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Décès de la chanteuse Warda al-Jazairia
olj.com | 17/05/2012

La chanteuse algérienne à Carthage, en 2009.
DISPARITION Bouteflika veut que la célèbre chanteuse algérienne soit enterrée dans son pays.
La celèbre chanteuse algérienne Warda al-Jazairia est décédée ce soir d’une crise cardiaque au Caire, à l’âge de 73 ans, selon des informations rapportées par la chaîne panarabe al-Arabiya. Le président algérien AbdelAziz Bouteflika a demandé à ce que la chanteuse, née en 1939 d’un père égyptien et de mère libanaise, soit enterrée en Algérie.
Surnommée la "Rose algérienne", cette diva de la chanson d’amour a vendu plus de 100 millions d’albums à travers le monde pour un répertoire comprenant plus de 300 chansons.
Une de ses chansons, "El Ghala Yenzad", fait l’éloge de la famille du Prophète, mais aussi de l’ancien leader libyen Mouammar Kadhafi. A cause de cette chanson, la chanteuse algérienne avait été interdite en Égypte durant trois années. Warda avait dû intervenir auprès de Jihane Sadate, la femme du président égyptien à l’époque, afin que ce dernier daigne lever cette interdiction.
Cambriolage dans une église à Batroun
Manifestation pacifique en soutien aux coptes martyrisés
Chers frères et chères sœurs en Christ,
En soutien aux coptes d’Égypte et aux chrétiens d’Orient, une manifestation pacifique aura lieu :
vendredi 7 janvier 2011 de 15 à 18h
sur le parvis de la Cathédrale Notre Dame de Paris
Que nous soyons Égyptiens, Irakiens, Libanais, Jordaniens, Palestiniens, de religion chrétienne ou musulmane, nous unissons nos voix pour dénoncer la situation
dramatique qui ne fait qu’empirer depuis des années.
Cris de désespoir !
Cris de douleur !
Cris d’injustice !
Cris d’intolérance !
Cris de soumission !Si ces crimes sont commis sous le nom d’une religion, par définition ces actes se contredisent d’eux-mêmes : le mot religion vient du latin religare, qui signifie relier ou lier (à Dieu). Comment Dieu demanderait-il que nous nous entretuions ? Peu importe notre religion, le but ultime est le même pour tous !
Voici le lien de l’événement sur facebook : ![]()
À diffuser largement...
Merci de votre solidarité.
Signature-Dédicace: livre Gaby Lteif, Paris
Invitation Signature-Dédicace du livre de Gaby Lteif ce jeudi 2 décembre 2010 à 18h à Office du Tourisme du Liban, Paris
Gaby Lteif, journaliste de télévision et de radio, signera son ouvrage Empreintes sur les ondes, paru aux éditions Dar Al-Jadid, le jeudi 2 décembre 2010 à 18 h à l’Office du Tourisme du Liban.
Empreintes sur les ondes, publié en arabe sous le titre «Bassamatt Ala Al Hawaa», réunit des entretiens réalisés par Gaby Lteif avec seize personnalités du monde arabe qui ont marqué de leur griffe la politique, la pensée religieuse, la poésie, l’art et la musique.
Au fil des pages, nous retrouvons Adonis, Ounsi al-Hage, Samih al-Qassem, Mohammad al-Faytouri, le patriarche Ignace IV Hazim, l’ayatollah Mohammad Mahdi Chamseddine, l’imam Mohammad Hussein Fadlallah, le patriarche Michel Sabbah, Boutros Ghali, Mounah al-Solh, Ghassan Salamé, Fouad Boutros, Mansour Rahbani, Wadih as-Safi, Omar Sharif et Zaki Nassif.
L’auteur nous propose de revenir sur le parcours de ces hommes qu’elle a côtoyés, tout au long d’une carrière longue et riche, menée à Paris, à Radio Monte-Carlo Doualiya.
Grâce à un travail remarquablement bien documenté, Empreintes sur les ondes, livre au lecteur un nouvel éclairage sur l’histoire politique, sociale et culturelle du monde arabe de 1997-2001, afin de perpétuer la mémoire de figures ayant laissé leurs empreintes sur la marche du XXème siècle.
C’est sous le Haut Patronage de Son Excellence Boutros Assaker, ambassadeur du Liban en France, et en présence du directeur de l’Office du Tourisme du Liban, Serge Akl, que se tiendra à Paris la séance de dédicaces du livre, soutenue également par la librairie Avicenne.
Gaby Lteif sera ensuite attendue à Beyrouth au « Salon du livre arabe » pour signer son livre parmi ses nombreux amis, le 7 décembre 2010, au stand des Editions Dar Al-Jadid, au Biel.
Isis Guemiah
Gaby Lteif
Empreintes Sur Les Ondes بصمات على الهواء
Editions Dar Al Jadid. 316 pages.
Gaby Lteif a débuté sa carrière à Télé Liban.
En 1986, elle quitte le Liban pour intégrer l’équipe de radio « Monte Carlo Doualiya » à Paris.
Hommages / Prix
Prix de l’Excellence Médias. Koweit 2010.
Prix du Murex d’or. Pour l’ensemble de sa carrière dans les médias entre le Liban et la France Paris 2009.
Prix Horus de la culture et de la création féminine à l’étranger. Journée Internationale de la femme. Prix franco-égyptien. Paris 2007.
Médaille de considération. Centre de femmes journalistes arabes. Jordanie 2007.
Certificat de considération. Festival de Jerash pour l’Art et la culture. Jordanie 2005-2007.
Trophée de la Réussite au Féminin. France Euro Méditerranée au Sénat. Paris 2006.
Membre du club de la presse arabe. Paris
Membre de l’Association des femmes arabes de la Presse et de la Communication. Paris.
Membre du Centre des Journalistes Amman. Jordanie.
Formation
Master 2 de Journalisme Culturel. Sorbonne nouvelle Paris III. 2007
Maîtrise de sciences de l’information. Faculté des Sciences de l’information et de la Documentation. Université Libanaise. Beyrouth Liban. 1978.
Office du Tourisme du Liban
124, rue du faubourg Saint-Honoré – 75008 Paris
Tél : 01 43 59 10 36
Concert à l’occasion de la fête de l’Indépendance
l’indépendance du Liban qui aura lieu le mercredi 21 novembre 2007 à
Paris, Mairie du XIVème.
Pour plus d’informations: http://www.lebevents.com/eternelliban/ConcertMairie14e/index.htm
L’euro franchit pour la première fois les 1,43 dollar
La monnaie unique a battu un nouveau record historique sur fond de ralentissement de l’économie américaine.
La principale explication de ce nouveau record est le ralentissement économique américain, qui laisse envisager aux cambistes une prochaine baisse des taux d’intérêt aux Etats-Unis.
L’horreur une fois de plus
Trois personnes ont été tuées et vingt-deux autres blessées hier dans un double attentat à Aïn Alak (Metn). Les deux explosions ont eu lieu à une heure de pointe à dix minutes d’intervalle dans des bus de transport en commun couvrant le trajet Bteghrine-Dora. Cet attentat perpétré à la veille de la deuxième commémoration de l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, est le dix-huitième qui secoue le Liban depuis la tentative d’assassinat du ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, le 1er octobre 2004.
Des débris humains sur la chaussée, quelques flaques de sang, de la ferraille éparpillée, d’étranges billes métalliques par terre, un nombre de voitures endommagées et la carcasse de deux bus, l’un de marque Mitsubishi et l’autre de marque Kia, en travers de la route… Le Metn, théâtre de divers explosions et attentats depuis deux ans, avait rendez-vous hier, encore une fois, avec l’horreur.
Il était environ 9 heures quand une bombe a explosé dans un minibus à Aïn Alak, au niveau de la galerie el-Hajj, sur la route de Bickfaya. Dix minutes plus tard, une bombe a explosé une dizaine de mètres plus loin, dans un autre minibus. Les deux véhicules appartiennent à des particuliers et ont une capacité de 24 passagers chacun. Le premier véhicule qui a explosé, de marque Mitsubishi, appartient à Milad Gemayel, originaire de Jouar el-Khonchara, qui a échappé par miracle à l’explosion. Le deuxième appartient à Chadi Saliba, de Bteghrine, touché notamment à la tête et au bras. Selon leurs proches, les deux hommes ont l’habitude de garer leur véhicule en fin de journée devant leurs maisons respectives, à Jouar et à Bteghrine, dans ces villages perchés du Metn, où l’on pense connaître tout le monde et où l’on croit vivre en sécurité.
Les deux bus couvrent le même trajet, celui de Bteghrine-Dora, effectuant bien sûr des arrêts dans toutes les localités qu’ils traversent. Hier, leur itinéraire s’est arrêté à Aïn Alak.
Selon les premiers éléments de l’enquête, un système de télécommande actionné à distance aurait fait exploser les bombes à dix minutes d’intervalle. En ce qui concerne les deux charges explosives, diverses versions ont été avancées : il s’agirait d’importantes quantités de petites billes métalliques placées entre les sièges des deux bus, ou encore de deux valises, que deux passagers auraient transportées jusqu’aux bus. Dans la journée d’hier, une troisième version a encore été véhiculée : les charges explosives pèseraient un kilogramme et la première aurait été placée à l’intérieur du premier bus, alors que la deuxième aurait été collée à l’extérieur du deuxième véhicule.
Quoi qu’il en soit, le double attentat a fait trois morts : Laurice Gemayel, 38 ans, mère au foyer, originaire de Aïn el-Teffaha, Michel Attar, 18 ans, né à Beit el-Chaar, et dont la mère est originaire de Bickfaya, et Mahmoud Hammoud, ouvrier égyptien qui prenait le bus pour se rendre au travail dans une station d’essence de Aïn Alak.
Les blessés, dont certains ont eu les membres inférieurs amputés, sont : Wahib Murr, François Moukarzel, Raghida Abou Haidar, Elsy Sayah, Laure Maalouf, Marie Saliba, Najla Abou Haidar, Intissar Wakim, Nemré Husseini, Néemat Saliba, Brigitte Murr, Élise Murr, Brigitte Murr, Rony Francis, Mounia Chidiac, Chadi Saliba, Alain Khoury, Leila Gemayel, Takla-Nidale Achkar, Hala Mazloum, Hanné Bou Antoun, Bassam Saliba et Nicole Zaalit.
Coincés sous la ferraille
Hier vers dix heures, une heure après l’attentat, les sirènes des ambulances retentissaient toujours dans les localités du Metn. La Croix-Rouge avait déjà transporté les blessés dans les hôpitaux, notamment à l’hôpital Serhal à Rabieh et au centre hospitalier de Bhannès.
Sur les lieux de l’attentat, des hommes ramassaient encore les débris humains, des chiens de police inspectaient l’endroit et les enquêteurs avaient commencé leur travail. Hors du périmètre de sécurité, des habitants de Bickfaya et de Bteghrine cherchaient toujours leurs proches, ignorant si leurs bien-aimés étaient morts ou vivants. D’autres, témoins des attentats, étaient toujours en état de choc.
Samir était au volant quand la première explosion a eu lieu. Il se rendait au travail à Beyrouth. Il a vu le premier bus soufflé par l’explosion. Il a garé sa voiture pour aider les blessés. « Puis j’ai entendu un horrible bruit, le deuxième bus avait l’air de s’envoler. J’ai vu du sang, de la chair humaine…J’ai vu deux survivants aux jambes amputées. »
Dans une sandwicherie, à une dizaine de mètres de l’explosion, Tania, la propriétaire, n’arrive pas à retenir son émotion. « Nous avons entendu un bruit, nous avons cru que c’était l’orage… Puis il y a eu les cris de toutes ces femmes. Des cris… Nous sommes accourus… ». Ses larmes coulent. « Ce sont des gens des villages voisins, de Bickfaya, de Mrouj, de Bteghrine, et même d’ici… Dans le premier bus, il y avait beaucoup de femmes, appartenant à des confréries chrétiennes de plusieurs villages, qui se rendaient pour des activités religieuses à Antélias… C’était un carnage… Puis il y a eu la deuxième explosion et les gens ont couru dans tous les sens », raconte-t-elle.
Raïf est chauffeur de minibus, couvrant également le trajet de Bteghrine-Dora et vice versa. Au moment de la première explosion, il était à Aïn Alak, remontant de Dora. Il connaît les deux chauffeurs, Chadi Murr et Milad Gemayel. Il a aidé à évacuer les blessés. « J’ai vu des morts… mais aussi des survivants, grièvement blessés, coincés par la ferraille sur leur siège… Il y avait des gens amputés, déchiquetés… », raconte-t-il.
Dans une pharmacie voisine, deux ressortissantes sri lankaises sont toujours en état de choc. Elles sèchent leurs larmes. Elles travaillent au Liban depuis dix ans et habitent Bteghrine. Elles se rendaient à Beyrouth à bord de l’un des bus qui a explosé. Elles s’en sont sorties sans une égratignure.
Les forces de l’ordre ont bloqué, pour les besoins de l’enquête, la route principale reliant le littoral du Metn à Bickfaya, au niveau de Aïn Alak. Sur les lieux de l’attentat, les enquêteurs ont dressé une tente pour que des indices ne soient pas perdus.
Pour arriver au centre hospitalier de Bhannès, il fallait emprunter sous une pluie battante les petites rues sinueuses du Metn. Vers midi, au niveau de Beit Chabab, beaucoup de bus scolaires ramenaient les enfants de l’école. Et à Bickfaya, les rues et les magasins étaient quasi déserts.
Dans une boutique de prêt-à-porter de la localité, Rita parle de la miséricorde. « Ma fille Joy, 25 ans, prend ce bus tous les matins. Quand j’ai su qu’il y avait eu l’explosion, j’ai couru comme une folle, j’ai été la chercher parmi les blessés, elle n’y était pas…La police m’a dit d’aller dans les hôpitaux…J’ai pensé au pire. Puis je suis remontée à Bickfaya pour savoir qu’elle avait raté le bus de justesse », raconte-elle.
Dans une teinturerie de la même localité, Évelyne a les yeux pleins de larmes. « Michel Attar, le jeune homme qui est mort, est le fils de ma cousine. » « Sa maman l’a cherché durant peut-être une heure…Puis j’ai entendu les nouvelles. J’ai su qu’il avait été transporté sans vie à l’hôpital Serhal. J’ai appelé ma cousine. Que voulez-vous que je lui dise ? Tout simplement : ton fils a été retrouvé, il est blessé à l’hôpital. Je ne pouvais pas lui annoncer la nouvelle », dit-elle, la voix brisée.
L’hôpital Serhal a reçu un mort et neuf blessés, le centre hospitalier de Bhannès deux morts et treize blessés. Aux urgences, les médecins parlent des cas qu’ils ont traités. Il s’agit surtout d’amputations, de blessures aux membres inférieurs et au ventre. Beaucoup de blessés ont la chair déchiquetée et certains d’entre eux ont la peau brûlée.
En début d’après-midi, des familles attendaient encore devant les blocs opératoires de ces hôpitaux. Comme la famille de François Moukarzel, 33 ans, qui venait de monter dans l’un des bus. Responsable FL de Aïn Alak, François a eu les deux membres inférieurs touchés par l’explosion. Il est directeur d’un magasin d’articles de sport à Jal el-Dib.
Il y avait aussi la famille d’Elsy Sayah, étudiante en architecture d’intérieur à l’UL, à Furn el-Chebback.
La famille de Takla-Nidale Achkar, qui était dans le premier bus, attendait aussi. Takla, de Beit Chabab, âgée de cinquante ans, membre d’une confrérie chrétienne, allait à son cours de théologie à Antélias. Elle a perdu sa jambe gauche.
Dans les salles d’attente et les salons des hôpitaux, les proches des victimes, de divers courants politiques, dénonçaient le terrorisme, et se demandaient qui se souviendra dans quelques mois de leurs bien-aimés qui porteront à jamais dans leur corps les stigmates des explosions de Aïn Alak ou encore jusqu’à quand cette série noire se poursuivra.
D’autres citaient les dates et les événements qui ont marqué le Liban depuis exactement deux ans.
Le 14 février 2005, les hôpitaux de Beyrouth avaient reçu 17 morts, dont l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et l’ancien ministre Bassel Fleyhane, et plus de 150 blessés. Depuis exactement deux ans, le Liban a basculé dans l’horreur.
À l’hôpital Serhal, Leila Gemayel, l’amie de Laurice, a eu beaucoup plus de chance. Elle souffre de contusions, notamment au thorax. Elle se rendait avec son amie à Beyrouth pour faire des achats.
Leila ne reçoit pas les journalistes, c’est son mari qui raconte l’histoire. Il tient le téléphone portable, à l’écran cassé, de son épouse dans la main. « Elle m’a téléphoné, m’a dit qu’il y a eu une explosion et m’a demandé de venir pour l’emmener à l’hôpital… J’ai accouru. Nous sommes de Aïn el-Teffaha. Je suis arrivé au bout de dix minutes. Leila était consciente. Laurice était à côté d’elle… sans vie. Mais durant tout ce temps, Leila secouait Laurice, lui disait de se réveiller pour qu’elle lui parle », raconte-t-il. « Je suis resté dans le bus avec ma femme pour qu’elle ne perde pas connaissance », ajoute-t-il calmement.
Puis il marque une pause, s’énerve : « Ils ne veulent pas que l’on aille à la manifestation de demain. Ils se trompent. Si ma femme va bien, nous irons ensemble tous les deux à la place des Martyrs. Vous savez, les députés du Metn Edgar Maalouf et Nabil Nicolas sont venus à l’hôpital. Nous leur avons demandé de quitter cet étage. Je fais assumer au général Michel Aoun, au PSNS (Parti syrien national social), au Hezbollah et aux Syriens, à toutes les gens du 8 Mars, la responsabilité de cet attentat. »

Caricature tirée du journal Annahar, le mercredi 14 février 2007
dramatique qui ne fait qu’empirer depuis des années.


