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Posts Tagged ‘Bahjat Rizk’

Vénus Khoury-Ghata, entre ombre et lumière

28 mars 2013 Poster un commentaire

28/03/2013 – Par Bahjat RIZK 

Vendredi dernier 22 mars se tenait le premier dîner de gala de la section féminine de l’Union libanaise culturelle dans le monde (ULCM) avec, en invitée d’honneur, Vénus Khoury-Ghata. Voici le texte de l’hommage que Bahjat Rizk, chargé de la présenter, a rendu à la poétesse à cette occasion :

Comment présenter en peu de mots Vénus Khoury-Ghata? Quand on me l’a proposé, j’étais à la fois enchanté et perplexe. Certes, je pouvais reproduire la liste, si longue et si abondante, de ses ouvrages traduits en plusieurs langues (plus d’une quarantaine entre romans et recueils de poésie), de ses prestigieux prix (plus d’une dizaine), de son parcours si riche et si fécond. Mais à l’heure de Google, tout cela est disponible. Je me suis alors résolu à rédiger ces quelques lignes, en espérant vous communiquer ma passion pour son œuvre d’écriture, et mon admiration pour l’héroïne et la femme qu’elle est dans la vie.  Lire la suite…

Conférence et signature à la Librairie Saint Paul Siloë

11 décembre 2012 Poster un commentaire

La Librairie Saint Paul Siloë vous convie à la conférence-signature sur le thème :

"Quel avenir pour le Liban, terre de rencontre des cultures et des religions ?"

le mardi 15 janvier 2013 à 19h

Librairie Saint-Paul Siloë

28 rue de Chateaudun, 75009 Paris

M° Notre-Dame de Lorette

  • Bahjat Rizk, attaché culturel du Liban auprès de l’UNESCO, écrivain, évoquera le pluralisme libanais et "Les paramètres d’Hérodote"
  • Carole Dagher, écrivain, journaliste, attachée de presse de l’ambassade du Liban, évoquera les chrétiens d’Orient et la récente visite du Pape Benoit XVI au Liban
  • Avec le soutien amical et le témoignage de Martha Hraoui, peintre, nièce de l’ancien président de la République du Liban, Elias Hraoui, témoin en 1997 de la visite du Pape Jean-Paul II

Entrée libre et gratuite

Conférence Signature Bahjat Rizk Carole Dagher 2013

Site web de la Librairie

Le Liban, pays rêvé, pays réel ?

4 décembre 2012 Poster un commentaire

OPINIONS – mardi 4 décembre 2012, par Faten MOURAD

Il est des films dont vous ne sortez pas indemne. Il vous font réfléchir, vous questionnent sur vous-même et sur votre identité. Le film Le pays rêvé, de la jeune réalisatrice libanaise Jihane Chouaib, en est un. J’ai assisté à son film sans la connaître et sans même savoir de quoi il s’agit, juste d’un film libanais qu’il fallait, en tant que Libanaise, soutenir. J’en suis ressortie très touchée et émue. La réalisatrice a dû quitter son pays, avec sa soeur et ses parents, à l’âge de 3 ans, pour fuir la guerre civile qui sévissait dans le pays. C’était en 1975. Et cet exil forcé l’a obligée à se demander qui elle était et de quoi elle est faite. Elle s’était sentie tenue de questionner son identité car, quelque part en elle, il y avait un lieu dont elle rêvait et qu’elle appelait «le Liban, mon pays». Ainsi est né le film qui raconte l’exil de quatre personnages d’une quarantaine d’années qui ont dû quitter leur pays d’origine malgré eux. Elle a eu la bonne idée de leur demander de retourner dans le pays qui les a vus naître pour savoir si leur «libanité» était toujours présente en eux, s’ils se reconnaissaient dans ce pays, si leur identité libanaise est toujours active. L’un a refusé d’y aller pour conserver l’image du Liban qu’il se faisait et pour «ne pas mettre en danger son monde intérieur». Le deuxième est passé par la musique et le mouvement, préférant s’exprimer par son corps plutôt que par les mots. Le quatrième personnage du film est rentré au pays, pour la première fois depuis les années 80, en 2005. Même s’il n’y avait jamais vécu, il s’est institué le guide de la réalisatrice et semblait se mouvoir comme dans un rêve. Le dernier personnage est la plus intrépide des quatre. Il s’agissait d’une journaliste qui n’a jamais appris l’arabe et qui voulait le faire pour retrouver ses racines. Son retour était volontaire et ne s’était pas fait dans la facilité. Je ne donnerai pas le mot de la fin car je souhaite que le lecteur de ces lignes puisse le découvrir lui-même en allant voir le film. Juste après la projection, un débat animé par l’excellent attaché culturel de la délégation du Liban à l’Unesco, M. Bahjat Rizk, a eu lieu dans le café du cinéma, en présence de la réalisatrice. Touchées et émues, la plupart des personnes qui ont assisté au film sont restées, et je voyais bien qu’ils voulaient réagir. M. Rizk a ainsi résumé brillamment le film qu’il a trouvé excellent mais un peu trop centré dans le rêve et le fantasme, et qu’il fallait à un moment donné recadrer; d’autres, dont la réalisatrice, ont estimé qu’au contraire, c’est dans le rêve qu’on pouvait retrouver son identité. En tout cas, les réactions multiples du public démontraient l’intérêt pour le thème du film. Étant une Libanaise expatriée depuis plus de trente-deux ans et ayant la nationalité française, le film m’a permis de me questionner sur moi-même, afin de savoir si mon identité libanaise était toujours présente ou si la deuxième identité avait pris l’ascendant. Malgré les longues années d’exil forcé, j’ai toujours un attachement pour mon pays d’origine. Mes racines libanaises sont toujours ancrées dans la terre. Je n’ai pas demandé à partir, mais les circonstances m’y ont forcée. Inconsciemment et sans me rendre compte – je le réalise maintenant –, je me suis trouvée travaillant dans une institution culturelle réunissant ma culture d’origine, l’arabe, et celle de la France. Comme si le fait d’être loin de mon pays m’avait forcée à y retourner pour me maintenir attachée. Je ne sais pas si je retournerai vivre un jour au Liban (même si l’idée me tente parfois), mais ce qui est sûr, c’est que mon identité et mes racines resteront toujours vivaces en moi. J’invite tout le monde à aller découvrir le film de cette jeune réalisatrice prometteuse, car le thème de l’exil et de l’identité est universel, et parce que ce film donne à réfléchir. On en sort plus intelligent. Je souhaite à Jihane Chouaïb de continuer à faire des films aussi intéressants, attachants et émouvants.

Source : L’Orient Le Jour

Violences identitaires

14 octobre 2012 Poster un commentaire

 

vendredi 5 octobre 2012, par Bahjat RIZK

Chaque jour nous apporte, à travers les médias, son lot de débordements de violence commis à travers la planète et qui reflètent l’interpénétration des cultures et la perte des repères due à la mondialisation.

Certes, la révolution des moyens de communication a ouvert et élargi l’espace planétaire aux niveaux politique, économique et culturel, tout en libérant des pulsions archaïques qui menacent de nous livrer au chaos, à défaut d’une réglementation rapide et rationnelle tant sur le plan financier que sur le plan identitaire. Nous ne savons plus quelles sont les priorités que nous défendons et nous nous heurtons au relativisme éclaté de nos valeurs culturelles qui paraissent de plus en plus contradictoires en l’absence d’un cadre référentiel, stable, commun et unifié. Cela est dû au fait que nous appartenons tous à une humanité commune, mais que nous appartenons également à des groupes identifiés par la religion, la race, la langue et les mœurs. Comment concilier nos libertés individuelles et nos appartenances collectives ?

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Conférence : Quelle gouvernance pour le Liban

3 septembre 2012 Poster un commentaire

Quelle gouvernance pour le Liban

Lundi 10 septembre 2012, de 20h à 22h

Deux ans après le synode sur le Proche-Orient qui s’est tenu à Rome en octobre 2010, Beyrouth accueille en septembre le Pape Benoît XVI.

Parallèlement, un colloque sur le Liban co-organisé par le département de recherche « Société, Liberté, Paix » du Collège des Bernardins et l’Œuvre d’Orient, se déroule au sanctuaire Notre-Dame de la Salette du 24 au 28 août 2012. La soirée-débat du 10 septembre présentera les fruits de cette conférence internationale, ainsi que les principaux enjeux de la visite du Pape au Liban. Quelle organisation politique pour le pays, prenant en compte les diversités communautaires et religieuses ?

avec la participation de :

  • Mgr Philippe Brizard, directeur général émérite de l’Œuvre d’Orient, président de l’ARES ;
  • Carol Saba, avocat franco-libanais, porte-parole de l’Assemblée des Évêques Orthodoxes de France ;
  • Bahjat Rizk, attaché culturel du Liban auprès de l’Unesco.

débat animé par :

  • Christian de Cacqueray, journaliste.

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Du système patriarcal et des libertés individuelles

28 août 2012 1 commentaire

mardi 28 août 2012 – Par Bahjat RIZK

Les récents sujets de société quotidiens et récurrents au Liban et sur toute la planète, largement débattus, nous incitent à confronter le modèle patriarcal collectif et le modèle démocratique individuel, notamment avec la mondialisation et le développement des moyens de communication qui ont opéré une vraie révolution et bouleversé la donne mondiale, tant au niveau économique, politique que culturel. L’équation, aujourd’hui plus que jamais, s’établit entre ces deux dimensions indispensables de l’être humain. Le but de ce bref article, en mettant en avant la problématique, ne prétend pas la résoudre de manière subjective et définitive.

Le système patriarcal a longtemps servi durant des siècles à structurer la société, notamment dans les milieux ruraux où l’économie agraire imposait un rapport direct à la terre e Lire la suite…

Le monde comme il va

11 juillet 2012 Poster un commentaire

11/07/2012, par Bahjat RIZK

Pendant que le frère-président élu il y a moins de deux semaines s’époumone sur la place Tahrir, bondée de rebelles et de croyants, rassurant l’Occident sur ses desseins futurs et tâchant de se présenter, tout en restant fidèle à ses principes de base, de la manière la plus moderne, la plus progressiste et la plus ouverte possible, afin de conquérir son espace politique et d’empêcher l’armée de confisquer à nouveau le pouvoir, la gay pride défile en masse, presque le même jour, place de la Bastille pour célébrer par anticipation l’annonce en fanfare par la ministre de la Famille et le Premier ministre lui-même de l’institutionnalisation avant la fin de l’année du mariage homosexuel et la possibilité d’adoption, conformément à l’une des promesses phares du président socialiste fraîchement élu et en application, du triptyque structurant, sacro-saint révolutionnaire : liberté, égalité, fraternité.

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Les compositeurs arméniens à l’honneur à Paris

05/06/2012

Zeina Saleh Kayali et Bahjat Rizk au cours de la conférence.

Zeina Saleh Kayali et Bahjat Rizk au cours de la conférence.

RENCONTRE À l’invitation du centre culturel arménien Mesrob de Paris, du nom du moine qui, au Ve siècle, inventa l’alphabet arménien, Zeina Saleh Kayali et Bahjat Rizk ont donné une conférence autour des compositeurs libanais d’origine arménienne et de leur considérable apport à la musique savante au Liban.

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« Lettres du Liban », ou le printemps des auteurs libanais à Paris

Par Zeina SALEH KAYALI | 15/05/2012

Les auteurs posant avec leur éditeur.

Les auteurs posant avec leur éditeur.

ÉDITION La jeune et avant-gardiste maison d’édition Orizons, située en plein cœur du Quartier latin, a organisé autour d’un collectif de prestigieux écrivains libanais une conférence-débat intitulée « Lettres du Liban ». Bahjat Rizk, Jad Hatem, Nicole Hatem et Toufic el-Khoury y dédicaçaient leurs dernières parutions.

Devant un public très nombreux composé d’intellectuels, de journalistes et de personnalités culturelles, parmi lesquelles l’ambassadrice du Liban auprès de l’Unesco Mme Sylvie Fadlallah, le directeur d’Orizons, Daniel Cohen, lui-même écrivain et auteur notamment de Blanche des oublis et d’Eaux dérobées, prend la parole. Il commence par évoquer son propre parcours, les liens avec le Liban remontant à son oncle qui y a servi dans les années 1930 et y a conçu une fascination pour le pays et ses habitants. Puis il raconte sa rencontre essentielle avec Jad Hatem, philosophe libanais, à l’œuvre immense et multiple. Et c’est de cette rencontre que naît l’envie d’en savoir plus sur une littérature vivante venue de l’autre côté de la Méditerranée, et qui le décide à lui ouvrir les portes de sa maison d’édition. Il conclura en disant que « sans les “Lettres du Liban”, il manquerait quelque chose au monde ».  Lire la suite…

Lettres du Liban : rencontre-débat chez Orizons

Lettres du Liban

en présence de

Jad Hatem, Nicole Hatam, Bahjat Rizk et Toufic El-Khoury

ce samedi 12 mai 2012, de 18h30 à 21h30
au 13 rue de l’école polytechnique, 75005 Paris

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