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Hommage à Jocelyne Saab à la cinémathèque française
Dans le cadre du Cycle CONTRE-CULTURE GÉNÉRALE de la cinémathèque française,
Séances en la présence de la réalisatrice Jocelyne Saab
le vendredi 24 mai à 19h30
Cinémathèque française, Salle Georges Franju
51 rue de Bercy, 75012 Paris
Au programme :
86’
Les Almées, danseuses orientales, de Jocelyne Saab
France/1989/26′/VOSTF/VidéoPlantureuses et toutes vêtues de lamé les danseuses orientales – les Almées -, animent toujours les mariages et les circoncisions. Elles s’inspirent des stars de la danse orientale des années 40 et 50 : Samia Gamal, Tahia Carioca, Naïma Akef… Danseuses populaires, elles arrivent de tous les coins d’Égypte et rêvent en secret de devenir un jour les reines d’un des palaces du Caire. Dina, star des années 80, a réalisé ce rêve.
Suivi de
La Dame de Saïgon, de Jocelyne Saab
France-Liban-Vietnam/1997/60′/ VOSTF/VidéoPlus d’informations sur : http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/hommages-retrospectives/archives/fiche-manifestation/jocelyne-saab-5,15443.htmlPortrait d’une grande dame, ministre du gouvernement révolutionnaire sudvietnamien, le docteur Hoa, dont la vie est un combat et le combat, un bonheur. Elle a connu la prison et le maquis pendant la guerre. Quand les communistes entrent dans Saïgon en 1975, une autre lutte commence… Une histoire d’amour.
Le Liban, pays rêvé, pays réel ?
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OPINIONS – mardi 4 décembre 2012, par Faten MOURAD
Il est des films dont vous ne sortez pas indemne. Il vous font réfléchir, vous questionnent sur vous-même et sur votre identité. Le film Le pays rêvé, de la jeune réalisatrice libanaise Jihane Chouaib, en est un. J’ai assisté à son film sans la connaître et sans même savoir de quoi il s’agit, juste d’un film libanais qu’il fallait, en tant que Libanaise, soutenir. J’en suis ressortie très touchée et émue. La réalisatrice a dû quitter son pays, avec sa soeur et ses parents, à l’âge de 3 ans, pour fuir la guerre civile qui sévissait dans le pays. C’était en 1975. Et cet exil forcé l’a obligée à se demander qui elle était et de quoi elle est faite. Elle s’était sentie tenue de questionner son identité car, quelque part en elle, il y avait un lieu dont elle rêvait et qu’elle appelait «le Liban, mon pays». Ainsi est né le film qui raconte l’exil de quatre personnages d’une quarantaine d’années qui ont dû quitter leur pays d’origine malgré eux. Elle a eu la bonne idée de leur demander de retourner dans le pays qui les a vus naître pour savoir si leur «libanité» était toujours présente en eux, s’ils se reconnaissaient dans ce pays, si leur identité libanaise est toujours active. L’un a refusé d’y aller pour conserver l’image du Liban qu’il se faisait et pour «ne pas mettre en danger son monde intérieur». Le deuxième est passé par la musique et le mouvement, préférant s’exprimer par son corps plutôt que par les mots. Le quatrième personnage du film est rentré au pays, pour la première fois depuis les années 80, en 2005. Même s’il n’y avait jamais vécu, il s’est institué le guide de la réalisatrice et semblait se mouvoir comme dans un rêve. Le dernier personnage est la plus intrépide des quatre. Il s’agissait d’une journaliste qui n’a jamais appris l’arabe et qui voulait le faire pour retrouver ses racines. Son retour était volontaire et ne s’était pas fait dans la facilité. Je ne donnerai pas le mot de la fin car je souhaite que le lecteur de ces lignes puisse le découvrir lui-même en allant voir le film. Juste après la projection, un débat animé par l’excellent attaché culturel de la délégation du Liban à l’Unesco, M. Bahjat Rizk, a eu lieu dans le café du cinéma, en présence de la réalisatrice. Touchées et émues, la plupart des personnes qui ont assisté au film sont restées, et je voyais bien qu’ils voulaient réagir. M. Rizk a ainsi résumé brillamment le film qu’il a trouvé excellent mais un peu trop centré dans le rêve et le fantasme, et qu’il fallait à un moment donné recadrer; d’autres, dont la réalisatrice, ont estimé qu’au contraire, c’est dans le rêve qu’on pouvait retrouver son identité. En tout cas, les réactions multiples du public démontraient l’intérêt pour le thème du film. Étant une Libanaise expatriée depuis plus de trente-deux ans et ayant la nationalité française, le film m’a permis de me questionner sur moi-même, afin de savoir si mon identité libanaise était toujours présente ou si la deuxième identité avait pris l’ascendant. Malgré les longues années d’exil forcé, j’ai toujours un attachement pour mon pays d’origine. Mes racines libanaises sont toujours ancrées dans la terre. Je n’ai pas demandé à partir, mais les circonstances m’y ont forcée. Inconsciemment et sans me rendre compte – je le réalise maintenant –, je me suis trouvée travaillant dans une institution culturelle réunissant ma culture d’origine, l’arabe, et celle de la France. Comme si le fait d’être loin de mon pays m’avait forcée à y retourner pour me maintenir attachée. Je ne sais pas si je retournerai vivre un jour au Liban (même si l’idée me tente parfois), mais ce qui est sûr, c’est que mon identité et mes racines resteront toujours vivaces en moi. J’invite tout le monde à aller découvrir le film de cette jeune réalisatrice prometteuse, car le thème de l’exil et de l’identité est universel, et parce que ce film donne à réfléchir. On en sort plus intelligent. Je souhaite à Jihane Chouaïb de continuer à faire des films aussi intéressants, attachants et émouvants.
Source : L’Orient Le Jour
Le film "Pays rêvé" sort en salle à Paris
★★★Première
ISKRA et Orjouane Production ont le plaisir de vous annoncer la sortie du film
PAYS RÊVÉ
un film de Jihane Chouaib
SORTIE NATIONALE MERCREDI 31 OCTOBRE 2012
À L’ESPACE SAINT MICHEL à PARIS
soirée débat : le 31 octobre avec la réalisatrice, Patric Chiha et Katia Jarjoura
le 2 novembre avec la réalisatrice et les monteuses image et son du film Emmanuelle Pencalet et Béatrice Wick, et le 6 avec Nadia Meflah.
Pour voir la bande-annonce, pour connaitre les débats, pour trouver les autres salles :
allez sur le site du film : http://www.paysreve.net et sur la page facebook/paysreve
Dans le Liban d’aujourd’hui, des Libanais de l’étranger, enfants de la guerre, se mettent en quête d’un « pays rêvé ». Un territoire intérieur, fondateur et inaccessible comme l’enfance. Entre douceur et massacre, chacun tente de se ressaisir de ce qui le construit. Pour conquérir la liberté de réinventer son identité.
si vous souhaitez que votre salle programme le film, vous pouvez nous contacter :
jjrue@iskra.fr / 06 16 55 28 57
Surtout si vous avez envie de venir, venez dès la première semaine !
Lire l’article paru sur le film dans l’Orient Le Jour ici.
L’équipe du film
Les origines libanaises (et torturées) de Thomas Langmann, producteur de "The Artist"
OLJ/Agences | 27/02/2012

Jean-Pierre Rassam, grand producteur d'origine libanaise de cinéma français et oncle de Thomas Langmann, producteur de "The Artist", un film qui est entré hier soir dans la légende des Oscars.
CINÉMA La mère de Langmann, était Anne-Marie Rassam.
Avec les cinq Oscars remportés dimanche soir par le film français "The Artist", "la boucle est bouclée", a déclaré à l’AFP son producteur Thomas Langmann, dont le père Claude Berri avait lui-même remporté un Oscar en 1966 pour son court-métrage "Le poulet".
Dans le hall de l’hôtel Mondrian, sur le mythique Sunset Boulevard, à un jet de pierre d’Hollywood, l’heureux producteur a été le premier des "Artistes" à se présenter aux journalistes français et américains, pendant la fête Weinstein – le distributeur américain du film -, dans une ambiance électrique.
En reçevant son Oscar quelques heures plus tôt, M. Langmann avait rendu hommage à son père Claude Berri. Il a déclaré à l’AFP que c’était "la première personne" à qui il avait pensé en entendant l’acteur Tom Cruise dire les mots magiques "Et le gagnant est… The Artist".
"Oui, mon père. Et ensuite ma mère, mon frère, mes proches, mes enfants, tous les gens proches de moi", a-t-il dit. "C’est une histoire de famille parce que je suis dans une famille du cinéma. Mon père avait gagné un Oscar, un Golden Globe, un BAFTA, donc la boucle est un peu bouclée".
Une famille qui plonge aussi ses racines au Liban. Lire la suite…
Le « pays rêvé » des Libanais de l’étranger
Par Carole DAGHER | 11/02/2012

La réalisatrice Jihane Chouaib
CINÉMA Un premier long-métrage de Jihane Chouaib, puissant et sensible, pour conquérir la liberté de réinventer son identité.
Malgré la nuit glaciale, nombreux sont ceux qui ont bravé une température sibérienne au-dehors pour venir assister à la première du film de Jihane Chouaib, Pays rêvé, au cinéma Saint-André des Arts. La jeune réalisatrice a présenté son premier long-métrage devant un parterre d’amis, de cinéphiles, de professionnels, et en présence des acteurs, producteurs et membres de l’équipe de tournage. Avec ses yeux qui ont conservé quelque chose de l’enfance, et sa voix qui est l’exact miroir de ses émotions, elle a remercié les présents, la société de production Iskra, l’équipe libanaise « qui a travaillé dans des conditions difficiles », Orjouane production, les techniciens et tous les coéquipiers de son aventure. Car ce projet est bel et bien une aventure, professionnelle autant que personnelle. Une aventure réussie en tous points. Lire la suite…
Cinéma libanais : le difficile passage de l’art pour l’art à une véritable industrie
Par Marisol RIFAI | 23/01/2012

Le programme Euromed Audiovisual III dispose de 11 millions d’euros pour le financement de projets cinématographiques des pays du sud de la Méditerranée.
LIBAN – AUDIOVISUEL Ce n’est pas pour rien que le cinéma est appelé le septième art ; il a fait rêver des millions de spectateurs durant des décennies et continue aujourd’hui, de plus belle, sa percée dans le domaine de la magie et de l’imagination. Mais le cinéma c’est aussi une industrie à part entière, qu’il faut développer, adapter aux nouvelles technologies et surtout financer. Zoom sur la situation du secteur au Liban.
Comment intéresser les investisseurs, attirer les financements et éveiller l’intérêt des pouvoirs publics sur l’importance du développement du cinéma au Liban ? Telles étaient les questions posées autour de la table ronde organisée la semaine dernière par le programme Euromed Audiovisual III de l’Union européenne (UE) en collaboration avec l’Association Liban Cinéma et animée par Maya de Freige, en présence des principaux acteurs du paysage cinématographique libanais.
« Le cinéma ne peut pas être considéré uniquement à travers son prisme artistique, c’est une industrie à part entière qui peut devenir, si on l’exploite bien, un outil de développement socioéconomique », a affirmé le directeur général du ministère de la Culture, Omar Halablab. C’est dans ce sens que le programme Euromed Audiovisual œuvre, avec un budget global de 11 millions d’euros jusqu’en 2013, au financement des projets cinématographiques des pays du sud de la Méditerranée. « L’objectif de la réunion d’aujourd’hui est de dresser un tableau général des besoins et faiblesses du secteur et en tirer des propositions concrètes pour mieux adapter le programme », a souligné de son côté la chef de la délégation de l’UE au Liban, Angelina Eichhorst.
Et un des handicaps du cinéma libanais, sur lequel la majorité des participants était d’accord, est le manque de professionnalisme du secteur : pas assez organisé ni structuré et plus proche de l’artisanat que d’une véritable industrie. La faute peut-être au décalage existant entre les formations cinématographiques et audiovisuelles proposées dans plus de dix universités et la demande du marché. « Les étudiants ne sont pas toujours bien orientés sur les besoins du secteur et reçoivent bien souvent des cours trop théoriques », a regretté Mahmoud Koreik, le directeur de la boîte de production Post-Office.
Un autre grand problème concerne la difficulté à trouver des financements, et cela à tous les niveaux de l’industrie cinématographique, de la réalisation à la production, à la distribution. Faire un film comporte beaucoup de risques financiers et le retour sur investissement n’est, dans la majorité des cas, pas à la hauteur des espérances, surtout que le succès du film dépend de beaucoup de variables externes comme la publicité ou la critique. Sans fonds de roulement, peu de gens osent se lancer dans l’aventure et l’industrie a du mal à se développer. Lire la suite…
"Beyrouth Hotel" pas au ciné, mais à la télé !
CENSURE Le film censuré par la Sûreté générale libanaise sera diffusé sur Arte dans sa version intégrale le 20 janvier.
Interdit en salles au Liban, "Beyrouth Hotel", le 3e long métrage de la réalisatrice franco-libanaise Danielle Arbid, sera diffusé dans sa version intégrale le 20 janvier sur Arte à 20h35 (heure française).
Le bureau de censure de la Sûreté générale a annulé la sortie du film, prévue le 19 janvier, en raison des références qui y étaient faites à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en 2005.
"Beyrouth Hotel est une pure fiction. Le film s’inspire de faits relatés dans les journaux, mais ne livre aucun scoop, ni ne milite pour ou contre aucun parti libanais", s’était insurgée la réalisatrice dans un communiqué publié le 12 décembre dernier. "C’est surtout une histoire d’amour entre Zoha (Darine Hamzé) et Mathieu (Charles Berling) dans un climat tendu, à Beyrouth aujourd’hui", avait-elle ajouté, parlant d’une "romance sur le fil à l’image d’un pays vacillant entre guerre et paix, où d’un instant à l’autre, tout peut chavirer".
Danielle Arbid avait par ailleurs indiqué à l’AFP qu’elle allait contester cette censure devant la justice.
Selon le bureau de censure libanais, les producteurs avaient dans un premier temps accepté et signé une demande d’enlever toute référence à l’assassinat de Rafic Hariri, avant de changer d’avis par la suite.
"Nous n’avons pas dit que c’était dangereux pour la sécurité du Liban, nous contestons le fait que le film mentionne explicitement cet assassinat alors que la démarche juridique n’est pas terminée", avait indiqué le bureau à l’AFP, en allusion au fait que l’affaire est actuellement entre les mains de la justice. "Ils disent que c’est de la fiction, mais le meurtre a bel et bien eu lieu. Changer les faits, ce n’est pas de la liberté", avait-il ajouté.
Nadine Labaki: "On parlera d’industrie du cinéma arabe quand nos films s’exporteront"

En deux films -Caramel, Et maintenant on va où ? - La Libanaise Nadine Labaki est devenue l’étendard d’une création arabe appréciée de Cannes à Beyrouth. Exception ? Elle répond.
Quel regard portez-vous sur la situation du cinéma arabe ?
Nadine Labaki : Je suis très optimiste. Les metteurs en scène sont bourrés d’idées à transmettre, de messages à délivrer. Faute de structures adéquates, on manque tous d’expérience et on apprend sur le tas. Et puis l’histoire du cinéma arabe n’est pas aussi prestigieuse que celle qu’ont connue la France ou l’Italie. On manque de références. N’empêche : il y a de plus en plus de jeunes cinéastes, un très bon signe pour l’avenir.
Vous vous parlez entre vous?
NL : Il n’existe pas vraiment de communauté de réalisateurs, mais j’en fréquente quelques-uns. On discute et on réfléchit aux possibilités de s’entraider, mais il est difficile de rassembler tout le monde. On parlera d’industrie du cinéma arabe quand nos films s’exporteront tous. C’est à ce moment seulement que les investissements extérieurs augmenteront et que notre filmographie s’étoffera. Car il ne faut pas se leurrer: quasiment tous nos longs-métrages ont une assise financière européenne.
Curieusement, ces longs-métrages ne circulent pas d’un pays à l’autre. Par exemple, au Liban, combien sort-il de films du Moyen-Orient chaque année ?
NL : Deux ou trois, pas plus. Les autres sont disponibles en DVD pirates, un fléau incontrôlable qui nuit à la bonne exploitation des oeuvres.
Cette non-circulation des oeuvres entre pays est surtout due à un manque de structures de distribution. Et peut-être aussi à cause de la censure, non ?
NL : Non, car si un film est diffusé en Tunisie ou au Maroc, il peut l’être en Algérie ou au Liban. Il n’y a pas de différence fondamentale sur les sujets qui fâchent. La censure pèse encore beaucoup sur les projets, mais, dans mon cas par exemple, cela a été une expérience positive. J’ ai expliqué le scénario au comité de censure, l’ai informé des propos autour de la religion que mes personnages tiendraient, et ses membres ont saisi l’état d’esprit. Ce qu’ils craignent absolument, c’est tout ce qui peut attiser les haines ou l’incompréhension. Sur Et maintenant on va où ?, ils n’ont rien coupé, rien censuré. Maintenant, je sais que d’autres n’ont pas cette chance et sont interdits d’écran. Cela a forcément une influence sur les scénaristes, qui hésitent à traiter les problèmes religieux justement.
Beirut I love you (I love you not) primé au FIFOG
29-04-2011 | par M.-J. D. | source: FIFOG
La sixième édition du Festival international du film oriental de Genève (FIFOG) a décerné le prix "coup de cœur" au film amateur Beirut I Love you (I love you not) réalisé par An Orange Dog Production de Cyril Ariss et Mounia Akl et diffusé uniquement sur internet.
C’est le deuxième prix que remporte ce film, visionné plus de 130 000 fois sur YouTube, après celui du meilleur film international au festival de Swansea Bay (Royaume-Uni) en 2010.
Il relate le parcours amoureux d’un jeune homme et d’une jeune femme à travers la ville de Beyrouth. Une minisérie télé en a été inspirée, qui passe sur la chaîne libanaise LBC.
L’ambition du FIFOG est de consolider les liens culturels entre lʼOrient et lʼOccident et de montrer, à travers des films de jeunes réalisateurs, un autre visage de lʼOrient. L’édition de cette année, qui s’est déroulée du 11 au 17 avril à Lausanne, a mis le Liban à l’honneur, avec près de 10 films présentés, dont "Chou Sar ?" de Degaulle Eid et "12 Libanais en colère" de Zeina Daccahe.
Source: Le Commerce du Levant
Ouverture du Festival international du film de Dubaï
(AFP) – 12/12/2010
DUBAI — La septième édition du Festival international du film de Dubaï (Diff) s’est ouverte dimanche soir avec une participation remarquée de nouveaux talents arabes, en particulier égyptiens.
L’acteur britannique Colin Firth a fait le déplacement pour présenter son nouveau film "Le discours d’un roi", réalisé par Tom Hooper, qui a ouvert le festival.
"La septième édition du festival sera spéciale, surtout en raison de la plus large sélection au monde de films arabes de qualité", a assuré le directeur du festival, Abdulhamid Juma. Au total, 157 films de 57 pays seront présentés cette année, et la programmation fait la part belle au nouveau cinéma arabe.
Douze longs métrages sont en compétition pour le muhr (étalon) du meilleur film arabe, dont des films d’Egypte, du Liban, de Syrie, d’Irak et du Maroc.
Sept d’entre eux sont présentés en première mondiale à Dubaï, notamment le tout nouveau film de l’Egyptien Mohammad Diab, "Six, Sept, Huit", qui aborde le problème du harcèlement sexuel en Egypte.
Un autre film égyptien, "Exit" de Hesham Issawi, évoque les difficultés d’un couple mixte islamo-chrétien qui décide de fuir le pays. "Microphone", de l’Egyptien Ahmad Abdallah, sur le monde des troupes musicales de jeunes à Alexandrie, qui vient d’être sacré meilleur film arabe au Festival international de cinéma du Caire.
Le Liban présente "balle perdue", premier film de Georges Hachem, qui raconte l’histoire d’une jeune femme tiraillée entre un prétendant qu’on lui impose et un amour perdu, sur fond de début de guerre civile.
Le jeune réalisateur syrien Mohammad Abdel Aziz présente "Damas, mon amour", l’histoire d’une juive syrienne qui effectue un retour dans le passé.
"Le point commun entre tous ces films est qu’ils reflètent les différents aspects de la réalité dans le monde arabe d’aujourd’hui", a affirmé Erfan Rachid, directeur des programmes arabes au festival.
L’acteur et cinéaste américain Sean Penn, connu pour son activisme politique, doit recevoir un prix spécial pour son oeuvre au cours du festival.
Le festival de Dubaï est le premier à avoir été organisé dans la région du Golfe, en 2004, avant d’être suivi par Abou Dhabi en 2007 et Doha en 2009.



