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Bkerké applaudit au document d’al-Azhar et s’inquiète de la vente de terrains

Les évêques maronites ont tenu hier leur réunion mensuelle sous la présidence de Mgr Béchara Raï et en présence du cardinal Nasrallah Sfeir.
Les évêques maronites ont comparé hier l’État à une carriole tirée par deux forces dans deux sens opposés.
Le Conseil des évêques maronites a tenu hier sa réunion mensuelle sous la présidence du patriarche Béchara Raï, en présence du cardinal Nasrallah Sfeir. Dans le communiqué qu’ils ont fait paraître au terme de leurs délibérations, les prélats ont exprimé « leur appréciation des efforts déployés par l’autorité politique pour régler les dossiers épineux et vitaux », mais ils ont dans le même temps mis en garde contre « le danger de la stagnation officielle qui paralyse le pouvoir et qui est dû aux épreuves de force engagées entre les responsables ». « L’État, ont-ils déploré, est devenu comme une carriole tirée par deux forces dans deux sens opposés ». Selon eux, « c’est cet état de fait qui explique que le gouvernement retarde la prise de décisions au sujet de questions vitales, telles que les nominations, le plan de développement économique et socio-économique, l’électricité et l’eau, alors que la population souffre à cause du chômage et de la pauvreté ». Lire la suite…
Raï : Le pouvoir ne peut rester partagé entre deux parties politico-communautaires
Le patriarche maronite Béchara Raï a déclaré hier que « le pouvoir au Liban ne peut pas rester partagé entre deux parties politico-communautaires, notamment en cette période de crise économique. Mgr Raï, qui avait célébré la messe hier à Bkerké, s’est longuement attardé dans son homélie sur les recommandations de l’Exhortation apostolique qui appelle notamment les Libanais à « édifier un régime politique et social qui soit équitable et qui respecte toutes les personnes et composantes de la société ». S’adressant aux responsables politiques et religieux, le patriarche les a appelés à « assumer leurs responsabilités morales et civiques » et à « prendre en considération les besoins des autres parties et leurs aspirations légitimes ». Il les a de même appelés à ne pas chercher à « avoir des privilèges ni pour eux ni pour leur communauté », comme à « ne pas œuvrer à éloigner les autres ». Lire la suite…
Raï : Il est du devoir de l’État de concentrer les armes aux mains des seules forces légales

Le président entouré de NN.SS. Sfeir et Raï.
Homélie de Noël Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a plaidé pour un ramassage des armes illégales et jugé que personne ne peut entraver la réalisation de la justice.
Le chef de l’Église maronite, Mgr Béchara Raï, a célébré la messe de Noël à Bkerké, dimanche, en présence d’une foule d’officiels et de personnalités, notamment le président Michel Sleiman et son épouse, les chefs des Kataëb, Amine Gemayel, et du CPL, le général Michel Aoun, le vice-président du Conseil, Samir Mokbel, le nonce apostolique, Mgr Gabriele Cascia, les ministres de l’Intérieur, Marwan Charbel, et de l’Industrie, Vrej Sabounjian, les députés Gilberte Zouein, Youssef Khalil, Nehmetallah Abi Nasr, Farid el-Khazen, les anciens ministres Ziyad Baroud, Nagy Boustany, Farid Haykal el-Khazen, les anciens députés Samir Azar, Pierre Daccache et Émile Naufal, le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, le président du Conseil constitutionnel, Issam Sleiman, le président de la Fondation maronite dans le monde, Michel Eddé, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Sacr Sacr, le directeur général de la Sûreté de l’État, Georges Karha, le commandant de la gendarmerie, le général Salah Gebran, et plusieurs autres.
Dans l’homélie qu’il a prononcée pour l’occasion, Mgr Raï a mis l’accent sur l’instauration de la paix qui se fait, selon lui, par plusieurs moyens : « Développer l’homme et la société, améliorer la distribution des richesses nationales, consolider la vie économique et sociale, combattre la pauvreté et la corruption, soutenir les activités productives et touristiques, réformer le système fiscal. »
Il a ensuite souligné l’engagement des chrétiens en faveur de la cause de la paix « fondée sur le respect de l’être humain et de ses droits, et la suppression de tout ce qui met cette paix en danger : la violence, la guerre, les atteintes à la vie humaine, le terrorisme, la torture, les arrestations arbitraires, les accusations infondées, notamment de traîtrise », avant de souligner le rôle de l’État à ce niveau. Selon le patriarche, l’État doit « seul veiller à la sécurité de la population et se doit, par voie de conséquence, de ramasser toutes les armes et d’en limiter l’usage aux seules forces légales ». « Beyrouth et tout le Liban doivent être sans armes », a insisté Mgr Raï en ajoutant : « L’État doit également soumettre toutes les missions de défense et de sécurité aux décisions de la seule autorité politique et accroître la confiance en ses forces armées. »
Après avoir jugé que la paix est aussi « le fruit de la justice », le chef de l’Église maronite a fait remarquer que « personne ne peut arrêter le cours de la justice, le court-circuiter par la force des menaces ou de l’intimidation ou encore le dévier à des fins personnelles ou sectaires, quelle que soit sa responsabilité ou son influence ». Il s’est ensuite prononcé en faveur d’une autonomie de la justice et a plaidé pour la protection du corps judiciaire et pour la dynamisation de l’activité des tribunaux.
Mgr Raï a en outre mis l’accent sur la nécessité de « réunifier les Libanais par la promulgation d’une loi amnistiant tous ceux qui avaient été contraints de se réfugier en Israël ». Il a souligné la responsabilité de l’Église, de l’État et de la société civile dans le développement de la fraternité, de la justice et de la solidarité entre les Libanais, notamment dans le but d’assurer une vie meilleure aux jeunes. Lire la suite…
Vibrant hommage de Raï à Michel Eddé et à la Fondation maronite dans le monde

Les membres de la Fondation maronite dans le monde entourant les patriarches Raï et Sfeir, posant devant la crèche installée dans la cour intérieure du siège patriarcal.
Communautés Au cours d’une messe à l’intention de la Fondation maronite dans le monde, le patriarche maronite s’est félicité de l’adoption du projet de loi sur le recouvrement de la nationalité libanaise par les émigrés.
Une messe a été célébrée hier, à Bkerké, par le patriarche Béchara Raï à l’intention de la Fondation maronite dans le monde, en présence du président de cette fondation, Michel Eddé, de son vice-président Nehmat Frem et d’un grand nombre de personnalités maronites de tous bords. Les ministres Marwan Charbel (Intérieur), Gebran Bassil (Énergie), Nicolas Nahas (Économie), Chakib Cortbawi (Justice) et Sélim Karam (ministre d’État), qui ont tous joué un rôle important dans l’adoption, en Conseil des ministres, du projet de loi autorisant les émigrés à recouvrer leur nationalité d’origine, ont assisté à la messe.
Dans son homélie, le patriarche a rendu hommage à M. Eddé pour son inlassable action au service du rétablissement des liens entre le Liban résident et émigré. Le patriarche a rappelé que la Fondation maronite dans le monde a été créée à cette exacte fin. Lire la suite…
Raï : Le pluralisme implique la participation de toutes les communautés au pouvoir
Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a souligné dimanche que l’Église prône le pluralisme, lequel implique « la participation de toutes les communautés au pouvoir » et à la gestion des affaires publiques. Il a d’autre part affirmé que la défaillance de l’État libanais ainsi que les « pratiques confessionnelles » de certains dirigeants politiques affaiblissent la loyauté des citoyens envers leur pays. Lire la suite…
« Édifions le Liban-message », propose Raï dans son message de Noël
16/12/2011

Le beau sapin de Bkerké, symbole d’une Église resplendissante et sans rides.
Dans un message qu’il a lu à l’occasion de la fête de Noël, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a invité les Libanais à « édifier le Liban-message et à vivre leur diversité islamo-chrétienne ».
« Après des épreuves qui se sont étalées sur près de 70 ans, renouvelons notre pacte national par un nouveau pacte social, grâce auquel nous poursuivrons l’histoire de communautés qui ont décidé de vivre ensemble, d’édifier en commun une société pacifique, de surmonter les crises qui les secouent de par le contexte géopolitique où elles se trouvent. »
S’adressant ensuite aux peuples du Moyen-Orient, le patriarche leur a lancé : « Vous qui vivez au Moyen-Orient et traversez les épreuves de la guerre, des conflits et des revendications diverses (…) nous aspirons avec vous à la naissance d’un véritable printemps arabe, un printemps de paix et de stabilité reposant sur la pluralité des religions, des cultures et des ethnies ; nous aspirons aussi à l’égalité dans la citoyenneté et à la démocratie, loin du totalitarisme de la race, de la religion, de la confession ou de l’opinion. »
Sur un autre plan, le patriarche Raï a inauguré hier une nouvelle tradition en illuminant un sapin dans la cour extérieure du patriarcat.
Source : L’Orient Le Jour
Daouk : La loi de récupération de la nationalité constitue une motivation pour les émigrés
16/12/2011
Le ministre de l’Information, Walid Daouk, a été reçu hier à Bkerké par le patriarche maronite Béchara Raï, à qui il a relaté les résultats de sa visite en Australie. « Nous devons rester en contact avec les émigrés, pas seulement quand on a besoin d’eux, a-t-il déclaré à l’issue de la visite. Ils ont des droits comme des devoirs, et il faut les encourager à investir et à s’établir au Liban, afin de le faire profiter de leurs expériences dans les pays d’émigration. »
Abordant le sujet de la loi sur la récupération de la nationalité votée récemment par le gouvernement, Daouk y a vu « une motivation pour les émigrés non seulement pour reprendre leur nationalité, mais pour la préserver ». Le ministre a également affirmé avoir parlé avec le patriarche des médias et de leur manière d’aborder ce sujet. « Nous considérons la liberté d’expression comme absolue, mais il faut rappeler que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le patriarche maronite a reçu le député Ziad Kadri, membre du bloc parlementaire du Futur. Celui-ci a rendu hommage aux dernières prises de position de Mgr Raï, notamment concernant le financement du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), le respect des résolutions internationales et la nécessité de concentrer toutes les cartes sécuritaires et le port d’armes aux mains du seul État central.
Le patriarche a également reçu l’ancien ministre Ibrahim Daher, la directrice générale de World Vision et le fondateur de la Rencontre islamo-chrétienne des patrons, Raymond Sfeir.
Source : L’Orient Le Jour
Bkerké s’impatiente pour le Liban et appelle à l’apaisement dans le monde arabe
13/06/2011

Le patriarche Raï se recueillant sur la tombe de sainte Rafqa.
Communautés Élections de huit nouveaux évêques et approbation d’un organigramme pour le siège patriarcal.
Les noms des nouveaux évêques ne seront publiés qu’après leur approbation par le Saint-Siège, conformément aux dispositions du code canon des Églises orientales, a précisé un communiqué du service de presse de Bkerké, après la publication de ces noms par certains organes de presse. C’est donc l’affaire d’un mois, pense-t-on.
Les élections portaient sur les fonctions et diocèses suivants : deux vicaires patriarcaux maronites et des évêques pour les diocèses de Jbeil, Batroun, Joubbé, Sarba, Jérusalem et Terre sainte, et Lattaquié.
Un neuvième évêque destiné à être visiteur apostolique en Europe sera élu ultérieurement, une fois que les noms des prêtres pouvant remplir cette fonction auront été examinés à Rome.
Le synode a porté sur trois genres de dossiers : liturgique, administratif, pastoral et liturgique. Lire la suite…
Le patriarche maronite, le mufti de Tripoli et le chef de file politique des intellectuels libanais
02/06/2011 – Par Bahjat RIZK
Depuis son intronisation le 25 mars passé, jour de l’Annonciation, première fête officielle islamo-chrétienne nationale, le nouveau patriarche maronite multiplie les initiatives de rencontre et de réconciliation, avec notamment le récent sommet des divers chefs religieux à Bkerké et la réunion des chefs politiques maronites antagonistes, appelée à se renouveler demain jeudi 2 juin. Durant ces deux premiers mois, tout en multipliant les ouvertures au monde politique, le nouveau chef spirituel des maronites se heurte constamment aux ambitions personnelles et communautaires des uns et des autres et reconnaît dans une récente déclaration (26 mai) que « c’est la culture qui construit les sociétés, alors que la politique politicienne tend à les diviser », les rapports du culturel et du politique étant étroitement liés, dans une société multicommunautaire, régie par un système confessionnel institutionnalisé. Un même mouvement tend au Liban à réunir les Libanais autour de leur patrimoine commun pluriculturel qui constitue leur valeur ajoutée et à les discriminer (positivement et négativement) au niveau de la vie politique afin d’assurer leur représentation équitable et leur participation « démocratique » et pluraliste au pouvoir. La crise gouvernementale et les multiples impasses institutionnelles successives traduisent le passage obligé et difficile du culturel au politique. D’ailleurs, avec la mondialisation récente et la révolution incroyable des moyens de communication, les cultures elles-mêmes sont devenues idéologiques, autant en Orient qu’en Occident, ainsi que dans les relations entre l’Orient et l’Occident (dans leurs différentes composantes paramétriques respectives).Ce sont les règles de négociation, des valeurs culturelles spécifiques, au sein des valeurs universelles idéologiques qui restent à définir.
Le mufti de Tripoli, deuxième ville du Liban, est venu du 24 au 27 mai à Paris, au prestigieux Institut du monde arabe, donner une conférence sur « la coexistence islamo-chrétienne et la citoyenneté », à l’invitation de l’Union libanaise culturelle mondiale (ULCM), qui œuvre depuis des décennies à établir des liens culturels entre les Libanais à travers le monde, et surtout de l’Association franco-libanaise de sauvegarde du patrimoine de Tripoli (ASPT) qui se bat pour que Tripoli demeure, comme elle l’a toujours été, une ville de convivialité, de coexistence pacifique et d’échanges culturels. Le mufti de Tripoli a ébloui son auditoire, libanais arabe et international (traduction assurée dans les trois langues), par sa vaste culture, son esprit humaniste et universel, sa qualité d’écoute et de dialogue et sa capacité remarquable d’associer l’affectif et le rationnel. Les thèmes récurrents dans son discours étaient que « la culture est primordiale » et que « l’homme est le frère de l’homme ». Certes, la question de la diversité culturelle touche autant l’humanisme transcendant (identité humaine) que le pragmatisme politique (identités spécifiques), ces deux dimensions étant parfois difficiles à relier, mais la dimension culturelle d’ouverture est primordiale car elle permet d’établir une vision englobante, de dépasser le sectarisme et de rejoindre un processus d’identification dynamique, évolutif et constructif. Par son approche et au-delà de son discours, le mufti de Tripoli a proposé une démarche visant à réunir les Libanais en premier et tous les hommes en général autour d’un destin humain commun. Le Liban, dans son ensemble et dans son essence, constituant l’espace ultime, intègre et non négociable. Le mufti a ouvert son discours par la formule rituelle religieuse : « Au nom de Dieu le Clément, Miséricordieux » et l’a clôturé par un retentissant « Vive le Liban » sous un tonnerre d’applaudissements, enthousiastes et émus.
Le samedi 28 mai, Samir Frangié, chef de file politique des intellectuels libanais, a présenté à la presse l’appel des chrétiens du Liban et de la région pour un monde arabe pacifié et démocratique, signé par plus d’une centaine de personnalités chrétiennes politiques et civiles. De par sa très vaste culture, son profond idéalisme et sa capacité de dépasser les clivages locaux et les luttes politiciennes, Samir Frangié est un des très rares politiciens libanais à construire un discours conceptuel, articulé et réfléchi, basé sur des convictions profondes désintéressées et une vision d’avenir. Certes, son travail précurseur et avant-gardiste peut parfois paraître en décalage avec la réalité étriquée et peu innovante de la classe politique libanaise et les données matérielles immédiates, mais il a le grand mérite de placer le débat au niveau des idées structurelles et non des acquis ponctuels. Il y a dans l’appel dont il est le porteur un vrai projet existentiel et philosophique éclairé pour le Liban et le monde arabe « démocratique, pluraliste, ouvert sur le monde, libéré des tyrannies qui l’ont maintenu en marge de l’histoire ».
Le patriarche maronite, le mufti de Tripoli et le chef de file politique des intellectuels libanais ont chacun proposé une approche culturelle et politique ouverte de la question libanaise et du pluralisme, au sein du monde arabe et de la mondialisation. Leur crédibilité repose sur le fait que leur engagement politique est soumis à leur ouverture culturelle et à leur sincérité. Leur autorité morale et spirituelle, intériorisée et pacifique, donne la légitimité à leurs discours car ils sont fondés sur des prises de position de principe continues et inébranlables. Toute personne qui a écouté ou approché ces trois hommes d’exception peut témoigner que tout en étant des hommes de Dieu ou de l’universel, ce sont avant tout des hommes de bonne volonté et de vision qui, en privilégiant la dimension d’ouverture culturelle, visent à faire dépasser aux humains, leurs semblables, leurs peurs archaïques et à les réconcilier avec eux-mêmes.
Bahjat RIZK
Raï déplore l’irresponsabilité dans le travail politique
25/05/2011
Le patriarche maronite Béchara Raï a déploré, hier, « l’irresponsabilité dans le travail politique », insistant sur la nécessité « de resserrer les rangs et de créer cette communion qui est au cœur de l’action patriarcale ». Le patriarche Raï s’est exprimé devant une délégation de membres du corps consulaire, venue lui rendre visite à Bkerké, présidée par le général Joseph Hbeiss. Remerciant les personnalités pour leur présence, le patriarche a insisté sur la soif des Libanais de rencontres, comme celles qui se sont déroulées à Bkerké. « Ces rencontres visent à détruire les murs que la politique a érigés entre les gens », a-t-il observé, précisant que le travail politique n’est pas un travail d’animosité ni d’alignement. « Le travail politique n’est pas non plus basé sur la pensée unique comme seule détentrice de la vérité, qui considère que le reste est faux », a-t-il dit. « C e qui se fait n’est pas du travail politique. Le travail politique n’est pas du commerce et je suis désolé de voir que la politique nous a menés là où nous sommes aujourd’hui, autrement dit à une crise gouvernementale, économique, commerciale et touristique, et à des institutions bloquées, ce qui est d’une extrême gravité », a-t-il poursuivi.
Mgr Raï a regretté que l’on prétende être un pays démocratique alors que l’avis différent est interdit. « Il est aussi interdit de leur dire de former un gouvernement », a-t-il déploré. Le patriarche maronite a estimé que tous les Libanais, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, « gardent l’espoir de l’émergence d’une nation, ce Liban message comme l’a qualifié le pape Jean-Paul II ». « Entre-temps, ils se disputent les miettes des ministères et des strapontins », a-t-il accusé. Et d’observer que le Liban a une « importante vocation, celle du vivre-ensemble dans l’égalité, le respect et la participation, car chacun a sa place au Liban ». Le patriarche a assuré, à ce propos, qu’il est « de la responsabilité de chacun de protéger ce pays qui traverse une phase maladive ».
Le patriarche maronite a par ailleurs reçu le ministre sortant du Travail, Boutros Harb, avec lequel il a évoqué la situation politique, les développements régionaux ainsi que la rencontre maronite qui se déroulera à Bkerké le 2 juin prochain. Il a également reçu l’ambassadeur de Turquie, Inan Ozyildiz, avec lequel il a discuté des relations bilatérales entre le Liban et la Turquie.
Source: L’Orient Le Jour


