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Articles Tagués ‘Paix’

Samir Frangié appelle à « achever la révolution de mars 2005 pour jeter les bases d’un Liban de paix »

26 janvier 2012 Laisser un commentaire
MM. Najjar et Audi remettant la médaille du prix Phénix 2011 à Samir Frangié, hier soir, au centre-ville.

MM. Najjar et Audi remettant la médaille du prix Phénix 2011 à Samir Frangié, hier soir, au centre-ville.

PRIX PHÉNIX 2011 C’est entouré de ses parents, amis et proches, pour cet hommage bien mérité – et depuis si longtemps ! – que Samir Frangié s’est vu décerner hier le prix Phénix 2011 de littérature pour son essai Voyage au bout de la violence, publié fin octobre par les éditions L’Orient des livres. La cérémonie de remise du prix – qui consiste en une médaille en or de la Monnaie de Paris, représentant Orphée, et un chèque d’une valeur de 2 000 euros – s’est déroulée dans la soirée d’hier au siège de la Bank Audi, au centre-ville, dans l’amphithéâtre situé à l’intérieur de cet imposant bâtiment. L’occasion pour un Samir Frangié critique de souligner que « la bataille de la paix ne peut pas être menée aujourd’hui par les forces politiques » traditionnelles actuelles. « C’est à nous, citoyens de ce pays, d’assumer nos responsabilités. Comment ? En redonnant vie à cette révolution que nous avons lancée un jour de mars 2005 (… ) et qui n’a pas été l’œuvre de partis politiques, mais de simples citoyens (…) », a-t-il martelé.

Le prix Phénix 2011 est décerné chaque année à un écrivain francophone par un jury présidé par l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf et composé de grandes plumes, comme Yann Queffélec, Paule Constant, Josyane Savigneau, Daniel Rondeau, Mouna Béchara, Lucien George, Vénus Khoury Ghata, Nicole Avril, Salah Stétié, Jean Lacouture et Jabbour Douaihy. Il a déjà récompensé, entre autres, des écrivains de talent comme Ghassan Salamé, Georges Corm, Dominique Eddé, Samir Kassir, Carole Dagher, Joseph Chami, Fady Stéphan, Charif Majdalani et Richard Millet.

Trois orateurs se sont succédé à la tribune durant cette cérémonie : le PDG de la Bank Audi et du groupe Audi Saradar, l’ancien ministre Raymond Audi, le rédacteur en chef de L’Orient Littéraire, l’écrivain Alexandre Najjar, et M. Frangié lui-même.  Lire la suite…

“Beyrouth Hotel” pas au ciné, mais à la télé !

12 janvier 2012 Laisser un commentaire

CENSURE Le film censuré par la Sûreté générale libanaise sera diffusé sur Arte dans sa version intégrale le 20 janvier.

Interdit en salles au Liban, “Beyrouth Hotel”, le 3e long métrage de la réalisatrice franco-libanaise Danielle Arbid, sera diffusé dans sa version intégrale le 20 janvier sur Arte à 20h35 (heure française).

Le bureau de censure de la Sûreté générale a annulé la sortie du film, prévue le 19 janvier, en raison des références qui y étaient faites à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en 2005.

“Beyrouth Hotel est une pure fiction. Le film s’inspire de faits relatés dans les journaux, mais ne livre aucun scoop, ni ne milite pour ou contre aucun parti libanais”, s’était insurgée la réalisatrice dans un communiqué publié le 12 décembre dernier. “C’est surtout une histoire d’amour entre Zoha (Darine Hamzé) et Mathieu (Charles Berling) dans un climat tendu, à Beyrouth aujourd’hui”, avait-elle ajouté, parlant d’une “romance sur le fil à l’image d’un pays vacillant entre guerre et paix, où d’un instant à l’autre, tout peut chavirer”.

Danielle Arbid avait par ailleurs indiqué à l’AFP qu’elle allait contester cette censure devant la justice.

Selon le bureau de censure libanais, les producteurs avaient dans un premier temps accepté et signé une demande d’enlever toute référence à l’assassinat de Rafic Hariri, avant de changer d’avis par la suite.

“Nous n’avons pas dit que c’était dangereux pour la sécurité du Liban, nous contestons le fait que le film mentionne explicitement cet assassinat alors que la démarche juridique n’est pas terminée”, avait indiqué le bureau à l’AFP, en allusion au fait que l’affaire est actuellement entre les mains de la justice. “Ils disent que c’est de la fiction, mais le meurtre a bel et bien eu lieu. Changer les faits, ce n’est pas de la liberté”, avait-il ajouté.

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Raï : Le pluralisme implique la participation de toutes les communautés au pouvoir

19 décembre 2011 Laisser un commentaire

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a souligné dimanche que l’Église prône le pluralisme, lequel implique « la participation de toutes les communautés au pouvoir » et à la gestion des affaires publiques. Il a d’autre part affirmé que la défaillance de l’État libanais ainsi que les « pratiques confessionnelles » de certains dirigeants politiques affaiblissent la loyauté des citoyens envers leur pays.  Lire la suite…

Raï à Hemlaya : La paix repose sur la vérité, la liberté, l’amour et la justice

25 juillet 2011 Laisser un commentaire

Communautés Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a inauguré hier une église portant le nom de sainte Rafqa à Hemlaya (Metn-Nord), un village d’où il est lui-même originaire ainsi que la sainte.

Accueilli par des roses et des lancers de riz, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a célébré à Hemlaya une messe en présence d’un grand nombre de personnalités, dont l’ancien président Amine Gemayel et son épouse. Dans son homélie, il était question d’un « Évangile de paix qui ne se limite pas à des mots, mais qui repose sur la vérité, la liberté, l’amour et la justice ».

Mgr Raï a détaillé chacun de ces quatre points. « La vérité est celle de Dieu et de l’histoire, a-t-il dit. Le mensonge, la duplicité et la tromperie ne servent pas la paix, qui ne peut régner sur l’esprit humain sans vérité. Seule la vérité absolue peut unir et rassembler. »

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Le pape à Raï : Le Liban a un rôle essentiel pour la paix au P-O

15 avril 2011 Laisser un commentaire

Par Fady NOUN | 15/04/2011

« Parlez-moi encore du Liban », a dit le pape Benoît XVI au patriarche maronite, hier, au Vatican.

C’est devant une délégation représentative de tous les courants politiques et des différentes composantes libanaises que le pape Benoît XVI a reçu hier le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, au Vatican, mettant en évidence l’influence chrétienne au service d’une « paix durable » au Proche-Orient et la « mission immense » du Liban à cet égard.

C’est à un magnifique moment de désordre créateur que la salle Clémentine réservée aux audiences du pape a eu droit hier matin, au Vatican. Balayée l’interdiction de prendre des photos, balayée la capeline, balayée les entrées indépendantes réservées aux officiels. En un moment, soudain, toute la foule des quelque 300 Libanais qui attendaient l’ouverture de la porte menant aux appartements du pape s’est muée en délégation officielle.

Et le pape, semble-t-il, n’a pas dit « non ». « Parlez-moi encore du Liban », a-t-il dit au patriarche, qu’il recevait en tête à tête avant l’invasion sentimentale. L’enthousiasme des Libanais l’a dit sans paroles. Pour ceux qui n’étaient pas habitués au Vatican, pour les Nouhad Machnouk, les Waël Bou Faour, les Trad Hamadé, Ahmad Hariri ou Abbas Hachem qui se trouvaient là, cette « papolâtrie » a dû paraître bien étrange. Même les orthodoxes comme Atef Majdalani ont dû être surpris. Mais pour Sethrida Geagea, Gebran Bassil, Samy Gemayel ou Ibrahim Kanaan, pour l’impassible vieux routier Abdel Latif Zein représentant le président de la Chambre, pour Boutros Harb, délégué là par le chef de l’État, toute cette pagaille n’était que trop habituelle. Elle a dû même être légèrement embarrassante à leurs yeux, au regard des gardes suisses et des membres des services de sécurité qui surveillaient la foule.

Un peu d’ordre est ensuite revenu, dès l’entrée du patriarche Raï, mais surtout à l’arrivée de Benoît XVI. Nous sommes là pour « exprimer visiblement et communautairement la communion ecclésiale accordée », a dit le patriarche, s’adressant au pape, dans une allocution écrite dont tous les mots étaient soigneusement pesés.

Élu par ses pairs le 15 mars, le patriarche Raï s’était vu accorder une reconnaissance sous forme de lettre dans laquelle Benoît XVI exprimait « la communion ecclésiastique ».

« Alors que l’Église maronite prend un nouvel élan, a-t-il enchaîné, dans la continuité de ses constantes religieuses et nationales et de ses valeurs, elle reste appelée à de nouvelles tâches et confrontée à des défis qu’il lui reviendra de relever », a commenté Mgr Raï, faisant une allusion évidente à la crise politique qui paralyse le pays. Et qui empêche en ce moment la formation d’un nouveau gouvernement.

« Elle s’emploiera à promouvoir la réflexion commune et à formuler des recommandations et des plans d’action spécifiques, dans le sens de sa mission (…). Elle le fera de concert avec les pouvoirs publics (…) dans un esprit d’entente et de convivialité. »

Conscient de la dimension désormais globale du destin des chrétiens du Moyen-Orient, le patriarche a ajouté : « (…) C’est en existant pleinement dans la dignité et la liberté que les communautés chrétiennes du Liban et du Moyen-Orient pourront coexister avec les autres communautés et familles spirituelles constitutives du tissu national, dans la convivialité, la solidarité et la complémentarité ; et animer un dialogue interreligieux et interculturel au service de la justice, de la liberté et de la paix. »

« C’est dans ce sens que j’ai souhaité placer mon ministère patriarcal ; avec votre bénédiction apostolique ; sous la devise : communion et amour. »

« Voici, Très Saint-Père quelques traits de notre ministère apostolique et pastoral. Autant de tâches et de missions exaltantes, que l’Église catholique universelle, forte de la présence continue du Seigneur et de l’action de son Esprit , cherchera à assumer, en totale union et communion avec l’Église catholique universelle. »

Un grand moment de communion

Dans sa réponse à cet acte d’obéissance filial, Benoît XVI a salué les fidèles présents « venus entourer votre patriarche pour ce grand moment de communion fraternelle et d’indéfectible unité de l’Église maronite avec l’Église de Rome ».

Mais le message du pape a surtout souligné l’influence chrétienne pour une « paix durable » au Moyen-Orient. Benoît XVI a jugé en effet que le message des chrétiens au Moyen-Orient est essentiel pour contribuer à une « paix durable », en saluant la « mission immense » du Liban.

Le pape a rappelé les deux millénaires de présence et d’influence du christianisme dans la région où Jésus est né : le Moyen-Orient est une « région du monde que les patriarches, les prophètes, les apôtres et le Christ lui-même ont bénie par leur présence et par leur prédication » et qui aspire à une « paix durable », a-t-il dit.

« Parce que vous êtes au cœur du Moyen-Orient », a aussi soutenu le pape devant la délégation, « vous avez une mission immense auprès des hommes, auxquels l’Amour du Christ presse d’annoncer la Bonne Nouvelle du Salut ».

Conférence de presse

Dans l’après-midi, le patriarche a accueilli au Collège maronite les représentants des médias libanais qui couvrent sa visite. Il a confirmé qu’il recevra, mardi prochain, à Bkerké, les quatre figures les plus représentatives de la communauté maronite : Amine Gemayel, Michel Aoun, Sleimane Frangié et Samir Geagea. Ce sera, a-t-il dit, une forme de retraite spirituelle, accompagnée d’un rite de repentance particulier à la semaine sainte. Il n’en dit pas plus, mais l’on devine que ce seront les constantes libanaises qui en constitueront la substance. Le sommet maronite restreint sera suivi, le 12 mai, d’un sommet interreligieux.

Par ailleurs, le patriarche Raï a affirmé que le Liban doit dépasser le clivage actuel entre 8 et 14 Mars. Il a affirmé qu’une bonne partie de la « majorité silencieuse » ne se situe dans aucun des deux camps, et que cette majorité avait le droit, aussi, de s’exprimer et d’être représentée. Il a donc plaidé pour des prises de position politiques indépendantes des allégeances à des personnes.

En ce qui concerne les armes du Hezbollah, le patriarche Raï n’a pas voulu se prononcer, mais il a affirmé que c’est l’affaire des pouvoirs publics d’en débattre, dans le cadre d’une stratégie de défense nationale acceptée par tous.

Source: L’Orient Le Jour

Le Liban au cœur du chant arabe à Paris

Par Bahjat RIZK | 07/03/2011

Patricia Atallah interprétant des chants de l’Église maronite accompagnée par le compositeur Georges Daccache.

L’espace Le Scribe-L’Harmattan, nouveau centre culturel parisien, a organisé, sous le titre « Nous vivons ensemble », un magnifique concert de chants chrétiens et musulmans pour la fraternité et la paix, à l’église réformée de Paris-Luxembourg, avec des chants venus de divers horizons du monde arabe, notamment Patricia Atallah et les chants de l’église maronite du liban, accompagnée au piano par le compositeur Georges Daccache, Nassim el-Dogom et les chants de l’église byzantine de Palestine, Nadia Rayan et les chants mystiques musulmans arabo-andalous, Fatima Chari et le « gnawa » du Maroc et de la Mauritanie, Souad Khrifi et les chants du désert d’Algérie, Sana Souissi et les chants soufis d’Égypte et de Tunisie, et plusieurs musiciens chevronnés venus des différents pays arabes. Le voyage musical présenté par la très dynamique Fatima Guemiah et le très enthousiaste Jean-Claude Legrand, président de l’association Agir pour les conseillers municipaux de Paris, a été d’une rare richesse musicale et nous a fait vivre de très fortes émotions qui relevaient tant du programme lui-même, que de l’actualité récente, bouleversante et bouleversée dans le monde arabe.

Certes le cadre très libre culturellement de l’église réformée et les différents courants musicaux proposés ont transporté le public, le concept étant dans sa diversité très fédérateur et méritant largement d’être repris sur une plus large échelle, mais la participation libanaise en elle-même a été vivement applaudie. Tout d’abord, la cantatrice montante libanaise Patricia Atallah, puissante et tendre à la fois, a offert une éclatante prestation, à couper le souffle. Sa voix magique, chaude, émouvante et généreuse a fait vibrer littéralement la salle, tant les spectateurs que les murs. Elle a empli l’espace de manière profonde et sereine, et a subjugué son auditoire. Son répertoire s’est décliné tant en arabe qu’en araméen, avec un ton juste et un élan inspiré. Elle paraissait magistrale dans ce registre qu’elle maîtrise à merveille et beaucoup, dont le grand Wadih el-Safi, lui prédisent un brillant avenir. Elle se situe naturellement dans le sillage et la relève de la grande diva Feyrouz, dont il est si important de transmettre l’immense et si précieux répertoire. Certes, les autres interprètes ont été également envoûtants, chacun dans son genre, mais l’assistance a reconnu, comme a chacune de ses apparitions en France, le timbre exceptionnel de la voix de Patricia Atallah qui a été saluée, à plusieurs reprises, par des standing ovations.

Il est également frappant de relever, qu’au vu des événements qui se succèdent dans le monde arabe, toutes les voix avaient acquis une nouvelle vigueur, une nouvelle intonation, une autre intensité, une autre clameur. Ce concert, dans ces circonstances précises, a pris une nouvelle symbolique, plus ample car le chant des hommes est par excellence une revendication souveraine et irréductible de liberté. D’ailleurs ce fut l’occasion de présenter, en création spéciale, l’hymne du directeur du centre, le poète Osman Khalil, intitulé Honore ton serment, dédié à la jeunesse arabe du Maghreb au Mashrek et lui rendant hommage dans sa révolte, qui a débuté par l’immolation du jeune Bouazizi le 17 décembre dernier, en Tunisie.

Le concert s’est clôturé par une générale, réunissant tous les artistes venus des quatre coins du monde arabe, avec la chanson de Feyrouz Ramène-moi à mon pays, et il n’y avait pas de plus brillante démonstration, combien la voix de Feyrouz, si empreinte d’amour absolu et de transcendance, pouvait à elle seule fédérer le monde arabe et mobiliser les foules assoiffées de liberté, tant en Orient qu’en Occident. C’est dans des moments pareils qu’on réalise de manière fulgurante ce que la chanson épique libanaise moderne et les Rahbani ont accompli, durant plus d’un demi-siècle, au nom de valeurs universelles, en langue arabe, portant le Liban au-delà de ses frontières et englobant le monde arabe, dans des valeurs essentielles de liberté, de dignité, de foi en Dieu et en l’homme. Longtemps le Liban a été le porte-flambeau de ce message humaniste que les Libanais doivent réaffirmer, plus que jamais aujourd’hui, sur leur propre sol.

Ce concert de chants chrétiens et musulmans, qui a débuté par la voix merveilleuse de Patricia Atallah et s’est terminé par un chant collectif à plusieurs voix de Feyrouz dans l’église protestante de Paris, a conjugué la richesse incroyable du chant mystique et poétique dans le monde arabe et l’annonce d’une ère nouvelle, où les hommes auront les mêmes droits humains, sous tous les cieux et pouvant chanter unis les mêmes aspirations dans des langues et des religions diverses.

Bahjat RIZK

Source: L’Orient Le Jour

Fraternité et Paix dans le Monde Arabe

20 février 2011 1 commentaire

« Nous Vivons Ensemble » – نعيش سوى

Chants Chrétiens et Musulmans
Fraternité et Paix dans le Monde Arabe

 

Samedi 26 février 2011 à 20h30

à l’Église Réformée de Paris-Luxembourg

face au Jardin du Luxembourg

 

Présenté par Jean-Claude Legrand

Président de l’Association Nationale Agir Pour les Conseillers Municipaux

 

Nous Vivons Ensemble !

Un concert de chants chrétiens et musulmans pour la fraternité et la paix, dans un florilège de chants sacrés et de musiques, interprétés par des artistes de renom, chanteurs et musiciens virtuoses, dans un programme très nourri.

Chanteurs et musiciens nous donneront à entendre par leur talent, des improvisations musicales et vocales uniques, afin que la musique des mots conjuguée dans cette union pour la paix soit un moment exceptionnel de fraternité !

« Nous vivons ensemble » c’est un hommage des artistes du monde et de l’Espace le Scribe l’Harmattan aux rêveurs des religions diverses, des croyances différentes qui vont jusqu’au bout de leurs rêves pour vivre ensemble.

« Nous vivons ensemble » célèbre l’art vocal, musical, dans une communion d’esprit pour la paix.

« Nous vivons ensemble » c’est une prière œcuménique à vivre la fraternité et la paix dans la liberté.

« Nous vivons ensemble » c’est un leitmotiv pour la paix, un refrain qui donne le goût d’aimer.

« Nous vivons ensemble », c’est un concert enchanteur de fraternité dans la très belle salle de l’Eglise réformée du Luxembourg à ne pas manquer !

Fatima Guemiah

Programme

 

Patricia Atallah, chants de l’église maronite du Liban

Nassim Al Dogom, chants de l’église Byzantine de la Palestine

Chants mystiques musulmans arabo-andalous, avec Nadia Rayan

Gnawa du Maroc et de la Mauritanie, avec Fatima Chari

Chants du désert d’Algérie, avec Souad Khrifi

Chants soufis d’Égypte et de la Tunisie, avec Sana Souissi

Patricia Atallah

D’origine libanaise, en France depuis sa petite enfance, elle a grandi à l’écoute de la voix de Fairouz, dont elle est une fervente admiratrice. Les qualités exceptionnelles de cette artiste, vous donnent l’impression d’entendre sa voix sourire … quand elle chante sur scène ! « Chanter est un engagement, une mission de paix et un moyen sacré qui permettent de transmettre un message profond d’amour et de réconciliation. » nous dit-elle.Elle sera accompagnée par Georges Daccache au piano ainsi que par Farhat Bouallagui au violon, tous deux de grandes références reconnues dans le monde de la musique.

Nassim AlDogom

Sa voix chaude et envoûtante, traduit son amour du patrimoine de la musique traditionnelle de Palestine. C’est en 2008, à Paris, qu’il créer le Groupe Al Quds. Très vite, l’ensemble est remarqué pour son répertoire original et sa musique.

Sana Souissi

La Tunisie à coutume de produire de belles voix et Sana est au firmament des jeunes interprètes actuelles de la scène internationale. Elle à rejoint les meilleurs interprètes du chant classique arabe !

Souad Kheirifi

Sa voix tendre et caressante est semblable à son tempérament. Elle dégage du bonheur dans le plaisir de chanter, Un voyage à l’écoute du chant du désert, partagé avec vous et elle… seulement !

Fatima Charii

Mémoire vivante de la musique du sud marocain, elle a reçue en héritage les richesses du répertoire traditionnel. Chanteuse à la voix d’or, elle a chanté avec l’ensemble Takht Attourath (Orchestre du patrimoine) au Festival de Musique arabe à Jérusalem en 1999.

Nadia Rayan

Elève de Saïd Bastandji à Alger, c’est une brillante soprano interprète du chant arabo-andalou. Selma Angar lui a concocté les textes des six titres qui composent son premier album.

Église Réformée de Paris-Luxembourg

58, rue Madame – 75006 Paris
Métro 12 Notre Dame des Champs ou Rennes
Métro 4 Saint Placide ou Saint Sulpice
Bus 58, 82, 83, 84, 89
Entrée*: 15 € ou 10 € si réservation avant le 25 février
Contact: 06 99 42 87 65 – 09 81 62 06 38 – scribeharmattan@hotmail.com
www.20six.fr/scribeharmattan
*Participation aux frais

Programme

Patricia Atallah, chants de l’église maronite du Liban
Nassim Al Dogom, chants de l’église Byzantine de la Palestine
Chants mystiques musulmans arabo-andalous, avec Nadia Rayan
Gnawa du Maroc et de la Mauritanie, avec Fatima Chari
Chants du désert d’Algérie, avec Souad Khrifi
Chants soufis d’Égypte et de la Tunisie, avec Sana Souissi

Patricia Atallah

D’origine libanaise, en France depuis sa petite enfance, elle a grandi à l’écoute  de la voix de Fairouz, dont elle est une fervente admiratrice. Les qualités exceptionnelles de cette artiste, vous donnent l’impression d’entendre sa voix sourire … quand elle chante sur scène !  « Chanter est un engagement, une mission de paix et un moyen sacré qui permettent de transmettre un message profond d’amour et de réconciliation. » nous dit-elle.Elle sera accompagnée par Georges Daccache au piano ainsi que par Farhat Bouallagui au violon, tous deux de grandes références reconnues dans le monde de la musique.

Nassim AlDogom

Sa voix chaude et envoûtante, traduit son amour du patrimoine de la musique traditionnelle de Palestine. C’est en 2008, à Paris, qu’il créer le Groupe Al Quds. Très vite, l’ensemble est remarqué pour son répertoire original et sa musique.

Sana Souissi

La Tunisie à coutume de produire de belles voix et Sana est  au firmament des jeunes interprètes actuelles de la scène internationale. Elle à rejoint les meilleurs interprètes du chant classique arabe !

Souad Kheirifi

Sa voix tendre et caressante  est semblable à son tempérament. Elle dégage du bonheur dans le plaisir de chanter,  Un voyage à l’écoute du chant du désert, partagé avec vous et elle… seulement !

Fatima Charii

Mémoire vivante de la musique du sud marocain, elle a reçue en héritage les richesses du répertoire traditionnel. Chanteuse à la voix d’or, elle a chanté avec l’ensemble Takht Attourath  (Orchestre du patrimoine) au Festival de Musique arabe à Jérusalem en 1999.

Nadia Rayan

Elève de Saïd Bastandji à Alger, c’est une brillante soprano interprète du chant arabo-andalou. Selma Angar lui a concocté les textes des six titres qui composent son premier album.

Église Réformée de Paris-Luxembourg

58, rue Madame – 75006 Paris

Métro 12 Notre Dame des Champs ou Rennes

Métro 4 Saint Placide ou Saint Sulpice

Bus 58, 82, 83, 84, 89

Entrée*: 15 € ou 10 € si réservation avant le 25 février

Contact: 06 99 42 87 65 – 09 81 62 06 38 – scribeharmattan@hotmail.com

www.20six.fr/scribeharmattan

*Participation aux frais

“Liberté religieuse, chemin vers la paix”, message du pape Benoît XVI pour la journée mondiale pour la paix en 2011

23 décembre 2010 Laisser un commentaire

1. AU DÉBUT D’UNE ANNÉE NOUVELLE, mes vœux voudraient rejoindre tous et chacun ; vœux de sérénité et de prospérité, mais surtout vœux de paix. L’année qui vient de se clôturer a été marquée, elle aussi, malheureusement par la persécution, la discrimination, par de terribles actes de violence et d’intolérance religieuse.

Je pense en particulier à la chère terre d’Irak qui, dans sa marche vers une stabilité et une réconciliation tant souhaitées, continue à être une scène de violences et d’attentats. Viennent à la mémoire les récentes souffrances de la communauté chrétienne, et tout particulièrement le lâche attentat contre la cathédrale siro-catholique Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Bagdad, où, le 31 octobre dernier, deux prêtres et plus de cinquante fidèles ont été tués, alors qu’ils étaient réunis pour la célébration de la sainte Messe. Et il y eut d’autres attaques les jours suivants, aussi contre des habitations privées, suscitant la peur au sein de la communauté chrétienne et le désir, chez beaucoup de ses membres, d’émigrer pour aller chercher de meilleures conditions de vie. Je les assure de ma proximité et de celle de toute l’Eglise. Ce sentiment a été concrètement exprimé lors de la récente Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des Evêques. Cette Assemblée a adressé un encouragement aux communautés catholiques en Irak et dans tout le Moyen-Orient à vivre la communion et à continuer à offrir un témoignage courageux de foi en ces régions.

Je remercie vivement les Gouvernements qui s’efforcent de soulager les souffrances de ces frères en humanité et j’invite les catholiques à prier pour leurs frères dans la foi qui souffrent violences et intolérances, et à leur manifester leur solidarité. Dans ce contexte, j’ai ressenti de manière particulièrement vive l’opportunité de partager avec vous tous quelques réflexions sur la liberté religieuse, chemin vers la paix. Il est douloureux en effet de constater que, dans certaines régions du monde, il n’est pas possible de professer et de manifester librement sa religion, sans mettre en danger sa vie et sa liberté personnelle. En d’autres points du monde, il existe des formes plus silencieuses et plus sophistiquées de préjugés et d’opposition à l’encontre des croyants et des symboles religieux. Les chrétiens sont à l’heure actuelle le groupe religieux en butte au plus grand nombre de persécutions à cause de leur foi. Beaucoup subissent des offenses quotidiennes et vivent souvent dans la peur à cause de leur recherche de la vérité, de leur foi en Jésus Christ et de leur appel sincère afin que soit reconnue la liberté religieuse. Tout cela ne peut être accepté, parce que cela constitue une offense à Dieu et à la dignité humaine ; de plus, c’est une menace à la sécurité et à la paix, et cela empêche la réalisation d’un réel développement humain intégral[1].

C’est en effet dans la liberté religieuse que se trouve l’expression de la spécificité de la personne humaine, qui peut ainsi ordonner sa vie personnelle et sociale selon Dieu :  à Sa lumière se comprennent pleinement l’identité, le sens et le but de la personne. Nier ou limiter de manière arbitraire cette liberté signifie cultiver une vision réductrice de la personne humaine ; mettre dans l’ombre le rôle public de la religion signifie engendrer une société injuste, puisque celle-ci n’est pas en harmonie avec la vraie nature de la personne humaine ; cela signifie rendre impossible l’affirmation d’une paix authentique et durable de toute la famille humaine.

J’exhorte donc les hommes et les femmes de bonne volonté à renouveler leur engagement pour la construction d’un monde où tous soient libres de professer leur religion ou leur foi, et de vivre leur amour pour Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de tout leur esprit (cf. Mt 22,37). Voilà le sentiment qui inspire et guide le Message pour la XLIVème Journée Mondiale de la Paix, consacré au thème : Liberté religieuse, chemin vers la paix.

Le droit sacré à la vie et à une vie spirituelle

2. Le droit à la liberté religieuse s’enracine dans la dignité même de la personne humaine[2], dont la nature transcendante ne doit être ni ignorée ni négligée. Dieu a créé l’homme et la femme à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1,27). C’est pour cela que chaque personne a le droit sacré à une vie intègre aussi du point de vue spirituel. Sans la reconnaissance de son être spirituel, sans l’ouverture au transcendant, la personne humaine se replie sur elle-même, et elle n’arrive pas à trouver des réponses aux interrogations de son cœur sur le sens de la vie et à conquérir des valeurs et des principes éthiques durables. Elle ne peut donc même pas réussir à expérimenter une authentique liberté et à développer une société juste[3].

La Sainte Ecriture, en harmonie avec notre propre expérience, révèle la valeur profonde de la dignité humaine : « A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est donc le mortel, que tu t’en souviennes, le fils d’Adam, que tu le veuilles visiter ? A peine le fis-tu moindre qu’un dieu ; tu le couronnes de gloire et de beauté, pour qu’il domine sur l’œuvre de tes mains ; tout fut mis par toi sous ses pieds » (Ps 8, 4-7).

Devant la sublime réalité de la nature humaine, nous pouvons faire l’expérience du même émerveillement que le psalmiste. Elle se manifeste comme ouverture au Mystère, comme capacité de s’interroger en profondeur sur soi-même et sur l’origine de l’univers, comme intime résonnance à l’Amour suprême de Dieu, principe et fin de toutes choses, de toute personneet de tous les peuples[4]. La dignité transcendante de la personne est une valeur essentielle de la sagesse judéo-chrétienne, mais grâce à la raison, elle peut être reconnue par tous. Cette dignité, comprise comme une capacité de transcender sa propre matérialité et de rechercher la vérité, doit être reconnue comme un bien universel, indispensable pour la construction d’une société orientée vers la réalisation et la plénitude de l’homme. Le respect des éléments essentiels de la dignité de l’homme, tels que le droit à la vie et le droit à la liberté religieuse, est une condition de la légitimité morale de toute norme sociale et juridique.

Liberté religieuse et respect mutuel

3. La liberté religieuse est à l’origine de la liberté morale. En effet, l’ouverture à la vérité et au bien, l’ouverture à Dieu, qui est enracinée dans la nature humaine, confère une pleine dignité à chaque personne et elle est garante d’un respect mutuel et plénier entre les personnes. C’est pourquoi la liberté religieuse doit être comprise non seulement comme une absence de la coercition, mais d’abord comme une capacité d’ordonner ses choix selon la vérité.

Il existe un lien infrangible entre liberté et respect ; car, « la loi morale oblige tout homme et tout groupe social à tenir compte, dans l’exercice de leurs droits, des droits d’autrui, de leurs devoirs envers les autres et du bien commun de tous »[5].

Une liberté ennemie ou indifférente à l’égard de Dieu finit par se nier elle-même et ne garantit pas le plein respect de l’autre. Une volonté qui se croit radicalement incapable de rechercher la vérité et le bien n’a plus de raisons objectives ni de motifs pour agir, sinon ceux que lui imposent ses intérêts momentanés et contingents, elle n’a pas « une identité » à conserver et à construire en opérant des choix vraiment libres et conscients. Elle ne peut donc revendiquer le respect de la part d’autres « volontés », elles aussi détachées de leur être plus profond et qui, de ce fait, peuvent faire valoir d’autres « raisons » ou même aucune « raison ». L’illusion que l’on puisse trouver dans le relativisme moral la clé d’une coexistence pacifique, est en réalité l’origine des divisions et de la négation de la dignité des êtres humains. On comprend alors qu’il soit nécessaire de reconnaître une double dimension dans l’unité de la personne humaine : la dimension religieuse et la dimension sociale. A cet égard, il est inconcevable que des croyants « doivent se priver d’une partie d’eux-mêmes – de leur foi – afin d’être des citoyens actifs ; il ne devrait jamais être nécessaire de nier Dieu pour jouir de ses droits »[6].

La famille, école de liberté et de paix

4. Si la liberté religieuse est chemin vers la paix, l’éducation religieuse est une route privilégiée pour donner aux nouvelles générations la possibilité de reconnaître en l’autre un frère et une sœur, avec qui marcher ensemble et collaborer pour que tous se sentent comme les membres vivants d’une même famille humaine, au sein de laquelle personne ne doit être exclu.

La famille fondée sur le mariage, expression d’une union intime et d’une complémentarité entre un homme et une femme, s’insère dans ce contexte comme première école de formation et de croissance sociale, culturelle, morale et spirituelle des enfants, qui devraient toujours trouver dans leur père et leur mère les premiers témoins d’une vie orientée vers la recherche de la vérité et de l’amour de Dieu. Les parents eux-mêmes devraient être toujours libres de transmettre, sans entraves et de manière responsable, leur patrimoine de foi, de valeurs et de culture à leurs enfants. La famille, première cellule de la société humaine, reste le milieu primordial de formation pour des relations harmonieuses à tous les niveaux de la convivialité humaine, nationale et internationale. Nous trouvons ici la route à suivre avec sagesse pour construire un tissu social solide et solidaire, pour préparer les jeunes à prendre leurs propres responsabilités dans la vie, au sein d’une société libre, dans un esprit de compréhension et de paix.

Un patrimoine commun

5. On pourrait dire que, parmi les droits et les libertés fondamentaux enracinés dans la dignité humaine, la liberté religieuse jouit d’un statut spécial. Quand la liberté religieuse est reconnue, la dignité de la personne humaine est respectée à sa racine même, et l’ethos et les institutions des peuples se consolident. A l’inverse, quand la liberté religieuse est niée, quand on essaie d’empêcher de professer sa religion ou sa foi et de vivre en conformité avec elles, la dignité humaine est lésée, et de cette manière se trouvent menacées la justice et la paix, lesquelles se fondent sur l’ordre social juste qui s’édifie à la lumière de la Vérité Suprême et du Souverain Bien.

En ce sens, la liberté religieuse est aussi un acquis de civilisation politique et juridique. C’est un bien essentiel : toute personne doit pouvoir exercer librement le droit de professer et de manifester individuellement ou de manière communautaire, sa religion ou sa foi, aussi bien en public qu’en privé, dans l’enseignement et dans la pratique, dans les publications, dans le culte et dans l’observance des rites. Elle ne devrait pas rencontrer d’obstacles si elle désire, éventuellement, adhérer à une autre religion ou n’en professer aucune. En ce domaine, la règlementation internationale se révèle emblématique et est un exemple essentiel pour les Etats, en ce qu’elle ne permet aucune dérogation à la liberté religieuse, sauf l’exigence légitime de l’ordre public pénétré par la justice[7]. La règlementation internationale reconnaît ainsi aux droits de nature religieuse le même status que le droit à la vie et à la liberté personnelle, car ils appartiennent au noyau essentiel des droits de l’homme, à ces droits universels et naturels que la loi humaine ne peut jamais nier.

La liberté religieuse n’est pas le patrimoine exclusif des croyants, mais de la famille tout entière des peuples de la terre. C’est l’élément incontournable d’un Etat de droit ; on ne peut pas la nier sans porter atteinte en même temps à tous les droits et aux libertés fondamentales, puisqu’elle en est la synthèse et le sommet. Elle est « le ‘papier tournesol’ qui permet de vérifier le respect de tous les autres droits humains »[8]. Celle-ci favorise l’exercice des facultés plus spécifiquement humaines tout en créant les prémisses nécessaires pour la réalisation d’un développement intégral, lequel concerne de manière unitaire la totalité de la personne en chacune de ses dimensions[9].

La dimension publique de la religion

6. La liberté religieuse, comme toute liberté, tout en provenant de la sphère personnelle, se réalise dans la relation avec les autres. Une liberté sans relations n’est pas une liberté achevée. La liberté religieuse ne s’épuise pas non plus dans la seule dimension individuelle, mais elle se met en œuvre dans la communauté dont elle fait partie et dans la société, ceci en cohérence avec l’être relationnel de la personne et avec la nature publique de la religion.

La mise en relation est une composante décisive de la liberté religieuse qui pousse les communautés des croyants à pratiquer la solidarité en vue du bien commun. Dans cette dimension communautaire, chaque personne reste unique et absolument originale, tout en se complétant et en se réalisant pleinement.

On ne peut pas nier la contribution que les communautés religieuses apportent à la société. Nombreuses sont les institutions caritatives et culturelles qui attestent le rôle constructif des croyants pour la vie sociale. D’une importance plus grande encore est la contribution éthique de la religion dans le domaine politique. Elle ne devrait pas être marginalisée ou interdite, mais comprise comme un apport valable à la promotion du bien commun. Dans cette perspective il convient de mentionner la dimension religieuse de la culture, tissée au long des siècles grâce aux contributions sociales et surtout éthiques de la religion. Une telle dimension ne constitue en aucune manière une discrimination vis-à-vis de ceux qui n’en partagent pas la croyance, mais elle renforce plutôt la cohésion sociale, l’intégration et la solidarité.

Liberté religieuse, force de liberté et de civilisation :
les dangers de son instrumentalisation

7. L’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes, comme par exemple la subversion de l’ordre établi, l’accaparement de ressources ou le maintien du pouvoir de la part d’un groupe, peut provoquer des dommages énormes aux sociétés. Le fanatisme, le fondamentalisme, les pratiques contraires à la dignité humaine, ne peuvent jamais trouver une justification, encore moins si cela est accompli au nom de la religion. La profession d’une religion ne peut pas être instrumentalisée, ni imposée par la force. Il faut donc que les Etats et les diverses communautés humaines n’oublient jamais que la liberté religieuse est une condition de la recherche de la vérité et que la vérité ne s’impose pas par la violence mais par « la force de la vérité elle-même »[10]. En ce sens, la religion est une force positive et propulsive pour la construction de la société civile et politique.

Comment nier la contribution des grandes religions du monde au développement de la civilisation ? La recherche sincère de Dieu a conduit à un plus grand respect de la dignité de l’homme. Les communautés chrétiennes, avec leur patrimoine de valeurs et de principes, ont fortement contribué à la prise de conscience de la part des personnes et des peuples, de leur identité et de leur dignité, de même qu’à la conquête d’institutions démocratiques et à l’affirmation des droits de l’homme ainsi que des devoirs correspondants.

Aujourd’hui encore, dans une société toujours plus mondialisée, les chrétiens sont appelés, non seulement à un engagement civil, économique et politique responsable, mais aussi au témoignage de leur charité et de leur foi, à offrir une contribution précieuse à l’engagement rude et exaltant pour la justice, le développement humain intégral et le juste ordonnancement des réalités humaines. Exclure la religion de la vie publique, c’est enlever à cette dernière un espace vital qui ouvre à la transcendance. Sans cette expérience originelle, orienter les sociétés vers des principes éthiques universels s’avère pénible et il devient difficile de mettre en place des règlements nationaux et internationaux où les droits et les libertés fondamentaux peuvent être pleinement reconnus et mis en œuvre comme se le proposent les objectifs – malheureusement encore négligés ou contredits - de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948.

Un problème de justice et de civilisation :
le fondamentalisme et l’hostilité à l’égard des croyants nuisent à la laïcité positive des Etats

8. La même détermination avec laquelle sont condamnées toutes les formes de fanatisme et de fondamentalisme religieux, doit animer aussi l’opposition à toutes les formes d’hostilité à l’égard de la religion, qui limitent le rôle public des croyants dans la vie civile et politique.

On ne peut oublier que le fondamentalisme religieux et le laïcisme sont des formes spéculaires et extrêmes du refus du légitime pluralisme et du principe de laïcité. Tous deux, en effet, absolutisent une vision réductrice et partiale de la personne humaine, favorisant dans le premier cas, des formes d’intégralisme religieux, et dans le second, de rationalisme. La société qui veut imposer, ou qui, au contraire, nie la religion par la violence, est injuste à l’égard de la personne et de Dieu, mais aussi envers elle-même. Dieu appelle à lui l’humanité dans un dessein d’amour qui, alors qu’il concerne la personne tout entière dans sa dimension naturelle et spirituelle, exige d’y répondre en termes de liberté et de responsabilité, de tout son cœur et de tout son être, individuel et communautaire. La société elle-même, en tant qu’expression de la personne et de l’ensemble de ses dimensions constitutives, doit donc vivre et s’organiser en sorte de favoriser l’ouverture à la transcendance. C’est précisément pour cela que les lois et les institutions d’une société ne peuvent pas être configurées en ignorant la dimension religieuse des citoyens ou au point d’en faire totalement abstraction. Elles doivent se mesurer – grâce à la participation démocratique de citoyens conscients de leur haute vocation – à l’être de la personne afin de pouvoir la seconder dans sa dimension religieuse. N’étant pas une création de l’Etat, elle ne peut être manipulée par lui ; elle devrait plutôt en recevoir reconnaissance et respect.

Lorsque l’ordonnancement juridique, à tous les niveaux, national et international, permet ou tolère le fanatisme religieux ou antireligieux, il manque à sa mission même qui est de protéger et de promouvoir la justice et le droit de chacun. Ces réalités ne peuvent être abandonnées à l’arbitraire du législateur ou de la majorité, car, comme l’enseignait déjà Cicéron, la justice consiste en quelque chose de plus qu’un simple acte productif de la loi et de son application. Elle implique de reconnaître à chacun sa dignité[11], laquelle, sans liberté religieuse, garantie et vécue dans son essence, résulte mutilée et lésée, exposée au risque de tomber sous la coupe des idoles, des biens contingents transformés en absolus. Tout cela risque de mener la société à des totalitarismes politiques et idéologiques qui donnent une place exagérée au pouvoir public, tandis que les libertés de conscience, de pensée et de religion sont humiliées ou jugulées, comme si elles pouvaient lui faire concurrence.

Dialogue entre institutions civiles et religieuses

9. Le patrimoine de principes et de valeurs exprimés par une religiosité authentique est une richesse pour les peuples et pour leur ethos. Ce patrimoine parle directement à la conscience et à la raison des hommes et des femmes, il leur rappelle l’impératif de la conversion morale, les incite à cultiver la pratique des vertus et à se rapprocher les uns des autres avec amour, sous le signe de la fraternité, en tant que membres de la grande famille humaine[12].

Dans le respect de la laïcité positive des institutions étatiques, la dimension publique de la religion doit toujours être reconnue. Dans ce but, il est fondamental que s’instaure un dialogue sincère entre les institutions civiles et religieuses pour le développement intégral de la personne humaine et l’harmonie de la société.

Vivre dans l’amour et dans la vérité

10. Dans l’univers mondialisé caractérisé par des sociétés toujours plus multi-ethniques et multi-confessionnelles, les grandes religions peuvent représenter un important facteur d’unité et de paix pour la famille humaine. A partir de leurs propres convictions religieuses et de la recherche rationnelle du bien commun, leurs fidèles sont appelés à vivre de manière responsable leur propre engagement dans un contexte de liberté religieuse. Au sein des cultures religieuses variées, s’il faut rejeter tout ce qui est contraire à la dignité de l’homme et de la femme, il est nécessaire, à l’inverse, d’accueillir comme un trésor tout ce qui s’avère positif pour la convivialité civile.  L’espace public que la communauté internationale rend disponible pour les religions et pour leur proposition d’une « vie bonne », favorise l’émergence d’une mesure commune de vérité et de bien, ainsi qu’un consensus moral, qui sont essentiels pour une coexistence juste et pacifique. Les leaders des grandes religions, en vertu de leur rôle, de leur influence et de leur autorité dans leurs propres communautés, sont appelés les tout premiers au respect mutuel et au dialogue.

Les chrétiens, pour leur part, sont invités, par la foi même en Dieu, Père du Seigneur Jésus-Christ, à vivre en frères, qui se rencontrent dans l’Eglise et qui collaborent à l’édification d’un monde où les personnes et les peuples ne feront « plus de mal ni de violence [...] car le pays sera rempli de la connaissance du Seigneur, comme les eaux couvrent le fond de la mer » (Is 11,9).

Le dialogue comme recherche en commun

11. Pour l’Eglise, le dialogue entre les fidèles des diverses religions représente un instrument important pour collaborer au bien commun avec toutes les communautés religieuses. L’Eglise elle-même ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les diverses religions. « Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu’elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes »[13].

Le chemin ainsi indiqué n’est pas celui du relativisme ou du syncrétisme religieux. L’Eglise en effet « annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est “la voie, la vérité et la vie” (Jn 14,6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses »[14]. Cela n’exclut pas cependant le dialogue et la recherche commune de la vérité dans divers milieux vitaux, car, selon une expression souvent utilisée par saint Thomas d’Aquin, « toute vérité, qui que ce soit qui la dise, vient de l’Esprit Saint »[15].

En 2011 sera fêté le 25e anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix, convoquée en 1986 à Assise par le vénérable Jean-Paul II. A cette occasion, les responsables des grandes religions du monde ont manifesté combien la religion est un facteur d’union et de paix et non de division et de conflits. Le souvenir de cette expérience est un motif d’espérance en un avenir où tous les croyants se sentent et deviennent effectivement artisans de justice et de paix.

Vérité morale dans la politique et dans la diplomatie

12. La politique et la diplomatie devraient prendre en considération le patrimoine moral et spirituel offert par les grandes religions du monde pour reconnaître et affirmer des vérités, des principes et des valeurs universelles qui ne peuvent être niés sans nier en même temps la dignité de la personne humaine. Mais, dans la pratique, qu’est-ce que cela veut dire promouvoir la vérité morale dans le monde de la politique et de la diplomatie ? Cela signifie agir de manière responsable à partir de la connaissance objective et complète des faits ; cela veut dire déstructurer des idéologies politiques qui finissent par supplanter la vérité et la dignité humaine et veulent promouvoir des pseudo valeurs sous le couvert de la paix, du développement et des droits humains ; cela veut dire favoriser un engagement constant pour fonder la loi positive sur les principes de la loi naturelle[16]. Tout cela est nécessaire et est cohérent avec le respect de la dignité et de la valeur de la personne humaine,  respect garanti par les Peuples de la terre dans la Charte de l’Organisation des Nations Unies de 1945, qui présente des valeurs et des principes moraux universels de référence pour les normes, les institutions, les systèmes de coexistence au niveau national et international.

Au-delà de la haine et des préjugés

13. En dépit des enseignements de l’histoire et de l’engagement des Etats, des Organisations internationales au niveau mondial et local, en dépit des efforts des Organisations non gouvernementales et de tous les hommes et femmes de bonne volonté qui, chaque jour, se dépensent pour la sauvegarde des droits et des libertés fondamentaux, on constate aujourd’hui encore, dans le monde des persécutions, des discriminations, des actes de violence et d’intolérance liés à la religion. En Asie et en Afrique en particulier, les principales victimes sont les membres des minorités religieuses, auxquels il est interdit de professer librement leur religion ou d’en changer, par des intimidations, par la violation des droits et des libertés fondamentaux et des biens essentiels, allant jusqu’à la privation de la liberté personnelle ou même de la vie.

Il existe en outre – comme je l’ai déjà dit – des formes plus élaborées d’hostilité envers la religion, qui, dans les pays occidentaux, se manifestent parfois par le reniement de l’histoire et des symboles religieux dans lesquels se reflètent l’identité et la culture de la majorité des citoyens. Ces attitudes alimentent souvent haine et préjugés et ne sont pas cohérentes avec une vision sereine et équilibrée du pluralisme et de la laïcité des institutions, sans compter qu’elles peuvent empêcher les jeunes générations d’entrer en contact avec le précieux héritage spirituel de leurs pays.

La défense de la religion passe par la défense des droits et des libertés des communautés religieuses. Que les leaders des grandes religions du monde et les responsables des Nations renouvellent donc leur engagement pour la promotion et la sauvegarde de la liberté religieuse, en particulier pour la défense des minorités religieuses, qui ne représentent pas une menace pour l’identité de la majorité, mais représentent au contraire une opportunité de dialogue et d’enrichissement culturel réciproque ! Leur défense est la meilleure manière de renforcer l’esprit de bienveillance, d’ouverture et de réciprocité avec lequel protéger les droits et les libertés fondamentaux dans tous les domaines et toutes les régions du monde.

La liberté religieuse dans le monde

14. Je m’adresse maintenant aux communautés chrétiennes qui souffrent de persécutions, de discriminations, de violences et d’intolérance, particulièrement en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et spécialement en Terre Sainte, lieu choisi et béni par Dieu. Tout en leur renouvelant l’assurance de mon affection paternelle et de ma prière, je demande à tous les responsables d’agir avec promptitude pour mettre fin à toute brimade contre les chrétiens qui habitent dans ces régions. Puissent les disciples du Christ, confrontés aux adversités du moment, ne pas perdre courage, car le témoignage rendu à l’Evangile est et sera toujours signe de contradiction !

Méditons en notre cœur les paroles du Seigneur Jésus : « Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. [...] Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux » (Mt 5, 5-12). Renouvelons donc « l’engagement pris par nous à l’indulgence et au pardon, que nous demandons à Dieu dans le Notre Père, en posant nous-mêmes la condition et la mesure de la miséricorde désirée. En effet, nous prions ainsi : “Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés” (Mt 6, 12) »[17]. La violence ne se vainc pas par la violence. Que notre cri de douleur soit toujours accompagné par la foi, par l’espérance et le témoignage de l’amour de Dieu ! J’exprime aussi le souhait qu’en Occident, spécialement en Europe, cessent l’hostilité et les préjugés à l’encontre des chrétiens qui veulent donner à leur vie une orientation cohérente avec les valeurs et les principes exprimés dans l’Evangile. Que l’Europe apprenne plutôt à se réconcilier avec ses propres racines chrétiennes : elles sont essentielles pour comprendre le rôle qu’elle a eu, qu’elle a et veut avoir dans l’histoire ; elle saura ainsi faire l’expérience de la justice, de la concorde et de la paix,  en cultivant un dialogue sincère avec tous les peuples.

La liberté religieuse, chemin vers la paix

15. Le monde a besoin de Dieu. Il a besoin de valeurs éthiques et spirituelles, universelles et partagées, et la religion peut offrir une contribution précieuse dans leur recherche, pour la construction d’un ordre social juste et pacifique au niveau national et international.

La paix est un don de Dieu et en même temps un projet à mettre en œuvre, jamais complètement achevé. Une société réconciliée avec Dieu est plus proche de la paix, qui n’est pas simplement l’absence de guerre, qui n’est pas le simple fruit d’une prédominance militaire ou économique, ni encore moins de ruses mensongères ou d’habiles manipulations. La paix, en fait, est le résultat d’un processus de purification et d’élévation culturelle, morale et spirituelle de chaque personne et chaque peuple, processus dans lequel la dignité humaine est pleinement respectée. J’invite tous ceux qui désirent devenir artisans de paix, et spécialement les jeunes, à se mettre à l’écoute de la voix intérieure qui est en eux, pour trouver en Dieu, le point de référence stable pour la conquête d’une liberté authentique, la force inépuisable pour orienter le monde avec un esprit nouveau, capable de ne pas répéter les erreurs du passé. Comme l’enseigne le Serviteur de Dieu Paul VI, dont la sagesse et la clairvoyance nous ont valu l’institution de la Journée Mondiale de la Paix : « Il faut avant tout donner à la Paix d’autres armes que celles destinées à tuer et à exterminer l’humanité. Il faut surtout les armes morales, qui donnent force et prestige au droit international, à commencer par l’observation des pactes »[18]. La liberté religieuse est une arme authentique de la paix, et elle a une mission historique et prophétique. En effet, elle valorise et fait fructifier les qualités les plus intimes et les potentialités de la personne humaine capables de changer et rendre meilleur le monde. Elle permet de nourrir l’espérance en un avenir de justice et de paix, même devant les graves injustices et les misères matérielles et morales. Puissent tous les hommes et toutes les sociétés, à tout niveau et en tout point de la terre, faire sans tarder l’expérience de la liberté religieuse, chemin vers la paix !

Au Vatican, le 8 décembre 2010.

BENEDICTUS PP XVI

Amour de Dieu et du prochain.Celles et ceux qui ont suivi et qui suivent Jésus Christ.Confiance dans les promesses du Christ.Nouvelle du salut annoncée aux hommes par Jésus.Successeur des apôtres.Bienveillance de Dieu pour les hommes.Alliance d’un homme et d’une femme dans les conditions prévues par la loi.Célébration qui commémore le sacrifice du Christ.Attitude qui incite à l’indulgence et au pardon.Vérité de foi inaccessible à la seule raison humaine.Chrétien qui a reçu le sacrement de l’Ordre pour être signe du Christ pasteur.Harmonie retrouvée. Acte par lequel Dieu pardonne au pécheur repentant.Ensemble des règles fixant le déroulement d’un cérémonial.


[1] Cf. Benoît XVI, Lett. enc. Caritas in veritate,nn. 29. 55-57.
[2] Cf. Concile œucuménique Vatican II, Déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, n. 2.
[3] Cf. Benoît XVI, Caritas in veritate, n. 78.
[4] Cf. Concile œcuménique Vatican II, Déclaration sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes Nostra aetate, n.1.
[5] Ibid. Déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, n. 7.
[6] Benoît XVI, Discours à l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (18 avril 2008) : AAS 100 (2008), 337, DC 2403 (2008°, p. 537.
[7] Cf. Concile œcuménique Vatican II, Déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, n.2.
[8] Jean-Paul II, Discours aux participants à l’Assemblée Parlementaire de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) (10 octobre 2003), 1 : AAS 96 (2004), p. 111.
[10] Cf. Concile œcuménique Vatican II, Déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, n. 1.
[11] Cf. Cicéron, De inventione, II,160.
[12] Cf. Benoît XVI, Discours aux Représentants des autres religions du Royaume-Uni (17 septembre 2010) : L’Osservatore Romano (18 septembre 2010), p.12 ; DC 2454 (2010), p. 876.
[13] Concile oecuménique Vatican II, Déclaration sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes Nostra aetate, n.2.
[14] Ibid.
[15] Super evangelium Joannis, I,3.
[16] Cf. Benoît XVI, Discours aux Autorités civiles et au Corps diplomatique à Chypre (5 juin 2010) : L’Osservatore Romano (6 juin 2010), p. 8 ; DC 2448 (2010), p. 572-573 ; Commission Théologique Internationale, A la recherche d’éthique universelle : Nouveau regard sur la loi naturelle, Cité du Vatican, 2009.
[17] Paul VI, Message pour la Journée mondiale de la Paix 1976 : AAS 67 (1975), 671 ; DC 1686 (1975), p. 953.
[18] Ibid. : AAS, 67 (1975), p. 668 ; DC, 1686 (1975), p. 953.

Réunion de l’ensemble des évêques.Qui est universel.Concile oecuménique ouvert par le pape Jean XXIII qui réunit à Rome tous les évêques du monde.

Mieux comprendre

Source: Portail de l’Église Catholique en France

Les Femmes Méditerranéennes chantent la Paix

23 mars 2009 1 commentaire
Sous le haut patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République
Sous le patronage de Monsieur José Manuel Barroso, Président de la Comission européenne

FORUM DE PARIS

« SAUVER LA MÉDITERRANÉE »

27, 28 et 29 mars 2009 à l’UNESCO

Vendredi 27 mars 2009

18h: Séance d’ouverture, animée par Jean-Marc Sylvestre

“État de crise”

“La Méditerranée a servi de cadre à des civilisations successives puissantes, inventives et conquérantes. Mais cette ‘mer au milieu des terres’, à la fois berceau, pont, frontière et carrefour de trois continents, où se joue pour une bonne part l’avenir de l’Europe, est devenue au fil des ans le déversoir des frustrations des uns et des peurs des autres, au point qu’il est devenu urgent de la ‘sauver’. Dresser un bilan des maux dont souffre notre mer et imaginer les solutions qu’il importe, dans l’urgence, de leur apporter, tel est le double objectif de cette Ve édition du Forum de Paris.”

Albert Mallet, Président du Forum de Paris
Nonce Paolini, Président-Directeur général du groupe TF1
SAS le Prince Albert II de Monaco
Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire

20h00: Concert

L’Association du Dialogue InterCulturel et Inter-Religieux (ADICR) – qui a pour objectif de favoriser le dialogue entre les personnes de différentes cultures et religions sur des thèmes d’actualité – organise un concert qui montrent comment les femmes artistes contribuent pour sauver la méditerranée et apporter la paix à travers la musique, la poésie, les chants et la danse.

Le concert aura lieu vendredi le 27 mars prochain à 20h00 (Salle I de l’UNESCO)
dans le cadre du Forum de Paris et à suite de la séance inaugurale,
au 125 avenue de Suffren – 75007 Paris. Métro: Ségur (10) ou Cambronne (6)
Des artistes de cultures et profils multiples vont participer comme:

Mme Lamia Safieddine, chorégraphe de danse interculturelle orient-occident;
Mme Roula Safar, chanteuse lyrique mezzo-soprano
accompagnée de Mme Vénus Khoury-Ghata, romancière-poétesse;
Mme Véronique Soufflet, auteur interprète l’orient et l’occident de Platon à Al Farabi;
Mme Patricia Atallah, interprète des chansons traditionnelles inspirées de Fairouz.

Ce concert est soutenu par l’Office du Tourisme du Liban à Paris et la société ACOUSYSTEM ainsi que l’Association des Amis d’Abraham Ecchellensis, considéré en Occident comme étant le père de
l’orientalisme.

Vous pouvez trouver l’information sur www.forumdeparis.org, rubrique “programme”.
L’entrée est libre sur inscription avant le 26 mars 2009 à l’e-mail suivant: contact@adicr.org
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