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Lyrisme du bel canto et scintillements de Noël avec Rima Tawil
Edgar DAVIDIAN | 18/12/2012

Rima Tawil, port altier et sens solennel et dramatique de la scène. Photo Sami Ayyad
Le parvis et le devant du campanile de la cathédrale Saint-Georges des maronites, au centre-ville, ont une allure de fête. Immense sapin illuminé et guirlandes électriques au dehors tandis que devant l’autel, la soprano Rima Tawil, l’OPL et les chœurs de l’UA et de la NDU ont fait miroiter, dans un heureux mariage, lyrisme du bel canto et scintillements de Noël.
Une foule nombreuse. Non seulement en coude-à-coude jusqu’aux derniers bancs, mais aussi accroupie à même le tapis du sol de l’allée centrale. Comme un poulailler de théâtre, les espaces des nefs supérieures ont même été pris d’assaut. Défiant les rambardes en fer forgé, où chauffent les spots dardés, des grappes humaines, jeunes et beaucoup moins jeunes, sont là pour une écoute docile, debout et sagement serrées en rang d’oignons…
Au menu, adroitement concocté pour l’occasion des fêtes, sans ignorer la qualité ou céder à la facilité, des pages de Verdi, Miserachs, Poulenc, Mascagni, Massenet et un bouquet de cantiques de Noël.
Sous la baguette de Manfred Mûsauer, chatoiement orchestral avec l’Orchestre philharmonique libanais qui entame, en grande pompe, le quinzième concert de Beirut Chants Festival avec l’ouverture de La Forza del destino de Verdi. Trois coups funestes pour parler des revirements du destin humain placé toujours sous l’angoisse et l’imprévision. Musique ample et grandiose, sinueuse comme un fleuve aux eaux menaçantes, qui transporte l’auditeur libanais dans les volutes de son quotidien tourmenté et ses lendemains incertains…
Accompagné des chœurs de l’Université antonine et de l’Université Notre Dame (sous les férules du père Toufic Maatouk et Khalil Rahmé), a flotté par la suite, comme de grandes vagues enveloppantes, le Va Pensiero de Nabucco. Chant émouvant, somptueux et suave qui chatouille les cordes patriotiques. Où non seulement les Italiens se reconnaissent mais tous les peuples du monde aspirant à l’indépendance, l’union, la liberté et la souveraineté…
Pour la fin, le Gloria all Egitto d’Aïda (quand on songe à la misère et la déconfiture actuelle de l’Égypte !), toujours de Verdi, a fait résonner les trompettes du triomphe. Trompettes et chants sublimes à qui les anges, dessinés sur les murs de la nef centrale, ont prêté avec grâce, non seulement oreilles attentives, mais également leurs musettes, pour un hymne aux mesures encore plus insaisissables et divines…
Moulée dans une robe noire sirène à petite traîne rehaussée d’un bustier tout en dentelle et discrets brillants, les cheveux relevés en catogan troyen au dessus de la nuque avec deux bouclettes sur les tempes, Rima Tawil a le port altier et la prestation qui n’oublie jamais le sens solennel et dramatique de la scène.
Du Gloria de Poulenc aux Souvenez-vous Vierge Marie et Rêve infini de Massenet (le nouveau cheval de bataille de Rima Tawil), la cantatrice a eu des modulations puissantes, caressantes, ferventes comme un chapelet de buis, lisses et luisantes comme un collier de perles, et d’une radieuse et limpide beauté sonore.
Pour Noël, la soprano sprinto a réservé, à côté de cette superbe crèche de la Nativité, dressée au cœur de la nef qui jouxte son pupitre, les accents les plus tendres, les plus séraphiques. Chants de Noël traditionnels avec un compositeur anonyme mais aussi avec le Minuit chrétiens et d’Adam, et l’Adeste fideles de Wade-Mercurio.
Une tempête d’applaudissements pour un concert qui a jeté du baume sur l’auditoire et l’a fait voyager dans une boule de cristal comme celle que les enfants renversent pour voir, émerveillés et transportés dans un monde différent, les flocons de neige sur des maisons souriantes et accueillantes, calfeutrées dans un manteau d’hermine…
Révérence des musiciens, du chef d’orchestre et de la cantatrice. Rima Tawil, qui a plus d’un tour de magie vocale dans son gosier, a surpris son auditoire. Non seulement en lui resservant les chants de Noël de circonstance, mais aussi cette sémillante Valse de Giudetta de Franz Lehar. Valse populaire en langue allemande, mais au corset éminemment « carménien » avec ses « espagnolades » sensuelles et ondoyantes. Au grand plaisir des auditeurs, déjà debout pour l’ovationner, voilà une « fiesta » pour une mélodie aux notes prestement et gracieusement enlevées…
Source : L’Orient Le Jour
Rima Tawil chante, au cœur de Beyrouth, Verdi, les fêtes et la vie…
Edgar DAVIDIAN | 15/12/2012

Rima Tawil : « Chanter, pour moi, c’est comme respirer. » Photo Michel Sayegh
RENCONTRE Ses deux derniers CD consacrés aux mélodies de Massenet et son dernier concert, récemment à la salle Gaveau à Paris, ont séduit les mélomanes. Rima Tawil, soprano spinto, sera au cœur de Beyrouth pour deux récitals phares*. Rencontre pour des bribes de confidences-vocalises…
Le regard pétillant, avec des lueurs de séduction, entre celui de Salomé et de Thaïs, les cheveux lisses en mèches volubiles et rebelles sur le front et les épaules, Rima Tawil a de l’allure, de la prestance, de l’élégance. Sanglée dans un tailleur veston-pantalon anthracite sur talons aiguilles, elle arbore en toute grâce un foulard style Hermès ramagé qui cache une petite croix en or blanc et brillants au cou. Chaleureuse et souriante, elle manifeste avec vivacité son plaisir de retrouver Beyrouth en période de fêtes. Une ville quittée déjà depuis plus de vingt-sept ans pour mener une carrière de cantatrice internationale à partir de Paris.
À son programme, pour ce séjour de plus de trois semaines, deux concerts dans le cadre de «Beirut Chants Festival». On l’applaudira tout d’abord demain dimanche, 16 décembre, pour ce quinzième maillon musical d’un festival voué à la musique sacrée et profane, à la cathédrale maronite Saint-Georges. Elle sera accompagnée par l’Orchestre philharmonique libanais sous la direction de Manfred Mûssauer, ainsi que des chorales de l’Université antonine et de la NDU sous la houlette des pères Toufic Maatouk et Khalil Rahmé.
«Sous le titre de “Viva Verdi” choisi pour cette soirée, souligne Rima Tawil, il est bon de préciser que le diminutif de cette désignation renvoie au célèbre thème de l’époque, “Vittorio Emanuele Re d’Italia”. Mais on célèbre à travers ce récital non seulement l’année du bicentenaire de la naissance de Verdi, mais aussi le cent cinquantième de la naissance de Mascagni et le cinquantième de la mort de Poulenc. Pour cela, un panaché de partitions groupant des pages du boléro des Vêpres siciliennes, l’ouverture de La forza del Destino et le Va pensiero de Verdi. La mélodie Souvenez-vous Vierge Marie de Massenet ainsi que la divine extase de La Vierge, extrait de Rêve infini toujours de Massenet. Et un Ave Maria, celui de l’intermezzo de Mascagni. Et on saupoudre, pour les fêtes, outre un fervent Credo de Yad Kannaan, avec un bouquet de chants de Noël. En chapelet, respirant la sainte période de la Nativité, les images sonores de O Holy Night, Adeste Fideles et d’autres refrains favoris de la saison…»
Petite pause pour une cantatrice d’une énergie décapante, qui a chanté en plus de dix langues et promu celle de Oumrou’ el-Qaïs dans la prosodie du lyrisme occidental avec son CD Orientarias et ses récitals. Elle en dénombre, non des centaines mais des milliers. Petite pause pour reprendre son souffle.
Rima Tawil, qui rêve d’interpréter Aïda, Tosca et Turandot («Juste pour le plaisir du défi», lâche-t-elle, avec une étincelle coquine dans l’œil), parle avec enthousiasme de son concert du 25 décembre en l’église Saint-Élie à Kantari. Pour ce récital qui clôture le Beirut Chants Festival, elle sera accompagnée de Jeff Cohen au piano et de Carine Balit au violoncelle, tous les deux déjà ses complices dans les sillons de son dernier CD, Je t’aime, une sélection entre 200 opus des mélodies de Massenet.
«J’ai chanté un 31 décembre, mais jamais un 25 décembre, confie avec amusement la diva. Ce sera mon premier tour de chant à Noël. Au menu, un répertoire russe avec la lettre de Tatiana d’Eugène Onéguine de Tchaïkovski, des mélodies de Rachmaninov (Vocalises), deux Puccini (extraits d’une aria de la Tosca et O mio Babbino caro de Gianni Schicchi), la Valse de Juditha de Frantz Lehar, Tonight de Leonard Bernstein (West Side Story) et un air de circonstance, bien apprécié pour la date et l’heure, le cantique Minuit chrétien. Et pour la partie clavier et violoncelle, la sémillante Rhapsodie hongroise de David Popper…».
Du confetti, des guirlandes, du rouge, du vert, du scintillant et de l’émotion dans ces partitions diffusant un air de fête et de vie.
Cette bousculade festive des notes, Rima Tawil l’exprime en toute douceur et chaleur. Surtout pour Beyrouth. « Même si je suis absente de Beyrouth, je reste près de Beyrouth: j’écoute les nouvelles et je suis en permanence en contact avec mes parents, mes amis. À part les problèmes d’électricité, d’embouteillage, de manque de civisme, Beyrouth est une ville merveilleuse si tout le monde mettait du sien…»
Des projets pour le futur? Certainement. Et un agenda chargé pour l’année nouvelle. De Livourne à Florence, en passant par Pise, la Floride (elle sera l’Amélie de Un bal masqué de Verdi au Miami Lyric Opera), et à Nuremberg elle campera la Melvina du Vampire de Heinrich Maschner….
Pour l’envers de la lyre et du rideau de velours rouge cardinal, Rima Tawil confesse en toute simplicité être un fin cordon bleu. «J’adore cuisiner des pâtes aux rizottos, je n’arrête pas et surtout j’aime recevoir des amis», dit-elle avec un rire enjôleur. Mais revenons, pour conclure, aux nourritures plus intellectuelles. Et chanter alors?
«C’est mon oxygène. Chanter pour moi, c’est comme respirer. Il paraît que je chante même en dormant…»
Sans aller à La Sonnambula de Bellini, mais avec un brin de fantaisie rêveuse, on y pense quand même…
*Demain dimanche à la cathédrale Saint-Georges des maronites et le 25 à Saint-Élie, Kantari.
Source : L’Orient Le Jour
Magistrale interprétation de Beethoven par Abdel Rahman el-Bacha
Edgar DAVIDIAN | 10/12/2012

Un programme fastueux offert par Abdel Rahman el-Bacha. Photo Michel Sayegh
Musique Pour le septième concert du Beirut Chants Festival, l’église Saint-Louis des capucins a réservé un accueil triomphal au prodigieux talent de pianiste de Abdel Rahman el-Bacha. Au menu, trois sonates de Beethoven, empreintes d’une sensibilité d’un écorché vif et d’un battant, magistralement interprétées.
Les mélomanes ont afflué en masse pour applaudir Abdel Rahman el-Bacha, un des meilleurs pianistes libanais vivant à l’étranger, des plus appréciés et des plus aimés. L’espace bondé, le public étant venu très tôt l’attendre, les portes ont été solidement fermées à huit heures pile. Bonne leçon de discipline et de rigueur dans l’anarchie libanaise. Du jamais-vu dans les annales des concerts : certains mélomanes, exclus à cause de leur retard, avaient plaqué leurs oreilles en toute humilité et docilité sur les battants en bois des portes pour écouter les notes qui s’en échappaient déjà.
Le centre-ville de Beyrouth au diapason des fêtes à partir du 1er décembre

Mounir Douaidy entouré du père Toufic Maatouk et de Micheline Abi Samra.
Festival Les églises historiques du centre-ville de Beyrouth accueillent, à partir du 1er décembre, une série de concerts de musique sacrée marquant la cinquième édition de « Beirut Chants ».
Le centre-ville de Beyrouth bat au cœur des saisons. À l’occasion des fêtes de fin d’année, c’est devenu une tradition, il se pare de ses plus beaux atours et programme une série de manifestations pour petits et grands.
Parmi celles-ci, le festival «Beirut Chants» qui célèbre cette année sa cinquième édition et dont le programme a été annoncé hier par Mounir Douaidy, directeur général de Solidere, lors d’une conférence en présence de Micheline Abi Samra, fondatrice du festival, et du père Toufic Maatouk, directeur artistique de ce festival.
Cette manifestation rallie un grand nombre de musiciens libanais et étrangers autour des concerts de musique orientale mais aussi classique, couvrant diverses époques et genres. «Comme de coutume, le programme inclut des chants de Noël des traditions syriaques, maronites, byzantines, arméniennes, ainsi que de la musique occidentale sous ses diverses déclinaisons, a souligné le père Maatouk. Le festival accueille cette année des musiciens de renommée mondiale. Il met également la lumière sur des talents locaux ayant porté haut le nom du Liban sur les scènes mondiales.»
Le festival sera inauguré le samedi 1er décembre, à 20h, à l’église Saint-Maron de Gemmayzé, par le Sestetto dell’Accademia della Scala di Milano, en collaboration avec l’Institut culturel Italien.
Le dimanche 2 décembre, à 20h30, cette même église accueille l’ensemble Correspondances avec la messe L’Archange et le lys, d’Antoine Boesset, en collaboration avec l’Institut français du Liban. Les pièces choisies pour ce programme s’articulent autour de l’épisode de l’annonce faite par l’archange Gabriel à la Vierge Marie de la naissance du Christ. S’y trouvent donc mêlées des notes et antiennes propres à cette fête, ainsi que certaines citations du Cantique des Cantiques.
Parmi les têtes d’affiche également : le fameux pianiste libanais Abdel Rahman el-Bacha effectue un retour au bercail offrant aux mélomanes, le samedi 8 décembre, 20h, à l’église des capucins, une «Nuit avec Beethoven».
À signaler également un duo «Watar wa Sawt» (diapason et voix) regroupant la chanteuse Ghada Chbeir et la musicienne de qanun Imane Homsi, le samedi 15 décembre à l’église Saint-Élie de Kantari.
Dimanche 16 décembre, la cathédrale Saint-Georges des maronites accueille le maestro autrichien Manfred Mussauer qui dirigera l’Orchestre philharmonique libanais et les chorales de Notre-Dame de Louaizé et de l’Université antonine dans un programme «Viva Verdi», marquant le bicentenaire du compositeur italien. Avec la participation de la soprano Rima Tawil, laquelle clôturera également «Beirut Chants» par un concert dédié aux arias de Massenet. Elle sera accompagnée par Jeff Cohen (piano) et Carine Balit (violoncelle), comme elle l’a été lors de son grand succès parisien d’il y a trois semaines à la salle Gaveau.
À signaler que le programme complet des 25 concerts (dont l’entrée est libre) est disponible sur www.beirutchants.com
Source : L’Orient Le Jour
Raï : Il est du devoir de l’État de concentrer les armes aux mains des seules forces légales

Le président entouré de NN.SS. Sfeir et Raï.
Homélie de Noël Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a plaidé pour un ramassage des armes illégales et jugé que personne ne peut entraver la réalisation de la justice.
Le chef de l’Église maronite, Mgr Béchara Raï, a célébré la messe de Noël à Bkerké, dimanche, en présence d’une foule d’officiels et de personnalités, notamment le président Michel Sleiman et son épouse, les chefs des Kataëb, Amine Gemayel, et du CPL, le général Michel Aoun, le vice-président du Conseil, Samir Mokbel, le nonce apostolique, Mgr Gabriele Cascia, les ministres de l’Intérieur, Marwan Charbel, et de l’Industrie, Vrej Sabounjian, les députés Gilberte Zouein, Youssef Khalil, Nehmetallah Abi Nasr, Farid el-Khazen, les anciens ministres Ziyad Baroud, Nagy Boustany, Farid Haykal el-Khazen, les anciens députés Samir Azar, Pierre Daccache et Émile Naufal, le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, le président du Conseil constitutionnel, Issam Sleiman, le président de la Fondation maronite dans le monde, Michel Eddé, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Sacr Sacr, le directeur général de la Sûreté de l’État, Georges Karha, le commandant de la gendarmerie, le général Salah Gebran, et plusieurs autres.
Dans l’homélie qu’il a prononcée pour l’occasion, Mgr Raï a mis l’accent sur l’instauration de la paix qui se fait, selon lui, par plusieurs moyens : « Développer l’homme et la société, améliorer la distribution des richesses nationales, consolider la vie économique et sociale, combattre la pauvreté et la corruption, soutenir les activités productives et touristiques, réformer le système fiscal. »
Il a ensuite souligné l’engagement des chrétiens en faveur de la cause de la paix « fondée sur le respect de l’être humain et de ses droits, et la suppression de tout ce qui met cette paix en danger : la violence, la guerre, les atteintes à la vie humaine, le terrorisme, la torture, les arrestations arbitraires, les accusations infondées, notamment de traîtrise », avant de souligner le rôle de l’État à ce niveau. Selon le patriarche, l’État doit « seul veiller à la sécurité de la population et se doit, par voie de conséquence, de ramasser toutes les armes et d’en limiter l’usage aux seules forces légales ». « Beyrouth et tout le Liban doivent être sans armes », a insisté Mgr Raï en ajoutant : « L’État doit également soumettre toutes les missions de défense et de sécurité aux décisions de la seule autorité politique et accroître la confiance en ses forces armées. »
Après avoir jugé que la paix est aussi « le fruit de la justice », le chef de l’Église maronite a fait remarquer que « personne ne peut arrêter le cours de la justice, le court-circuiter par la force des menaces ou de l’intimidation ou encore le dévier à des fins personnelles ou sectaires, quelle que soit sa responsabilité ou son influence ». Il s’est ensuite prononcé en faveur d’une autonomie de la justice et a plaidé pour la protection du corps judiciaire et pour la dynamisation de l’activité des tribunaux.
Mgr Raï a en outre mis l’accent sur la nécessité de « réunifier les Libanais par la promulgation d’une loi amnistiant tous ceux qui avaient été contraints de se réfugier en Israël ». Il a souligné la responsabilité de l’Église, de l’État et de la société civile dans le développement de la fraternité, de la justice et de la solidarité entre les Libanais, notamment dans le but d’assurer une vie meilleure aux jeunes. Lire la suite…
Oublier la misère le temps d’un repas de gala
Par Patricia KHODER | 22/12/2011

Eugénie et Marie posant devant le sapin de Noël, un cadeau de leur voisin.
Social Depuis 17 ans, Rifaq el-Darb meuble la solitude des têtes blanches.
Eugénie et Marie sont sœurs. Elles habitent avec leur père au dernier étage d’un immeuble sans ascenseur à Gemmayzé, dans une impasse aux terrasses et aux magasins chics, baptisée depuis quelques années « The Alley ». Les deux sœurs, âgées respectivement de 51 et 46 ans et souffrant d’un handicap mental, vivent dans l’indigence. Elles participeront le lundi 26 décembre au déjeuner de gala de l’association Rifaq el-Darb, une ONG qui aide, depuis des années, à meubler la solitude des têtes blanches les plus démunies.
Depuis dix-sept ans, grâce à des cartes de vœux portant l’inscription « Pour que Noël n’oublie personne » et vendues au cours des fêtes de fin d’année, Rifaq el-Darb réussit à financer ses activités, tout au long de l’année.
Les sommes ainsi collectées permettent notamment d’organiser un déjeuner de gala pour Noël à des personnes du troisième âge, vivant dans la solitude et dans le besoin. Cette année, 700 personnes participeront à un repas festif. Au programme : cadeaux, cotillons, chanteurs professionnels, zaffé et danse.
Comme chaque année, ce déjeuner rassemblera non seulement la centaine de personnes du troisième âge de Rifaq el-Darb, mais 700 autres qui mangent au quotidien aux Restos du cœur. Lire la suite…
Le centre-ville de Beyrouth en fête pour l’arrivée de Noël
Par Pauline MERVILLE | 22/12/2011

Spectacle de Noël au cœur des Souks de Beyrouth.
Festivités Depuis plusieurs semaines spectacles, marchés de Noël et illuminations pour petits et grands animent les Souks de Beyrouth et le tout nouveau Zaitunay Bay.
Les jeunes enfants habillés en père Noël arrivent sur la scène installée en plein air dans les souks du centre-ville. Ils entament une danse autour des paquets cadeaux posés sur la scène et sont accompagnés par une chanteuse au manteau blanc comme la neige. Les guirlandes lumineuses pétillent dans les yeux des enfants qui regardent ces petits danseurs avec admiration, en pensant à l’arrivée imminente du père Noël. Dans quelques jours, ils trouveront enfin sous le sapin ce qu’ils attendent impatiemment depuis des semaines. Lire la suite…
« Édifions le Liban-message », propose Raï dans son message de Noël
16/12/2011

Le beau sapin de Bkerké, symbole d’une Église resplendissante et sans rides.
Dans un message qu’il a lu à l’occasion de la fête de Noël, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a invité les Libanais à « édifier le Liban-message et à vivre leur diversité islamo-chrétienne ».
« Après des épreuves qui se sont étalées sur près de 70 ans, renouvelons notre pacte national par un nouveau pacte social, grâce auquel nous poursuivrons l’histoire de communautés qui ont décidé de vivre ensemble, d’édifier en commun une société pacifique, de surmonter les crises qui les secouent de par le contexte géopolitique où elles se trouvent. »
S’adressant ensuite aux peuples du Moyen-Orient, le patriarche leur a lancé : « Vous qui vivez au Moyen-Orient et traversez les épreuves de la guerre, des conflits et des revendications diverses (…) nous aspirons avec vous à la naissance d’un véritable printemps arabe, un printemps de paix et de stabilité reposant sur la pluralité des religions, des cultures et des ethnies ; nous aspirons aussi à l’égalité dans la citoyenneté et à la démocratie, loin du totalitarisme de la race, de la religion, de la confession ou de l’opinion. »
Sur un autre plan, le patriarche Raï a inauguré hier une nouvelle tradition en illuminant un sapin dans la cour extérieure du patriarcat.
Source : L’Orient Le Jour
Les Petits chanteurs à la Croix de bois en concert
samedi 8 janvier 2011
L’association paroissiale organise, mercredi 19 janvier, à 20 h 45, à la basilique de Saint-Germain-des-Fossés, un concert de la très prestigieuse chorale des Petits chanteurs à la croix de bois.
Ce jeune chœur de renommée internationale multiplie les concerts dans le monde avec, notamment, des prestations au Liban, en Corée… Lors des fêtes de Noël, ils étaient les hôtes de la télévision française.
La réservation des places se fait à :
Vernet presse, 19 rue Pierre-Semard, Tél. 04.70.58.01.20 ;
au presbytère 2 rue du Marché, Tél. 04.70.59.61.55 ;
à la pâtisserie Soufferant.
Vente de billets sur place avant le concert.
Le prix du billet est de 20 € pour les adultes, gratuit pour les moins de 15 ans accompagnés.
Source: lamontagne.fr


