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Raï au Hezbollah : "L’Etat doit séparer la politique de la religion"

Le patriarche Raï a souligné de construire un "Etat civil démocratique" au Liban.
Les dirigeants libanais doivent s’abstenir "de se mêler des affaires des autres", selon le parti de Dieu.
Lors d’une rencontre avec une délégation du Hezbollah dans la ville de Jbeil, le patriarche maronite Béchara Raï a souligné la nécessité de "séparer l’Etat de la religion" et de construire un "Etat civil démocratique" au Liban. "L’Etat doit séparer la politique de la religion…mais ne doit pas séparer la politique de Dieu", a affirmé Mgr Raï, tout en indiquant que les musulmans et les chrétiens peuvent coopérer ensemble pour la création d’un Etat civil qui respecte la diversité de la population.
Le patriarche a également appelé les responsables politiques à relancer le dialogue national pour résoudre les différences et venir à bout de l’instabilité. Lire la suite…
Le Hezbollah pourra-t-il survivre à la fin du régime syrien ?
Par Wassim Nasr, Veilleur analyste Proche/Moyen-Orient, diplômé d’IRIS Sup’ - 22 décembre – affaires-stratégiques.info
Beaucoup estiment que le Hezbollah est le bras armé de l’Iran et de la Syrie ou même que son unique agenda n’est qu’irano-syrien. Néanmoins, le parti de Dieu demeure le représentant principal de la communauté chiite au Liban. La scène libanaise et la multitude d’acteurs qui y agissent et sévissent démontre que la réalité est beaucoup plus complexe. Au-delà de la rhétorique ambiante et du tapage médiatique, le Hezbollah demeure le premier bénéficiaire du départ des troupes syriennes en 2005. Lire la suite…
Taëf ou pas Taëf : telle n’est pas la question
08/06/2011 – Par Bahjat RIZK
De plus en plus souvent, plus de vingt ans après sa conclusion (1989), l’accord d’entente nationale de Taëf, partiellement et largement non appliqué dans la plupart de ses dispositions, continue de susciter des débats passionnés soit pour le parer exagérément de toutes les vertus (entente nationale, fin de la guerre) en l’envisageant comme la seule solution rationnelle à tous nos problèmes, soit pour l’accabler démesurément de tous les vices (compétences diluées, confusion des recours, caractère approximatif et expérimental, voire artisanal, de certaines dispositions, soumises à des interprétations subjectives) en le présentant comme la source de tous nos maux.
Certes, il n’est pas dans mon propos, ni de ma compétence, de me pencher sur les termes de l’accord, mais de relever qu’il s’agit d’un accord politico-juridique et que projeter sur lui des passions extrêmes ne découle pas de l’accord lui-même, mais de la cristallisation que font ceux des Libanais qui ne s’y sont pas sentis représentés, notamment la communauté chiite dans son ensemble (surtout le Hezbollah) et la partie des Libanais maronites qui avaient suivi le général Aoun et qui ont considéré que cet accord et ses suites (élection présidentielle depuis) se sont accomplis sans leur aval, sinon à leur détriment. Cette faction revendique sa propre vision stratégique et sa légitimité populaire, de représenter majoritairement, et au mieux, les intérêts de la communauté maronite. C’est ainsi que Taëf a été perçu comme un accord équilibré par la communauté sunnite et une partie légaliste des maronites, et comme un accord imposé par la communauté chiite qui n’était pas intervenue durant les 15 premières années de guerres libanaises (1975-1989) mais qui s’est battue depuis contre Israël (1990-2000 jusqu’au retrait israélien puis en juillet-août 2006), enfin à l’intérieur du pays (7 mai 2008, et depuis janvier 2011) face aux autres communautés, notamment la communauté sunnite, qui s’est réorganisée politiquement depuis l’élimination brutale du président Hariri. Accord considéré également comme imposé par le mouvement aouniste, pour qui son chef historique a été forcé à l’exil durant 15 ans, entre 1990 et 2005, et n’a pas été porté au pouvoir après le retrait forcé de l’armée syrienne et son retour, malgré sa base populaire maronite, cela à cause de l’opposition sunnite et d’ une partie de la communauté maronite qui avait été menacée, verbalement et physiquement, par lui (guerre intermaronite 1989-1990). D’où l’ambiguïté de s’attaquer à Taëf pour avoir réduit les prérogatives du président de la République maronite et de s’attaquer en même temps à l’actuel président, son deuxième successeur à la tête de l’armée libanaise, élu en mai 2008 après l’accord de Doha, au risque d’affaiblir, au-delà de la personne, la fonction présidentielle. Le nouveau patriarche maronite, tentant par ailleurs au début de son nouveau sacerdoce de rouvrir les voies d’un dialogue positif entre les chrétiens, s’est quelque peu – dans un souci d’ouverture – démarqué de la position constante de son prédécesseur qui avait parrainé l’accord de Taëf, au risque de sa propre sécurité. Lire la suite…
Le Hezbollah se prépare à la guerre, selon un think tank français
06/06/2011
Analyse En cas d’un déclenchement des hostilités entre l’Iran et l’Occident, le Hezbollah aurait pour mission de frapper Israël au cœur pour attirer l’État hébreu dans une guerre au Liban où le pouvoir volerait en éclats.
Depuis des années, Téhéran se prépare à mener une guerre totale contre les États-Unis et Israël. En effet, les dirigeants iraniens se sentent littéralement « encerclés » par les Américains et leurs alliés « sionistes ». Ils craignent une frappe préventive de leurs installations nucléaires destinée à stopper l’effort militaire qui devrait les doter à terme de l’arme atomique, écrit Alain Rodier pour le Centre français de recherche sur le renseignement.
Si les plans des stratèges prévoient que les affrontements principaux auront lieu au Proche-Orient, Téhéran envisage également de mener des opérations offensives partout où cela est possible. Pour cela, le Hezbollah jouerait un rôle central. En effet, bras armé des services secrets iraniens, le Hezbollah a profondément renforcé ses réseaux au Liban et à l’étranger pour être capable de déclencher à la demande des opérations meurtrières contre les États-Unis et contre l’État hébreu et leurs intérêts situés outre-mer.
Si le Hezbollah est dirigé par le Majlis al-Choura al-Qarar, un conseil consultatif exécutif présidé par le secrétaire général Hassan Nasrallah, le chef opérationnel pour les opérations extérieures serait Talal Hussein Hamiyé. Ce dernier a remplacé à ce poste Imad Moghniyé, qui a péri lors de l’explosion de sa voiture survenue à Damas le 12 février 2008. Cet assassinat ciblé est attribué au Mossad. Son principal adjoint serait Ahmad el-Fayed, un ancien détenu des prisons jordaniennes, qui avait été incarcéré en 2001 pour avoir tenté de tirer des roquettes sur Israël. Deux des plus importants artificiers du mouvement seraient Ali Najemeddine, impliqué dans une tentative d’attentat avortée en 2008 contre l’ambassade israélienne à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, et Malek Obeid. La couverture de ce dernier serait une échoppe de réparation d’appareils de climatisation à Beyrouth.
La branche sud-américaine du Hezbollah serait également en pleine restructuration. Le Libano-Brésilien Naïm Khreiss, qui serait officiellement vendeur de téléphones portables au Liban, jouerait en fait un rôle de premier plan pour recruter de nouveaux membres inconnus des services de sécurité israéliens. En effet, l’identité de la plupart des 10 000 combattants (3 000 d’active et 7 000 réservistes) est connue du Mossad, leur moyenne d’âge tournant autour de 30-35 ans. Il faut donc augmenter et rajeunir les ressources humaines. Après une formation effectuée dans la plaine de la Békaa, en Syrie ou en Iran sous la supervision de la force al-Qods des pasdaran, ces activistes seraient envoyés en Amérique latine comme travailleurs étrangers où ils seraient embauchés, particulièrement dans l’industrie pétrochimique.
Depuis des décennies, le Hezbollah est présent en Amérique latine, en particulier à Ciudad del Este, dans la région des trois frontières située entre le Brésil, le Paraguay et l’Argentine. C’est de là qu’auraient été organisés les attentats de Buenos Aires, dirigés contre l’ambassade d’Israël en mars 1992 (29 tués, 242 blessés), et contre le centre communautaire juif (AMIA), en juillet 1994 (84 tués, 230 blessés).
Toutefois, le Hezbollah aurait considérablement augmenté son influence dans d’autres États, dont le Venezuela, le Chili et le Mexique.
Son implication dans le trafic de cocaïne aurait été intensifiée de manière à apporter des subsides supplémentaires au mouvement. En effet, l’Iran traverse actuellement une crise économique majeure due notamment aux sanctions internationales qui sont la conséquence des doutes pesant sur son programme nucléaire « civil ». Téhéran ne peut donc fournir toute l’aide financière nécessaire à la montée en puissance du parti de Dieu. En conséquence, ce dernier est obligé de s’autofinancer, ce qu’il fait en se livrant à de nombreuses activités illégales dont le trafic de drogue. Il profite de l’importante diaspora libanaise établie de par le monde pour monter des réseaux. C’est ainsi que le Hezbollah se fournit en cocaïne en Amérique latine, assure son transport via l’Afrique de l’Ouest avant de livrer la marchandise en Europe. L’argent sale serait blanchi dans des organismes financiers établis dans les Émirats arabes unis et au Liban même.
Au Sud-Liban, le Hezbollah aurait acquis de nouveaux terrains pour y construire discrètement des fortifications enterrées dans les régions de Hammadiyé et de Rachaya el-Foukhar. Les unités du mouvement implantées dans la zone ont considérablement renforcé leurs dotations en armement, en particulier avec des missiles d’origine iranienne capables de frapper Israël dans la profondeur.
Le grand ordonnateur de ce trafic serait le responsable iranien de la force al-Qods au Liban, Mohammad Reza Zahedi alias Hassan Madhavi, en poste au sein de l’ambassade d’Iran à Beyrouth. Toutefois, le Hezbollah ne posséderait aujourd’hui « que » 15 000 missiles et roquettes de longue portée, dont les plus modernes seraient les Fateh 110. C’est tout de même quatre fois plus que lors du conflit de 2006.
En cas d’un déclenchement des hostilités, le Hezbollah aurait pour mission de frapper Israël au cœur pour attirer l’État hébreu dans une guerre au Liban où le pouvoir volerait en éclats.
Ailleurs dans le monde, les cellules clandestines du mouvement devraient déclencher des opérations terroristes et de manipulation de foule via des actions qui relèvent de la guerre psychologique. Pour ce faire, un citoyen turc, Mehmet Taher Oglu, aurait été chargé de recruter de nouveaux activistes hors de la communauté libanaise. En effet, certaines de ces nouvelles recrues jouent un rôle important tout en n’étant pas identifiées par les services de sécurité comme des agents travaillant pour l’Iran, via Hezbollah interposé. Quelques-uns de ces agents auraient infiltré les « flottilles pour la paix » qui tentent de rallier Gaza sous couvert d’aide humanitaire.
En cas de conflit contre Israël, le Hezbollah ne serait pas le seul mouvement à déclencher les hostilités : le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont vu leurs capacités opérationnelles augmenter dans le même but. L’objectif de Téhéran consiste à obliger Israël à disperser ses efforts de guerre au nord et au sud du pays.
Le Yémen, le Bahreïn et même l’Arabie saoudite connaîtraient un regain de violences inégalé lancées par les mouvements d’opposition chiites pénétrés par la force al-Qods.
Face à cette menace d’importance, Israël ne reste pas inactif. On ne compte plus les cargaisons d’armes destinées au Hezbollah ou au Hamas qui ont été interceptées, les assassinats ciblés, les enlèvements de responsables adverses importants et les attaques informatiques via les virus Stuxnet et Stars.
La « révolution arabe » est une source supplémentaire d’incertitude qui est considérée avec anxiété par les dirigeants des deux bords. L’Iran est déjà intervenu discrètement – via la force al-Qods – pour aider son allié syrien à réprimer l’insurrection, pour appuyer la révolte de la majorité chiite à Bahreïn et pour influencer la révolution égyptienne, via des activistes du Hezbollah. L’avenir est plus imprévisible que jamais, mais l’affrontement sanglant paraît être inéluctable à terme.
Source: L’Orient Le Jour
Si les plans des stratèges prévoient que les affrontements principaux auront lieu au Proche-Orient, Téhéran envisage également de mener des opérations offensives partout où cela est possible. Pour cela, le Hezbollah jouerait un rôle central. En effet, bras armé des services secrets iraniens, le Hezbollah a profondément renforcé ses réseaux au Liban et à l’étranger pour être capable de déclencher à la demande des opérations meurtrières contre les États-Unis et contre l’État hébreu et leurs intérêts situés outre-mer.
Si le Hezbollah est dirigé par le Majlis al-Choura al-Qarar, un conseil consultatif exécutif présidé par le secrétaire général Hassan Nasrallah, le chef opérationnel pour les opérations extérieures serait Talal Hussein Hamiyé. Ce dernier a remplacé à ce poste Imad Moghniyé, qui a péri lors de l’explosion de sa voiture survenue à Damas le 12 février 2008. Cet assassinat ciblé est attribué au Mossad. Son principal adjoint serait Ahmad el-Fayed, un ancien détenu des prisons jordaniennes, qui avait été incarcéré en 2001 pour avoir tenté de tirer des roquettes sur Israël. Deux des plus importants artificiers du mouvement seraient Ali Najemeddine, impliqué dans une tentative d’attentat avortée en 2008 contre l’ambassade israélienne à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, et Malek Obeid. La couverture de ce dernier serait une échoppe de réparation d’appareils de climatisation à Beyrouth.
La branche sud-américaine du Hezbollah serait également en pleine restructuration. Le Libano-Brésilien Naïm Khreiss, qui serait officiellement vendeur de téléphones portables au Liban, jouerait en fait un rôle de premier plan pour recruter de nouveaux membres inconnus des services de sécurité israéliens. En effet, l’identité de la plupart des 10 000 combattants (3 000 d’active et 7 000 réservistes) est connue du Mossad, leur moyenne d’âge tournant autour de 30-35 ans. Il faut donc augmenter et rajeunir les ressources humaines. Après une formation effectuée dans la plaine de la Békaa, en Syrie ou en Iran sous la supervision de la force al-Qods des pasdaran, ces activistes seraient envoyés en Amérique latine comme travailleurs étrangers où ils seraient embauchés, particulièrement dans l’industrie pétrochimique.
Depuis des décennies, le Hezbollah est présent en Amérique latine, en particulier à Ciudad del Este, dans la région des trois frontières située entre le Brésil, le Paraguay et l’Argentine. C’est de là qu’auraient été organisés les attentats de Buenos Aires, dirigés contre l’ambassade d’Israël en mars 1992 (29 tués, 242 blessés), et contre le centre communautaire juif (AMIA), en juillet 1994 (84 tués, 230 blessés).
Toutefois, le Hezbollah aurait considérablement augmenté son influence dans d’autres États, dont le Venezuela, le Chili et le Mexique.
Son implication dans le trafic de cocaïne aurait été intensifiée de manière à apporter des subsides supplémentaires au mouvement. En effet, l’Iran traverse actuellement une crise économique majeure due notamment aux sanctions internationales qui sont la conséquence des doutes pesant sur son programme nucléaire « civil ». Téhéran ne peut donc fournir toute l’aide financière nécessaire à la montée en puissance du parti de Dieu. En conséquence, ce dernier est obligé de s’autofinancer, ce qu’il fait en se livrant à de nombreuses activités illégales dont le trafic de drogue. Il profite de l’importante diaspora libanaise établie de par le monde pour monter des réseaux. C’est ainsi que le Hezbollah se fournit en cocaïne en Amérique latine, assure son transport via l’Afrique de l’Ouest avant de livrer la marchandise en Europe. L’argent sale serait blanchi dans des organismes financiers établis dans les Émirats arabes unis et au Liban même.
Au Sud-Liban, le Hezbollah aurait acquis de nouveaux terrains pour y construire discrètement des fortifications enterrées dans les régions de Hammadiyé et de Rachaya el-Foukhar. Les unités du mouvement implantées dans la zone ont considérablement renforcé leurs dotations en armement, en particulier avec des missiles d’origine iranienne capables de frapper Israël dans la profondeur.
Le grand ordonnateur de ce trafic serait le responsable iranien de la force al-Qods au Liban, Mohammad Reza Zahedi alias Hassan Madhavi, en poste au sein de l’ambassade d’Iran à Beyrouth. Toutefois, le Hezbollah ne posséderait aujourd’hui « que » 15 000 missiles et roquettes de longue portée, dont les plus modernes seraient les Fateh 110. C’est tout de même quatre fois plus que lors du conflit de 2006.
En cas d’un déclenchement des hostilités, le Hezbollah aurait pour mission de frapper Israël au cœur pour attirer l’État hébreu dans une guerre au Liban où le pouvoir volerait en éclats.
Ailleurs dans le monde, les cellules clandestines du mouvement devraient déclencher des opérations terroristes et de manipulation de foule via des actions qui relèvent de la guerre psychologique. Pour ce faire, un citoyen turc, Mehmet Taher Oglu, aurait été chargé de recruter de nouveaux activistes hors de la communauté libanaise. En effet, certaines de ces nouvelles recrues jouent un rôle important tout en n’étant pas identifiées par les services de sécurité comme des agents travaillant pour l’Iran, via Hezbollah interposé. Quelques-uns de ces agents auraient infiltré les « flottilles pour la paix » qui tentent de rallier Gaza sous couvert d’aide humanitaire.
En cas de conflit contre Israël, le Hezbollah ne serait pas le seul mouvement à déclencher les hostilités : le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont vu leurs capacités opérationnelles augmenter dans le même but. L’objectif de Téhéran consiste à obliger Israël à disperser ses efforts de guerre au nord et au sud du pays.
Le Yémen, le Bahreïn et même l’Arabie saoudite connaîtraient un regain de violences inégalé lancées par les mouvements d’opposition chiites pénétrés par la force al-Qods.
Face à cette menace d’importance, Israël ne reste pas inactif. On ne compte plus les cargaisons d’armes destinées au Hezbollah ou au Hamas qui ont été interceptées, les assassinats ciblés, les enlèvements de responsables adverses importants et les attaques informatiques via les virus Stuxnet et Stars.
La « révolution arabe » est une source supplémentaire d’incertitude qui est considérée avec anxiété par les dirigeants des deux bords. L’Iran est déjà intervenu discrètement – via la force al-Qods – pour aider son allié syrien à réprimer l’insurrection, pour appuyer la révolte de la majorité chiite à Bahreïn et pour influencer la révolution égyptienne, via des activistes du Hezbollah. L’avenir est plus imprévisible que jamais, mais l’affrontement sanglant paraît être inéluctable à terme.
Quatre jours au Liban (II)
17/05/2011 – Par Karim TAZI
Heureusement qu’ils ont leurs femmes. Oubliez les clichés à la Haïfa Wehbé ou Nancy Ajram véhiculés par Rotana, elles ne représentent pas plus la femme libanaise que certaines femmes opérant à Dubaï ne représentent la femme marocaine. Elles sont partout, les Libanaises, elles font tourner le commerce, les administrations, elles sont majoritaires dans les universités, dans les cafés, dans les restos et les boîtes branchées. Elles sont instruites, marrantes, belles et bien dans leurs peaux. Les Libanaises sont, avec le Hezbollah, la principale force du Liban. Les branchées, les hyperbranchées, les voilées, les hypervoilées, les botoxées, les superbotoxées et les normales, mais rassurez-vous, ces dernières sont très minoritaires (voir L’Orient-Le Jour du samedi 14 mai 2011).
Je ne sais pas si c’est parce que les femmes sont généralement allergiques à l’industrie ou si c’est parce qu’il n’y a pas de main-d’œuvre, pas de place et pas de ressources naturelles ni de matières premières, mais au Liban il n’y a pas d’industrie à part la chirurgie esthétique. Le pays ne vit que de commerce, de tourisme, de banques et d’immobilier. Tout est importé. D’Europe, des États-Unis, de Syrie, mais surtout de Chine et de Turquie. Beyrouth est donc un paradis de shopping, pour le luxe et pour le bon marché parce que, voyez-vous, il y a trois Beyrouth dans Beyrouth. Il y a Beyrouth l’occidentale dans les quartiers reconstruits à neuf par Hariri. Ils appellent ça Solidere, comme si nous, nous appelions un quartier entier Addoha ou Alliance. Frissons. Rolex, Cartier, Chanel, Dior, valets parking, Porsche Panamera et Aston Martin. Très beau, mais pas très sympathique. Il y a Beyrouth l’orientale à Bourj Hammoud, le quartier arménien. Fausses Rolex, faux Cartier, Mercedes 240 D et pas de valet parking. Ça grouille, ça sent bon, c’est le bordel. Sympathique, mais pas très beau.
Et puis il y a Beyrouth la marocaine, quartier Hamra, ancien quartier commercial chic, toujours d’actualité, mais moins branché aujourd’hui par rapport à ce qu’il était il y a 50 ans. Hamra, c’est un mix entre Maarif intérieur et Massira/Zara avec la culture café en plus. Hamra , c’est le Beyrouth des Beyrouthines que j’aime.
Mais là, comme à Solidere et presque partout ailleurs, il y a un hic. Les prix. Beyrouth est une ville horriblement chère, les loyers y sont exorbitants, toutes les courses de taxis au minimum à 50 dh, le forfait ADSL Internet au débit médiocre à 500 dh/mois, le café à 30 dh et la liste est à l’avenant. N’allez pas y voir le signe d’un pouvoir d’achat fort, mais plutôt d’une économie peu compétitive par manque de concurrence et d’excès de protection.
Pour ce qui est du logement toutefois, il faut dire qu’ils ont une excuse de taille : 15 % des immeubles, au moins, sont encore criblés de balles ou abandonnés par leurs propriétaires ou leurs héritiers exilés. Ça réduit l’offre, forcément. Autre souvenir persistant de la guerre civile, à moins que ce soit juste un simple oubli du ministère de l’Énergie : les coupures de courant. Trois heures par jour, à heure à peu près fixe, si vous êtes maronites, ou sunnites bien nés et que vous habitez les bons quartiers. Six à huit heures par jour, sans préavis, si vous êtes chiites et que vous louez chez le Hezbollah. Au Liban, même le courant électrique sait discriminer quand il le faut, mais il n’est pas le seul.
Si vous êtes philippine ou noire de peau, ou même seulement café au lait, et même si vous êtes diplômée de Harvard ou que votre mari est l’homme le plus riche du monde, il y a de fortes chances qu’en tentant d’accéder à certaines fêtes, certains restos ou même à certains halls d’hôtels, on vous oriente directement vers le parc à bonniches ou à nurses. C’est pas la peine d’insister, ils ne rigolent pas avec ça, les blanchissimes patriciens locaux, chacun à sa place. Les seuls « marrons » admis en haut de la pyramide sont les maronites. Dites après moi : « Vive l’ONE, vive la Lydec, vive Méditel, vive Maroc Télécom » et arrêtez de râler.
Mais rassurez-vous, ils ne sont pas tous comme ça à Beyrouth et pour une raison simple, ils sont beaucoup plus instruits que nous. Savez-vous qui est le plus gros employeur de la ville ? L’AUB. Le meilleur hôpital de la ville ? L’AUH. L’Université américaine de Beyrouth existe depuis 140 ans, elle a formé des générations de Libanais, de Palestiniens et d’Arabes. Après elle, des dizaines d’autres universités ont été créées et souvent par des privés. Il y en a plus dans Beyrouth que dans tout le Maroc, et la plupart d’entre elles ne se financent que par les coûts de scolarisation (tuitions) et les dons de leurs anciens élèves. Toutes les familles libanaises ont pour principal rêve et objectif d’envoyer leurs enfants dans les meilleures d’entre elles, et beaucoup finissent par y arriver.
Et vous savez quoi ? Dans toutes ces universités, les étudiants et les étudiantes, même les plus friqués et les plus branchés, entre eux, ils parlent en arabe, ils draguent en arabe, ils tchattent en arabe, ils lisent en arabe. Là-bas, la langue des ouvriers et du personnel de maison c’est le philippin… Comme quoi, ça doit être possible, c’est juste que chez nous, l’Istiqlal et Hassan II n’ont jamais eu l’intention d’arabiser le Maroc, mais de le lobotomiser. C’est aussi à ça que ça sert, un État fort.
Source: L’Orient Le Jour
Raï : Pour certains responsables, la population est quantité négligeable
10/05/2011
Convivance Le patriarche Béchara Raï a de nouveau critiqué hier certains responsables politiques qui contribuent, par leurs prises de position, à prolonger la paralysie des institutions et se conduisent comme si la population était quantité négligeable, alors même que les Libanais expriment jour après jour leur attachement à ces institutions.
Le chef de l’Église maronite a formulé ses critiques en marge des rencontres qu’il a eues avec le député Ali Osseiran et l’ancien ministre Albert Mansour.
Sur un autre plan, les préparatifs du sommet religieux qui se tient jeudi à Bkerké se poursuivent activement. Le communiqué final émanant de ce sommet a été travaillé en détail et est dans sa phase finale.
Le sommet prend d’autant plus d’importance que, comme l’a noté hier M. Walid Joumblatt, le monde arabe passe par une phase critique où la discorde confessionnelle frappe aux portes. De ce fait, le modèle de liberté et de pluralisme identifié par Jean-Paul II avec le Liban revêt de plus en plus d’importance.
Convivance et entente nationale seront les maîtres mots de la rencontre, qui s’abstiendra soigneusement d’entrer dans les dédales de la politique ou d’aborder des sujets qui divisent les Libanais, comme celui des armes du Hezbollah ou du tribunal international.
Face aux dérives centripètes qui menacent la cohésion nationale et au problème de la « double allégeance », le sommet religieux insistera sur le Liban « patrie définitive » pour tous les Libanais et « démocratie parlementaire ».
Le communiqué condamnera toute atteinte aux lieux de culte dans le monde arabe et, tout en exprimant ses inquiétudes à l’égard des développements qui s’y produisent, prônera les voies pacifiques de changement et l’engagement résolu dans les réformes démocratiques.
Source: L’Orient Le Jour
Gemayel propose un cabinet de salut sur la base du « non-alignement »
28/04/2011

L’ancien chef de l’État en compagnie du président Sleiman, hier, à Baabda.
Politique Pour l’ancien chef de l’État, la nouvelle majorité est dans l’impasse.
« La région passe par une phase dramatique dont de nombreux observateurs ont pris conscience de la gravité. Seuls les Libanais semblent ignorer cette gravité », a déclaré M. Gemayel au site nowlebanon.com.
« Le vide que l’on voit sur la scène libanaise est effroyable. Il dénote de l’absence d’un sens des responsabilités, d’une gestion des affaires de l’État et d’une politique assurant au Liban les moyens de faire face à la réalité qu’il vit sur le double plan intérieur et régional », a-t-il ajouté. « Cette situation est une source de grande inquiétude pour le Liban. Il n’est plus permis de laisser les choses telles quelles », a-t-il poursuivi.
« Le Liban n’est pas un îlot isolé. Les révolutions dans le monde arabe y auront des répercussions, car il est un laboratoire d’idées et d’expériences en relation avec les systèmes politiques, et cela fait qu’il n’est nullement protégé face à ces développements », a observé M. Gemayel.
« Les responsables libanais se doivent de prendre des mesures de sauvetage rapides consolidant la position du pays au milieu des axes et conflits entre les régimes dans la région. Il est devenu très urgent de proclamer le non-alignement du Liban à l’égard de tel ou tel axe, afin qu’il reste à l’écart des conflits qui ne le concernent pas et qui sont plus grands que lui. Si nous entraînons le Liban dans ces conflits entre géants sur la scène moyen-orientale, nous serons écrasés », a-t-il dit.
« Si le mot neutralité dérange certains, adoptons pour le moins le terme de non-alignement comme doctrine nationale servant les intérêts de toutes les parties, de tous les contraires, y compris le Hezbollah. Le réalisme commande une telle doctrine », a-t-il poursuivi. Selon lui, « le prochain gouvernement doit être formé sur cette base ».
Rappelant que des gouvernements ayant une même approche avaient été formés sous son mandat, celui de Sleimane Frangié et celui de Fouad Chéhab, il a estimé que « toute approche différente serait très dangereuse. Tout cabinet monochrome ne pourra pas survivre et il faudra certainement revenir à un gouvernement de salut ».
Appelant à ne pas prendre à la légère le rôle du président de la République, il a souligné que ce dernier, en coopération avec le président de la Chambre, le Premier ministre sortant, le Premier ministre désigné et les leaderships influents, « devrait proposer une solution mettant tout le monde face aux réalités et exposant les périls qui guettent la nation, l’entité et le système ».
« La nouvelle majorité est dans l’impasse. Ce que je propose est une occasion de salut pour tous les Libanais, dans la majorité comme dans la minorité. C’est mon point de vue personnel et cela ne fait pas l’unanimité ni dans notre camp politique ni dans le camp adverse. Mais étant donné l’évolution rapide et dramatique des choses depuis la chute du gouvernement, on ne peut pas rester prisonnier de positions rigides », a souligné M. Gemayel.
« Il faut que les Libanais dialoguent entre eux au lieu de se livrer à des duels verbaux quotidiens. Peut-être que d’autres solutions pourraient être envisagées. Mais nul n’a le droit de rejeter une solution s’il n’a pas d’alternative convaincante », a-t-il conclu.
Journalistes contre la violence condamne l’agression contre l’équipe de la MTV à Ghobeiry
26/04/2011
L’association Journalistes contre la violence (JCV) a condamné l’agression de militants du Hezbollah contre l’équipe de la MTV, formée du reporter Georges Eid et du cameraman Roger Hanna, vendredi dernier à Ghobeiry. L’équipe de la MTV, qui faisait une enquête journalistique sur un empiètement sur des biens-fonds dans la région, a été attaquée par des militants du parti, qui ont tenté d’arracher la caméra des mains de M. Hanna avant de tirer des coups de feu en l’air pour tenter d’effrayer les journalistes, indique Journalistes contre la violence. Les militants ont empêché les journalistes de la MTV de poursuivre leur enquête et leur ont fait comprendre qu’il fallait obtenir un permis du directoire du Hezbollah pour pouvoir filmer sur les lieux, note JCV dans son communiqué.
« L’association appelle les autorités concernées à prendre les mesures nécessaires vis-à-vis des responsables de cette agression, pour que ce genre de pratiques miliciennes infamantes ne se reproduisent plus. L’association met en garde contre la persistance des forces de facto à vouloir spolier la dignité des Libanais et établir leur suprématie à l’aide des armes illégales, en annihilant au passage la liberté d’opinion et d’expression dans le cadre d’un plan systématique visant à saper ce qui reste comme présence étatique, à semer le chaos et à faire régner la loi de la jungle », a ajouté JCV. L’association a enfin établi le lien entre la question des biens-fonds et les attaques, dans ce cadre, contre les forces de l’ordre qui tentent d’arrêter les contrevenants, l’affaire du rapt des cyclistes estoniens et le dossier des attaques syriennes, l’objectif ultime étant la déstabilisation permanente de l’État, selon Journalistes contre la violence.
Dans un communiqué, les Forces libanaises ont également condamné l’agression contre l’équipe de la MTV, estimant qu’il s’agit là de « pratiques dangereuses qui portent atteinte à la liberté ». Les FL ont appelé les autorités concernées à mettre fin à ce genre d’agressions qui « portent atteinte à la réputation du Liban ».
Entre la Résurrection et l’Inferno, le gouvernement dans les limbes
26/04/2011
Les fêtes pascales sont terminées, et il est question d’une « reprise » dès aujourd’hui de la « dynamique » politique, avec le retour du Premier ministre désigné, Nagib Mikati, de son séjour britannique. Nombre d’obstacles auraient été aplanis, selon des sources politiques informées – qui répètent inlassablement ce qu’elles disent depuis des semaines déjà, sans préciser pour autant quels sont lesdits « obstacles » qui ont été aplanis et quels sont ceux qui restent encore. Le nœud gordien resterait la question du ministère de l’Intérieur, et la bataille entre le président Michel Sleiman et le chef du CPL Michel Aoun sur la gestion de ce portefeuille – et des portefeuilles sécuritaires. Nagib Mikati aurait opté en faveur de l’option Sleiman, mais le député du Kesrouan s’accrocherait tous azimuts à sa revendication. Qu’à cela ne tienne, M. Mikati serait de retour avec de nouvelles propositions pour débloquer la situation et sortir de l’immobilisme, d’autant que la situation régionale continue de s’envenimer.
Or, précisément, pour certains analystes bien informés, la naissance du nouveau cabinet est sans cesse avortée en raison d’un paradoxe absolu : le 8 Mars (l’axe Hezbollah-Aoun surtout) souhaiterait un gouvernement de confrontation au plus vite (toutes les déclarations du week-end écoulé, notamment de cheikh Nabil Qaouk, Ali Hassan Khalil ou Kassem Hachem vont dans ce sens), traduisant bien le basculement de la majorité en sa faveur, dans l’attente notamment de la bataille à venir contre le Tribunal spécial pour le Liban. Sauf qu’un tel gouvernement de « faucons », dont l’objectif serait spécifiquement d’asseoir la domination du 8 Mars sur le pays, conduirait immanquablement – et c’est là le grand paradoxe – à une véritable déstabilisation de la scène libanaise, dans le cadre d’une situation régionale déjà ultrasismique. Il aurait donc les effets contraires et accélérerait une détérioration des événements. Cela, Nagib Mikati l’aurait bien compris, d’où son insistance, avec le chef de l’État, en faveur d’une formule ministérielle moins provocatrice qui pourrait générer le minimum vital requis de consensus.
Le grand problème, c’est que l’arbitre qui a donné le feu vert pour la chute du cabinet Hariri en janvier dernier et qui doit trancher entre les « faucons » et les « colombes », à savoir le régime syrien, est aujourd’hui accaparé par la crise sanglante qui se déroule chez lui. D’où une incapacité, toujours selon ces analystes, à se décider sur l’option à suivre. Un cabinet de « guerre » au Liban signifierait un affront supplémentaire à la communauté internationale et au 14 Mars, à l’heure où le régime peut bien se passer de la création d’un nouveau front. Un cabinet de « colombes » le mettrait en porte-à-faux avec ses alliés proches, le Hezbollah et Michel Aoun. L’arbitre distrait par ses propres problèmes, il n’y aurait donc personne pour mettre fin aux zizanies locales à l’intérieur du 8 Mars et pour brider les ardeurs du chef du CPL, notent ces analystes. Sans compter que Damas, affaibli par ses luttes intestines, n’aurait pas intérêt à poursuivre sa guerre contre le 14 Mars et contre une partie du camp arabe, surtout au moment où le ton monte considérablement entre les pays du Golfe et l’Iran.
Des crises toutes plus graves les unes que les autres, et en cercles concentriques, donc. Un peu comme l’Enfer de Dante, somme toute.
Source: L’Orient Le Jour
S. Gemayel de Bnech’i : La rencontre de Bkerké a brisé la glace
21/04/2011

- Le député Samy Gemayel reçu par le député Sleimane Frangié à Bnech’i, en présence de cadres des Marada et des Kataëb.
Le député Samy Gemayel a été reçu hier par le député Sleimane Frangié en son domicile à Bnech’i. Les deux hommes ont discuté, selon un communiqué du courant des Marada que préside Frangié, « de dossiers relatifs aux chrétiens qui ne font pas l’objet d’un litige entre les quatre pôles qui se sont réunis à Bkerké ». À l’issue de l’entretien, M. Gemayel a déclaré que « la rencontre de Bkerké a brisé la glace ».
Il a rappelé que le parti Kataëb, dont il est le coordinateur du comité central, a tenu une première réunion avec M. Frangié il y a un an. Le député a parlé des trois étapes de réconciliation, selon lui, entre les pôles chrétiens : briser la glace et tourner la page du passé, se mettre d’accord sur des dossiers d’intérêt commun comme la lutte contre l’implantation des réfugiés palestiniens ou la vente massive de terrains, par exemple, et, enfin, discuter de questions plus stratégiques comme celles du Tribunal spécial pour le Liban ou des armes du Hezbollah. M. Gemayel a assuré que le processus était enclenché et serait poursuivi « quels que soient les obstacles ».
Les réactions à la réunion quadripartite de Bkerké se sont par ailleurs poursuivies hier. Le député Georges Adwan, du bloc des Forces libanaises (FL), a estimé dans une intervention à la radio que « la poignée de main entre Geagea et Frangié était naturelle ». Le député Georges Maalouf, également du même bloc, a vu dans cette réunion « une réalisation en soi », espérant une réconciliation totale entre les leaders.
Le député Michel Hélou, du Bloc du changement et de la réforme, a souligné que « cette réunion laissera une impression excellente aux maronites en particulier et aux Libanais en général ». Du même bloc, le député Nabil Nicolas a affirmé que cette réunion « découle du principe de la nécessité du rassemblement et de la stabilité ». Le député Nehmtallah Abi Nasr, pour sa part, trouve que la rencontre des leaders maronites est une « revendication de toute la communauté », estimant qu’elle était « un succès ».
Membre du Bloc du futur, le député Amine Wehbé a souligné que « la rencontre de Bkerké revêt une importance exceptionnelle parce qu’elle contribue à rationaliser le débat politique ».


