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Posts Tagged ‘Amin Maalouf’

Le monde comme il va

11 juillet 2012 Poster un commentaire

11/07/2012, par Bahjat RIZK

Pendant que le frère-président élu il y a moins de deux semaines s’époumone sur la place Tahrir, bondée de rebelles et de croyants, rassurant l’Occident sur ses desseins futurs et tâchant de se présenter, tout en restant fidèle à ses principes de base, de la manière la plus moderne, la plus progressiste et la plus ouverte possible, afin de conquérir son espace politique et d’empêcher l’armée de confisquer à nouveau le pouvoir, la gay pride défile en masse, presque le même jour, place de la Bastille pour célébrer par anticipation l’annonce en fanfare par la ministre de la Famille et le Premier ministre lui-même de l’institutionnalisation avant la fin de l’année du mariage homosexuel et la possibilité d’adoption, conformément à l’une des promesses phares du président socialiste fraîchement élu et en application, du triptyque structurant, sacro-saint révolutionnaire : liberté, égalité, fraternité.

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Amin Maalouf à l’Académie française : le Liban « immortel »

15 juin 2012 3 commentaires

Par Carole DAGHER | 15/06/2012

Amin Maalouf avec son habit vert et son épée d’académicien. Photo AFP

Amin Maalouf avec son habit vert et son épée d’académicien.

INVESTITURE La célèbre coupole de l’Académie française a accueilli hier le Liban d’Amin Maalouf, en recevant « tout entier et sans réserve », selon les mots de Jean-Christophe Rufin, l’illustre écrivain franco-libanais, désormais « immortel » au milieu de ses pairs académiciens.

Le Liban – sa Montagne, ses traditions, ses odeurs et ses couleurs telles que reflétées dans des écrits d’Amin Maalouf – était là, avec son accent aussi, comme s’est amusé à le souligner le romancier franco-libanais, avec les personnages de ses livres, comme l’a relevé Rufin dans son discours de réponse, avec sa mémoire, ses subtilités… et ses amis. Ils étaient nombreux, venus du Liban, des États-Unis, de l’île d’Yeu, où l’écrivain se retire pour écrire, et de diverses régions de France. Fauteuils verts pour les académiciens (la plupart des 40 membres étaient présents), gris pour les invités, famille, amis et journalistes. À 15h, Amin Maalouf est entré en grande pompe dans la salle, paré de son habit vert et de son épée. Il a pris place dans son fauteuil, tandis que la secrétaire perpétuelle de l’Académie, Hélène Carrère d’Encausse, s’installait à la tribune aux côtés des écrivains Marc Fumaroli et Jean-Christophe Rufin. L’émotion le disputait à la solennité de l’instant, et l’assistance devait écouter, pendant près d’une heure et dans un silence religieux, Amin Maalouf prononcer son discours en annonçant, avec humour et dans la musique toute levantine de son accent, « après les roulements des tambours, les roulements de langue ».  Lire la suite…

L’intégralité du discours d’Amin Maalouf à l’Académie française

14 juin 2012 Poster un commentaire

olj.com | 14/06/2012

L'écrivain Amin Maalouf. Damien Meyer/ AFP

L’écrivain Amin Maalouf.

DISCOURS

L’écrivain franco-libanais Amin Maalouf a été reçu aujourd’hui jeudi en grande pompe à l’Académie française, paré de son habit vert et de son épée d’immortel ornée des symboles de sa double culture.

Amin Maalouf a été élu le 23 juin 2011 pour succéder à Claude Lévi-Strauss au fauteuil 29, après deux tentatives malheureuses en 2004 et 2007.

Devant ses pairs, sa famille et un parterre de personnalités françaises et étrangères, le nouvel immortel a fait, selon la tradition, l’éloge de son prédécesseur dans la prestigieuse institution chargée de veiller sur la langue française, en élaborant notamment son dictionnaire.

Voici l’intégralité de son discours tiré du site de l’Académie française : Lire la suite…

Amin Maalouf reçu aujourd’hui à l’Académie française

14 juin 2012 Poster un commentaire

OLJ/Agences | 14/06/2012

Amin Maalouf, en septembre 2009. AFP / PIERRE-PHILIPPE MARCOU

Amin Maalouf, en septembre 2009.

LITTÉRATURE L’écrivain libano-français a été élu le 23 juin 2011 pour succéder à Claude Lévi-Strauss au fauteuil 29

L’écrivain franco-libanais Amin Maalouf est reçu aujourd’hui jeudi en grande pompe à l’Académie française, paré de son habit vert et de son épée d’immortel ornée des symboles de sa double culture.

"J’ai choisi de graver sur la lame de l’épée un vers de mon père en arabe, et les prénoms d’Andrée et de nos trois fils : Ruchdi, Tarek et Ziad, révèle Maalouf. Le vers est le début d’un poème écrit par mon père pour la fête des Mères: +Mon Dieu, je te demande en leurs noms… (Rabbi, sa’altouka bismihinna)+", confiait-il hier à L’Orient-Le Jour. Sur le fourreau à l’extérieur, de part et d’autre de l’épée, sont gravés en médaillons un cèdre et une Marianne.

L’idée d’entrer dans ce cénacle composé de 40 membres élus par leurs pairs n’est venu que fort tard à son esprit, confiait hier l’écrivain franco-libanais. "Quand j’ai publié Léon l’Africain, j’ai reçu une lettre très chaleureuse de (l’écrivain et académicien) Maurice Druon (qui aimait beaucoup le Liban), et je crois que cette lettre m’a laissé entrevoir, l’espace d’un instant, l’idée qu’un jour je pourrais peut-être appartenir à une institution comme l’Académie française. Je n’avais que 37 ans, ce n’est pas un âge où on peut être élu à l’Académie".

Aujourd’hui, à 63 ans, cette élection apparaît comme un véritable aboutissement, mais "en même temps, je n’ai pas envie de considérer que c’est la fin de quelque chose", prenait soin de préciser le romancier couronné.

Amin Maalouf a été élu le 23 juin 2011 pour succéder à Claude Lévi-Strauss au fauteuil 29, après deux tentatives malheureuses en 2004 et 2007.

Devant ses pairs, sa famille et un parterre de personnalités françaises et étrangères, le nouvel immortel fera selon la tradition l’éloge de son prédécesseur dans la prestigieuse institution chargée de veiller sur la langue française, en élaborant notamment son dictionnaire.

"Je peux dire que j’ai passé l’essentiel de l’année écoulée à travailler sur Claude Lévi-Strauss", a-t-il avoué à L’Orient-Le Jour

Son Comité d’honneur est présidé par Jean-Claude Fasquelle, légende de l’édition et ancien PDG de Grasset et Fasquelle. Parmi ses membres, Ismail Kadaré, Luis Sepúlveda, le journaliste Jean Daniel, Peter Sellars, Jordi Savall, Georges Moustaki, le commissaire européen Michel Barnier ou le fils de Paul Claudel, Henri Claudel.

Né le 25 février 1949 à Beyrouth, dans une famille chrétienne dont une des branches est francophone et vient d’Istanbul, le nouvel académicien a consacré son oeuvre au rapprochement des civilisations, s’interrogeant sur les rapports politiques et religieux entretenus par l’Orient et l’Occident.

Journaliste au principal quotidien de Beyrouth, An-Nahar, Amin Maalouf est contraint par la guerre civile à l’exil en 1976.

Ces thèmes de l’exil et de l’identité, lui "qui se sent chrétien dans le monde arabe et Arabe en Occident", occupent une large place dans ses essais, parmi lesquels "Les identités meurtrières" ou "Le dérèglement du monde".

A Paris, il devient rédacteur en chef de la revue Jeune Afrique. En 1983, il publie un ouvrage historique "Les croisades vues par les Arabes". Mais c’est son roman "Léon l’Africain" qui le fait connaître en 1986. Il décide alors de se consacrer à la littérature et… décroche le prix littéraire Goncourt en 1993 pour "Le Rocher de Tanios".

Avant lui, à la double culture arabe et française, l’Académie a accueilli en 2006 la romancière algérienne Assia Djebar, première personnalité du Maghreb élue sous la Coupole.

Source : L’Orient Le Jour

Amin Maalouf, « immortel », rend hommage au Liban, à la France et aux siens

13 juin 2012 Poster un commentaire

Par Carole DAGHER | 13/06/2012

Amin Maalouf chez lui, dans son bureau.

Amin Maalouf chez lui, dans son bureau.

 

CONSÉCRATION Demain jeudi 14 juin 2012, Amin Maalouf sera officiellement reçu à l’Académie française, un an après y avoir été élu. Le célèbre écrivain, qui occupera le fauteuil n° 29 de Claude Lévi-Strauss, n’y pénétrera pas seul : c’est tout un peuple qui fera avec lui l’entrée dans le saint des saints des lettres françaises. Jamais académicien n’aura autant porté son pays d’origine jusque dans ce moment de consécration si personnel qu’il doit à son talent, et à son talent seul.

La joie des Libanais, leur fierté seront immenses demain, comme elles le furent lors de l’annonce de son élection le 23 juin 2011. Il faut dire que les académiciens d’origine étrangère se comptent sur les doigts d’une main. Amin Maalouf est cependant bien plus qu’un écrivain du Liban. C’est une voix et une conscience de son temps. Ses «mots voyageurs», à l’instar des héros de ses romans (de Léon l’Africain au Périple de Baldassare) parlent de l’identité, du brassage des cultures, de l’émigration et de l’ouverture à l’autre, autant de thèmes abordés avec un sens de la formule devenue credo universel (ainsi en est-il des Identités meurtrières). Amin Maalouf, c’est aussi une écriture au chant profond, une plume inspirée, qui jette des ponts de sagesse et de savoir entre l’Orient et l’Occident.

Pour lui et pour son épouse Andrée, si présente et discrète à la fois, c’est la saison de la moisson. Une saison de grâces et d’allégresse partagée avec la famille spécialement venue du Liban, les amis, les confrères. Rejoindre «la vieille dame du quai Conti», comme on dénomme ce haut lieu de la langue française fondé par Richelieu, est pour un écrivain la gloire suprême, le couronnement de sa carrière. Cette période, Amin Maalouf la qualifie d’«intense»; il savoure pleinement chaque instant qui le rapproche de la date de réception, par le biais des festivités liées à l’événement. Dans son bureau encombré de livres et de dossiers, il arrête, l’espace d’un entretien, le tourbillon des préparatifs et se raconte avec la simplicité des grands qui est la sienne.

L’épée

«La principale chose pour moi est de préparer le discours qui doit traditionnellement être l’éloge à l’adresse du prédécesseur, confie-t-il. Je peux dire que j’ai passé l’essentiel de l’année écoulée à travailler sur Claude Lévi-Strauss.»

Il fallait s’occuper aussi du célèbre habit des académiciens, en drap bleu foncé ou noir brodé de rameaux d’olivier vert et or, d’où son nom d’habit vert. Il se marie avec le bicorne, la cape et l’épée. La poignée de l’épée porte en général les symboles représentant la vie et l’œuvre du futur académicien. Cette épée, emblème de sa personnalité, conçue le plus souvent par l’artiste joaillier Pascal Arthus Bertrand, lui est offerte par ses amis et admirateurs (Comité de l’épée). Quels sont donc les symboles choisis par Amin Maalouf pour figurer sur son épée?

«J’ai choisi de graver sur la lame de l’épée un vers de mon père en arabe, et les prénoms d’Andrée et de nos trois fils: Ruchdi, Tarek et Ziad, révèle Maalouf. Le vers est le début d’un poème écrit par mon père pour la fête des Mères: “Mon Dieu, je te demande en leurs noms… (“Rabbi, sa’altouka bismihinna”).» Sur le fourreau à l’extérieur, de part et d’autre de l’épée, sont gravés en médaillons un cèdre et une Marianne. «La garde de l’épée est une sculpture qui représente l’enlèvement d’Europe et, tout en haut, il y a une turquoise qui appartient à ma mère et symbolise sa présence. J’avais envie de rendre hommage aux personnes qui me sont les plus proches et puis aux liens que j’ai avec deux pays : la France et le Liban», ajoute-t-il.

Pourquoi l’enlèvement d’Europe? «Parce que c’est un symbole important pour moi. Zeus, qui, selon la légende, se déguise en taureau pour aller enlever une belle princesse phénicienne, quelque part entre Tyr et Sidon, sur la côte de l’actuel Liban, et cette princesse, Europe, qui donne son nom au continent, ce n’est pas anodin. Je pense qu’il fallait relever ce mythe. Et il y a la suite, le frère d’Europe, Cadmos, part à sa recherche et apporte l’alphabet avec lui. Ce mythe essentiel situe la relation entre l’Europe et le Levant, et la contribution de ce petit pays auquel nous appartenons à la civilisation universelle dans la transmission de l’alphabet.»

« J’assumerai mon rôle d’académicien »

Devenir un «immortel», n’est-ce pas le rêve ultime? L’idée d’entrer dans ce cénacle composé de 40 membres élus par leurs pairs n’est venu que fort tard à son esprit, confie l’écrivain franco-libanais. «Quand j’ai publié Léon l’Africain, j’ai reçu une lettre très chaleureuse de (l’écrivain et académicien) Maurice Druon (qui aimait beaucoup le Liban), et je crois que cette lettre m’a laissé entrevoir, l’espace d’un instant, l’idée qu’un jour je pourrais peut-être appartenir à une institution comme l’Académie française. Je n’avais que 37 ans, ce n’est pas un âge où on peut être élu à l’Académie.» Aujourd’hui, à 63 ans, cette élection apparaît comme un véritable aboutissement, mais «en même temps, je n’ai pas envie de considérer que c’est la fin de quelque chose», prend soin de préciser le romancier couronné. L’élection à l’Académie française implique un engagement moral, celui d’avoir un rôle de représentation, de participer à l’élaboration du dictionnaire, aux réunions hebdomadaires. «J’ai l’intention de participer pleinement aux activités de l’Académie et d’être actif. Mais j’ai aussi un certain nombre de romans en tête que j’ai envie d’écrire. Je voudrais concilier mes engagements à l’Académie avec une poursuite de mon activité d’écrivain, précise Amin Maalouf, dont le prochain ouvrage paraîtra à l’automne. Beaucoup d’académiciens ont une activité académique très importante et continuent d’écrire, comme Jean d’Ormesson, Jean-Christophe Ruffin…»

C’est d’ailleurs Jean-Christophe Ruffin, ambassadeur et écrivain, qui recevra le romancier franco-libanais, conformément à la tradition. «C’était le meilleur choix possible, commente Amin Maalouf. Nous nous connaissons depuis 25 ans, nous avons des centres d’intérêt communs, et ces affinités expliquent que nous puissions participer ensemble à ce moment intense. Je crois que nous entretiendrons des relations étroites au sein de l’Académie, avec une vraie fraternité entre nous.»

Une première cérémonie

Héritant d’un fauteuil et d’une prestigieuse lignée d’écrivains ou de grandes figures de l’histoire de France, le nouvel académicien est «installé» au cours d’une première cérémonie, une semaine avant sa réception sous la Coupole. Lors de cette cérémonie, la Compagnie se lève et le directeur en exercice (ou secrétaire perpétuel) prononce ces mots: «Monsieur, nous nous lèverons deux fois pour vous: aujourd’hui et le jour de votre mort.» Puis, caché derrière un panneau de bois, le masque mortuaire de Richelieu lui est montré. Comment Amin Maalouf a-t-il vécu son installation, le jeudi 7 juin?

«C’est une très belle cérémonie, je dirais plutôt un moment intime, où le nouvel élu est installé à l’Académie. C’est la réception véritable, avant la réception solennelle qui a lieu une semaine plus tard. Le moment important est le moment où l’on désigne au nouvel élu son fauteuil. J’ai toujours pensé que les fauteuils étaient numérotés, qu’il y avait un numéro 29 où se sont assis Lévi-Strauss, et avant lui Henri de Montherlant et tous leurs prédécesseurs (Ernest Renan, Claude Bernard…). En fait, ce n’est pas le cas, le numéro est symbolique. À chaque nouvelle élection, le bureau de l’Académie désigne une place qui sera la place de l’académicien jusqu’à la fin de sa vie et qui n’est pas la place qu’occupait son prédécesseur. Hier, on m’a conduit vers ma place, qui sera permanente. Mon nom était inscrit sur un set de bureau (un sous-main). Puis l’on nous a montré deux portraits de Richelieu, l’un énorme, le cardinal dans toute sa gloire, et, à côté, un autre portrait, caché, que l’on dévoile brièvement: Richelieu sur son lit de mort. Ce cérémonial est destiné à rappeler à l’élu qu’il est mortel et à souligner la vanité des choses humaines. Plus les gens sont tentés de croire qu’ils ont atteint la consécration, plus il faut les rappeler à l’humilité.»

Le discours sur Claude Lévi-Strauss

Quelle signification revêt pour lui le fait de succéder au grand anthropologue français? « C’est un privilège d’occuper le fauteuil de Claude Lévi-Strauss, répond Maalouf, ne serait-ce que pour une raison. Quand j’étais étudiant en sociologie, il était l’un des auteurs les plus importants sur notre liste de lecture. De plus, je ressens des affinités avec sa pensée. Sa renommée, sa spécificité viennent de ce qu’il a voulu aller vers d’autres civilisations, se mettre à leur place plutôt que de les regarder comme on les regardait d’ordinaire à partir de l’Occident. Je me reconnais complètement dans sa démarche. J’ai moi-même commencé à écrire des livres qui voulaient se placer de l’autre côté, pour voir l’histoire différemment. Il y a chez Claude Lévi-Strauss une dimension morale, politique parfois, du rapport entre les civilisations, du regard que l’on porte sur l’autre, et je peux dire que je m’identifie complètement à cela.»

À propos de cet esprit d’ouverture vers l’autre, Amin Maalouf, l’intellectuel engagé qui avait été chargé en 2008 par la Commission européenne de réfléchir au multilinguisme et au dialogue interculturel au sein de l’Union européenne, ne cache pas son inquiétude face à la crise qui secoue l’Europe. Lui qui jugeait, il n’y a pas si longtemps, que le modèle de construction européenne «est l’expérience la plus porteuse d’espoir dans le monde d’aujourd’hui» est forcé de constater combien «ce modèle traverse une période extrêmement délicate». «Je ne sais pas où l’on va aboutir, mais je suis sûr que l’Europe ne sortira pas identique de cette crise: soit elle va régresser, soit elle fera un saut en avant, avec accélération de la construction européenne, et intégration politique et économique des pays. C’est ce que je souhaite. Mon rêve est de voir s’édifier les États unis d’Europe.»

Un nuage traverse soudain son regard. Il sait que son rêve humaniste d’un monde plus ouvert et fraternel est sérieusement menacé. «Je n’ai pas le sentiment qu’on va vers une meilleure coexistence, mais plutôt vers plus de dureté dans les relations entre les diverses composantes des sociétés européennes. Je suis persuadé que les mouvements les plus hostiles à l’émigration, à l’intégration, vont se renforcer, c’est la logique de la crise. Mes rêves pour l’Europe sont grands, mais ce que j’observe aujourd’hui me rend beaucoup plus inquiet.»

Le rêve européen serait-il un miroir, en plus grand, du rêve libanais? Un rêve de fraternité et de coexistence harmonieuse…

L’identité multiple

«Ce que je viens de dire à propos de l’Europe, je le dirais pour le Liban. J’avais un rêve pour le Liban, et je dirais que je suis inquiet, mais ce n’est pas nouveau, je le suis depuis une quarantaine d’années», précise-t-il.

Le Liban, avec son identité à la croisée des cultures et des religions: un microcosme du monde actuel, un «rosier sauvage», comme il l’a merveilleusement décrit, qui annonce si «le vin de l’avenir sera aigre ou s’il sera doux». Autrefois, j’avais le sentiment que le Liban était un cas particulier et qu’un jour, avec l’évolution, la modernisation du pays, il ressemblerait aux autres», raconte Amin Maalouf. «En fait, c’est l’inverse qui s’est produit, les autres ont commencé à nous ressembler. Et l’on a parlé de “libanisation”. Aucune société n’est à l’abri de ce type de problème. Les problèmes de coexistence se posent et se poseront partout dans le monde, car la diversité est une source de richesse, mais de tensions aussi.»

Amin Maalouf a marqué de son empreinte la réflexion identitaire. Peut-être parce que, dans le monde d’aujourd’hui, l’on se déplace plus souvent, plus vite et plus facilement, et que les voyages, l’émigration, la recherche de soi sont des thèmes récurrents de son œuvre. Peut-être aussi parce que lui-même a souffert un jour de l’exil et du conflit identitaire. «J’ai toujours su ce qu’était mon identité. Le vrai problème, c’est que les différents éléments de cette identité ne coexistent pas facilement entre elles sur le terrain. Quand on appartient à un pays formé de composantes différentes, on doit les assumer et pas uniquement l’élément auquel on appartient directement. Moi j’ai un lien avec chacune des composantes du Liban, elles cohabitent naturellement en moi, mais difficilement dans la réalité. Il y a aussi la composante occidentale, devenue beaucoup plus importante quand je me suis installé en France après le début de la guerre au Liban, il y a 36 ans. Cette composante occidentale a toujours été présente en moi, à travers l’école, ainsi que celle de la civilisation arabe.»

Tout en revendiquant son appartenance à un pays aux composantes multiples, qu’il assume toutes ensemble, l’écrivain franco-libanais a dit un jour: «Ma patrie est l’écriture.»

«J’ai ressenti cela quand j’ai quitté, à cause de la guerre, le paysoù j’ai grandi, alors que je ne pensais pas émigrer, explique-t-il. Je suis parti et j’ai essayé de construire autre chose. Je venais d’un pays où je savais quelle était ma place et j’arrivais dans un pays où je ne savais pas quelle place j’allais occuper. On ne sait plus exactement à quel pays on appartient. Ce n’est pas seulement une question d’attachement sentimental, c’est aussi de savoir quelle place on a dans une société. Si on sort du cadre, on est ballotté entre deux sociétés, on n’appartient pas tout à fait à l’une ou à l’autre. Aussi je me suis lancé à corps perdu dans la littérature en me disant que ce qui dépend de moi, la patrie que je peux me construire de mes propres mains, est la littérature.»

L’œuvre d’Amin Maalouf porte une certaine philosophie de vie, toute méditerranéenne, inspirée du brassage des peuples, des religions et des cultures. Est-ce qu’un Léon l’Africain serait encore possible de nos jours?

«Autrefois, on pouvait voyager partout sans visa, sans frontières. Aujourd’hui, il y a des frontières qu’on ne traverse pas aussi facilement. Il y a également des paradoxes, le monde actuel paraît plus rapide (vitesse, moyens de transport). En réalité, sur beaucoup de choses, il est plus lent qu’avant, il y a plus de lourdeur. J’ai écrit des livrets d’opéra. Autrefois, un compositeur comme Verdi pouvait sans problème produire deux, trois opéras par an, de bonne qualité. Aujourd’hui, il y a une telle lourdeur que, si un compositeur veut écrire un opéra, il faut prévoir trois ou quatre ans de préparation, d’écriture, de production, etc. Nous faisons les choses théoriquement plus vite mais en réalité beaucoup plus lentement. Personne ne serait capable d’écrire comme Balzac plusieurs volumes par an, pour toutes sortes de raisons (éditoriales, distribution des livres, etc.). Résultat: les gens écrivent moins, alors qu’ils ont plus de moyens d’écrire et qu’ils vivent plus longtemps. Balzac est mort à 51 ans, avec une œuvre gigantesque. Mozart est mort à 35 ans. Aujourd’hui, un compositeur de 75 ans qui laisserait derrière lui le quart de l’œuvre de Mozart aurait fait une prouesse. Il y a donc une sorte de perversité dans la vie moderne, qui fait que la vitesse devient parfois illusoire.»

Prochaine visite au Liban

Ce rapport sensible au monde, cette perception distancée des choses distinguent Amin Maalouf qui, très tôt, a pressenti le sens où va l’histoire. C’est ainsi qu’il a pu écrire à propos des manipulations génétiques (Un siècle après Béatrice), des identités meurtrières, du «dérèglement du monde». L’écrivain est-il donc un visionnaire?

«Je crois que la fonction de l’écrivain, du romancier essentiellement, c’est d’imaginer un monde différent, précise le nouvel académicien. Parfois, je l’imagine en train de se transformer en cauchemar et c’est une manière d’alerter, et parfois j’imagine un monde idyllique qui se construit. Moi j’espère un monde meilleur et je pense qu’on a un devoir d’œuvrer en ce sens. Mais je ne voudrais pas exagérer le rôle du romancier, son influence est généralement plus réduite que ce qu’il imagine.»

L’influence d’Amin Maalouf, elle, n’est pas prête de s’affaiblir avec son entrée à l’Académie française. «Ce qui est merveilleux, c’est le nombre de personnes qui sentent que c’est un événement qui leur appartient, commente-t-il, heureux. Je sens, même de loin, que cela a un sens pour le Liban d’être à l’honneur à travers un de ses fils, et je suis sensible à cela.»

Aussi, l’académicien franco-libanais envisage-t-il un retour aux sources, une visite au pays des «origines», avant la fin de l’année. «J’ai envie de revoir des amis, le village», dit-il simplement…

Source : L’Orient Le Jour

Samir Frangié appelle à « achever la révolution de mars 2005 pour jeter les bases d’un Liban de paix »

26 janvier 2012 Poster un commentaire
MM. Najjar et Audi remettant la médaille du prix Phénix 2011 à Samir Frangié, hier soir, au centre-ville.

MM. Najjar et Audi remettant la médaille du prix Phénix 2011 à Samir Frangié, hier soir, au centre-ville.

PRIX PHÉNIX 2011 C’est entouré de ses parents, amis et proches, pour cet hommage bien mérité – et depuis si longtemps ! – que Samir Frangié s’est vu décerner hier le prix Phénix 2011 de littérature pour son essai Voyage au bout de la violence, publié fin octobre par les éditions L’Orient des livres. La cérémonie de remise du prix – qui consiste en une médaille en or de la Monnaie de Paris, représentant Orphée, et un chèque d’une valeur de 2 000 euros – s’est déroulée dans la soirée d’hier au siège de la Bank Audi, au centre-ville, dans l’amphithéâtre situé à l’intérieur de cet imposant bâtiment. L’occasion pour un Samir Frangié critique de souligner que « la bataille de la paix ne peut pas être menée aujourd’hui par les forces politiques » traditionnelles actuelles. « C’est à nous, citoyens de ce pays, d’assumer nos responsabilités. Comment ? En redonnant vie à cette révolution que nous avons lancée un jour de mars 2005 (… ) et qui n’a pas été l’œuvre de partis politiques, mais de simples citoyens (…) », a-t-il martelé.

Le prix Phénix 2011 est décerné chaque année à un écrivain francophone par un jury présidé par l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf et composé de grandes plumes, comme Yann Queffélec, Paule Constant, Josyane Savigneau, Daniel Rondeau, Mouna Béchara, Lucien George, Vénus Khoury Ghata, Nicole Avril, Salah Stétié, Jean Lacouture et Jabbour Douaihy. Il a déjà récompensé, entre autres, des écrivains de talent comme Ghassan Salamé, Georges Corm, Dominique Eddé, Samir Kassir, Carole Dagher, Joseph Chami, Fady Stéphan, Charif Majdalani et Richard Millet.

Trois orateurs se sont succédé à la tribune durant cette cérémonie : le PDG de la Bank Audi et du groupe Audi Saradar, l’ancien ministre Raymond Audi, le rédacteur en chef de L’Orient Littéraire, l’écrivain Alexandre Najjar, et M. Frangié lui-même.  Lire la suite…

Amin Maalouf honoré pour son œuvre littéraire

28 décembre 2011 Poster un commentaire

Le célèbre romancier et journaliste libanais Amin Maalouf a obtenu lundi 26 décembre le prix de la fondation culturelle Sultan Bin Ali Owais. Pour sa 12ème édition 2010/2011, cette fondation a voulu rendre hommage à une œuvre littéraire foisonnante émergée d’un lot de 162 participants. Une distinction dotée de 120.000 dollars attribuée à un écrivain ayant pour le moins marqué la littérature contemporaine.

Amin Maalouf, incarne « une mémoire féconde qui a tant servi à mettre en lumière des pans entiers de l’histoire de l’Orient, en particulier l’histoire des Arabes et des Musulmans, dans un style narratif fluide et d’une grande pertinence » a déclaré Abdul Hamid Ahmad, secrétaire général de la manifestation.

A travers ses écrits il a jeté autant de passerelles entre l’orient et l’occident. Ses romans les plus connus tels Les croisades vues par les arabes, Le rocher de Tanios, Léon l’Africain, Samarcande, Les jardins de lumière, Les échelles du levant ou encore Origine ont contribué du coup à mieux faire connaître bon nombre des péripéties et faits qui ont jalonné l’histoire du monde arabe et islamique.

Quatre autres lauréats de différentes catégories font aussi partie des gagnants. Mohammad Ali Sahmsul Din, du Liban, pour le Prix de poésie, Radwa Ashour d’Egypte a eu la récompense de dramaturge. Faisal Darraj, de Palestine, s’est distingué dans la littérature et les études de critique, tandis que Abdul Aziz Al Douri, d’Irak, a gagné le prix des études humaines. Les prix seront remis lors d’une cérémonie spéciale qui sera organisé à Dubai.

Yasmine. S.Z. - Source : El Watan

Maalouf : « Être élu est un symbole très important pour le Liban »

24 juin 2011 1 commentaire

L’écrivain franco-libanais Amin Maalouf élu à l’Académie française

24/06/2011

Après deux candidatures, en 2004 puis en 2007, l’écrivain libano-français Amin Maalouf a enfin été élu à l’Académie française hier, jeudi, au fauteuil 29, au premier tour du scrutin, avec 17 voix sur 24, pour succéder à l’anthropologue Lévi-Strauss décédé en 2009.

Après deux candidatures, en 2004 puis en 2007, l’écrivain libano-français Amin Maalouf a enfin été élu à l’Académie française hier, jeudi, au fauteuil 29, au premier tour du scrutin, avec 17 voix sur 24, pour succéder à l’anthropologue Lévi-Strauss décédé en 2009.

Distinction La persévérance a payé. L’écrivain franco-libanais Amin Maalouf a été élu hier, jeudi, au premier tour à l’Académie française pour succéder à Claude Lévi-Strauss, après deux tentatives malheureuses en 2004 et 2007, année où il avait jeté l’éponge avant le vote.

Dans le passé, Victor Hugo avait échoué quatre fois avant d’être admis sous la Coupole.
Prix Goncourt en 1993 pour Le Rocher de Tanios, Amin Maalouf a été élu au fauteuil 29 au premier tour de scrutin, avec 17 voix sur 24 votants, contre trois voix au philosophe Yves Michaud, deux bulletins blancs et deux bulletins blancs marqués d’une croix (signifiant un vote d’opposition), a précisé l’Académie.
Avant Amin Maalouf, à la double culture arabe et française, l’Académie a accueilli en 2006 la romancière algérienne Assia Djebar, première personnalité du Maghreb élue sous la Coupole.
Disparu le 30 octobre 2009, à 101 ans, Claude Lévi-Strauss avait été élu en 1973 au fauteuil d’Henry de Montherlant. Lire la suite…

Où est passée l’Union pour la Méditerranée ?

7 février 2011 Poster un commentaire

LEMONDE.FR | 07.02.11 | 09h16  •  Mis à jour le 07.02.11 | 14h34

Où est passée l’Union pour la Méditerranée (UPM) ? Comment se fait-il que nous ne l’entendions pas s’exprimer, à propos de la révolution en Tunisie, sur le sens de ce grand mouvement de protestation contre la faim et pour l’Etat de droit qu’orchestre partout la jeunesse arabe d’Alger au Caire en passant par Amman ?

Ce silence est incompréhensible quels que soient les arguments de realpolitik que l’on pourra avancer. Il est une gifle à l’esprit fondateur de cette union, dont le but clair est, par le biais de la réussite économique, permettre l’avènement de sociétés pluralistes et de tolérance mutuelle.

Une conversion démocratique unique se passe sous nos yeux, et la seule institution courageuse et pertinente pour allier Nord et Sud se tait. Bien sûr, tous les signaux politiques incitent à la prudence : la démocratie n’est pas assurée d’advenir en Tunisie. Cette transition peut tourner au drame avec à un aller simple vers le passé. Qui sait d’ailleurs ce que réserve l’évolution en Egypte et en Algérie ?

Certes, L’Union pour la Méditerranée n’a pas pour objet de traiter des questions politiques entre les Etats mais de s’occuper "seulement" de régler des sujets économiques et environnementaux urgents et nécessaires. Certes, comme l’écrivait Charles de Gaulle, "les voies de l’angélisme n’amènent pas à celles de l’Empire"

Mais voilà, la créature "UPM" a échappé à ses créateurs et elle a produit autour d’elle une véritable attente, une croyance que "tout ce qui nous rassemble est supérieur à ce qui nous sépare", comme le disait Nicolas Sarkozy, dans son discours de Tanger. En effet, la lutte contre la pauvreté, pour des droits fondamentaux et élémentaires, pouvoir se nourrir, bref connaître la dignité d’être tout simplement "humain", est le cœur de ce qui rassemble les peuples de la Méditerranée, au Nord, à l’Est comme au Sud.

Car, L’Union pour la Méditerranée, au-delà de l’institution en tant que telle, est un formidable miroir grossissant dans lequel l’Europe et les pays arabes se regardent désormais. Ce n’est pas une couche diplomatique supplémentaire sur le gâteau des chancelleries nationales. L’Union pour la Méditerranée oblige les peuples à mieux se connaître. En Europe, cette Union impose à ses citoyens de revenir sur leur amnésie concernant l’autre rive, à reconsidérer leurs "trous noirs" mémoriels comme le dit Georges Corm dans son ouvrage Orient-Occident, La fracture imaginaire (La Découverte, 2002).

Dans les pays Arabes, l’Union questionne les régimes, les sociétés civiles organisées, les jeunesses sur l’avenir qu’ils envisagent entre revendication identitaire arabe et/ou nationale et/ou musulmane et désir de valeurs centrales occidentales. Bref, faire le ménage, dans leur trop plein de mémoires affectives et une histoire à se réapproprier (Lire Le dérèglement du monde d’Amin Maalouf (éditions Grasset, 2009)).

A cet effet "miroir", se rajoute un dommage collatéral positif : celui de la mise à mal de la rassurante et bien heureuse ignorance. Une relecture des imaginaires et des symboles de la Méditerranée n’est plus évitable, en plus de celle de l’histoire. C’est un travail long et périlleux, que celui du pari de l’intelligibilité des rapports sociaux, culturels et politiques entre tous ces peuples, mais il est indispensable.

Non pas seulement par pur plaisir intellectuel ou soif de rétablir des vérités historiques, mais aussi et surtout pour que la Méditerranée "devienne ce qu’Elle est" pour paraphraser Nietzsche, à savoir la première puissance économique, politique et culturelle du monde. L’Union pour la Méditerranée peut, quelle que soit sa forme, confédérale ou associative, incarner le symbole premier des peuples de la Méditerranée depuis que l’histoire nous le rapporte sous une forme oxymorique : celui de la densité de la vie et du sens de la mesure issus de toutes ses civilisations, gréco-latine, judéo-arabo-andalouse, christiano-rationnelle en vues d’une union culturelle et politique possible. Et rappeler définitivement que seule la démocratie est l’outil capable de doser cet ensemble si complexe.

L’Union pour la Méditerranée pourra enfin, après la période utile et nécessaire de repentance, de regrets et de reproches entre les deux rives, sortir de leurs tétanies respectives pour qu’Européens et Arabes épousent ensemble l’histoire de ce siècle qui a commencé sans eux.

Source: Le Monde

Hommage demain à Paris à Samir Kassir

1 juin 2006 1 commentaire

Un hommage au journaliste Samir Kassir, assassiné il y a un an à Beyrouth, sera rendu demain vendredi sur le parvis des Droits de l’homme au Trocadéro à Paris par Reporters sans frontières (RSF), a annoncé hier cette organisation. À cet hommage, qui aura lieu à 10h30, seront notamment présents Jad Tabet, membre fondateur de l’Association des amis de Samir Kassir, Robert Ménard, secrétaire général de RSF, et un représentant de la Gauche démocratique, mouvement politique dont Samir Kassir était l’un des fondateurs.

Un an, jour pour jour, après l’assassinat du journaliste, RSF, qui s’est constituée partie civile dans cette affaire aux côtés de la famille de la victime, rappelle l’importance de la mobilisation de tous.

D’autre part, des amis du journaliste vont se retrouver à partir de 19h00 au Collège de France pour annoncer la création de « l’Association des amis de Samir Kassir ». L’association « se propose d’œuvrer en vue de propager son héritage intellectuel et de maintenir sa mémoire vivante », ont précisé les organisateurs. L’ancien ministre de la Culture, Ghassan Salamé, la déléguée générale de Palestine auprès de l’UE, Leïla Chahid, l’écrivain Amin Maalouf, le journaliste Edwy Plenel (ancien rédacteur en chef du Monde) notamment figurent parmi les fondateurs de l’association.

Éditorialiste depuis dix ans au quotidien an-Nahar, écrivain et historien, Samir Kassir possédait la double nationalité franco-libanaise. Il était le correspondant de la chaîne francophone internationale TV5 et avait longtemps collaboré au mensuel français Le Monde Diplomatique. Il était également professeur de sciences politiques à l’USJ.

Source : L’Orient Le Jour

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