone to occupy them and rule over them. I love Beirut because we feel that it is better to die on our feet than to live on our knees.

I love Beirut because each street is a two ways street even if it is a one way officially. I love Beirut because one can park anywhere and not get a ticket. I love Beirut because one can go as fast as his speedometer.

I love Beirut because MEA lands there. I love Beirut because on MEA we can clap in unison when we are about to land. I love Beirut not because it is my city , but because it is the city of EveryOne. I love Beirut because it welcomes every exile freethinker,independent mind of the Arab world.

I love Beirut because we have hundreds of newspapers and our press is finally Free. I love Beirut because most Arabs dreams of coming to Beirut and wishes his capital was more like Beirut.

I love Beirut because when I explain Beirut to my Western friends, my friends see the passion of Beirut in my eyes. I love Beirut because there is so much misconception about Beirut in the media and in the minds of people who have never visited.

I love Beirut because when I tell my friends that I’m going to Beirut they tell me can you take me with you.

I love Beirut because we argue over who is going to pay the bill at a restaurant as everyone wants to pay it. I love Beirut because although many complain about "not making enough money" everyone is living.

I love Beirut because if I do the cross before I start driving the person next to me does not ask me if I fear that I’m going to get into a car accident but instead does his cross as well.

I love Beirut because we accept our differences as we disagree with each other. I love Beirut because it serves as a beacon of freedom to the rest of the Arab world. I love Beirut because to praphrase what Gibran said about Lebanon " Had Beirut not been my city I would have chosen it to be." I love Beirut because there is no city like it.

I love Beirut because even if Beirut is being destroyed you are still beautiful and will remain beautiful no matter how disfigured you are.

I love Beirut because you are always on my mind.

I love Beirut for no reason. I love Beirut for all the reasons of the "world".

 

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