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Benoît XVI au Liban en septembre ?

7 février 2012 Laisser un commentaire

OLJ/Agences | 07/02/2012

Benoit XVI ne s'est pas encore rendu au Liban. Tony Gentile/Reuters

Benoit XVI ne s'est pas encore rendu au Liban.

RELIGION Lors de sa visite, le pape devrait remettre “l’exhortation synodale” aux évêques de la région du Moyen Orient.

Le pape Benoît XVI se rendra en septembre au Liban pour remettre “l’exhortation synodale” aux évêques de la région du Moyen Orient, a indiqué mardi Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, cité par l’agence catholique italienne Sir.

“Il est prévu que Benoît XVI remette l’exhortation apostolique du synode pour le Moyen Orient, qui s’est tenu en octobre 2010, en septembre au Liban”, a déclaré le patriarche, qui s’exprimait dans une église de Jérusalem, selon l’agence Sir. “L’exhortation apostolique” contient les conclusions et les recommandations qui ont été rédigées durant le synode, à toutes les Eglises locales de la région.

Depuis ce synode, la situation des chrétiens d’Orient est devenue encore plus délicate, beaucoup se sentant poussés à émigrer en raison des menaces de mouvements islamistes anti-chrétiens, mais aussi de difficultés économiques.

Ce voyage, s’il se confirme, sera le premier de Benoît XVI au Liban et le second dans la région, après le voyage historique qu’il avait effectué en mai 2009 en Jordanie, en Israël et dans les Territoires occupés. Il devrait être assez court, le pape restant seulement une nuit sur place.

Le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a indiqué mardi qu’un tel voyage est bien “à l’”étude”, mais il n’y a pas “encore de communication officielle” sur les dates et le déroulement.

Evoquant des “menaces”, Lara Fabian annule des concerts au Liban

20 janvier 2012 Laisser un commentaire
Avant Lara Fabian (ici sur une photo datant de 2009, Gad Elmaleh avait renoncé à se produire au Liban. Lionel Bonanventure/AFP

Avant Lara Fabian (ici sur une photo datant de 2009, Gad Elmaleh avait renoncé à se produire au Liban. Lionel Bonanventure/AFP

Le groupe Campagne pour boycotter les supporters d’Israël au Liban dénonce l’implication de la chanteuse dans le sionisme.

La chanteuse belge Lara Fabian a annulé deux concerts au Liban à la suite d’une campagne de militants locaux l’accusant d’être pro-israélienne.

Dans un message sur sa page officielle sur Facebook, la chanteuse a indiqué qu’elle avait annulé les concerts au Liban, dont un prévu le jour de la Saint-Valentin, en raison de “menaces”. ”Je ne chanterai pas sous les menaces dont je suis victime… Je ne marche pas avec la haine… Je marche avec la tolérance, la générosité et la vérité”, peut-on lire sur sa page. ”Ceux qui n’ont pas compris ça et qui ne souhaitent pas ma venue dans votre beau pays où j’ai déjà eu la chance de venir chanter n’ont pas à s’inquiéter…”, indique-t-elle encore.

Le groupe Campagne pour boycotter les supporters d’Israël au Liban réclamait de longue date l’annulation des concerts de la chanteuse, prévus les 14 et 15 février au Casino du Liban. ”Nous avons fait des recherches et vérifié quelques faits”, a indiqué vendredi à l’AFP Samah Idriss, directeur de cette campagne. ”Elle a déjà fait tant de choses prouvant qu’elle est impliquée dans le sionisme et qu’elle soutient Israël”, a-t-il ajouté.

Lara Fabian, 42 ans, a chanté en hébreu et fait un duo avec un chanteur israélien en 2008 à Paris lors d’un concert marquant le 60e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël. La chanteuse, qui s’est déjà produite au Liban, a également fait des concerts à Tel-Aviv.

Hier, le PSNS a joint sa voix à la campagne contre Lara Fabian. Cette action est “d’inspiration nationale” et représente “une forme de résistance anti-israélienne”, pouvait-on lire dans un communiqué du parti. Autoriser la chanteuse à chanter au Liban va clairement à l’encontre des lois de boycottage d’Israël, a ajouté le parti prosyrien.

En 2009, l’humoriste et comédien franco-marocain Gad Elmaleh avait dû annuler une tournée à la suite d’allégations selon lesquelles il aurait servi dans l’armée israélienne. En juillet 2001, c’est Patrick Bruel qui avait annulé un concert à l’hippodrome de Beyrouth. Le chanteur français avait déclaré à la société organisatrice de l’événément avoir reçu des menaces et, en conséquence, avait décidé de ne pas venir au Liban.

Le groupe rock alternatif Placebo avait également été au cœur d’une polémique en juin 2010. Différentes associations libanaises avaient appelé à son boycott, alors que le groupe du Britannique Brian Molko s’était produit en Israël quelques jours après l’assaut meurtrier contre la flottille turque chargée d’aide pour Gaza.

“Le groupe doit choisir entre se produire au Liban ou dans un État qui viole les droits”, avait affirmé Samah Idriss au nom des cinq organisations signataires d’une pétition en faveur du boycottage. “Vous n’êtes pas les bienvenus au Liban”, avait-il ajouté à l’adresse du groupe lors d’une conférence de presse en présence notamment de représentants de la “Campagne de boycottage des supporteurs d’Israël au Liban”, la “Campagne pour le boycottage et le retrait des investissements d’Israël” et la “Campagne libanaise pour le boycottage du sionisme”.

Le ministre de la Culture de l’époque, Salim Wardy, avait condamné la campagne et la violence morale l’accompagnant.

Placebo s’était finalement produit à Beyrouth et avait fait salle comble.

Le Liban et Israël demeurent techniquement en état de guerre.

Sources : OLJ/Agences

Proche-Orient : ce que peut le cinéma

24 novembre 2011 Laisser un commentaire

Proche-Orient : ce que peut le cinéma présente la 5e édition de son festival à Paris du 30 novembre au 13 décembre 2011, au cinéma Les 3 Luxembourg: 67 rue Monsieur Le Prince, Paris 6ème.

Chaque journée sera consacrée à un sujet:

  • soit un pays: Irak et Kurdistan, Syrie et Liban, Israël, Palestine
  • soit un thème : le Printemps Arabe, les femmes, étrangers dans leur propre pays…

Programme intégral téléchargeable ici.

Plus d’info sur www.quepeutlecinema.com

Programme des débats et des intervenants ci-dessous: Lire la suite…

Le Hezbollah se prépare à la guerre, selon un think tank français

06/06/2011

Analyse En cas d’un déclenchement des hostilités entre l’Iran et l’Occident, le Hezbollah aurait pour mission de frapper Israël au cœur pour attirer l’État hébreu dans une guerre au Liban où le pouvoir volerait en éclats.

Depuis des années, Téhéran se prépare à mener une guerre totale contre les États-Unis et Israël. En effet, les dirigeants iraniens se sentent littéralement « encerclés » par les Américains et leurs alliés « sionistes ». Ils craignent une frappe préventive de leurs installations nucléaires destinée à stopper l’effort militaire qui devrait les doter à terme de l’arme atomique, écrit Alain Rodier pour le Centre français de recherche sur le renseignement.

Si les plans des stratèges prévoient que les affrontements principaux auront lieu au Proche-Orient, Téhéran envisage également de mener des opérations offensives partout où cela est possible. Pour cela, le Hezbollah jouerait un rôle central. En effet, bras armé des services secrets iraniens, le Hezbollah a profondément renforcé ses réseaux au Liban et à l’étranger pour être capable de déclencher à la demande des opérations meurtrières contre les États-Unis et contre l’État hébreu et leurs intérêts situés outre-mer.

Si le Hezbollah est dirigé par le Majlis al-Choura al-Qarar, un conseil consultatif exécutif présidé par le secrétaire général Hassan Nasrallah, le chef opérationnel pour les opérations extérieures serait Talal Hussein Hamiyé. Ce dernier a remplacé à ce poste Imad Moghniyé, qui a péri lors de l’explosion de sa voiture survenue à Damas le 12 février 2008. Cet assassinat ciblé est attribué au Mossad. Son principal adjoint serait Ahmad el-Fayed, un ancien détenu des prisons jordaniennes, qui avait été incarcéré en 2001 pour avoir tenté de tirer des roquettes sur Israël. Deux des plus importants artificiers du mouvement seraient Ali Najemeddine, impliqué dans une tentative d’attentat avortée en 2008 contre l’ambassade israélienne à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, et Malek Obeid. La couverture de ce dernier serait une échoppe de réparation d’appareils de climatisation à Beyrouth.

La branche sud-américaine du Hezbollah serait également en pleine restructuration. Le Libano-Brésilien Naïm Khreiss, qui serait officiellement vendeur de téléphones portables au Liban, jouerait en fait un rôle de premier plan pour recruter de nouveaux membres inconnus des services de sécurité israéliens. En effet, l’identité de la plupart des 10 000 combattants (3 000 d’active et 7 000 réservistes) est connue du Mossad, leur moyenne d’âge tournant autour de 30-35 ans. Il faut donc augmenter et rajeunir les ressources humaines. Après une formation effectuée dans la plaine de la Békaa, en Syrie ou en Iran sous la supervision de la force al-Qods des pasdaran, ces activistes seraient envoyés en Amérique latine comme travailleurs étrangers où ils seraient embauchés, particulièrement dans l’industrie pétrochimique.

Depuis des décennies, le Hezbollah est présent en Amérique latine, en particulier à Ciudad del Este, dans la région des trois frontières située entre le Brésil, le Paraguay et l’Argentine. C’est de là qu’auraient été organisés les attentats de Buenos Aires, dirigés contre l’ambassade d’Israël en mars 1992 (29 tués, 242 blessés), et contre le centre communautaire juif (AMIA), en juillet 1994 (84 tués, 230 blessés).

Toutefois, le Hezbollah aurait considérablement augmenté son influence dans d’autres États, dont le Venezuela, le Chili et le Mexique.

Son implication dans le trafic de cocaïne aurait été intensifiée de manière à apporter des subsides supplémentaires au mouvement. En effet, l’Iran traverse actuellement une crise économique majeure due notamment aux sanctions internationales qui sont la conséquence des doutes pesant sur son programme nucléaire « civil ». Téhéran ne peut donc fournir toute l’aide financière nécessaire à la montée en puissance du parti de Dieu. En conséquence, ce dernier est obligé de s’autofinancer, ce qu’il fait en se livrant à de nombreuses activités illégales dont le trafic de drogue. Il profite de l’importante diaspora libanaise établie de par le monde pour monter des réseaux. C’est ainsi que le Hezbollah se fournit en cocaïne en Amérique latine, assure son transport via l’Afrique de l’Ouest avant de livrer la marchandise en Europe. L’argent sale serait blanchi dans des organismes financiers établis dans les Émirats arabes unis et au Liban même.

Au Sud-Liban, le Hezbollah aurait acquis de nouveaux terrains pour y construire discrètement des fortifications enterrées dans les régions de Hammadiyé et de Rachaya el-Foukhar. Les unités du mouvement implantées dans la zone ont considérablement renforcé leurs dotations en armement, en particulier avec des missiles d’origine iranienne capables de frapper Israël dans la profondeur.

Le grand ordonnateur de ce trafic serait le responsable iranien de la force al-Qods au Liban, Mohammad Reza Zahedi alias Hassan Madhavi, en poste au sein de l’ambassade d’Iran à Beyrouth. Toutefois, le Hezbollah ne posséderait aujourd’hui « que » 15 000 missiles et roquettes de longue portée, dont les plus modernes seraient les Fateh 110. C’est tout de même quatre fois plus que lors du conflit de 2006.

En cas d’un déclenchement des hostilités, le Hezbollah aurait pour mission de frapper Israël au cœur pour attirer l’État hébreu dans une guerre au Liban où le pouvoir volerait en éclats.

Ailleurs dans le monde, les cellules clandestines du mouvement devraient déclencher des opérations terroristes et de manipulation de foule via des actions qui relèvent de la guerre psychologique. Pour ce faire, un citoyen turc, Mehmet Taher Oglu, aurait été chargé de recruter de nouveaux activistes hors de la communauté libanaise. En effet, certaines de ces nouvelles recrues jouent un rôle important tout en n’étant pas identifiées par les services de sécurité comme des agents travaillant pour l’Iran, via Hezbollah interposé. Quelques-uns de ces agents auraient infiltré les « flottilles pour la paix » qui tentent de rallier Gaza sous couvert d’aide humanitaire.

En cas de conflit contre Israël, le Hezbollah ne serait pas le seul mouvement à déclencher les hostilités : le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont vu leurs capacités opérationnelles augmenter dans le même but. L’objectif de Téhéran consiste à obliger Israël à disperser ses efforts de guerre au nord et au sud du pays.

Le Yémen, le Bahreïn et même l’Arabie saoudite connaîtraient un regain de violences inégalé lancées par les mouvements d’opposition chiites pénétrés par la force al-Qods.

Face à cette menace d’importance, Israël ne reste pas inactif. On ne compte plus les cargaisons d’armes destinées au Hezbollah ou au Hamas qui ont été interceptées, les assassinats ciblés, les enlèvements de responsables adverses importants et les attaques informatiques via les virus Stuxnet et Stars.

La « révolution arabe » est une source supplémentaire d’incertitude qui est considérée avec anxiété par les dirigeants des deux bords. L’Iran est déjà intervenu discrètement – via la force al-Qods – pour aider son allié syrien à réprimer l’insurrection, pour appuyer la révolte de la majorité chiite à Bahreïn et pour influencer la révolution égyptienne, via des activistes du Hezbollah. L’avenir est plus imprévisible que jamais, mais l’affrontement sanglant paraît être inéluctable à terme.

Source: L’Orient Le Jour

06/06/2011
Analyse En cas d’un déclenchement des hostilités entre l’Iran et l’Occident, le Hezbollah aurait pour mission de frapper Israël au cœur pour attirer l’État hébreu dans une guerre au Liban où le pouvoir volerait en éclats.

Depuis des années, Téhéran se prépare à mener une guerre totale contre les États-Unis et Israël. En effet, les dirigeants iraniens se sentent littéralement « encerclés » par les Américains et leurs alliés « sionistes ». Ils craignent une frappe préventive de leurs installations nucléaires destinée à stopper l’effort militaire qui devrait les doter à terme de l’arme atomique, écrit Alain Rodier pour le Centre français de recherche sur le renseignement.
Si les plans des stratèges prévoient que les affrontements principaux auront lieu au Proche-Orient, Téhéran envisage également de mener des opérations offensives partout où cela est possible. Pour cela, le Hezbollah jouerait un rôle central. En effet, bras armé des services secrets iraniens, le Hezbollah a profondément renforcé ses réseaux au Liban et à l’étranger pour être capable de déclencher à la demande des opérations meurtrières contre les États-Unis et contre l’État hébreu et leurs intérêts situés outre-mer.
Si le Hezbollah est dirigé par le Majlis al-Choura al-Qarar, un conseil consultatif exécutif présidé par le secrétaire général Hassan Nasrallah, le chef opérationnel pour les opérations extérieures serait Talal Hussein Hamiyé. Ce dernier a remplacé à ce poste Imad Moghniyé, qui a péri lors de l’explosion de sa voiture survenue à Damas le 12 février 2008. Cet assassinat ciblé est attribué au Mossad. Son principal adjoint serait Ahmad el-Fayed, un ancien détenu des prisons jordaniennes, qui avait été incarcéré en 2001 pour avoir tenté de tirer des roquettes sur Israël. Deux des plus importants artificiers du mouvement seraient Ali Najemeddine, impliqué dans une tentative d’attentat avortée en 2008 contre l’ambassade israélienne à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, et Malek Obeid. La couverture de ce dernier serait une échoppe de réparation d’appareils de climatisation à Beyrouth.
La branche sud-américaine du Hezbollah serait également en pleine restructuration. Le Libano-Brésilien Naïm Khreiss, qui serait officiellement vendeur de téléphones portables au Liban, jouerait en fait un rôle de premier plan pour recruter de nouveaux membres inconnus des services de sécurité israéliens. En effet, l’identité de la plupart des 10 000 combattants (3 000 d’active et 7 000 réservistes) est connue du Mossad, leur moyenne d’âge tournant autour de 30-35 ans. Il faut donc augmenter et rajeunir les ressources humaines. Après une formation effectuée dans la plaine de la Békaa, en Syrie ou en Iran sous la supervision de la force al-Qods des pasdaran, ces activistes seraient envoyés en Amérique latine comme travailleurs étrangers où ils seraient embauchés, particulièrement dans l’industrie pétrochimique.
Depuis des décennies, le Hezbollah est présent en Amérique latine, en particulier à Ciudad del Este, dans la région des trois frontières située entre le Brésil, le Paraguay et l’Argentine. C’est de là qu’auraient été organisés les attentats de Buenos Aires, dirigés contre l’ambassade d’Israël en mars 1992 (29 tués, 242 blessés), et contre le centre communautaire juif (AMIA), en juillet 1994 (84 tués, 230 blessés).
Toutefois, le Hezbollah aurait considérablement augmenté son influence dans d’autres États, dont le Venezuela, le Chili et le Mexique.
Son implication dans le trafic de cocaïne aurait été intensifiée de manière à apporter des subsides supplémentaires au mouvement. En effet, l’Iran traverse actuellement une crise économique majeure due notamment aux sanctions internationales qui sont la conséquence des doutes pesant sur son programme nucléaire « civil ». Téhéran ne peut donc fournir toute l’aide financière nécessaire à la montée en puissance du parti de Dieu. En conséquence, ce dernier est obligé de s’autofinancer, ce qu’il fait en se livrant à de nombreuses activités illégales dont le trafic de drogue. Il profite de l’importante diaspora libanaise établie de par le monde pour monter des réseaux. C’est ainsi que le Hezbollah se fournit en cocaïne en Amérique latine, assure son transport via l’Afrique de l’Ouest avant de livrer la marchandise en Europe. L’argent sale serait blanchi dans des organismes financiers établis dans les Émirats arabes unis et au Liban même.
Au Sud-Liban, le Hezbollah aurait acquis de nouveaux terrains pour y construire discrètement des fortifications enterrées dans les régions de Hammadiyé et de Rachaya el-Foukhar. Les unités du mouvement implantées dans la zone ont considérablement renforcé leurs dotations en armement, en particulier avec des missiles d’origine iranienne capables de frapper Israël dans la profondeur.
Le grand ordonnateur de ce trafic serait le responsable iranien de la force al-Qods au Liban, Mohammad Reza Zahedi alias Hassan Madhavi, en poste au sein de l’ambassade d’Iran à Beyrouth. Toutefois, le Hezbollah ne posséderait aujourd’hui « que » 15 000 missiles et roquettes de longue portée, dont les plus modernes seraient les Fateh 110. C’est tout de même quatre fois plus que lors du conflit de 2006.
En cas d’un déclenchement des hostilités, le Hezbollah aurait pour mission de frapper Israël au cœur pour attirer l’État hébreu dans une guerre au Liban où le pouvoir volerait en éclats.
Ailleurs dans le monde, les cellules clandestines du mouvement devraient déclencher des opérations terroristes et de manipulation de foule via des actions qui relèvent de la guerre psychologique. Pour ce faire, un citoyen turc, Mehmet Taher Oglu, aurait été chargé de recruter de nouveaux activistes hors de la communauté libanaise. En effet, certaines de ces nouvelles recrues jouent un rôle important tout en n’étant pas identifiées par les services de sécurité comme des agents travaillant pour l’Iran, via Hezbollah interposé. Quelques-uns de ces agents auraient infiltré les « flottilles pour la paix » qui tentent de rallier Gaza sous couvert d’aide humanitaire.
En cas de conflit contre Israël, le Hezbollah ne serait pas le seul mouvement à déclencher les hostilités : le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont vu leurs capacités opérationnelles augmenter dans le même but. L’objectif de Téhéran consiste à obliger Israël à disperser ses efforts de guerre au nord et au sud du pays.
Le Yémen, le Bahreïn et même l’Arabie saoudite connaîtraient un regain de violences inégalé lancées par les mouvements d’opposition chiites pénétrés par la force al-Qods.
Face à cette menace d’importance, Israël ne reste pas inactif. On ne compte plus les cargaisons d’armes destinées au Hezbollah ou au Hamas qui ont été interceptées, les assassinats ciblés, les enlèvements de responsables adverses importants et les attaques informatiques via les virus Stuxnet et Stars.
La « révolution arabe » est une source supplémentaire d’incertitude qui est considérée avec anxiété par les dirigeants des deux bords. L’Iran est déjà intervenu discrètement – via la force al-Qods – pour aider son allié syrien à réprimer l’insurrection, pour appuyer la révolte de la majorité chiite à Bahreïn et pour influencer la révolution égyptienne, via des activistes du Hezbollah. L’avenir est plus imprévisible que jamais, mais l’affrontement sanglant paraît être inéluctable à terme.
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La violence significative

19/05/2011 – Par Bahjat RIZK

Le lundi 16 mai, L’Orient-Le Jour titrait : « Violences inédites pour le souvenir de la nakba », puis, un peu plus bas : « Le régime d’Assad s’acharne sur Tall Kalakh » et, au-dessous : « L’arrestation de Dominique Strauss-Kahn crée une onde de choc dans le monde. » Les trois faits d’une extrême violence ayant eu lieu la veille, le même jour du 15 mai, dans deux espaces de la planète (deux en Orient et un en Occident).

Certes, les nouvelles par la suite ont insisté, selon l’endroit où on se trouve, soit sur les deux premiers événements, soit sur le troisième, avec des éditions spéciales, des reportages, des envoyés spéciaux et un suivi minute par minute de l’évolution hallucinante de la situation. Les deux premiers mettant en cause des armées (israélienne et syrienne) tirant sur des civils presque à bout portant, la troisième situation mettant en scène l’un des hommes les plus puissants du monde, patron du FMI, partenaire essentiel pour résoudre les crises monétaires mondiales récurrentes et époux d’une star des médias français des années 90, candidat probable et favori à l’élection présidentielle en France, l’année prochaine, qui se retrouve accusé, à la suite d’un égarement incontrôlé et irrationnel, d’agression sexuelle contre une humble femme de ménage ghanéenne, mère célibataire de 32 ans, et dans le rôle d’un prévenu de justice conduit menotté et humilié durant de longues heures devant la police américaine, les juges américains et la presse du monde entier.

Il est à relever toutefois que, quelle que soit la gravité des trois événements qui touchent un occupant abusif (Israël), un pouvoir despotique (le régime syrien) et une autorité internationale politique et économique, ils ne sont relayés que par la presse qui les sélectionne à destination du public, susceptible de s’y identifier. Ainsi, le monde occidental dans son ensemble s’est plus ému de la tragédie du roi sexagénaire nu, négligeant la tragédie d’un peuple chassé de sa terre. Quant au monde oriental, il a presque passé sous silence le fait divers, mettant en avant la souffrance transgénérationnelle d’un viol de plus de six décennies de la terre d’un peuple. Il est à relever que le terme arabe est « viol de la Palestine » (Ightissab Falastine). D’un côté, le viol d’une terre (et d’une population) qui remonte à soixante-trois ans et, de l’autre, la tentative de viol par un homme de soixante-trois ans, au faîte de sa gloire, d’une modeste employée d’hôtel.

Dans les deux cas, il s’agit d’une violence physique et psychologique inouïe car c’est tout un système de valeurs qui est remis en question et des populations entières qui en sont affectées.

Les images d’un jeune de vingt ans arraché à la vie (dix jeunes victimes à la frontière libano-israélienne) et celle de jeunes, matraqués en Syrie,ou encore celle qu’on devine d’un homme agressant une femme sans défense, qui sera conduit menotté devant la planète entière, pour être livré à l’opprobre et au dénigrement, nous introduisent dans les mystères cruels et tragiques de situations inhumaines ou trop humaines, presque mythologiques.

Certes, il est regrettable que l’Orient n’ait pas mis en avant le cas Strauss-Kahn car il aurait évalué l’interdit absolu que représente pour l’Occident l’agression sexuelle d’une femme. Il est regrettable aussi que l’Occident n’ait pas plus prêté attention à cette effroyable tragédie traumatisante de la Palestine qui ressurgit, après plus de soixante ans. Les deux événements violents ont eu lieu le même jour, mais chacun s’est centré sur ses propres préoccupations et priorités. L’Orient continue à revivre le viol de sa terre et l’Occident le viol d’une de ses valeurs absolues (intégrité féminine physique et psychologique).

La presse du monde entier s’est déchaînée et chaque culture a produit, à travers ses symboles et ses codes, la manière qu’elle a de gérer ses traumatismes et sa violence sociétale.

Source: L’Orient Le Jour

YouTube va rémunérer les artistes israéliens

11 janvier 2011 Laisser un commentaire

Conformément à un accord de coopération signé entre ACUM et Google, les artistes israéliens recevront des redevances en fonction du nombre de visionnages de leurs vidéos sur YouTube.

Ka-Ching! Voilà le son que chaque utilisateur enverra à l’artiste israélien dont il regarde les vidéos sur le site internet de partage YouTube. Google (propriétaire de YouTube depuis 2006) a signé avec la Israeli Copyright Corporation un accord concernant les artistes israéliens. Ces derniers recevront des redevances pour leurs créations regardées et téléchargées sur YouTube.

Le nouvel accord versera les redevances aux artistes en fonction du nombre d’utilisateurs qui visionnent leurs oeuvres sur le site de partage. Ces montants seront générées par les pop-up et les publicités que les vidéos engendrent. Il est important de préciser que l’accord concerne uniquement les clips visionnés par les israéliens à partir du site hébreu de YouTube.

Néanmoins cela pourrait représenter une importante hausse de salaire pour les créateurs, considérant que quelque trois millions d’Israéliens regardent YouTube chaque semaine selon un sondage datant de novembre 2010. Un autre sondage montre encore que 60% des Israéliens se connectent sur YouTube afin de regarder les clips musicaux qui sont devenus extrêmement populaires.

L’ACUM n’a pour l’instant donné aucune précision sur le montant exact que recevront les artistes, spécifiant seulement qu’ils se baseront sur des calculs utilisés partout dans le monde. En parallèle ils s’appuieront sur les contrats que chacun des artistes a passé avec eux. Tous ne seront donc pas rémunérés de la même manière, ni sur les mêmes bases.

De leurs côtés les artistes israéliens se montrent très favorables à ces nouvelles opportunités de rentrée d’argent. Jusqu’à présent les seules rémunérations qu’ils ont reçu de la mise en ligne de leurs production étaient celles provenant de l’achat de sonneries.

“Nous sommes heureux de la signature de l’accord avec l’ACUM qui aidera les artistes israéliens à recevoir la reconnaissance de leur travail original sur YouTube et encouragera la croissance de plus de talents musicaux encore”, a déclaré Meir Brand, président de Google Israël.

Le fait que l’ACUM se joigne à YouTube n’est qu’une seule des facettes de la politique du site en matière de droits d’auteurs. A ses débuts, le site avait dû retirer certaines de ses vidéos pour violation des droits d’auteurs, aujourd’hui il préfère payer pour ceux-ci.

En signant cet accord, Israël emboîte le pas à la Grande-Bretagne, la France, l’Espagne, les Pays-Bas et l’Espagne.

Source: Guysen

«Le Tribunal spécial, un instrument pour susciter les tensions à l’intérieur du Liban»

7 décembre 2010 Laisser un commentaire

02-11-2010 – Propos recueillis par Moumene Belghoul

George CormLA TRIBUNE : Le Tribunal spécial pour le Liban est devenu un véritable provocateur de crise interne. Le Hezbollah demande aux Libanais de le boycotter à cause de son attitude jugée douteuse. Son caractère politique serait-il en train de devenir flagrant ?

George Corm : Le Tribunal international, comme avant lui la commission d’enquête, sont un instrument pour susciter des tensions et créer des problèmes à l’intérieur du Liban. Du temps de la commission d’enquête, le procureur allemand Detlev Mehlis avait eu recours à un nombre incroyable de faux témoins pour accuser la Syrie, ensuite on a créé ce Tribunal avant même que la commission d’enquête ne débouche sur les conclusions. Les faux témoins n’ont jamais été réinterrogés pour savoir qui les avaient manipulés, envoyés et subventionnés; on sait que la France a protégé un des principaux faux témoins qui est Zouhair Al-Seddik et qu’il demeure toujours protégé. Le Tribunal dès son origine était un tribunal politique puisque la justice pénale internationale ne s’occupe pas d’assassinat politique ni même d’opérations terroristes. La justice pénale internationale est faite pour les crimes contre l’humanité, pour les génocides, pour les déplacements forcés de populations. On n’a jamais vu un Tribunal se mettre en place pour juger un assassinat politique. Il y avait donc dès le départ des arrière-pensées, probablement pour cacher les vrais commanditaires de l’opération d’assassinat dans les conditions dramatiques que l’on connaît du président du conseil Rafic Hariri.

Dites-moi qui a intérêt à l’assassinat de Hariri, je vous dirai qui est le coupable ou le commanditaire …
Regardez les résultats de l’assassinat, vous comprendrez qui a fait l’opération.

La dernière visite du président iranien au Liban a été au centre de controverses…
Non, elle a été controversée uniquement par certains milieux politiques occidentaux, le président iranien a reçu un accueil extrêmement chaleureux au Liban. On doit quand même à l’Iran ses aides militaires au Hezbollah. Des aides qui ont permis, on l’oublie souvent, de libérer un territoire occupé par Israël pendant 22 ans. Il n’y a aucune raison de ne pas recevoir le président iranien. Ce sont les médias internationaux et certains médias arabes très proches des milieux occidentaux qui ont voulu créer un problème à l’occasion de cette visite.

Son déplacement au Sud-Liban a été considéré comme «provocateur» par certains milieux…
Pas du tout, au contraire, le président iranien, sans se faire son avocat, a évité d’aller à «Bawabet Fatma» le point le plus proche de la présence militaire israélienne justement pour éviter que ne s’enfièvrent encore plus les polémiques. Tout ce qu’il a déclaré, ce sont des choses qu’il avait déjà dites précédemment. Par exemple, concernant Israël, le fait que cet Etat aura beaucoup de difficultés à survivre dans l’avenir vu sa politique dans la région. Par ailleurs, sur le plan libanais interne, il n’a fait que prêcher la concorde entre les communautés libanaises et le maintien de la très riche diversité religieuse libanaise.

La coalition entre le Hezbollah et le courant de Michel Aoun demeure un exemple du genre. N’est-elle pas appelée à se disloquer ?
Non, c’est une coalition qui a empêché que le Liban ne retombe dans la guerre civile, le général Aoun a été très lucide et très courageux, c’est pour ça qu’il a été attaqué très fortement par les mêmes milieux occidentaux. L’alliance est extrêmement solide et soutenue par beaucoup de Libanais qui ont très bien compris que la conversion du Hezbollah à la démocratie communautaire était un grand acquis. Et c’est justement le travail du courant patriotique libre du général Aoun. Il faut dire que le document d’entente qui a été signé est véritablement un garde-fou par son contenu à tout retour à la guerre civile.

Le système confessionnel en vigueur au Liban a-t-il de l’avenir ?
Vous savez, il a de l’avenir tant qu’on continuera de manipuler et d’instrumentaliser le religieux de façon aussi scandaleuse. Non seulement dans la région mais à l’échelle du monde entier. Maintenant, un jour ou l’autre, il faudra le dépasser mais c’est sûr que le Liban tout seul ne peut pas le faire si l’ensemble de la région continue de vivre dans les grandes mythologies religieuses. En plus, aujourd’hui, vous avez cette nouveauté qui prend de l’ampleur, ce supposé conflit entre sunnites et chiites et ce prétendu triangle chiite que l’Iran manipulerait et qui voudrait déstabiliser le monde arabe. Il est évident que ce sont des divagations de bureaux d’études politiques qui ont siège à Washington, New York, Paris, Bruxelles…

Depuis quelque temps, des informations font état qu’Israël prépare une énième agression contre le Liban…
Je crois que la leçon donnée à l’armée israélienne en 2006 par cette résistance extraordinaire du Hezbollah est encore dans les mémoires. Je ne crois pas que les Israéliens essaieront de nouveau à se heurter au Hezbollah. Je crois que toute la stratégie américaine actuelle est plutôt la déstabilisation et l’affaiblissement du Hezbollah sur le plan interne. Afin de faciliter justement une nouvelle agression israélienne. C’est comme ça qu’on peut interpréter toutes ces fuites savamment organisées à travers le Tribunal international selon lesquelles le Hezbollah serait impliqué dans l’assassinat de Rafic Hariri, sans que personne ne pose la question quel aurait été son intérêt de tuer Hariri. La même question pour la Syrie. L’assassinat a servi à la chasser du Liban et à l’encercler régionalement et internationalement. Je crois aujourd’hui que la politique pure et dure des Occidentaux, de l’Otan et des cercles militaires, de concert avec Israël, c’est d’entraîner le Hezbollah dans des problèmes internes libanais et dans cette dangereuse querelle sunnite-chiite. Mais je pense qu’il y a suffisamment de sagesse, notamment chez le Hezbollah au Liban, pour ne pas se laisser piéger.

La question des armes de la résistance demeure un problème en suspens…
Il y a certains Libanais qui sont poussés par les ambassades étrangères ou impressionnés par les médias occidentaux qui pensent que c’est un grand problème, ils ont d’ailleurs réussi en mai 2008  à «provoquer» le Hezbollah quand il s’est agi de démanteler son réseau de télécommunications. Après avoir réagi promptement, le Hezbollah  avait remis les positions qu’il avait prises à l’armée libanaise. Ce qui prouve bien que le Hezbollah n’a aucune intention de faire un coup d’Etat ou de prendre le pouvoir au Liban comme le prétendent certains milieux.

Le rôle de la Syrie semble avoir changé depuis quelque temps. Après la diabolisation à outrance, les Occidentaux sont  plus conciliants à l’égard de Damas. Serait-ce pour casser l’axe irano-syrien ?
Les mêmes puissances occidentales, qui ont fait sortir la Syrie du Liban dans des conditions dramatiques et peu glorieuses, lui demandent sans cesse maintenant de réintervenir indirectement dans les affaires libanaises. On remarque que la politique n’est jamais quelque chose de très rationnelle. Par ailleurs, les Occidentaux s’imaginent pouvoir détacher la Syrie de l’Iran et donc par là couper les approvisionnements du Hezbollah, bref, il y a un déni de réalité, des desseins qui ne sont pas pragmatiques du tout. Mais qui entraînent malheureusement des violences terribles. Lors de l’invasion américaine de l’Irak, tout le monde pensait à une promenade militaire pour rétablir la démocratie au Moyen-Orient. On a vu ce qu’est devenu l’Irak, il a été rejeté à l’âge de pierre, exactement comme l’avait demandé George Bush père lors de la première guerre du Golfe.

On dit que l’ambassade de l’Arabie saoudite à Beyrouth dispose d’un ascendant certain sur la scène politique interne au Liban. Quel est le niveau d’influence de Riyad au Liban ?
L’Arabie saoudite depuis l’arrivée de Hariri est la puissance quasiment hégémonique au Liban. Vous avez un condominium syro-saoudien qui a bien marché après les accords de Taef  et qui a été rompu par l’assassinat de Hariri, ce qui a abouti à l’éviction complète de la Syrie du Liban puis ensuite un retour progressif ou une normalisation des relations. Et maintenant, la question du Tribunal international qui est en train de jeter un grand froid parce qu’il est clair aujourd’hui qu’en accusant le Hezbollah, le Tribunal va très probablement conclure que des éléments du Hezbollah avaient des connexions avec les services syriens. Cependant, je ne crois pas que cet acte d’accusation provoque un embrasement au Liban, mais simplement, il installera une espèce de terreur psychologique. Je pense qu’il y aura peut-être quelques incidents sporadiques de violence à droite ou à gauche notamment au nord du Liban où il y a des fondamentalistes sunnites assez actifs, mais ça restera très localisé. Il faut dire que le pouvoir en Arabie Saoudite n’est pas complètement unifié par rapport à la question libanaise. Vous avez une branche qui représente le roi Abdallah qui est modérée au sens du maintien de la solidarité musulmane interarabe, alors que d’autres branches dans le royaume travaillent toujours sur les anciennes hypothèses ou sur la théorie d’une guerre sunnite chiite à l’échelle régionale.

En un mot, comment voyez-vous l’avenir du Liban ?
Il n’est pas séparable de l’avenir de la région. Je ne crois pas qu’il y aura une stabilisation ni les conditions d’une paix dans un proche avenir, mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire; au contraire, il faut redoubler d’analyses qui soient un peu plus proches de la réalité du terrain et qu’on cesse de divaguer au profit de desseins géopolitiques qui ne tournent jamais à l’avantage des pays arabes en tout cas.

M. B., pour La Tribune

La crise, une opportunité à saisir pour les pays méditerranéens (rapport BEI)

29 novembre 2010 Laisser un commentaire

Les pays du sud et de l’est de la Méditerranée ont démontré une “forte capacité de réaction” face à la crise économique mondiale et pourraient en sortir renforcés, selon une étude publiée lundi par la Banque européenne d’investissement (BEI).

Ce rapport, réalisé par le Forum euro-méditerranéen des instituts de sciences économiques (Femise) et publié à l’occasion de la 4e Semaine économique de la Méditerranée, qui s’ouvre lundi à Marseille, porte sur le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie, Israël, la Palestine, la Syrie et le Liban.Après une décennie de forte croissance (4 à 6% par an) sur fond d’ouverture aux échanges internationaux, ces pays ont été touchés par la crise via “leur forte dépendance envers les économies développées, elles-mêmes entrées en récession”, tout en étant relativement protégés “du fait d’une intégration financière limitée, au niveau régional comme au niveau mondial”, souligne l’étude.
Si le secteur financier local a été peu touché et la dette extérieure bien maîtrisée, le choc de la crise s’est traduit par une baisse de la croissance (de 2 à 2,5 points en moyenne) et a eu des conséquences sur l’emploi et les budgets publics.
Selon le réseau Femise, qui note une “reprise faible” en 2010-2011, les pays méditerranéens pourraient profiter du contexte mondial de sortie de crise, “de nature à modifier la hiérarchie des économies”, à condition qu’ils “développent de nouveaux vecteurs de croissance”.
Car ils sont confrontés à un “double défi”, observent les auteurs du rapport: “celui de la convergence avec les pays de la rive nord méditerranéenne et celui de la création d’emplois pour répondre à l’arrivée de 60 millions de nouveaux actifs d’ici à 2030, ce qui implique une croissance annuelle de 7 à 8%”.
Pour y parvenir, le Femise préconise trois leviers: l’approfondissement de la zone de libre-échange en Méditerranée, complété par une politique d’attractivité des investissements directs étrangers, le passage progressif à la société de la connaissance et enfin, la mise en oeuvre d’actions structurelles pour corriger notamment le sous-équipement en infrastructures de base.

Source: Le Parisien

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