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Archives de la catégorie ‘Santé’

« Dans l’œil des autres », un ouvrage lancé à Beyrouth, pour cerner l’action de Médecins sans frontières

16 décembre 2011 Poster un commentaire

Par Patricia KHODER | 16/12/2011

Social Le rôle des organisations humanitaires dans la prise de décision politique était au centre d’un débat à l’Université américaine de Beyrouth, à l’occasion d’une conférence organisée conjointement par l’AUB et Médecins sans frontières (MSF).

La conférence organisée à l’AUB sur le thème du rôle des organisations humanitaires dans la prise de décision politique a fourni l’occasion à Médecins sans frontières de lancer son livre Dans l’œil des autres – Perception de l’action humanitaire et de MSF, dirigé par Caroline Abu-Sada, coordinatrice de l’unité de recherches de MSF-Suisse.
Depuis 2010, elle représente l’organisation au sein du Comité directeur du Cerah (Centre d’études et de recherches sur l’action humanitaire) à Genève.
Mme Abu Sada, à l’instar de Ghada Hatim, directrice exécutive de MSF pour le monde arabe, et Bruno Jochum, directeur général de l’organisation internationale, sont venus spécialement au Liban pour l’occasion. Lire la suite…

Marathon le 19 juin pour sensibiliser à la polyarthrite rhumatoïde

12 juin 2011 Poster un commentaire

08/06/2011

Les intervenants à la conférence de presse organisée pour donner le coup d’envoi à la campagne nationale de sensibilisation à la polyarthrite rhumatoïde.

Les intervenants à la conférence de presse organisée pour donner le coup d’envoi à la campagne nationale de sensibilisation à la polyarthrite rhumatoïde.

« Ne laissez pas la polyarthrite rhumatoïde déformer l’image. » Tel est le thème de la campagne nationale de sensibilisation à la polyarthrite rhumatoïde, une maladie auto-immune systémique et progressive, caractérisée par une inflammation de la membrane qui tapisse les articulations de l’organisme, notamment les petites articulations, c’est-à-dire celles des pieds et des mains. Les maladies auto-immunes systémiques sont dues à une hyperactivité du système immunitaire qui, au lieu de protéger les organes, tissus ou substances normalement présents dans l’organisme, les attaque. La polyarthrite rhumatoïde (PR) peut s’étendre aussi à d’autres membres. Lire la suite…

À Bkeftine, une méthode particulière pour les enfants handicapés

Par Augustin JALON | 04/06/2011

Rami, Hassan et Samira face à l’AVS durant le cours de civisme sur l’agriculture. Pour intégrer les leçons, les petits handicapés ont besoin de les mettre concrètement en application. Photo Augustin Jalon

Rami, Hassan et Samira face à l’AVS durant le cours de civisme sur l’agriculture. Pour intégrer les leçons, les petits handicapés ont besoin de les mettre concrètement en application.

Éducation Au Liban-Nord, l’école orthodoxe secondaire de Bkeftine accueille des enfants atteints de handicaps mentaux, comme la trisomie 21 ou l’autisme. Avec une prise en charge différente, axée sur l’inclusion, elle les confronte aux autres élèves.

Une classe d’une vingtaine d’élèves, tous au niveau EB1, sagement assis sur leur chaise, écoutent doctement une maîtresse d’école dispensant un cours sur l’agriculture au Liban. Vêtus d’élégants uniformes bleus qui les rendent parfaitement similaires, ils ont tous droit à la même leçon. Au fond de la classe, une éducatrice attend. À la fin du cours, elle se lève et accompagne trois enfants hors de la classe. Hassan*, Rami* et Samira* sont atteints de handicaps mentaux et doivent poursuivre leur apprentissage de manière différente. Mais ils repartiront de cette école avec un savoir similaire à celui des autres élèves.
L’école orthodoxe privée de Bekftine accueille depuis 2005 des enfants atteints de handicaps mentaux parfois lourds. Autisme, trisomie 21, mutisme sélectif, hyperactivité, troubles de l’apprentissage : les maux qui touchent ces pensionnaires particuliers sont nombreux. L’originalité de cett e école réside dans la méthode qu’elle a choisie pour prendre en charge les petits concernés : l’inclusion. Pas d’isolement ou de cours réellement spécifiques, ni de professeurs particuliers : les élèves handicapés sont confrontés aux autres, quels que soient leurs handicaps. Au nombre de dix, ils sont peu repérables parmi les 300 enfants inscrits dans l’établissement, malgré le fait que chacun est suivi personnellement par une tierce personne, parallèlement au cours. Au début de chaque année, un cadre général de progression est défini et réajusté en fonction des avancées réalisées par le jeune et sa classe.
Pour Hassan, Rami et Samira, la leçon de civisme et d’agriculture se poursuit à l’étage, en compagnie d’une aide à vocation spécialisée (AVS). Celle-ci, avec un pot de fleurs, va résumer la leçon de manière extrêmement concrète afin que les trois enfants puissent en intégrer la théorie. Avec les gestes, elle revient sur les ré coltes, sur ce que l’on cultive au Liban et comment on le plante. « On infantilise quelque peu le cours, de manière à ce que les enfants comprennent ces choses très abstraites pour eux », résume Liliane Audeh, coordinatrice au cycle primaire et secondaire. Des enfants qui ont de facto besoin de mettre en application les connaissances acquises, afin de les comprendre et, surtout, de les retenir. Pour cela, les trois élèves sortent pour une activité un peu spéciale, qui ferait rougir d’envie tous les enfants qui rêvent d’école buissonnière. À l’extérieur des bâtiments, et avec l’aide d’une AVS, ils vont planter des roses et observer les différentes étapes de la pousse et de la floraison. Un passage essentiel vers l’acquisition définitive du savoir. « Ce sont des enfants très intelligents. Une fois qu’ils ont assimilé, ils n’oublient jamais », se réjouit Liliane Audeh.

Psychologie humaniste
Joe Akoury a 53 ans. Psycho thérapeute depuis une trentaine d’années, il est l’une des pierres angulaires de ce projet audacieux au Liban. C’est à son initiative que l’école de Bkeftine a décidé de mettre en pratique les méthodes inclusives. « Pour avoir la notion de base de l’inclusion, explique-t-il, il faut qu’elle s’adresse au potentiel cognitif, social, émotionnel et créatif de l’enfant. » En d’autres termes, il s’agit de répondre à tous les facteurs qui déterminent la personnalité et l’intelligence de ce dernier. Selon lui, l’inclusion se fonde sur les quatre piliers de base de l’éducation : « Apprendre à apprendre, apprendre à faire, apprendre à être, apprendre à vivre ensemble. Somme toute, c’est de la psychologie humaniste », glisse Joe avec un sourire. L’inclusion est une méthode directement issue de la Gestalt Thérapie, un mode de traitement fondé par trois psychanalystes allemands et anglais en 1951. Ce qu’on appelle également la Gestalt est un procédé d’an alyse du « ici et du maintenant », et de la responsabilité personnelle. Concrètement, elle s’intéresse d’abord au processus suivi par la personne prise en charge plutôt qu’aux raisons de son mal-être : à la recherche de la cause, elle préfère celle du moyen et de la manière. « On travaille sur le présent, pas question de laisser s’installer un processus inconscient », précise Joe Akoury.
Et les progrès sont parfois spectaculaires. Lorsque le petit Rami est entré dans l’école sous la tutelle de Joe Akoury, le psychothérapeute voyait arriver son cas le plus difficile. Dans une vidéo tournée il y a deux ans, Rami, à peine pris en charge par l’école de Bkeftine, se frappait après quelques secondes d’apprentissage. Sa mère, Youssa, raconte : « Au début, il fallait une vingtaine de minutes pour que Rami accepte de s’asseoir pendant une minute. Ensuite, il faisait une crise. Nous lui avons fait une chambre de protection, où il ne pouvait pas se faire mal avec des objets lourds ou contondants, par exemple. Il y rentrait, faisait sa crise, et se calmait. Ensuite nous recommencions à travailler. » Aujourd’hui, Rami est capable d’apprendre et de se concentrer presque comme n’importe quel élève.

Le rôle essentiel des parents
La prise en charge ne s’arrête pas à un suivi soutenu en cours. Si Joe Akoury, basé à Beyrouth, vient régulièrement rencontrer parents, enfants et enseignants, c’est tout une équipe qui gravite autour de ces élèves. Entre les AVS, dirigées par Liliane Audeh, un psychomotricien et Joe Akoury, Omar Awaïda, orthophoniste présent depuis trois ans à Bkeftine, voit chaque enfant une fois par semaine. Certains éprouvant de réelles difficultés de communication avec le monde qui les entourent, Omar leur fournit les outils pour échanger avec l’extérieur. « C’est un travail multidisciplinaire, explique-t-il. Je commence par travailler avec l’enfant sur sa propre perception, puis on attaque ses difficultés. »
« Pour ces enfants, il n’y a pas de notion d’échec, poursuit Joe Akoury, simplement une notion de découverte. C’est l’un des principes qui font la réussite de l’inclusion. » Aussi les progrès enregistrés par chaque enfant sont-ils systématiquement évalués de manière horizontale, car relatifs à chaque élève.
« Je conseille également les parents, précise Omar Awaïda. Je leur explique comment continuer notre travail à la maison, comment donner des responsabilités à l’enfant, comment favoriser un rapprochement avec un membre de la famille. » Des familles dont le rôle est essentiel dans la prise en charge, mais confrontées à des obstacles parfois inattendus.
Youssa, la mère de Rami, se souvient du regard parfois difficile à assumer des autres sur son fils. « Au début, nous n’étions pas fiers de sortir avec Rami. Aujourd’hui, toute la famille se bat pour l’accompagn er. » Youssa, bien qu’également mère de deux filles, a choisi de se consacrer presque exclusivement à son fils. Plutôt que de l’isoler, elle a choisi de le socialiser, en l’inscrivant par exemple dans des colonies de vacances.
« Il faut reconnaître qu’il existe un problème spécifique libanais et moyen-oriental avec les enfants, analyse Joe Akoury. Nos enfants sont très couvés, voire surprotégés. Pour des petits comme Rami, l’effet serait dévastateur : une famille ultraprotectrice conduirait à une désociabilisation presque totale. » « D’autant que les parents de ces enfants-là sont parfois très mal orientés, regrette Liliane Audeh. Certains viennent nous voir après avoir consulté nombre de psychologues, parfois même à l’étranger. »
Youssa, de son côté, a suivi l’intégralité du processus de prise en charge de son fils aux côtés de Joe Akoury. « Pour Rami, j’ai oublié les sorties, les amis, le bon temps, pour me consacrer un iquement à lui. Aujourd’hui, je considère qu’il est un enfant comme les autres. »

*Les prénoms ont été modifiés par respect du secret médical.

Source: L’Orient Le Jour

Sayegh : Il faut conjuguer les efforts pour adopter la loi antitabac

30/05/2011

Le ministre des Affaires sociales Sélim Sayegh a participé à la cérémonie de remise du prix Antoine Keyrouz dans le cadre d’une compétition de clubs scolaires sur le thème de prévention contre la cigarette, organisée par l’association Tobacco Free Initiative (TFI), en collaboration avec le ministère de l’Éducation et des instances éducatives nationales et internationales.

M. Sayegh a insisté sur « la nécessité de conjuguer les efforts des députés, des ministres et de la société civile en vue de faire pression pour une adoption, au Parlement, de la loi sur l’interdiction de la cigarette dans les lieux publics ». Il a encouragé les jeunes à ne pas fumer et à pousser leur entourage à faire de même.
Par ailleurs, la journaliste Rania Baroud, membre de la TFI, a annoncé deux projets de l’association : demain, 31 mai, journée internationale contre le tabac, des élèves se trouveront dans les halls d’accueil et de départ de l’Aéroport international Rafic Hariri afin de retirer les boîtes de cigarettes des voyageurs et de les remplacer par des photos du Liban. Le second projet consistera à former les agents de sécurité de l’aéroport afin qu’ils appliquent de manière plus stricte l’interdiction de fumer et qu’ils dressent les procès-verbaux de 15 000 livres à l’encontre des contrevenants.

Source: L’Orient Le Jour

Donner Sang Compter se mobilise pour motiver les donneurs

28 avril 2011 Poster un commentaire

Par Sandra NOUJEIM | 28/04/2011

Le don de sang anonyme est un terrain encore peu familier, explique Yorgui Teyrouz, cofondateur de DSC.

Le don de sang anonyme est un terrain encore peu familier, explique Yorgui Teyrouz, cofondateur de DSC.

Solidarité Donner Sang Compter est une initiative née de jeunes bénévoles qui ont choisi de déverser leur énergie dans l’incitation au don de sang. Une autre initiative porte désormais la marque de DSC : l’invitation au dialogue entre spécialistes du domaine en vue de créer un cadre plus engageant pour les donneurs.

Le don de sang anonyme est un terrain encore peu familier pour beaucoup de Libanais. Rares sont les donneurs de sang qui se listent comme tels, en faveur de patients qu’ils ne connaissent pas. Pourtant, «comme je trouve beau qu’une personne avec qui je n’ai aucun lien, que je n’ai ni aidée ni interpellée, me donne son sang, uniquement pour me sauver la vie», a confié Charbel Maroun, jeune homme de 18 ans qui lutte contre la leucémie depuis presque trois ans. Il témoignait de l’aide donnée par l’organisation Donner Sang Compter (DSC) pour assurer les unités de sang nécessaires à son traitement, dans le cadre de «La première conférence de motivation des donneurs de sang» que DSC a organisée le 18 avril à l’hôtel Rotana-Hazmieh.
Cette ONG à but non lucratif (reconnue par le ministère de l’Intérieur le 31 mai 2010) œuvre depuis 2007 à la mobilisation des donneurs, dont 10000 sont désormais inscrits dans sa base de données, répertoriés selon le lieu de résidence et la disponibilité à répondre aux demandes urgentes de sang, plaquettes ou plasma. Ces donneurs, DSC les recherche surtout parmi les jeunes, à la santé affirmée, à l’horaire souple et à l’enthousiasme certain.
Cette fois, c’est aux responsables de la santé, hôpitaux et banques de sang, que l’organisation a voulu s’adresser dans sa conférence, «en vue d’un dialogue entre les différents départements du pays impliqués dans le don de sang».

Un rôle promotionnel nécessaire
Le débat s’est centré sur les initiatives que les hôpitaux peuvent prendre pour «dénouer la peur» des premiers donneurs et les encourager à des dons réguliers: le donneur doit ressentir «une atmosphère amicale» dans le corps médical qui l’accueille, a affirmé le Dr Bandali, de l’hôpital Nini de Tripoli. L’accueillir avec le sourire, ce même «sourire de fierté et de générosité que l’on voit sur le visage des donneurs réguliers», a insisté de son côté Yorgui Teyrouz, cofondateur de DSC.
De petits signes de reconnaissance peuvent aussi faire toute la différence, comme la gratuité du parking de l’hôpital. Dans ce sens, DSC a remis un autocollant aux autos avec l’indication «Donneur de sang à bord». Une autre initiative de DSC, dont le slogan est «Sois un héros», touche au cœur de sa collaboration avec les hôpitaux: il s’agit de proposer aux donneurs circonstanciels dans les urgences d’inscrire leur nom dans la base de données de DSC en vue d’autres dons éventuels.
Par ailleurs, une démarche de l’État pourrait faire nettement augmenter les dons de sang anonymes: interdire les dons désignés (ceux que le donneur fait à un proche), a proposé le Dr Ziad el-Baba, du Centre médical de Clemenceau. Une proposition qui aurait pu être débattue plus longuement si les représentants du ministère de la Santé avaient répondu à l’invitation de DSC et pris part à la conférence.
Ce qui manque au Liban, c’est «l’éducation sociale et le sens de la responsabilité» à donner son sang, ont convenu les personnes présentes. D’où la nécessité d’informer, sensibiliser et motiver le public libanais au don de sang, en mettant l’accent sur «le bonheur que l’on ressent pendant deux semaines après avoir donné son sang», a indiqué le Dr el-Baba. C’est là qu’intervient DSC, ayant d’ailleurs mis au point sa prochaine campagne publicitaire qu’elle a révélée aux représentants du corps médical.

Le don de sang, une passion… et une responsabilité
Encourager à donner son sang, mais également faire comprendre au donneur la responsabilité qui lui incombe en le donnant, c’est ce qu’ont demandé en outre les responsables médicaux. «Beaucoup de donneurs ne prennent pas au sérieux le formulaire qu’on leur demande de remplir», a déploré Christine Nasrallah, technicienne de laboratoire à l’hôpital Rizk. Le sang porteur du virus VIH (responsable du sida) met 30 jours pour se révéler séropositif à l’examen, d’où l’importance au niveau du donneur de répondre sérieusement aux questions liées à son activité sexuelle. «Sa parole est parfois la seule sécurité qu’on a», a-t-elle affirmé, en insistant sur l’anonymat de l’examen du sang du donneur. «Si son sang est refusé, nous lui proposons des prétextes qu’il pourrait utiliser pour justifier publiquement ce rejet. Cela fait partie du secret médical auquel les donneurs doivent faire confiance», a précisé Fadia Azzi, également technicienne à l’hôpital Rizk.
Il reste qu’un rouage essentiel manque à la fonctionnalité des dons de sang au Liban: la centralisation des banques de sang, «pour une coordination plus efficace», a expliqué Khalil Abdo, responsable de laboratoire de l’hôpital Trad. Mais en l’état actuel, «chaque spécialiste doit travailler dans son domaine (…) et DSC assume son rôle qui est exclusivement promotionnel et éducatif», a insisté dans ce cadre le Dr Hanadi Samaha, de l’hôpital Saint-Georges. Et M.Teyrouz de rappeler au corps médical: «L’objet de notre coopération avec vous est le donneur de sang, non le sang du donneur», pour dire que les détails techniques que le don implique (l’examen de la qualité du sang, la vérification du groupe sanguin…) ne relèvent pas de l’organisation.
C’est toute la passion du don qui aura finalement ressurgi parmi les jeunes bénévoles de DSC, fondée d’ailleurs par d’anciens scouts et volontaires de la Croix-Rouge. Christina Andriotis, chargée de recevoir les appels de demande de sang, a évoqué un jeune si enthousiaste qu’il a appelé l’organisation, le jour-même de ses 18 ans (l’âge de pouvoir faire un don de sang), pour faire part de son intention de faire un don immédiat. Donneur régulier depuis 33 ans, Dany Tinawi a de son côté témoigné: «Je continuerai à donner mon sang jusqu’à ce qu’on me dise que je suis trop vieux pour en avoir encore.»

Source: L’Orient Le Jour
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L’ignorance derrière le fort taux de diabète dans la région MENA

9 janvier 2011 Poster un commentaire

04/01/2011

Pour prévenir le diabète, il est important d’adopter une bonne hygiène de vie, basée sur une alimentation saine et une activité physique régulière.  Photo www.dietetique-dieteticienne.com

Pour prévenir le diabète, il est important d’adopter une bonne hygiène de vie, basée sur une alimentation saine et une activité physique régulière. http://www.dietetique-dieteticienne.com

Maladies chroniques Une étude menée dans dix pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) met l’accent sur l’importance des campagnes de sensibilisation au diabète.

Près de 40 % des personnes vivant dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) sont à risque de développer le diabète. Les taux diffèrent toutefois d’un pays à l’autre. Ce chiffre s’élève ainsi à 45 % au Liban, contre 54 % en Égypte, 52 % en Arabie saoudite, 44 % en Irak et 42 % dans les Émirats arabes unis.
C’est ce qui ressort notamment d’une étude globale réalisée en octobre dernier auprès de 3 000 personnes dans dix pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord : Algérie, Égypte, Iran, Irak, Jordanie, Liban, Maroc, Arabie saoudite, Tunisie et Émirats arabes unis.
L’étude, menée par l’institut de sondages Ipsos Emirates Health, avait pour but d’évaluer le niveau d’information et de sensibilisation au diabète (causes, complications et risques de la maladie), et d’enquêter sur les risques de développer la maladie au sein de la population interrogée.
Selon cette étude, 80 % des personnes interrogées ignorent qu’elles sont à risque de développer le diabète et 37 % des personnes à risque (en raison d’une histoire familiale, de l’obésité ou autres facteurs prédisposants) n’ont jamais effectué un test de dépistage de la maladie. Pire encore : près de 40 % de l’échantillon pris estiment que le diabète est une maladie bénigne ou qui pourrait être sévère dans certains cas.
Mais ce qui est encore plus préoccupant, ce sont les mythes qui entourent cette maladie. En effet, 31 % des Algériens interrogés croient que le diabète est une maladie contagieuse, 52 % de l’échantillon a affirmé, à tort, que les attaques cérébrales ne sont pas causées par le diabète. Par ailleurs, 39 % estiment que le stress est une cause majeure du diabète et plus de 60 % d’entre eux sont inconscients des complications du diabète comme l’insuffisance rénale, les maladies cardiaques, les attaques cérébrales, les amputations, la rétinopathie, etc.
En ce qui concerne la sensibilisation à la maladie et le niveau d’information, l’étude a montré que celui-ci est acceptable dans plusieurs de ces pays, mis à part l’Iran et l’Irak.
L’étude a conclu en insistant sur la nécessité de multiplier les campagnes de sensibilisation et d’information sur le diabète dans la région MENA.
La maladie
Il existe deux types de diabètes. Le diabète de type 1 qui apparaît chez les personnes jeunes, généralement moins de 30 ans, ayant des prédispositions génétiques. Dans cette forme de diabète, le système immunitaire fabrique des anticorps qui attaquent les cellules bêta du pancréas chargées de produire de l’insuline, créant un déficit en cette substance. Le traitement est exclusivement à l’insuline, qui doit être prise à vie.
Le diabète de type 2 constitue plus de 90 % des cas de diabète au monde. Il apparaît généralement après l’âge de 40 ans, mais de plus en plus diagnostiqué chez des personnes moins âgés (moins de 30 ans), en raison de l’obésité sans cesse croissante.
Cette forme de diabète se caractérise par une résistance à l’insuline. Pour combler ce déficit et éviter une élévation du taux du glucose dans le sang, le pancréas commence par en sécréter une plus grande quantité. Avec le temps, il s’épuise et la quantité d’insuline libérée devient insuffisante pour réguler le taux du glucose dans le sang. Une hyperglycémie chronique s’installe.
Les mêmes complications sont observées dans les deux types de diabètes, à savoir la rétinopathie (atteinte de la rétine entraînant une cécité), la néphropathie (insuffisance rénale), des complications microvasculaires et macrovasculaires, touchant respectivement les petits vaisseaux et les gros vaisseaux de l’organisme, des maladies cérébrovasculaires et vasculaires périphériques, atteignant les vaisseaux des jambes et ceux des extrémités.
Pour prévenir le diabète, les spécialistes conseillent d’adopter une bonne hygiène de vie, basée sur une alimentation saine pauvre en matières grasses et une activité physique régulière.
Le diabète est équilibré lorsque le taux du sucre est inférieur à 100 mg/dl à jeun et à 140 mg/dl après les repas. Il est important de mesurer tous les trois mois le taux de l’hémoglobine glycosilée (Hb1Ac), qui doit être inférieur à 7 %. Chez les diabétiques de type 2, il faudrait en plus que la tension soit équilibrée (13/8), que le mauvais cholestérol-LDL soit inférieur à 100 mg/dl et le bon cholestérol-HDL supérieur à 45 mg/dl chez les hommes et à 55 mg/dl chez les femmes, que le taux des triglycérides dans le sang soit inférieur à 150 mg/dl et que le tour de la taille soit inférieur à 94 cm chez les hommes et à 80 cm chez les femmes.
Source: L’Orient Le Jour
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Médecins sans frontières : « Sans dialyse, les patients irakiens sont voués à une mort certaine »

8 décembre 2010 Poster un commentaire

30/11/2010

Dans une première étape, Médecins sans frontières voudrait permettre à 80 patients d’effectuer une dialyse trois fois par semaine.

Dans une première étape, Médecins sans frontières voudrait permettre à 80 patients d’effectuer une dialyse trois fois par semaine.

Santé publique Une vingtaine de patients bénéficient d’une dialyse à l’hôpital de Kirkouk, dans le nord de l’Irak. Ce chiffre n’est qu’une infime partie du nombre réel des patients en attente. Médecins sans frontières (MSF) forme le personnel dudit hôpital à ce traitement. Un travail effectué en collaboration avec un médecin suisse. Le reportage de MSF.

Il est toujours aussi difficile de travailler en Irak. Au cours des deux dernières années, la sécurité s’est améliorée, mais la situation reste toujours précaire. C’est dans ce contexte troublé que Médecins sans frontières (MSF) tente d’assister les Irakiens. L’organisation médicale apporte notamment un soutien à l’hôpital de Kirkouk, la ville pétrolière du nord de l’Irak disputée par les communautés kurde et arabe.
Les Irakiens ont subi deux guerres, plusieurs années d’embargo et sept ans d’instabilité et de violences, ce qui a déstabilisé le système de santé. Les structures hospitalières du pays manquent de personnel. Les urgences et les salles d’opération sont surchargées. À l’instar d’autres pays de la région, les cas de diabète, de maladies rénales, cardiaques et d’hypertension artérielle sont en augmentation.
À l’hôpital de Kirkouk, MSF forme le personnel irakien à des soins bien particuliers, notamment le traitement des insuffisances rénales par la dialyse. Pour pallier ce dysfonctionnement, un rein artificiel – une machine à dialyse – épure le sang du patient de ses toxines. Ce traitement est complexe et nécessite d’excellentes connaissances, d’où la nécessité de remettre à niveau le personnel soignant. Un objectif réaliste, d’autant qu’avant la première guerre du Golfe (1991) et les années d’embargo, l’Irak disposait d’un système de santé performant. Dans un premier temps, MSF veut permettre à quatre-vingt patients de bénéficier d’une dialyse trois fois par semaine. Relever ce défi dans un pays en conflit est doublement difficile.
Médecin à Sierre, en Suisse, Patrick Ruedin, 59 ans, s’est rendu à Kirkouk au mois d’octobre pour s’assurer de la qualité des soins. Spécialiste en néphrologie depuis plus de 25 ans, il avait effectué plusieurs missions humanitaires au Moyen-Orient et au Tchad dans les années 1980. MSF a rencontré le Dr Ruedin qui visitait son projet.

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L’Association médicale franco-libanaise tient salon à l’Unesco à Paris le 11 décembre

6 décembre 2010 Poster un commentaire

06/12/2010 – OLJ

Le Salon médical franco-libanais sera organisé par l’Association médicale franco-libanaise le samedi 11 décembre, à partir de 17h, à la Maison de l’Unesco à Paris. Il sera suivi d’une rencontre culturelle avec les artistes peintres Joumana Fayed-Hakim et Walter Khourbatly, avec un intermède musical de la cantatrice Patricia Atallah et une dégustation de spécialités libanaises. Cet événement, auquel participera le ministre de la Santé Mohammad Jawwad Khalifé, se déroulera sous le patronage de l’ambassadeur du Liban à Paris, Boutros Assaker, de l’ambassadrice du Liban à l’Unesco, Sylvie Fadlallah, et de l’ambassadeur de la Ligue des États arabes en France, Nassif Hitti.

Des sujets médicaux divers seront abordés par les docteurs Georges Abirached, Sélim Aractingi, Adlan Zerouta, Hassan Hosseini, Roland Asmar, Jean-Jacques Mourad, Camille Tawil, Jean Luc Dubois-Rande, Jean-Pierre Becquemin et Hassan Hosseini. Le programme complet figure sur le site : www.associationmedicalefrancolibanaise.com. Tél. : +33.1.44.89.69

Vous n’êtes pas « moches » mesdames, mais vous faites tout pour l’être

4 décembre 2010 Poster un commentaire

02/12/2010 – Par Asma El-KHAZEN

Je vous parle des Libanaises que nous croisons dans les rues, dans les grandes surfaces, que nous voyons sur les panneaux publicitaires, dans les revues, les magazines.
Le cliché de la femme faite, refaite et encore refaite, toujours imparfaite, pour ne pas dire insatisfaite.
Je vous parle des Libanaises à la fleur de l’âge, déjà ferventes adeptes de la chirurgie plastique : sourcils férocement tatoués, grosses lèvres cruellement charnues, joues luisantes et pommettes saillantes, la crinière bariolée, les griffes répugnantes…
Je vous invite vivement à vous rendre sur un stand « beauté » dans les grandes surfaces de la capitale et d’observer la physionomie des conseillères. Suis-je bien dans un espace beauté ? Mais quelle beauté prêcher ?
Sans être invité, vous avez sûrement été victime du matraquage publicitaire sur les autoroutes. Les chanteuses sur les panneaux, à susciter l’effroi et le dégoût au quotidien.
Et si, par mégarde, chez le coiffeur vous passez en revue les mensuels locaux, vous remarquerez l’énergie de ces femmes mondaines à déployer leurs charmes « au naturel ». Remarquablement bien polies, elles semblent avoir été coulées dans le même moule.
Une dure réalité… Des femmes qui se dénient, qui s’acharnent à s’approprier le visage d’une autre. Des femmes qui se cherchent à coups de scalpel et de bistouri.
Des femmes en proie au culte de l’image, qui tentent de la reproduire, mais en vain. Ce n’est que déception et triste défaite.
En somme, la Libanaise insiste à avoir le cheveu fin de la femme russe, les lèvres charnues de la femme africaine, le regard azur de la femme scandinave, la peau lisse de la femme asiatique et le petit nez, le plus petit nez de la femme qui n’existe pas.
En vous laissant imaginer le résultat…
Pauvres créatures à qui on ne cessera de dire que la beauté réelle est celle qui émane de l’intérieur.
Peut-être. Mais avant, que reste-t-il de la féminité ? De la vraie, de la fraîcheur, du naturel, de l’éclat, de l’harmonie des traits mûris par l’âge ? Rien.
À part un jeu sournois pour résister à la dure réalité du temps qui s’enfuit.

Asma El-KHAZEN pour L’Orient Le Jour

Défis et perspectives de l’hospitalisation au Liban

25 novembre 2010 Poster un commentaire

Par Faouzi ADAÏMI | 25/11/2010

Ce texte est celui d’une allocution prononcée par le Dr Adaïmi, ancien président du syndicat des propriétaires d’hôpitaux, lors d’une rencontre organisée par l’Association médicale libano-mexicaine à l’Université Saint-Esprit de Kaslik.

Les défis sont nombreux, auxquels se trouvent confrontés les hôpitaux, et tout aussi multiples sont les perspectives futures de challenge. J’évoquerai d’abord le passé avant d’évoquer lai situation aujourd’hui, pour définir ensuite des recommandations d’avenir.
1.- Je ne remonterai pas à l’Antiquité, au temps des soins organiques et sorciers. Dans la grotte du Saint-Georges, comme dans les bains de Delphes en Grèce, se baignaient les femmes stériles, et les résultats étaient positifs. Comment ?
Lire la suite…
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