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Posts Tagged ‘Chrétiens d’Orient’

Conférence et signature à la Librairie Saint Paul Siloë

11 décembre 2012 Poster un commentaire

La Librairie Saint Paul Siloë vous convie à la conférence-signature sur le thème :

"Quel avenir pour le Liban, terre de rencontre des cultures et des religions ?"

le mardi 15 janvier 2013 à 19h

Librairie Saint-Paul Siloë

28 rue de Chateaudun, 75009 Paris

M° Notre-Dame de Lorette

  • Bahjat Rizk, attaché culturel du Liban auprès de l’UNESCO, écrivain, évoquera le pluralisme libanais et "Les paramètres d’Hérodote"
  • Carole Dagher, écrivain, journaliste, attachée de presse de l’ambassade du Liban, évoquera les chrétiens d’Orient et la récente visite du Pape Benoit XVI au Liban
  • Avec le soutien amical et le témoignage de Martha Hraoui, peintre, nièce de l’ancien président de la République du Liban, Elias Hraoui, témoin en 1997 de la visite du Pape Jean-Paul II

Entrée libre et gratuite

Conférence Signature Bahjat Rizk Carole Dagher 2013

Site web de la Librairie

Le Liban à l’honneur à Saint-Maur

20 novembre 2012 Poster un commentaire

SAINT-MAUR EN TOUTES LIBERTÉS

Le festival qui allie la culture et les droits de l’homme

Présentation Culturelle

Pour la quatrième année consécutive, la Ville de Saint-Maur-des-Fossés organise SAINT-MAUR EN TOUTES LIBERTÉS, un festival au concept unique, alliant culture et droits de l’homme, sous le haut patronage du Maire Henri Plagnol.

Le Festival SAINT-MAUR EN TOUTES LIBERTÉS fait découvrir chaque année au grand public une région du monde, tant par ses aspects culturels que géopolitiques.

Après le Tibet, le Japon, la Corée et l’Arménie, cette année le festival mettra à l’honneur Le Liban.

LES 22 – 23 – 24 – 25 NOVEMBRE 2012

La programmation artistique se veut résolument loin de toutes démarches folkloriques, réunissant de grands artistes, avec la venue exceptionnelle de Sœur Marie Keyrouz.

Comme chaque année, le festival renouvelle entièrement sa programmation et présentera des créations uniques, imaginées et mises en scène par Michel Pascal dans le cadre du festival de Saint-Maur, créant un évènement culturel et géopolitique majeur, relayé par de nombreux médias, et notamment en couverture du Pariscope.

La grande chanteuse libanaise Sœur Marie Keyrouz, reconnue dans le monde comme la plus belle voix sacrée, unissant les traditions de l’Orient et l’Occident, présentera pour la 1ère fois un CONCERT FÉERIQUE. Elle sera accompagnée par l’Ensemble pour la Paix, avec ses musiciens et choristes issus de toutes religions, au milieu des plus beaux paysages du Liban et de la terre sainte.

L’actrice Eva Hernandez présentera une lecture fantastique du célèbre texte libanais Le Prophète de Khalil Gibran, au milieu d’une forêt de cèdres du Liban, projetée sur écran géant, accompagnée par Laurent Robin aux percussions orientales, et la trapéziste Hélène de Vallombreuse.

Le film Le Liban vu du ciel et de la Terre, réalisé par Philippe Prieto et Michel Pascal, nous emmènera en voyage au cœur du Liban authentique, mêlant photos « time lapse », vidéos HD, et artistes « en live », avec la troupe de danseuses orientales Samhra, sous un feu d’artifice digne des 1001 nuits.

Les enfants seront aussi de la fête, avec le jongleur poétique Rémy Laroussinie, au milieu du désert…

Programmation culturelle

La soirée d’ouverture : Jeudi 22 novembre – 20 h 30 – salle Rabelais

Présidée par M. le Maire Henri Plagnol avec la présence de Sœur Marie Keyrouz au profit de l’association « Enfance pour la paix ».

Projection du film : Le Liban vu du ciel et de la terre, réalisé par Philippe Prieto et Michel Pascal.

  • Invitée spéciale : Sœur Marie Keyrouz.
  • Compagnie Samhra, danse orientale.
  • Rémy Laroussinie, jongleur.

Poésie fantastique : Vendredi 23 novembre – 20 h 30 – salle Rabelais

  • Le Prophète de Khalil Gibran avec l’actrice Eva Hernandez.
  • Laurent Robin, percussions orientales.
  • Hélène de Vallombreuse, trapéziste.

Cirque poétique : Samedi 24 novembre – 17 h – salle Radiguet

  • Rémy Laroussinie, jongleur.

Concert féerique : Samedi 24 novembre – 20 h 30 – salle Rabelais

  • Sœur Marie Keyrouz accompagnée par l’Ensemble de la Paix, au milieu des plus beaux paysages du Liban et de la Terre Sainte.

« le Pays rêvé » : Du 21 au 27 novembre – Le Lido

Documentaire – 2008 – de Jihane Chouaib

Débat en présence de la réalisatrice le Mercredi 21 novembre à 20 h 30.

« C’est une quête à la recherche du Liban comme « pays rêvé ». Tout commence par l’histoire d’un retour au Liban, mon pays natal. J’emmène en voyage plusieurs « Libanais de l’étranger », qui, comme moi, ont vécu l’essentiel de leur vie dans d’autres pays. En tentant de renouer avec nos origines, nous pensons nous mettre en quête de notre identité. Mais comment retrouver son identité personnelle ? »

Renseignements cinéma Le Lido : 01 48 83 06 18

Présentation géopolitique

Après, la Chine, le Japon et la Corée, la Russie et l’Arménie, le festival s’intéresse cette année à la Syrie et au Liban à l’heure des bouleversements que connaît l’ensemble du Moyen-Orient depuis maintenant près de deux ans.

Dans le cadre des mouvements de contestation populaires que sont les Printemps arabes, le Levant occupe une position singulière. Au Maroc, en Tunisie, en Libye, en Egypte ou bien encore au Yémen et en Jordanie, des changements se sont engagés, que ce soit au niveau des hommes ou des institutions, et l’avenir nous dira quelle en est la profondeur.

Seulement, rien de tel en Syrie. Le pays est désormais au centre de toutes les attentions et le récent voyage du pape Benoît XVI au Liban est venu rappeler au monde la valeur universelle de ce qui se joue actuellement dans la région. Depuis le début des révoltes dans le pays, en mars 2011, le régime syrien a choisi de répondre avec la plus grande fermeté. Le pays s’enferre depuis lors dans un conflit intérieur qui se radicalise de jour en jour, tandis qu’observateurs et belligérants égrainent une liste des victimes qui semble ne plus devoir finir. Difficile aujourd’hui d’y voir clair dans la situation syrienne : quels signes pouvaient en laisser présager ? Qui en sont les véritables acteurs et quelle est la partition qui se joue en arrière-plan ? Quels scénarios de sortie de crise pouvons-nous envisager ?

Par sa position géographique et son histoire, le Liban est naturellement très affecté par les turbulences qui ont cours chez son voisin, et dont les effets se font sentir de manière de plus en plus pressante tant au niveau politique qu’au sein des populations locales. L’imbrication des deux pays n’est plus à démontrer. Quelles sont donc les répercussions de la crise syrienne sur le Liban ? Quelles conséquences sur sa politique intérieure ? Plus globalement, la situation actuelle déstabilise-t-elle les fragiles équilibres entre les différentes communautés dans ces deux pays ? Qui détient les clés du retour à la stabilité ?

Exposition L’Oeuvre d’Orient

L’exposition « Les chrétiens d’Orient » propose un parcours très didactique et bien documenté pour découvrir et comprendre la richesse et la diversité des Eglises et des chrétiens d’Orient.

A l’aide de grands panneaux, l’exposition se met à la portée de tous pour éclairer les visiteurs et les aider à se repérer dans l’histoire, de la naissance de l’Eglise à jérusalem ; dans les différentes séparations et réconciliations avec l’Eglise de Rome ; dans les traditions et rites : maronite, chaldéen, copte, melkite, syriaque, arménien, gréco-catholique et malabar. cette exposition vous donnera des clefs pour comprendre l’actualité de ce que vivent les chrétiens en Orient.

LA GRANDE AVENTURE DES CHRÉTIENS D’ORIENT

du 19 au 30 novembre – Théâtre de saint-maur

Pourquoi cette exposition ?

«Les catholiques ne sont pas seulement les latins. Coptes et chaldéens, melkites, maronites et syriaques, arméniens, gréco-catholiques, malabars, malankars et éthiopiens… Tous, nous avons besoin les uns des autres pour faire l’Église catholique. Puisse cette exposition élargir notre intelligence, notre coeur et notre prière.»

Père Pascal Gollnisch, directeur général de l’OEuvre d’Orient

Une invitation à découvrir

L’OEuvre d’Orient qui vient en aide aux 26 millions de chrétiens vivant dans 23 pays du moyen-Orient jusqu’en Inde, d’Ukraine en Ethiopie, à travers ses 3 grandes missions d’éducation, d’action sociale et culturelle.

Soeur Marie Keyrouz

Invitée spéciale de l’édition 2012 du Festival Saint-Maur en toutes libertés.

Une voix Œcuménique…

Il faut entendre, écouter pour comprendre ce que spiritualité veut dire. Comme une lente montée vers le sublime, la voix de Sœur Marie Keyrouz gagne les hauteurs, dure à perte d’oreille et frise l’insoutenable… (Ames sensibles…) Mêlée à de stupéfiantes improvisations où La Callas croiserait Oum Kalsoum.

Sœur Marie Keyrouz est un personnage venu d’un autre monde, où rien n’est profane, où rien n’est dévot. Elle chante l’ailleurs dans l’espace et dans le temps, le très Haut musical ou religieux, selon ce que l’on croit…

Originaire du Liban, l’un des grands carrefours de rencontres de l’Orient et de l’Occident, Sœur Marie Keyrouz, qui fut un temps l’élève de Marcel Peres, y incarne parfaitement la synthèse de la spiritualité méditerranéenne.

Accompagnée de son Ensemble de la Paix, elle a publié au cours de ces dernières années nombre d’albums, salués par la critique unanime et devenus pour beaucoup des classiques.

Sœur Marie Keyrouz est née à Deir-El-Ahmar, près de la cité romaine de Baalbeck (Liban), membre de la Congrégation des Sœurs Basiliennes Chouérites. Présidente fondatrice de l’Institut International de Chant Sacré à Paris, elle a poursuivi parallèlement de multiples études sanctionnées par un Doctorat en Musicologie et Anthropologie Religieuse à la Sorbonne (1991), un diplôme d’Etudes Approfondies de Sciences Religieuses à l’Université Saint-Joseph à Beyrouth, de Chant Classique Occidental (Oratorio) et Oriental de l’Université de Saint-Esprit de Kaslik, jusqu’à ce qu’elle fût appelée : « La Sœur Savante Chantante ».

Religieuse, musicologue, anthropologue et cantatrice diplômée, elle sait allier avec une superbe dextérité l’art à la science et la créativité à l’authenticité.

En un mot : elle met sa voix, son être tout entier et son art au service de la Parole Divine et de sa mission de religieuse : « Quand tu chantes, tu pries deux fois « , a-t-elle coutume de dire, reprenant en ces termes ceux de Saint-Basile.

Au carrefour des Religions, ses « réalisations » ont rencontré un succès international et lui ont valu de nombreuses invitations à chanter à travers le monde pour devenir : « la Messagère de la Paix », « la Lumière de la Musique Sacrée », « la Voix Mystérieuse de l’Orient ».

Depuis, elle se produit régulièrement en concert avec son ensemble : l’Ensemble de la Paix.

Si Sœur Marie Keyrouz est aujourd’hui devenue « la grande Dame du chant chrétien », « la Voix d’Or de l’Orient », « la Voix de l’Extase » , « le Frisson mystique », « le Don de l’Influence », c’est peut-être parce que selon elle, le chant est l’unique occasion d’exprimer une vérité qui, autrement serait inaudible.

« Je sélectionne les chants dont les paroles touchent le plus », explique-t-elle. Son répertoire est large : il s’étend des premiers chants chrétiens jusqu’aux compositions les plus sophistiquées. Une musique orientale, dansante, sombre.

Son registre préféré ? Le chant byzantin, a cappella, « grand et lourd à porter », car toute la voix est au service de la parole, « la voix seule transmet le message théologique».

C’est pourquoi Sœur Marie Keyrouz a choisi depuis vingt ans, dans sa congrégation puis à travers son association « Enfance pour la Paix », de convertir les bénéfices de ses disques et concerts pour venir au secours des enfants défavorisés : bourses d’études, scolarisation, aides médicales et financement de projets éducatifs.

La presse mondiale la reconnaît comme « la plus belle voix sacrée au monde », « le frisson mystique », « la voix de l’extase ».

Télécharger la programmation

www.saintmaurentouteslibertes.com

Semaine de prière pour l’unité des Chrétiens

21 janvier 2012 Poster un commentaire

Tous, nous serons transformés par la victoire de Notre Seigneur Jésus-Christ

(cf. 1 Co 15, 51-58)

soirée œcuménique sur le thème :

 « Les chrétiens en Orient face aux défis actuels »

 Avec Monseigneur Pascal GOLLNISCH, Président de l’Oeuvre d’Orient

et Carol SABAPorte-parole de l’Assemblée des Evêques orthodoxes de France

Lundi 23 janvier 2012 à 20h30

à la paroisse Saint-Pierre du Gros Caillou
11 rue Pierre-Villey, 75007 Paris
métro : Ecole Militaire – La Tour Maubourg – Invalides

Conférence d’Antoine Sfeir au Puy

15 janvier 2012 Poster un commentaire

Crédit : Gil Fornet "Chrétiens d’Orient : quel avenir ?" sera le thème de la conférence d’Antoine Sfeir, vendredi 27 janvier prochain à 19h à l’Hôtel Dieu du Puy. Suite à cette rencontre, un échange avec le public sera organisé.

Jusqu’au printemps arabe

Antoine Sfeir abordera les thématiques relatives à la situation des chrétiens notamment en Egypte, en Iran, en Irak et au Liban depuis leurs origines jusqu’aux récents évènements du printemps arabe. Ce dernier établira également un bilan de la situation actuelle dans l’ensemble du monde arabe. La conférence est organisée par l’Yssingelaise Bérénice Murgue, doctorante en sciences politiques à l’université Paris-Sorbonne et collaboratrice d’Antoine Sfeir aux Cahiers de l’Orient. Lire la suite…

Raï : Le pouvoir ne peut rester partagé entre deux parties politico-communautaires

9 janvier 2012 Poster un commentaire

Le patriarche maronite Béchara Raï célébrant hier l’office divin à Bkerké. Photo Émile EidLe patriarche maronite Béchara Raï a déclaré hier que « le pouvoir au Liban ne peut pas rester partagé entre deux parties politico-communautaires, notamment en cette période de crise économique. Mgr Raï, qui avait célébré la messe hier à Bkerké, s’est longuement attardé dans son homélie sur les recommandations de l’Exhortation apostolique qui appelle notamment les Libanais à « édifier un régime politique et social qui soit équitable et qui respecte toutes les personnes et composantes de la société ». S’adressant aux responsables politiques et religieux, le patriarche les a appelés à « assumer leurs responsabilités morales et civiques » et à « prendre en considération les besoins des autres parties et leurs aspirations légitimes ». Il les a de même appelés à ne pas chercher à « avoir des privilèges ni pour eux ni pour leur communauté », comme à « ne pas œuvrer à éloigner les autres ».  Lire la suite…

Raï : Le pluralisme implique la participation de toutes les communautés au pouvoir

19 décembre 2011 Poster un commentaire

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a souligné dimanche que l’Église prône le pluralisme, lequel implique « la participation de toutes les communautés au pouvoir » et à la gestion des affaires publiques. Il a d’autre part affirmé que la défaillance de l’État libanais ainsi que les « pratiques confessionnelles » de certains dirigeants politiques affaiblissent la loyauté des citoyens envers leur pays.  Lire la suite…

Table ronde sur l’hagiographie syriaque

2 novembre 2011 Poster un commentaire

La société d’études syriaques présente

L’HAGIOGRAPHIE SYRIAQUE

La Société d’études syriaques organise chaque année une table ronde thématique à l’intention de ses membres, des syriacisants français et étrangers et de tous ceux qui sont intéressés par les cultures syriaques en Orient, en Asie et en Occident. Tous sont amicalement invités.

Le vendredi 18 novembre 2011

À l’institut protestant de théologie
83 bd Arago, 75014 Paris – Métro Denfert-Rochereau

Vous pouvez télécharger le programme en format pdf ici: Dépliant Hagiographie

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Enchaînant sommets et voyages, Raï sera à Rome demain

28 avril 2011 Poster un commentaire

28/04/2011

Communautés

Le patriarche Béchara Raï prend l’avion demain pour Rome, où il participera, dimanche, à la cérémonie de béatification du pape Jean-Paul II. Selon des indications sûres, le patriarche rencontrera, en marge de ses activités religieuses, le Premier ministre italien et son ministre des Affaires étrangères.

Le patriarche rentrera ensuite au Liban, afin de préparer le sommet interreligieux qui doit se tenir le 12 mai à Bkerké. Il reprendra l’avion pour Rome, le 15 mai, pour une réunion de suivi de l’Assemblée spéciale du synode des évêques sur les Églises catholiques au Moyen-Orient.

Le chef de l’Église maronite pourrait enchaîner ce nouveau déplacement avec la visite traditionnelle qu’il doit effectuer, en tant que patriarche nouvellement élu, à Paris, un déplacement dont la date est encore à l’étude.

Patriarches catholiques d’Orient

Le patriarche Raï a présidé hier une réunion du conseil exécutif de l’Assemblée des patriarches catholiques d’Orient, en présence des patriarches Grégoire III des grecs-catholiques, Nersès Bedros XIX des arméniens-catholiques et Ignace Youssef III des syriaques-catholiques, ainsi que de Mgr Roland Aboujaoudé, président du conseil exécutif, et du chorévêque Wahib Khawaja, son secrétaire général. Le conseil exécutif a fixé le thème de la prochaine session de l’Assemblée. Celle-ci sera consacrée à la jeunesse et se tiendra entre le 21 et 26 novembre prochain, à Bkerké.

Le conseil exécutif a pressé les diverses commissions de l’Assemblée d’accélérer leurs travaux, notamment sur les plans pastoral et apostolique, en prévision de cet important rendez-vous.

Les visiteurs

Parmi les visiteurs hier du siège patriarcal, citons Joseph Ghossoub, membre de la Fondation maronite dans le monde, venu pour le suivi du projet de construction d’une église maronite à Dubaï, l’ambassadeur du Liban en Jordanie, Charbel Aoun, la présidente d’Échanges internationaux, Mona Nehmé, une délégation de pères salésiens en retraite annuelle au Liban, le président de la Fédération des municipalités de Jbeil, Fady Martinos, ainsi que les avocats Maroun Aboucharaf et Ibrahim Traboulsi.

Source: L’Orient Le Jour

Le pape à Raï : Le Liban a un rôle essentiel pour la paix au P-O

15 avril 2011 Poster un commentaire

Par Fady NOUN | 15/04/2011

« Parlez-moi encore du Liban », a dit le pape Benoît XVI au patriarche maronite, hier, au Vatican.

C’est devant une délégation représentative de tous les courants politiques et des différentes composantes libanaises que le pape Benoît XVI a reçu hier le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, au Vatican, mettant en évidence l’influence chrétienne au service d’une « paix durable » au Proche-Orient et la « mission immense » du Liban à cet égard.

C’est à un magnifique moment de désordre créateur que la salle Clémentine réservée aux audiences du pape a eu droit hier matin, au Vatican. Balayée l’interdiction de prendre des photos, balayée la capeline, balayée les entrées indépendantes réservées aux officiels. En un moment, soudain, toute la foule des quelque 300 Libanais qui attendaient l’ouverture de la porte menant aux appartements du pape s’est muée en délégation officielle.

Et le pape, semble-t-il, n’a pas dit « non ». « Parlez-moi encore du Liban », a-t-il dit au patriarche, qu’il recevait en tête à tête avant l’invasion sentimentale. L’enthousiasme des Libanais l’a dit sans paroles. Pour ceux qui n’étaient pas habitués au Vatican, pour les Nouhad Machnouk, les Waël Bou Faour, les Trad Hamadé, Ahmad Hariri ou Abbas Hachem qui se trouvaient là, cette « papolâtrie » a dû paraître bien étrange. Même les orthodoxes comme Atef Majdalani ont dû être surpris. Mais pour Sethrida Geagea, Gebran Bassil, Samy Gemayel ou Ibrahim Kanaan, pour l’impassible vieux routier Abdel Latif Zein représentant le président de la Chambre, pour Boutros Harb, délégué là par le chef de l’État, toute cette pagaille n’était que trop habituelle. Elle a dû même être légèrement embarrassante à leurs yeux, au regard des gardes suisses et des membres des services de sécurité qui surveillaient la foule.

Un peu d’ordre est ensuite revenu, dès l’entrée du patriarche Raï, mais surtout à l’arrivée de Benoît XVI. Nous sommes là pour « exprimer visiblement et communautairement la communion ecclésiale accordée », a dit le patriarche, s’adressant au pape, dans une allocution écrite dont tous les mots étaient soigneusement pesés.

Élu par ses pairs le 15 mars, le patriarche Raï s’était vu accorder une reconnaissance sous forme de lettre dans laquelle Benoît XVI exprimait « la communion ecclésiastique ».

« Alors que l’Église maronite prend un nouvel élan, a-t-il enchaîné, dans la continuité de ses constantes religieuses et nationales et de ses valeurs, elle reste appelée à de nouvelles tâches et confrontée à des défis qu’il lui reviendra de relever », a commenté Mgr Raï, faisant une allusion évidente à la crise politique qui paralyse le pays. Et qui empêche en ce moment la formation d’un nouveau gouvernement.

« Elle s’emploiera à promouvoir la réflexion commune et à formuler des recommandations et des plans d’action spécifiques, dans le sens de sa mission (…). Elle le fera de concert avec les pouvoirs publics (…) dans un esprit d’entente et de convivialité. »

Conscient de la dimension désormais globale du destin des chrétiens du Moyen-Orient, le patriarche a ajouté : « (…) C’est en existant pleinement dans la dignité et la liberté que les communautés chrétiennes du Liban et du Moyen-Orient pourront coexister avec les autres communautés et familles spirituelles constitutives du tissu national, dans la convivialité, la solidarité et la complémentarité ; et animer un dialogue interreligieux et interculturel au service de la justice, de la liberté et de la paix. »

« C’est dans ce sens que j’ai souhaité placer mon ministère patriarcal ; avec votre bénédiction apostolique ; sous la devise : communion et amour. »

« Voici, Très Saint-Père quelques traits de notre ministère apostolique et pastoral. Autant de tâches et de missions exaltantes, que l’Église catholique universelle, forte de la présence continue du Seigneur et de l’action de son Esprit , cherchera à assumer, en totale union et communion avec l’Église catholique universelle. »

Un grand moment de communion

Dans sa réponse à cet acte d’obéissance filial, Benoît XVI a salué les fidèles présents « venus entourer votre patriarche pour ce grand moment de communion fraternelle et d’indéfectible unité de l’Église maronite avec l’Église de Rome ».

Mais le message du pape a surtout souligné l’influence chrétienne pour une « paix durable » au Moyen-Orient. Benoît XVI a jugé en effet que le message des chrétiens au Moyen-Orient est essentiel pour contribuer à une « paix durable », en saluant la « mission immense » du Liban.

Le pape a rappelé les deux millénaires de présence et d’influence du christianisme dans la région où Jésus est né : le Moyen-Orient est une « région du monde que les patriarches, les prophètes, les apôtres et le Christ lui-même ont bénie par leur présence et par leur prédication » et qui aspire à une « paix durable », a-t-il dit.

« Parce que vous êtes au cœur du Moyen-Orient », a aussi soutenu le pape devant la délégation, « vous avez une mission immense auprès des hommes, auxquels l’Amour du Christ presse d’annoncer la Bonne Nouvelle du Salut ».

Conférence de presse

Dans l’après-midi, le patriarche a accueilli au Collège maronite les représentants des médias libanais qui couvrent sa visite. Il a confirmé qu’il recevra, mardi prochain, à Bkerké, les quatre figures les plus représentatives de la communauté maronite : Amine Gemayel, Michel Aoun, Sleimane Frangié et Samir Geagea. Ce sera, a-t-il dit, une forme de retraite spirituelle, accompagnée d’un rite de repentance particulier à la semaine sainte. Il n’en dit pas plus, mais l’on devine que ce seront les constantes libanaises qui en constitueront la substance. Le sommet maronite restreint sera suivi, le 12 mai, d’un sommet interreligieux.

Par ailleurs, le patriarche Raï a affirmé que le Liban doit dépasser le clivage actuel entre 8 et 14 Mars. Il a affirmé qu’une bonne partie de la « majorité silencieuse » ne se situe dans aucun des deux camps, et que cette majorité avait le droit, aussi, de s’exprimer et d’être représentée. Il a donc plaidé pour des prises de position politiques indépendantes des allégeances à des personnes.

En ce qui concerne les armes du Hezbollah, le patriarche Raï n’a pas voulu se prononcer, mais il a affirmé que c’est l’affaire des pouvoirs publics d’en débattre, dans le cadre d’une stratégie de défense nationale acceptée par tous.

Source: L’Orient Le Jour

Le Liban au cœur du chant arabe à Paris

Par Bahjat RIZK | 07/03/2011

Patricia Atallah interprétant des chants de l’Église maronite accompagnée par le compositeur Georges Daccache.

L’espace Le Scribe-L’Harmattan, nouveau centre culturel parisien, a organisé, sous le titre « Nous vivons ensemble », un magnifique concert de chants chrétiens et musulmans pour la fraternité et la paix, à l’église réformée de Paris-Luxembourg, avec des chants venus de divers horizons du monde arabe, notamment Patricia Atallah et les chants de l’église maronite du liban, accompagnée au piano par le compositeur Georges Daccache, Nassim el-Dogom et les chants de l’église byzantine de Palestine, Nadia Rayan et les chants mystiques musulmans arabo-andalous, Fatima Chari et le « gnawa » du Maroc et de la Mauritanie, Souad Khrifi et les chants du désert d’Algérie, Sana Souissi et les chants soufis d’Égypte et de Tunisie, et plusieurs musiciens chevronnés venus des différents pays arabes. Le voyage musical présenté par la très dynamique Fatima Guemiah et le très enthousiaste Jean-Claude Legrand, président de l’association Agir pour les conseillers municipaux de Paris, a été d’une rare richesse musicale et nous a fait vivre de très fortes émotions qui relevaient tant du programme lui-même, que de l’actualité récente, bouleversante et bouleversée dans le monde arabe.

Certes le cadre très libre culturellement de l’église réformée et les différents courants musicaux proposés ont transporté le public, le concept étant dans sa diversité très fédérateur et méritant largement d’être repris sur une plus large échelle, mais la participation libanaise en elle-même a été vivement applaudie. Tout d’abord, la cantatrice montante libanaise Patricia Atallah, puissante et tendre à la fois, a offert une éclatante prestation, à couper le souffle. Sa voix magique, chaude, émouvante et généreuse a fait vibrer littéralement la salle, tant les spectateurs que les murs. Elle a empli l’espace de manière profonde et sereine, et a subjugué son auditoire. Son répertoire s’est décliné tant en arabe qu’en araméen, avec un ton juste et un élan inspiré. Elle paraissait magistrale dans ce registre qu’elle maîtrise à merveille et beaucoup, dont le grand Wadih el-Safi, lui prédisent un brillant avenir. Elle se situe naturellement dans le sillage et la relève de la grande diva Feyrouz, dont il est si important de transmettre l’immense et si précieux répertoire. Certes, les autres interprètes ont été également envoûtants, chacun dans son genre, mais l’assistance a reconnu, comme a chacune de ses apparitions en France, le timbre exceptionnel de la voix de Patricia Atallah qui a été saluée, à plusieurs reprises, par des standing ovations.

Il est également frappant de relever, qu’au vu des événements qui se succèdent dans le monde arabe, toutes les voix avaient acquis une nouvelle vigueur, une nouvelle intonation, une autre intensité, une autre clameur. Ce concert, dans ces circonstances précises, a pris une nouvelle symbolique, plus ample car le chant des hommes est par excellence une revendication souveraine et irréductible de liberté. D’ailleurs ce fut l’occasion de présenter, en création spéciale, l’hymne du directeur du centre, le poète Osman Khalil, intitulé Honore ton serment, dédié à la jeunesse arabe du Maghreb au Mashrek et lui rendant hommage dans sa révolte, qui a débuté par l’immolation du jeune Bouazizi le 17 décembre dernier, en Tunisie.

Le concert s’est clôturé par une générale, réunissant tous les artistes venus des quatre coins du monde arabe, avec la chanson de Feyrouz Ramène-moi à mon pays, et il n’y avait pas de plus brillante démonstration, combien la voix de Feyrouz, si empreinte d’amour absolu et de transcendance, pouvait à elle seule fédérer le monde arabe et mobiliser les foules assoiffées de liberté, tant en Orient qu’en Occident. C’est dans des moments pareils qu’on réalise de manière fulgurante ce que la chanson épique libanaise moderne et les Rahbani ont accompli, durant plus d’un demi-siècle, au nom de valeurs universelles, en langue arabe, portant le Liban au-delà de ses frontières et englobant le monde arabe, dans des valeurs essentielles de liberté, de dignité, de foi en Dieu et en l’homme. Longtemps le Liban a été le porte-flambeau de ce message humaniste que les Libanais doivent réaffirmer, plus que jamais aujourd’hui, sur leur propre sol.

Ce concert de chants chrétiens et musulmans, qui a débuté par la voix merveilleuse de Patricia Atallah et s’est terminé par un chant collectif à plusieurs voix de Feyrouz dans l’église protestante de Paris, a conjugué la richesse incroyable du chant mystique et poétique dans le monde arabe et l’annonce d’une ère nouvelle, où les hommes auront les mêmes droits humains, sous tous les cieux et pouvant chanter unis les mêmes aspirations dans des langues et des religions diverses.

Bahjat RIZK

Source: L’Orient Le Jour

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