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Articles Tagués ‘Islam’

Présentation de l’ouvrage "L’islam et la femme" au CAPE

19 mars 2013 Poster un commentaire

A l’invitation de l’Association des Femmes Arabes de la Presse et de la Communication (AFACOM)

mardi 19 mars 2013 à 10h

Présentation de l’ouvrage

L’islam et la femme

Rappel pour en finir avec les exagérations et les clichés

par Zeina el Tibi

Journaliste – Essayiste

Présidente déléguée de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris

Parmi les facteurs d’incompréhension dont souffre l’islam, la condition de la femme occupe une place importante. C’est un sujet intarissable, souvent instrumentalisé, quasi obsessionnel.

Le prisme déformé de la représentation de la femme musulmane joue un grand rôle dans les polémiques visant à réduire l’islam à des images caricaturales nourries à la fois par des extrémismes déviants, l’ignorance de la pensée islamique et la mauvaise foi.

Mais que dit exactement l’islam au sujet de la femme ? C’est à cette question que répond cet ouvrage dans lequel l’auteur n’a d’autre prétention que celle de réfuter les exagérations et les clichés en proposant un rappel des principes généraux de l’islam.

Zeina el Tibi est présidente déléguée de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris. Chercheur et essayiste, spécialiste des questions relatives au dialogue des civilisations et des sociétés méditerranéennes. Membre d’Euro-Med Women Network du Centre Nord-Sud du Conseil de l’Europe et enseignante au sein du Master international d’études islamiques de l’Université ouverte de Catalogne à Barcelone, codirectrice et chef du bureau de Paris du magazine libanais al Ayam, elle préside l’Association des femmes arabes de la presse et de la communication à Paris.

MERCI DE CONFIRMER VOTRE PRÉSENCE

Contact Editeur (Desclée de Brouwer)
Jean-Philippe Bertrand
Tél : 01 40 46 54 30 / 06 12 56 67 15
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helena.cassa@capefrance.com

Rencontre-débat-dédicace avec Antoine Sfeir

14 mars 2013 Poster un commentaire

Prochain "19-20" de Saint-Paul

en présence d’Antoine Sfeir

rencontre-débat-dédicace

Jeudi 28 mars 2013 à 19h

à l’occasion de la parution de son dernier livre :
"L’islam contre l’islam", Editions Grasset, 17,90€

Librairie Saint-Paul : 28 rue de Châteaudun, 75009 Paris
Mo Notre-Dame-de-Lorette (ligne 12)
Renseignements : 01 45 48 33 00

Site de la Librairie Saint-Paul

Egypte : Trois mois de prison pour Adel Imam condamné pour "diffamation envers l’islam"

3 février 2012 Poster un commentaire

OLJ/Agences | 02/02/2012

Adel Imam a été condamné à trois mois de prison. Photo Reuters

Adel Imam a été condamné à trois mois de prison.

RELIGION L’acteur a souvent tourné en dérision les autorités et politiciens de toutes tendances pendant ses quarante ans de carrière.

Le plus célèbre des acteurs comiques égyptiens, Adel Imam, a été condamné à trois mois de prison pour "diffamation envers l’islam" dans plusieurs rôles qu’il a joués, à l’écran comme à la scène, a-t-on appris jeudi.

Vedette dans tout le monde arabe, Imam a souvent tourné en dérision les autorités et politiciens de toutes tendances pendant ses quarante ans de carrière.

Il a un mois pour faire appel de la condamnation prononcée mercredi soir et restera en liberté jusqu’à la fin du procès en appel.

Adel Imam a été poursuivi en justice par Asran Mansour, un avocat proche des islamistes, qui l’accuse d’avoir insulté l’islam et ses symboles, dont la barbe, rapporte le site internet du journal Al Ahram.

"Je vais faire appel de la sentence", a dit l’acteur à l’AFP." Certaines personnes cherchant la gloire m’ont intenté un procès pour certaines de mes prestations qu’elles considèrent comme insultantes pour l’islam, et cela n’est évidemment pas vrai", a ajouté Adel Imam.La star de 71 ans a affirmé que parmi les oeuvres incriminées figurent le film Al-Irhabi (Le Terroriste), dans lequel il joue le rôle d’un musulman fondamentaliste, et la pièce de théâtre Al-Zaeem (Le leader), une comédie dans laquelle il tourne en dérision les leaders autocratiques de la région.

"Tous les films ou pièces de théâtre dans lesquels j’ai joué ont été soumis à la censure. Si celle-ci les avait jugés diffamatoires, elle les aurait interdits", a dit M. Imam.

Lors d’un débat télévisé en 1998, Adel Imam avait eu une discussion très tendue avec trois islamistes des Frères musulmans, qui dominent aujourd’hui le Parlement égyptien.

Depuis 2000, il a servi comme ambassadeur de bonne volonté pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), comme beaucoup de stars du cinéma et du show-biz international, à l’instar d’Angelina Jolie.

"Durant sa riche carrière, il a mêlé humour et tristesse pour dépeindre les gens ordinaires qui sont victimes d’injustice", écrit le HCR dans une biographie de l’acteur. "Pour ces raisons, Imam est devenu un symbole pour les gens, promouvant la tolérance et les droits de l’Homme dans le monde arabe".

Adel Imam a notamment joué dans "L’Immeuble Yacoubian", adapté du roman à succès de l’écrivain Alaa Al-Aswani. Le film avait obtenu en 2006 le Grand Prix IMA (Institut du monde arabe) du long métrage, et M. Imam avait reçu le prix du meilleur acteur avec Khaled al-Saxi et Nour al-Chérif.

Des procès visant les milieux artistiques sont monnaie courante en Egypte, mais celui-ci devrait provoquer une vive émotion en raison de la personnalité d’Imam et de la récente victoire des islamistes aux élections législatives.

Le magnat des télécoms et dirigeant libéral copte Naguib Sawiris est également sous le coup d’une plainte pour insulte à l’islam pour avoir publié en juin dernier sur son compte Twitter une caricature représentant un Mickey barbu et Minnie couverte d’un voile intégral.

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« Édifions le Liban-message », propose Raï dans son message de Noël

16 décembre 2011 Poster un commentaire

16/12/2011

Le beau sapin de Bkerké, symbole d’une Église resplendissante et sans rides. Photo Émile Eid

Le beau sapin de Bkerké, symbole d’une Église resplendissante et sans rides.

Dans un message qu’il a lu à l’occasion de la fête de Noël, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a invité les Libanais à « édifier le Liban-message et à vivre leur diversité islamo-chrétienne ».

« Après des épreuves qui se sont étalées sur près de 70 ans, renouvelons notre pacte national par un nouveau pacte social, grâce auquel nous poursuivrons l’histoire de communautés qui ont décidé de vivre ensemble, d’édifier en commun une société pacifique, de surmonter les crises qui les secouent de par le contexte géopolitique où elles se trouvent. »
S’adressant ensuite aux peuples du Moyen-Orient, le patriarche leur a lancé : « Vous qui vivez au Moyen-Orient et traversez les épreuves de la guerre, des conflits et des revendications diverses (…) nous aspirons avec vous à la naissance d’un véritable printemps arabe, un printemps de paix et de stabilité reposant sur la pluralité des religions, des cultures et des ethnies ; nous aspirons aussi à l’égalité dans la citoyenneté et à la démocratie, loin du totalitarisme de la race, de la religion, de la confession ou de l’opinion. »
Sur un autre plan, le patriarche Raï a inauguré hier une nouvelle tradition en illuminant un sapin dans la cour extérieure du patriarcat.

Source : L’Orient Le Jour

Trait d’Union Islam Christianisme à prix réduit

16 décembre 2011 Poster un commentaire

Le livre TRAIT d’UNION ISLAM CHRISTIANISME,

gagnant d’un prix,
sorti il y a 2 ans et qui a peut-être été présenté à côté de chez vous au cours de sa tournée internationale,

est disponible en librairie et en ligne à un prix réduit

C’est peut-être l’idée cadeau de que vous cherchiez ?

Plus d’infos sur le site Internet.

Ils l’ont dit…

RFI : «Trait d’union islam-christianisme», est plus qu’un livre, c’est une histoire, une exposition de photos, un documentaire.

Pourquoi cet acharnement contre les chrétiens d’Orient ?

9 janvier 2011 Poster un commentaire

08/01/2011, Par Cheikh Mohammad NOKKARI

Pour expliquer les raisons de l’acharnement contre les chrétiens d’Orient, je m’écarte de la thèse classique, pourtant apparente et susceptible d’être soutenue, qui indique que ces attaques seraient téléguidés par un groupe de musulmans extrémistes. Sans jamais passer sous silence leurs actions aveugles, extrémistes et contraires aux principes tolérants de l’islam, je pointe du doigt d’autres vrais coupables à qui profitent ces crimes.

L’islam, comme les autres religions, a connu tout au long des siècles des groupes extrémistes qui sont nés puis ont disparu. Leurs agissements perceptibles et identifiables étaient limités dans le temps et dans l’espace. Mais c’est la première fois qu’on assiste à une généralisation des attaques extrêmement violentes dont les commanditaires ne peuvent qu’être dépourvus de tout humanisme, de tout respect à la vie, et de toute piété envers Dieu. La rapidité et l’efficacité avec lesquelles opèrent les exécuteurs de ces massacres, en franchissant rapidement et facilement les frontières, laissent supposer que nous sommes devant des commanditaires extrêmement puissants et bien organisés à l’échelle mondiale. Le fil conducteur, selon l’avis de plusieurs observateurs avisés, devrait être recherché dans la pensée de quelques rabbins extrémistes qui croient à la proche venue du Messie, laquelle surviendrait après une grande guerre au Moyen-Orient. Si ces idées étaient propagées uniquement à l’intérieur du cercle fermé de ces rabbins, sans vouloir influencer d’autres groupes activistes et extrémistes, les méfaits dévastateurs de telles prophéties seraient restés limités à leurs écrits. Mais ces idées ont été vite adoptées et activement soutenues par les chrétiens fondamentalistes des États-Unis très influents sur la scène politique américaine. Un de leurs porte-parole a scandé en 2002 : « Il ne peut y avoir de paix avant l’avènement du Messie » (voir l’article qui porte le même titre dans Le Monde diplomatique de septembre 2002).

Ces deux visions, presque identiques, côtoient une politique sioniste qui rêve du Grand Israël lequel, pour vivre en tant qu’État exclusivement juif, doit être entouré d’États confessionnels. Les cartes de ces États existent : il s’agit d’un ou plusieurs États sunnites, d’un État chiite, d’un État druze, d’un État alaouite. Mais ce qui reste ambigu, c’est l’existence d’un État chrétien, ou plutôt la présence des chrétiens en Orient. Question : pourquoi l’existence de ces chrétiens leur pose un problème majeur ? Préféreraient-ils les déplacer en dehors du Moyen-Orient, comme ils ont essayé de le faire plusieurs fois, ou les regrouper à l’intérieur du Liban ? Ce qui me paraît plausible, c’est qu’ils cherchent à faire de cette question des « chrétiens d’Orient » un sujet de conflit, qui dégénère avec les tensions sunnites-chiites, en guerre globale.

Ni les sunnites ni les chiites ne voient dans l’existence immémoriale et enracinée de leurs frères chrétiens en Orient une menace qui pèse sur eux. Au contraire, le multiconfessionnalisme est un produit de l’islam et son respect passe par le respect même du Coran qui en fonde ses principes intangibles. Tel n’est pas le cas de l’exclusivisme judaïque qui donne son caractère juif à l’État d’Israël (voir le livre de Georges Corm : Introduction à l’étude des sociétés confessionnelles, et le livre d’Edmond Rabbath : La formation historique du Liban politique et constitutionnel).

La guerre d’Irak, les massacres des chrétiens irakiens (on parle des milliers de missionnaires sionistes qui opèrent actuellement en Irak), les troubles confessionnels en Égypte entre musulmans et coptes, la division du Soudan en Nord et Sud, les illusions d’une crainte arabe face à une hégémonie perse, les préparatifs de déclenchement à tout moment d’une guerre sunnites-chiites, sont tous orchestrés par les mêmes chefs.

Lire la suite…

Manifestation pacifique en soutien aux coptes martyrisés

5 janvier 2011 1 commentaire

Chers frères et chères sœurs en Christ,

En soutien aux coptes d’Égypte et aux chrétiens d’Orient, une manifestation pacifique aura lieu :

vendredi 7 janvier 2011 de 15 à 18h

sur le parvis de la Cathédrale Notre Dame de Paris

Que nous soyons Égyptiens, Irakiens, Libanais, Jordaniens, Palestiniens, de religion chrétienne ou musulmane, nous unissons nos voix pour dénoncer la situation dramatique qui ne fait qu’empirer depuis des années.

Cris de désespoir !
Cris de douleur !
Cris d’injustice !
Cris d’intolérance !
Cris de soumission !

Si ces crimes sont commis sous le nom d’une religion, par définition ces actes se contredisent d’eux-mêmes : le mot religion vient du latin religare, qui signifie relier ou lier (à Dieu). Comment Dieu demanderait-il que nous nous entretuions ? Peu importe notre religion, le but ultime est le même pour tous !

Voici le lien de l’événement sur facebook :

À diffuser largement...

Merci de votre solidarité.

Les chrétiens du Liban se sentent menacés

4 janvier 2011 Poster un commentaire

Par Sibylle RIZK. 03/01/2011 | Mise à jour : 22:42

Des Libanais allument des bougies à Beyrouth, le 2 novembre dernier, en hommage aux chrétiens irakiens victimes de l'attentat du 31 octobre dans une église catholique de Bagdad.

Des Libanais allument des bougies à Beyrouth, le 2 novembre dernier, en hommage aux chrétiens irakiens victimes de l'attentat du 31 octobre dans une église catholique de Bagdad.

Ils se considèrent en perte de vitesse sur le plan politique et économique au profit des deux principales communautés musulmanes, les sunnites et les chiites.

L’attentat dont ont été victimes les coptes d’Alexandrie résonne douloureusement au Liban, où la communauté chrétienne partage le sentiment d’être menacée à long terme, même si le danger n’y prend pas des formes violentes. La litanie des mauvaises nouvelles concernant leurs coreligionnaires d’Orient -l’exode des chrétiens d’Irak, notamment- exacerbe le sentiment d’insécurité des Libanais maronites, orthodoxes, melkites, syriaques, latins… Au point qu’un ministre a présenté la semaine dernière un projet de loi visant à interdire pendant quinze ans toute vente immobilière entre chrétiens et musulmans.

En filigrane de l’initiative du ministre du Travail, Boutros Harb, apparaît la volonté de contrer la politique d’expansion territoriale de la communauté chiite, emmenée par le Hezbollah, qui se traduit par des «achats massifs dans des zones stratégiques», explique-t-on dans son entourage. Cette nouvelle vague d’appropriations accompagne un autre mouvement d’investissements immobiliers réalisés par des Arabes du Golfe dans les montagnes libanaises, qui a conduit le législateur à imposer des quotas en la matière. Le patriarcat maronite avait déjà alerté dans un rapport dénonçant le contournement de la loi et le dépassement de ces quotas.

Logique de ghettoïsation

Le projet de loi sur l’interdiction des transactions immobilières interreligieuses a suscité de très vives réactions sur l’échiquier politique libanais, les uns le qualifiant de «folie», les autres le jugeant «anticonstitutionnel», certains dénonçant la logique de «ghettoïsation» dans laquelle s’enfermeraient les chrétiens.

Parmi les chrétiens eux-mêmes, beaucoup estiment qu’il a le «mérite d’ouvrir enfin de débat». «Il faut que les musulmans modérés comprennent que la défense des chrétiens au Liban est leur meilleure protection et inversement. Or les chrétiens du Liban n’ont pas les moyens aujourd’hui de faire face à la double pression, démographique et financière, dont ils sont l’objet, c’est pourquoi ils vendent», estime un membre de la Ligue maronite, sous couvert d’anonymat. La mixité de la société libanaise, est, poursuit-il, la seule garantie de préserver «le caractère libéral du Liban auquel nous tenons tous».

Les chrétiens du Liban font figure d’exception dans un Moyen-Orient où l’islam est majoritaire. Bien qu’ils ne soient pas les plus nombreux en valeur absolue, leur poids au sein de la population totale de leur pays est de loin la plus élevée. Elle est estimée à 34% aujourd’hui, contre moins de 10% en Égypte ou en Syrie. Ce chiffre est cependant en baisse depuis la création du «Grand Liban», en 1920, par les forces mandataires françaises. Au-delà de ce recul démographique, les chrétiens se considèrent en perte de vitesse sur le plan politique et économique au profit des deux principales communautés musulmanes, les sunnites et les chiites. Un exemple parmi d’autres: si la présidence de la République reste réservée à un chrétien maronite, les pouvoirs du chef de l’État ont été nettement amoindris dans l’accord de Taëf qui a mis fin à la guerre de 1975-1990.

Source: Le Figaro.

En Égypte, la peur des tensions confessionnelles

3 janvier 2011 Poster un commentaire

03/01/2011

Des chrétiennes égyptiennes touchent une représentation du Christ maculée de sang à l’intérieur de l’église des Saints à Alexandrie visée par un attentat dans la nuit de vendredi à samedi. Amr Abdallah Dalsh/Reuters

Des chrétiennes égyptiennes touchent une représentation du Christ maculée de sang à l’intérieur de l’église des Saints à Alexandrie visée par un attentat dans la nuit de vendredi à samedi. Amr Abdallah Dalsh/Reuters

Terrorisme Après l’attentat meurtrier perpétré à Alexandrie, la nuit de la Saint-Sylvestre, devant l’église copte des Saints, l’émotion était toujours vive hier en Égypte où l’on redoute une exacerbation des tensions confessionnelles. Cet acte terroriste a été vivement stigmatisé au Liban.

L’Égypte redoutait hier une aggravation des tensions confessionnelles après l’attentat qui a fait 21 morts devant l’église copte des Saints d’Alexandrie. Craignant que ce massacre commis dans la nuit du Nouvel An ne provoque des tensions de plus en plus graves, la presse égyptienne de tous bords exhortait chrétiens et musulmans à faire bloc. « Quelqu’un veut faire exploser ce pays (…). Nous devons nous rendre compte qu’il y a un complot » visant à provoquer « une guerre civile religieuse » en Égypte, affirme le quotidien progouvernemental Rose el-Youssef, en appelant les Égyptiens à « ne pas donner au terrorisme une arme supplémentaire », celle de la division. Pour le quotidien indépendant al-Chourouq, « personne ne peut blâmer les frères chrétiens s’ils ressentent colère et dégoût » après cet attentat. Mais ce qui serait « plus dangereux que ce massacre, c’est que les frères chrétiens s’engluent dans les sentiments de colère et de frustration et que leur isolement augmente. Là, les instigateurs du crime auraient réalisé leur vrai objectif », estime le quotidien. « Si le plan marche comme prévu, les opérations criminelles contre des objectifs et des lieux de culte coptes augmenteraient, les Coptes (…) se heurteraient à leurs voisins musulmans, et nous commencerions à nous noyer dans un marécage semblable à ce qui s’est passé au Liban en avril 1975 », craint-il, en référence à la guerre civile libanaise.

La stratégie du pouvoir de traiter cet attentat avant tout comme une affaire sécuritaire, visant les Égyptiens quelle que soit leur confession, fait aussi l’objet de critiques de la part de la presse. « Il ne sera possible de contenir l’impact de cet acte criminel (…) qu’en y faisant face de manière franche et courageuse, en ne se mettant pas la tête dans le sable » face aux tensions interconfessionnelles, écrit al-Masri al-Yom. « Certains évoquent la probabilité de mains étrangères derrière ce crime. Nous croyons que si le tissu national était suffisamment solide, aucune partie étrangère n’aurait réussi à le transpercer et y mettre le feu », ajoute-t-il, estimant que la seule solution est un « dialogue social sérieux autour de ce dossier sensible ».

Les autorités religieuses mettaient également en garde contre une tentative de diviser le pays. Le patriarche copte orthodoxe Chenouda III a dénoncé un acte « terroriste » et « lâche » « visant à déstabiliser le pays ». Al-Azhar, la grande institution de l’islam sunnite basée au Caire, a estimé que l’attentat visait « l’unité nationale égyptienne » et appelé chrétiens et musulmans au calme. Le responsable sunnite a aussi annoncé la création d’un comité conjoint avec l’Église copte pour comprendre les raisons des tensions entre les deux communautés et tenter de les résoudre. Ce comité devrait tenir sa première réunion dans deux semaines. La confrérie islamiste des Frères musulmans, première force d’opposition en Égypte, a également évoqué des « complots » visant à diviser chrétiens et musulmans d’Égypte.

L’attentat contre l’église des Saints a été commis vers minuit et demi dans la nuit de vendredi à samedi alors que les fidèles commençaient à sortir d’une messe. Le ministère de l’Intérieur a écarté la thèse d’une voiture piégée, initialement privilégiée, pour assurer désormais que l’attentat a été « probablement » provoqué par un kamikaze porteur d’explosifs de fabrication locale, mais commandité par « des éléments extérieurs ». Le président Hosni Moubarak a lui-même mis en cause samedi des « mains étrangères » derrière ce massacre.

Bien que l’attaque n’ait pas été revendiquée, la piste d’el-Qaëda est évoquée à mots couverts par les autorités, qui rappellent qu’une organisation irakienne issue de cette mouvance a proféré il y a deux mois des menaces précises contre les chrétiens d’Égypte. Ce groupe irakien, qui avait revendiqué l’attentat du 31 octobre contre une cathédrale de Bagdad, accuse les chrétiens d’Égypte « d’emprisonner » deux femmes de prêtres coptes orthodoxes qui se seraient converties à l’islam.

En soirée, une source sécuritaire égyptienne a indiqué à Reuters que sept personnes sont détenues dans le cadre de l’enquête. Dix autres ont, en revanche, été remises en liberté. Selon une autre source, les interrogatoires se succèdent et « un certain nombre » de suspects ont été brièvement interpellés avant d’être, pour la plupart, remis en liberté après interrogatoire.

Source: L’Orient Le Jour

Message final du synode : Sans conversion à l’Évangile, pas de communion ni de témoignage

25 octobre 2010 Poster un commentaire
25/10/2010
Communauté - Après avoir publié son message, samedi, l’assemblée spéciale du synode sur les Églises catholiques d’Orient a conclu hier ses travaux par une messe solennelle en la basilique Saint-Pierre de Rome dans laquelle le pape a parlé de « la paix possible » au Moyen-Orient.

Le message final du synode à l’Église et au monde a été présenté à la presse, samedi, par le rapporteur général du synode, Antonios Naguib, patriarche d’Alexandrie des coptes (Égypte).
Le Premier ministre a réagi à ce message en affirmant :
«  L’appel du Vatican est une initiative positive et constructive (…). Réagir positivement aux résultats du synode est du devoir de chaque Arabe et de chaque musulman. »
Samedi, le synode avait rendu public son message final et voté une quarantaine de propositions qui seront transmises au pape, et insérées dans une Exhortation postsynodale.
Les « spirituels » et les « pragmatiques » y trouveront tous deux leurs comptes. Le message final du synode sur les Églises catholiques du Moyen-Orient, rendu public samedi, a fait la synthèse de deux semaines de réflexion en allant droit au but et sans rien laisser dans l’ombre. Le message identifie, après le défi de la conversion et de la communion des Églises, le « deuxième défi » qui « vient de l’extérieur, des conditions politiques et de sécurité dans nos pays ainsi que du pluralisme religieux ».
Sans conversion, pas de communion ni de témoignage : les pères synodaux ont commencé par faire leur « mea culpa », en appellant à la conversion des Églises pour qu’elles puissent être capables de relever les deux grands défis, ad intra, du renouveau et de la communion entre catholiques et entre chrétiens, et ad extra, celui de la paix et de la sécurité, et du témoignage.
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