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Articles Tagués ‘Nabih Berry’

Prisons : les FSI et la Sûreté générale s’activent

28 avril 2011 Laisser un commentaire

28/04/2011

Ça bouge du côté des prisons : les Forces de sécurité intérieure ont ouvert un bureau spécial des plaintes dans le bâtiment réservé à l’association Justice et Miséricorde, face à l’entrée principale de la prison de Roumieh. C’est ce qu’indique un communiqué de la direction des FSI, précisant que ce bureau a été ouvert sur instruction du ministre sortant de l’Intérieur, Ziyad Baroud, afin de régler de manière rapide et efficace les plaintes des détenus. Le bureau est présidé par un officier.

Parallèlement, dans un autre communiqué, la direction de la Sûreté générale a indiqué qu’elle a commencé à mettre en application des instructions de M. Baroud pour régler un tant soit peu le problème du surpeuplement des centres d’incarcération. Elle a fait état de la déportation et de la libération de 478 ressortissants arabes et étrangers, en coordination avec les ambassades de leurs pays respectifs, précisant que 213 prisonniers arabes et étrangers ayant purgé leur peine ont été aussi transférés au dépôt de la Sûreté générale. Après avoir indiqué qu’il n’existe plus dans les prisons libanaises des ressortissants arabes ou étrangers ayant purgé leur peine, la Sûreté générale a souligné qu’elle a terminé l’examen de 896 dossiers concernant des détenus étrangers et qu’elle continuera à régler les demandes d’asile dans des pays tiers en collaboration avec le Haut Commissariat des réfugiés, relevant de l’ONU, conformément au mécanisme défini par le Conseil des ministres.

M. Baroud, qui a transmis hier au parquet ainsi qu’à la direction des FSI, le rapport relatif à la dernière mutinerie de Roumieh, a discuté de ce dossier avec le président de la Chambre, Nabih Berry. À l’ordre du jour des discussions également, l’affaire des constructions illégales sur les biens-fonds communaux et domaniaux.

Source: L’Orient le Jour

Le pays tombe en déliquescence… et toujours point de gouvernement

27 avril 2011 Laisser un commentaire

Par Élie FAYAD | 27/04/2011

La situation

Un monde arabe à nos portes en proie aux débordements de toutes sortes, des indicateurs économiques qui virent au rouge l’un après l’autre, des prix de combustibles qui s’envolent, un chaudron social en état d’ébullition, un tourisme morose, des prisons en mutinerie quasi permanente, une culture de l’illégalité gagnant les esprits comme les terres, une administration plus exsangue que jamais et, last but not least, un ministre sortant des Affaires étrangères qui gère la diplomatie libanaise comme on gère un héritage familial : le Liban vit des moments très difficiles, mais cela n’est, semble-t-il, toujours pas suffisant pour que le sentiment d’urgence prévale chez nos faiseurs de gouvernement.

Un constat s’impose : si, depuis que le 14 Mars a annoncé sa décision d’entrer en opposition, le canevas gouvernemental s’est révélé si compliqué à composer, c’est que le fil qui unit entre eux les autres protagonistes est tout sauf solide.

De fait, pas un jour ne passe sans que l’on ait l’impression que ce fil est sur le point de craquer, que les composantes du 8 Mars sont à la veille de se crêper le chignon – ce qu’elles font déjà, mais à fleurets mouchetés – et que le 8 Mars d’un côté et les « centristes » de l’autre sont à deux doigts d’un conflit planétaire entre eux.

Qu’elle est belle, la nouvelle majorité ! Elle l’est d’ailleurs à un point tel qu’on se demande si le gouvernement, à supposer qu’il soit formé de sitôt, ne serait pas à son image actuelle, c’est-à-dire un ensemble informe dont les éléments se guettent les uns les autres, s’observent en chiens de faïence, se chicanent les privilèges et les prérogatives, se renvoient la balle et les pointes acérées. Auquel cas point n’est besoin d’un gouvernement, si ce n’est que pour perpétuer le dépérissement de l’État, des institutions et de la vie publique au Liban.

Dans tout cela, il s’en trouve d’aucuns qui ne perdent pas le nord (ou plutôt, en l’occurrence, l’est). Prompt à défendre en tout temps la cause du régime syrien, le président de la Chambre, Nabih Berry, a mis une pointe d’honneur hier à dédouaner ce dernier de l’impasse gouvernementale libanaise. « Le retard pris pour former le cabinet est un complot contre la Syrie », a-t-il lancé. Qui donc, au sein de la nouvelle majorité, comploterait-il contre celle par qui le basculement de majorité a été rendu possible ? Est-ce Michel Sleiman, Nagib Mikati ou le général Michel Aoun et ceux qui, jusqu’ici, continuent, vaille que vaille, de le soutenir ?

La question mérite d’être posée d’autant que la sortie de M. Berry est intervenue après une entrevue, quelques heures auparavant, avec le Premier ministre désigné, lequel lui a fait savoir, primo, qu’il ne comptait pas se récuser et, secundo, qu’il ne saurait être question de livrer le ministère de l’Intérieur au général Aoun.

Comme il fallait s’y attendre, ce dernier a réagi en tirant à boulets rouges sur le tandem Sleiman-Mikati, le premier se voyant invité à ne pas confondre la Constitution avec une « serpillière » et le second à ne pas rejeter la faute sur les autres quand c’est lui qui temporise, les yeux rivés sur les événements de Syrie.

Mais ils sont nombreux ici à suivre avec anxiété l’évolution de la situation de l’autre côté de la frontière. L’un d’eux, Walid Joumblatt, se trouvait hier à Damas et l’on pense que les nouvelles fraîches qu’il apportera à son retour, aujourd’hui, serviraient d’indicateur pour ce qui est du sort du processus gouvernemental.

Au cas où cela intéresserait encore quelqu’un.

Source: L’Orient Le Jour

Berry annonce le gouvernement pour « après la fête »

21 avril 2011 Laisser un commentaire

21/04/2011

Nabih Berry s’exprimant de Baabda, à l’issue de son entretien hebdomadaire avec le chef de l’Etat, Michel Sleiman. Photo Dalati et Nohra

Nabih Berry s’exprimant de Baabda, à l’issue de son entretien hebdomadaire avec le chef de l’Etat, Michel Sleiman.

Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier que les tractations en vue de la formation du gouvernement étaient sur la bonne voie et que le cabinet serait mis en place « après la fête » de Pâques.

« Nous aurions souhaité que le gouvernement soit un cadeau à l’occasion de la fête. En tout état de cause, il est sur la bonne voie, mais ce sera pour après la fête », a déclaré M. Berry à la presse à sa sortie de son entretien hebdomadaire à Baabda avec le président de la République, Michel Sleiman.
Prié de dire quelle serait la position de la nouvelle majorité parlementaire si le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, décidait de mettre sur pied un cabinet de « fait accompli » ne tenant pas compte des desiderata des divers partenaires au sein de la majorité, M. Berry a répondu : « Pourquoi jouez-vous les oiseaux de mauvais augure ? Le gouvernement est sur la voie et je pense que le processus est parvenu à la phase finale. Il y a encore des retouches à faire et il reste quelques points en suspens, mais beaucoup de difficultés ont été aplanies. »
Interrogé sur la demande formulée par le chef du CPL, le général Michel Aoun, qui réclame la convocation de la Chambre à une séance législative, M. Berry a dit : « Je l’aurais souhaité. Si la Constitution me le permettait, j’aurais convoqué le Parlement tous les dix jours et je n’aurais attendu personne. Mais la Constitution ne le permet pas. »
« Le plus surprenant, c’est que de nombreuses personnes tournent autour du pot et prétendent que Nabih Berry devrait faire ceci ou cela. Certains veulent faire de moi un investigateur et d’autres un procureur général. Le problème, c’est qu’il existe une loi et une Constitution, et je souhaite remplir mon rôle dans ce cadre, ni plus ni moins », a-t-il ajouté.
Et à ceux qui lui ont reproché des négligences dans l’affaire des accusations syriennes contre le député Jamal Jarrah, du Courant du futur, il a répliqué : « Ceux-là devraient relire le texte du règlement intérieur du Parlement et celui de la Constitution libanaise. Et s’ils n’ont pas le temps de les lire, qu’ils s’informent auprès du député Jarrah de la teneur de notre rencontre. »
En réponse à une question sur les rapports libano-syriens, M. Berry a mis en garde contre la tension dans ces relations. « Le Liban, au même titre que la Syrie, a toujours été perdant dans un tel contexte. Que nul ne joue avec le feu. L’intérêt supérieur du Liban réside dans le maintien de la stabilité de la Syrie. »
Enfin, le chef du législatif s’est félicité de la réunion maronite de Bkerké sous l’égide du patriarche Béchara Raï. « Mgr Raï a offert un cadeau à tous les Libanais, et pas seulement aux maronites. C’est une initiative plus que positive et je souhaite qu’elle englobe tous les Libanais », a-t-il dit, rappelant son appel à la formation d’un « front national pour en finir avec les clivages du 8 et du 14 Mars ».
« Je reste sur ma position et j’y insiste davantage aujourd’hui, à la lumière de ce qui se passe dans la région et aussi en Syrie », a-t-il dit.
Source: L’Orient Le Jour
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La protection des chrétiens du Moyen-Orient à l’ordre du jour du sommet de l’OCI, à l’initiative de Berry

4 janvier 2011 Laisser un commentaire

04/01/2011

Le bureau du président de la Chambre Nabih Berry a publié hier un communiqué soulignant que l’Organisation de la conférence islamique (OCI), qui devrait se réunir le 19 janvier à Abou Dhabi, a ajouté deux points à son ordre du jour suite à la suggestion du chef du Parlement libanais.
En effet, M. Berry a demandé que l’OCI ajoute deux points à l’agenda de ses réunions. Il s’agit du rôle que les pays de l’OCI devraient jouer « pour préserver les chrétiens du Moyen-Orient et faire respecter leurs droits civils et politiques », ainsi que « pour affronter le plan sioniste et préserver Jérusalem ».

Source: L’Orient Le Jour

Grenade contre le domicile de Fayçal Omar Karamé à Tripoli

3 janvier 2011 Laisser un commentaire

03/01/2011

Le domicile du fils de l’ancien Premier ministre Omar Karamé, Fayçal, à Tripoli a été la cible d’une grenade à main dans la nuit de samedi à dimanche.

Dimanche vers 1 heure du matin, des inconnus ont lancé une grenade à main en direction du domicile du fils de l’ancien Premier ministre Omar Karamé, Fayçal, dans le quartier de Maarad. La grenade a fait deux blessés légers, Salah Issa et Mohammad Habib, rattachés à la garde de M. Karamé. Ils ont été transportés à l’Hôpital islamique. La grenade a occasionné des dégâts matériels, notamment dans le véhicule de M. Karamé.
Au cours de la journée d’hier, MM. Omar et Fayçal Karamé ont tenu une conférence de presse conjointe.
Prenant la parole, l’ancien Premier ministre s’est voulu rassurant, indiquant que « les services de sécurité sont capables d’endiguer toute tentative susceptible de provoquer des débordements ». « Nous misons, a-t-il ajouté, sur les capacités des forces de l’ordre. » Il a révélé que, dix jours plus tôt, des inconnus à bord d’une voiture avaient procédé à des tirs en l’air devant le domicile de son fils. « Nous n’avions pas pris l’affaire au sérieux », a-t-il poursuivi.
M. Karamé a indiqué également que « les caméras de surveillance ont pu filmer ce qui s’est passé et que le film est actuellement entre les mains des forces de l’ordre, qui nous ont promis des résultats d’ici à 48 heures ». Il a aussi refusé d’accuser une quelconque partie de l’incident.
Pour sa part, Fayçal Karamé a souligné que « personne ne peut semer la zizanie à Tripoli », notant que cet acte « est d’ordre politique ».
L’incident de Tripoli a provoqué une série d’indignations.
Le président de la République, Michel Sleiman, le Premier ministre Saad Hariri ainsi que le président du Parlement Nabih Berry sont entrés en contact avec l’ancien chef de gouvernement pour condamner l’agression contre le domicile de son fils.
M. Karamé a notamment reçu des appels téléphoniques des anciens Premiers ministres Fouad Siniora et Sélim Hoss, des ministres Ziyad Baroud, Ghazi Aridi, Boutros Harb, du député Tammam Salam, de l’ambassadeur d’Arabie saoudite Ali Ousseiri, du directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, et du chef des services de renseignements des FSI, le général Wissam Hassan.
Plusieurs personnalités se sont également rendues auprès de l’ancien Premier ministre, notamment le député Samir Jisr ainsi que divers notables et délégations de Tripoli et du Liban-Nord.
Accompagné d’une délégation tripolitaine, le secrétaire général du Courant du futur, Nader Hariri, s’est rendu au domicile de Fayçal Karamé. « Nous sommes venus nous enquérir de la santé de Fayçal Karamé », a expliqué M. Hariri.
Source: L’Orient Le Jour

Un novembre libanais à Paris

13 novembre 2010 Laisser un commentaire

Comme chaque année, plusieurs manifestations ont lieu à Paris à l’occasion de la fête de l’indépendance du Liban.

Voici (à partir d’aujourd’hui) la succession des événements :

  • Mercredi 27 octobre 2010 à 18h
    Réception donnée en l’honneur de M. Nabih Berry, Pdt du Parlement Libanais en visite officielle
    Pavillon Dauphine: Place Mal de Lattre de Tassigny, 75116 Paris
  • Mardi 16 novembre 2010 à 18h30
    Conférence donnée par Mgr Saïd Elias Saïd: « L’Église maronite à l’heure du Synode» (pour le Moyen-Orient)
    organisée par le Mouvement International des Responsables Chrétiens MIRC
    Espace Georges BERNANOS St Louis d’Antin – 4 rue du Havre, 75009 Paris
  • Mercredi 17 novembre 2010 à 19h30
    Réception donnée en l’honneur du Gal Michel Aoun, en visite officielle à Paris
    Palais Maillot: 2 place de la Porte Maillot, 75017 Paris
  • Dimanche 21 novembre 2010 à 11h
    Grand’ Messe à à la Paroisse Notre Dame du Liban à Paris
    présidée par Mgr Saïd Elias Saïd, animée par la chorale Notre Dame du Liban
    La messe sera également célébrée pour le repos de l’âme du ministre Pierre Amine Gemayel et du député Antoine Ghanem
    17 rue d’Ulm, 75005 Paris – RER (B) Luxembourg
  • Dimanche 21 novembre 2010 à 16h
    Conférence donnée par M. Antoine Sfeir sur le thème:
    « Les enjeux géopolitiques actuels du Moyen-Orient: les raisons d’un tel blocage au Liban »
    Conservatoire Darius Milhaud (Auditorium Paul Arma): 140 av de la Division Leclerc, 92160 Antony
  • lundi 22 novembre 2010 à 14h30
    Soutenance de thèse: «
    Cinéma libanais d’après guerre : construction de mémoire et recomposition identitaire »
    présentée par Robert Eid, chercheur – réalisateur – formateur à la lecture de l’image
    Salle de la Maison de la Recherche Paris III: 4 rue des irlandais, 75015 paris
  • Mardi 23 novembre 2010 de 18h30 à 19h30
    Conférence donnée par Mgr Saïd Elias Saïd: « À propos des Églises catholiques orientales au Proche-Orient »
    organisée par la Société d’Entraide des membres de la Légion d’Honneur
    Mairie du Vème (salle Pierrotet): 21 place du Panthéon, 75005 Paris
  • Mercredi 24 novembre de 19h30 à 20h45
    Conférence donnée par Mgr Saïd Elias Saïd: « Le Synode des évêques pour le Moyen-Orient »
    dans le cadre du cycle de conférences « Questions actuelles »
    organisé en commun par la Documentation catholique et l’ISTR du Theologicum de l’Institut Catholique de Paris
    Institut Catholique de Paris: 21 rue d’Assas, 75006 Paris
  • Mercredi 24 novembre
    Séminaire: «Le traitement des déchets et des eaux et les eaux non-conventionnelles; état des lieux et opportunités au Liban», organisé par la Chambre de Commerce Franco-Libanaise, en partenariat avec l’UISF (Union Internationale des Ingénieurs et Scientifiques utilisant la langue française), en présence de M. Mohammed Rahhal, Ministre de l’Environnement au Liban
    Inscription obligatoire avant le 17 novembre au 01 46 25 71 02 ou info@ccfrancolibanaise.com
    Palais de l’Unesco (Salle IX): 125 avenue de Suffren, 75007 Paris – Métro: Ségur, Cambronne

« Vivement inquiet », Paris convoque des personnalités locales à tour de bras

12 novembre 2010 Laisser un commentaire

Par Élie MASBOUNGI | 12/11/2010

L’intense activité politico-diplomatique de Paris, qui avait commencé par les entretiens du patriarche maronite, Nasrallah Sfeir, avec le président Nicolas Sarkozy, puis la visite officielle de Nabih Berry en France, se poursuivra la semaine prochaine avec l’arrivée de Michel Aoun.

Le récent aller-retour au pays du Cèdre du ministre Bernard Kouchner en fait partie aussi, bien entendu. Le chef de la diplomatie française est rentré « avec une impression de vive inquiétude », selon des proches, qui a poussé la France, après une période d’observations et d’expectative, à s’engager diplomatiquement, parallèlement à la grande mobilisation arabe déployée par l’Arabie saoudite et la Syrie et aussi par l’Iran sous le regard de l’Égypte non moins concernée par l’aggravation de la crise libanaise.

La visite du général Aoun sera suivie par d’autres, assure-t-on à Paris, et notamment d’une visite officielle du Premier ministre Saad Hariri et d’autres leaders et responsables de premier plan. Ces rendez-vous reflètent « un infléchissement de l’attitude française qui, tout en répétant qu’elle est en contact avec toutes les parties, avait limité ses rencontres avec les officiels et les institutions étatiques ».

Sur la vive inquiétude française, des sources proches du Quai d’Orsay estiment toujours en privé que « le point de vue de l’opposition libanaise exposé par Nabih Berry – et qui sera développé très probablement devant Nicolas Sarkozy par Michel Aoun, lundi à midi – a d’ores et déjà été acté par l’Élysée et le Quai d’Orsay, qui ont réagi en conseillant aux dirigeants du 8 Mars d’atténuer leur hostilité au Tribunal spécial pour le Liban et de faire la distinction entre l’action du tribunal et la question des faux témoins sans complètement dissocier ces deux dossiers. Le mot d’ordre français, selon ces mêmes sources, est de laisser faire le TSL tout en accélérant la saisine par les juridictions libanaises ou internationales du dossier des faux témoins ».

Des personnalités gouvernementales françaises, qui suivent de près la situation au Liban, estiment que la crise libanaise est « dans une impasse » et que « tout ce que l’on entend ressemble plus à un dialogue de sourds qu’à des pourparlers sérieux ». Elles ajoutent que « le Liban est à la veille d’un affrontement dont la forme reste indéterminée ».

« Sauf si, ajoutent-ils, le Hezbollah se hasarde à un véritable acte de folie : une mainmise par les armes sur le pays », une initiative « dont les moindres conséquences seraient un isolement local, régional et international ainsi que sur son inscription sur la liste des organisations terroristes ».

Ces personnalités estiment en conclusion que le parti de Dieu mesure les conséquences d’un tel acte et que pour l’instant une confrontation armée à Beyrouth est à écarter.

Source: L’Orient Le Jour

Sous vos applaudissements…

31 octobre 2009 Laisser un commentaire

31/10/2009

Par Ziyad Makhoul

Quarante-quatrième semaine de 2009.

Un cirque. Ce n’est plus qu’un cirque. Tellement miséreux et pouilleux et amateur et cheap et quart-mondiste ce cirque, qu’il en devient réellement fascinant. Fascinant, évidemment lassant, et drôle surtout, très drôle. Oubliant que leur intelligence est giflée presque heure après heure et que mille et une mauvaises surprises les attendent au tournant, à n’importe quel moment, les Libanais se sont installés aux balcons et, de ces premières loges, ils regardent, tout sourire, le(ur)s hommes (politiques) trébucher, tomber, essayer de se relever, se tirer dans les pieds, trébucher de nouveau, faire comme si personne, absolument personne ne les avait vus tomber, marionnettes pathétiques au cœur d’une tout aussi affligeante valse dont la partition, furieusement minable, s’écrit et se réécrit au quotidien par une douzaine, au moins, de mains. Un cirque. Et des pantins.

Un cirque. Et des artistes – par ordre alphabétique…

Michel Aoun ? Le chef du CPL est désormais l’hypercaricature de lui-même : un Néron de pacotille dont les seules réformes consistent en un népotisme effréné et quelques mono-obsessions mégalomaniaques et létales ; un nouveau Émile Lahoud bien plus nocif politiquement que son successeur à la tête de l’armée parce que beaucoup plus populaire que lui, une caution inestimable donc pour le projet irano-hezbollahi. Un bateleur dangereux.

Nabih Berry ? Le numéro deux de l’État n’est plus qu’un fantôme. Ou un ersatz : un ersatz de président de la Chambre et un ersatz de chef d’Amal ; prisonnier politique ad vitam aeternam de/dans sa propre communauté, son propre fief, son propre pays, il ne fait plus qu’attendre les objurgations d’outre-Masnaa en essayant de se consoler comme il peut : en se répétant chaque jour que c’est finalement lui, et uniquement lui, qui détient les clés de la seule institution à même d’insuffler un quelconque changement, aussi infime soit-il. Un ringard affligé certes, mais surtout affligeant.

Samir Geagea ? Le patron des FL promène ses visions et ses conceptions d’idéal(tr)iste de mirages en mirages et d’illusions en illusions, assurément pas conscient pour un sou qu’il est loin encore d’avoir les moyens de ses ambitions et que ses amis peuvent se montrer parfois bien plus retors que ses ennemis. Un wannabe prestidigitateur à qui l’on a confisqué et le chapeau et le lapin.

Saad Hariri ? Le premier Premier ministre désigné qui risque de garder cette couronne d’épines à perpétuité a fini par devenir ce que ses adversaires ont toujours voulu qu’il soit, aussi bonnes que restent ses intentions, aussi méritoires que restent sa patience et sa pugnacité : une mouche du coche qui sautille de rencontre en rencontre et de négociations en négociations sans se rendre compte une seule seconde qu’on se moque royalement de lui. Un cocu magnifique et ridicule.

Walid Joumblatt ? Le chef du PSP ne sait plus quelles mains serrer et quels dîners organiser pour incarner jusqu’au bout du bout ce point utopique où cohabiteraient gentiment le tout et son contraire, ce point qu’aucune géométrie (politique) dans l’espace n’a pourtant su dompter, l’intersection de toutes les improbabilités : le centre. À force de vouloir protéger et blinder une communauté, aussi géographiquement menacée soit-elle et aussi naturel et légitime que soit ce sacerdoce, on finit immanquablement par s’y confiner et s’y dissoudre. Un contorsionniste doué, certes, mais terrifié, donc foncièrement improductif.

Hassan Nasrallah ? Le secrétaire général du Hezbollah est à la fois l’omniscient et l’omnipotent chef d’un mini-État vampire et cancérigène, et le dindon d’une farce macabre qui le dépasse infiniment et qu’il continue de refuser de voir ; il sait pourtant qu’il est pratiquement le seul à pouvoir entraîner ce pays dans des abîmes fous, il oublie juste que si ce pays-là sombre et se noie, il n’aura peut-être même plus ses yeux pour pleurer alors qu’en Iran, la vie continuera comme si de rien n’était. Un apprenti sorcier suicidaire.

Michel Sleiman ? Le président de la (plus bouffonne des) République sait peut-être comment booster sa crédibilité sur la scène internationale, il le fait même parfois très bien, s’autorisant en contrepartie la plus inouïe, la plus stupéfiante et somme toute la plus scandaleuse apathie à l’intérieur de son pays, une apathie qu’il réussit à surmonter de temps en temps mais qui finit par s’avérer d’une stérilité confondante tellement chèvres et choux restent ultraprotégés : la frigidité politique triomphe. Un Monsieur Loyal totalement dépassé.

Et tous les autres, tout le reste, naturellement, à l’avenant.

Un cirque. Ce n’est plus qu’un cirque. Avec des Libanais spectateurs et très bon public de leur propre inertie, de leur propre stagnation. Un cirque. Une arène romaine. Et personne, bien sûr, pour lever le pouce. Ou le baisser.

Le Parlement de la loi 2000

08/05/2005

Par Ziyad Makhoul

Éclairage - Le Parlement de la loi 2000 finit son mandat comme il l’a vécu : dans un climat de triste mascarade.

Entrer dans l’histoire pour avoir (presque) tout raté…

C’était la séance des grands jours. Sans doute entrera-t-elle dans l’histoire comme l’un des rendez-vous cruciaux les plus manqués des douze dernières années. Comme le Parlement de la loi 2000, d’ailleurs. Cette séance en particulier et cette Chambre en général auront ainsi eu la singularité de s’inscrire dans les mémoires pour tout ce qu’elles ont raté, pour le presque rien réalisé. Rachitique consolation. D’autant plus rageante que cet hémicycle a prouvé, notamment ces derniers mois, qu’il comptait dans ses travées de bien valeureuses figures.

Elle avait pourtant bien commencé, cette séance. Dans le sens que pour la première fois sans doute, personne ne savait comment elle allait se terminer. Même si le résultat, in fine, n’a surpris personne.

Personne ne savait si ce Parlement allait, enfin, poignarder en plein cœur la loi électorale qui l’a pourtant engendré au profit d’une autre beaucoup plus saine, juste et crédible. Ou pas. Personne ne savait si ce Parlement allait, enfin, réparer ou pas une flagrante injustice et voter la loi d’amnistie qui libérerait, entre autres, Samir Geagea – un Parlement qui n’avait pas pu, de surcroît, contribuer à la réparation d’un autre arbitraire, le retour d’exil de Michel Aoun.

Nombreux ainsi sont ceux qui évoquaient avant-midi, dans les coulisses et les couloirs de la place de l’Étoile, ce mot d’ordre qui aurait été confié, d’outre-mer, au patriarche Sfeir, dont le discours de la veille avait été des plus fermes à l’égard de l’opposition. Nombreux sont ceux qui étaient persuadés qu’un autre projet de loi serait soumis au vote ; qu’il y aurait effectivement vote, que le caza aurait la majorité nécessaire pour l’emporter. Pour preuve, des présences sur les strapontins quasi continues et rarissimes : Walid Joumblatt, Sleimane Frangié, Émile Émile Lahoud… L’absence de Bahia Hariri, toujours fidèle à l’héritage de son frère qui voulait qu’elle reste le trait d’union avec Nabih Berry au Sud, et qui pensait s’éviter de trancher… L’intervention maladroite mais courageuse du chef du PSP, qui a assuré ses alliés de l’opposition, notamment le trio Moawad-N. Lahoud-Harb, qu’il votera le caza « uniquement pour éviter un tri confessionnel »… Nombreux ceux qui, au sein de l’opposition plurielle, relevaient qu’il ne fallait pas se faire distancer par celui qui a été leur allié pendant de nombreuses semaines, depuis le 14 février : Michel Aoun… Tout cela donnait à croire que le miracle était moins improbable qu’hier.

Et puis des rumeurs. « Émile Lahoud fait tout pour que l’on amende la loi en vigueur, ne serait-ce que d’une virgule. Dix députés pourront ainsi présenter, une fois le scrutin terminé, un recours en invalidation auprès du Conseil constitutionnel présidé par Nasri Lahoud. Le recours annulera ainsi la prochaine Chambre et ce sera le règne du vide constitutionnel… C’est également ce que les Syriens veulent », dit une source parlementaire opposante à L’Orient-Le Jour. Juste avant que la séance ne démarre, une autre source avait assuré que « le Hezbollah a décidé de recourir à l’invalidation au cas où une nouvelle loi, notamment le caza, serait votée ». Et puis, dans l’hémicycle même, Hussein Husseini évoque cette éventualité. Des députés hezbollahis l’énoncent clairement. Des députés de l’opposition, à l’instar d’un Ahmed Fatfat hors pair, parlent carrément de la machination du vide, du retour en puissance des SR. Le ministre de la Justice, impartial jusqu’au bout, dit qu’il y a deux écoles. L’une invaliderait l’éventuelle nouvelle loi. Sleimane Frangié hurle au complot entre loyalistes et opposants. Farouche partisan du caza depuis le 14 février, il ne verrait effectivement pas d’un mauvais œil, loin s’en faut, l’opposition se diviser, se discréditer. Beaucoup rappellent en outre le bazar (positif) d’il y a deux semaines, sous parrainage international, destiné à assurer un scrutin dans les délais et rassurer ceux qui se disent volontiers « orphelins » depuis le départ syrien. Beaucoup disent que Saad Hariri et Walid Joumblatt, ainsi que des députés de Kornet Chehwane se satisferaient de cette loi 2000 qu’ils ont pourtant attaquée avec véhémence il y a cinq ans.

Info ou intox, la menace du recours en invalidation s’il y a nouvelle loi ? Peu importe. La décision de voter le caza semblait véritablement primer, jusqu’au deus ex machina final, improvisé ou mis en scène : la dictature Berry sur la place de l’Étoile a encore frappé. Cet homme qui squatte le perchoir depuis treize ans a simplement levé la séance, et il est parti. Laissant les députés sur le point de se frapper les uns les autres. Pire que des gamins : des irresponsables.

Il est bien beau de voir un Parlement généralement stérile en harmonie avec les attentes immédiates d’une très grande majorité d’électeurs – les députés ont véritablement disqualifié le symbole du pouvoir de l’ombre : Émile Lahoud. Sauf que l’important, c’est d’être à la hauteur des besoins d’avenir de ces Libanais. De contrebalancer les effets pervers de la loi 2000. Les haririens, les joumblattistes, ceux de Kornet Chehwane, les aounistes, les FL ont tous contribué à la résurrection du Liban. À eux, ensemble, à coups de concessions mutuelles, de le garder en vie. Par leur unité. De prendre, chacun, la place qui est la sienne. De ne plus se contenter d’être intelligent dans son coin, tout seul. Seul problème : ensemble, ils deviennent simplement crétins. Seul espoir : le 14 mars, ils étaient brillants. On ne va tout de même pas leur faire l’ultime affront de demander à la communauté internationale de le leur rappeler…

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