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Du despotisme… et du printemps arabe
L’ORIENT LITTÉRAIRE Partant d’une fable qui traite de certains instruments du despotisme, Ziad Majed – qui dédie ce texte à Samir Kassir – déconstruit les principes de la tyrannie. Une déconstruction qui a commencé en Tunisie et en Égypte.
Le résumé de la nouvelle en dit long sur une certaine condition politique dans la plupart des pays du monde arabe. Une condition qui est le fruit de décennies de despotisme. Lire la suite…
Colloque : Les printemps arabes et le religieux – Collège des Bernardins
Colloque organisé par le département « Société, Liberté, Paix » du pôle de recherche.
Vendredi 10 février 2012, de 8h45 à 22h
Les révolutions arabes ont surpris l’opinion internationale et les médias. Elles ont bousculé, par les faits, certains clichés occidentaux qui associaient monde musulman et absence de modernité, terre d’islam et déficit démocratique. Quels sens leur donner aujourd’hui dans le cadre d’une analyse des transformations du fait religieux dans les pays du sud de la Méditerranée ?
Programme :
8h45-9h10 : Ouverture du colloque
9h10-9h30 : Pourquoi un dialogue sur le religieux en Méditerranée ?
Jacques Huntzinger, Valentine Zuber.
9h30-11h : Les sécularisations et les laïcités en Méditerranée
Abdelmajid Charfi, Mohamed–Sghir Janjar, Ahmad Salamatian, Jean-Paul Willaime, Valentine Zuber.
11h20-13h : Les femmes et le religieux dans les Printemps arabes
Latifa Lakhdar, Marjorie Moya, Saïda Ounissa, Wassyla Tamzali.
13h-14h30 : Pause
14h30-17h : Les Printemps arabes et le religieux
Yadh Ben Achour, Amr El Shobaki, Antoine Fleyfel, Vincent Geisser, Pierre-Jean Luizard, Nabil Mouline.
17h20-19h : La Turquie, un nouveau modèle pour les Printemps arabes ?
Samim Akgönül, David Behar, Gérard Groc, Fabienne Robert, Dorothée Schmid.
20h-22h
rintemps arabes, religion et modernité
Yadh Ben Achour, Abdelmajid Charfi, Regis Debray, Abdou Filali-Ansari, Jacques Huntzinger, Raphaël Liogier.
Colloque (journée + table ronde du soir) : Les printemps arabes et le religieux
Gratuit pour les étudiant, les doctorants et les – de 26 ans, dans la limite des places disponibles. Tarif réduit pour les demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux (sur présentation d’un justificatif).Informations : 01.53.10.74.44 Tarif Plein : 20 € Tarif Réduit : 12 €
Journée (de 8h45 à 19h) : Les printemps arabes et le religieux
Gratuit pour les étudiant, les doctorants et les – de 26 ans, dans la limite des places disponibles. Tarif réduit pour les demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux (sur présentation d’un justificatif).Informations : 01.53.10.74.44 Tarif Plein : 15 € Tarif Réduit : 9 €
Table ronde seule (de 20h à 22h) : Printemps arabes, religion et modernité
Gratuit pour les étudiant, les doctorants et les – de 26 ans, dans la limite des places disponibles. Tarif réduit pour les demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux (sur présentation d’un justificatif).Informations : 01.53.10.74.44 Tarif Plein : 5 € Tarif Réduit : 3 €
Réservez vos places sur la page du colloque.
Les femmes ont fait le printemps
Par Rémi BOYER | 03/02/2012

La marche organisée à Beyrouth jeudi dans le cadre du Forum de la nouvelle femme arabe.
CONFÉRENCE Le Forum de la nouvelle femme arabe a consacré sa seconde journée à la place des femmes face à la culture dans la période de transition que vivent actuellement les sociétés arabes. Pour la journaliste Joumana Haddad, « le changement doit débuter au niveau de la confiance que la femme doit avoir en elle-même ». Au-delà, d’après l’écrivaine émiratie Badriah al-Becher, combattre la censure venue de l’extérieur passe par le refus de sa censure propre : « L’expérience de la publication, notamment à l’ère des nouveaux médias, permet de révéler les mensonges. » Cependant, d’un point de vue plus général, et pour les deux sexes, la proximité chronologique semble rendre difficile une réflexion froide et large sur les évènements en cours. Selon le réalisateur égyptien Daoud Abdelsayed, « on peut écrire un poème ou des chansons, mais écrire un roman ou préparer un long film sur la révolution, cela doit être réservé à d’autres générations ».
Finalement, et c’est sans doute le propre des conférences de qualité, ont été énoncées beaucoup plus de questions ouvertes que de réponses fermées, à l’image d’un printemps arabe qui ne semble pas avoir dit son dernier mot, après avoir aura joué les quatre saisons sans entracte. Pour le cinéaste égyptien Khaled Youssef, « les révolutions ne sont pas terminées, elles prennent du temps. Tout comme la révolution française avait duré des années, ce sera la même chose pour la Lybie, l’Égypte ou le Yémen ». Mais il insiste sur le sujet du jour, « les révolutions arabes n’auraient pas eu lieu sans la présence des femmes ». La chanteuse Mariam Ali, égyptienne elle aussi, est du même avis lorsqu’elle raconte son expérience cairote : « Place Tahrir, les femmes étaient en première ligne. » D’ailleurs, des paroles aux actes, les participant(e)s ont rejoint le pavé beyrouthin à la fin des débats. Lire la suite…
Verticalité patriarcale et horizontalité démocratique
PRINTEMPS ARABE EN ORIENT ET PRÉSIDENTIELLES EN OCCIDENT Bahjat RIZK
Beaucoup d’articles ont été publiés en ce premier anniversaire du printemps arabe dont on ne connaît toujours pas l’issue mais qui semble s’acheminer, du moins dans les pays où il s’est accompli (Tunisie, Égypte, Libye, Yémen), soit vers un retour culturel et politique d’une mouvance nationaliste islamique modérée, soit vers la reprise en main du pouvoir par l’armée après la chute des anciens régimes dictatoriaux laïques. Cela avait d’ailleurs été déjà le cas, comme il l’est toujours d’une certaine manière aujourd’hui, dans la Turquie redevenue brusquement nationaliste, après le vote récent de la loi sur la négation des génocides par le Parlement français, ce qui l’éloigne un peu plus d’une improbable adhésion prochaine à l’Union européenne. La Turquie étant passée, en un siècle, de l’Empire ottoman religieux et ethico-linguistique à la république militaire et laïque de Kemal Atatürk, à la résurgence de la mouvance islamiste radicale il y a une trentaine d’années, devenue modérée il y a un peu plus de cinq ans. Lire la suite…
« La femme dans le printemps arabe », début février à Beyrouth

De gauche à droite sur la tribune : Aurélien Lechevallier, Nadine Abou Zaki, Bahia Hariri, Waël Bou Faour et Mazen Hayek.
Les organisateurs du cinquième Forum de la femme arabe, qui aura lieu les 1er et 2 février prochains à Beyrouth et sera placé sous le signe des « femmes dans le cadre du printemps arabe », ont tenu hier une conférence de presse à l’hôtel Bristol pour lancer l’événement. La tribune était formée du ministre des Affaires sociales Waël Bou Faour, de la présidente d’honneur du forum, la députée Bahia Hariri, du directeur de l’Institut français Aurélien Lechevallier, de la présidente exécutive du forum Nadine Abou Zaki, et du représentant du groupe médiatique MBC, Mazen Hayek. Lire la suite…
Syrie : Les femmes ces héroïnes…


En Syrie, des femmes et des hommes épris-e-s de justice, de démocratie et d’égalité luttent pacifiquement contre le despotisme, depuis mars 2011.
Une particularité de leur révolution est la présence marquée des femmes dans ses comités de coordination et les actions de soutien culturelles et artistiques.
Mais elles en paient un lourd tribut : la répression insoutenable du régime en place, qui s’abat sur tous les citoyens, les vise particulièrement : torture, exécutions, viols, …
Les femmes sont également utilisées comme « arme de guerre » pour faire pression sur leurs familles ou inciter leurs proches masculins à se rendre ou à capituler.
Afin de leur témoigner de notre solidarité, le FFM, Fonds pour les Femmes en Méditerranée, l’association SouriaHouria, avec le soutien de
Fatima Lalem (Adjointe au Maire de Paris, chargée de l’égalité Hommes/Femmes)
vous invitent à une rencontre débat
Quelle place pour les femmes dans la révolution syrienne ?
Mardi 29 novembre à 19h30
Mairie du 3e arrondissement: 2, rue Eugène Spuller, 75003 Paris. Métro Arts et Métiers, Temple
En présence de:
- Mme Samar Yazbek, écrivaine et romancière
- Mme Basma Kodmani, chercheuse, Directrice de l’ «Arab Initiative Reform» et Membre du CNS, conseil national syrien
- Modératrice : Nadia Aissaoui, sociologue et membre du Conseil d’administration du Fonds pour les Femmes en Méditerranée
Le débat se déroulera en français. L’intervention de Mme Samar Yazbek se fera en arabe avec une traduction vers le français.
Pour les inscriptions, prière d’envoyer un mail à : info@souriahouria.com
Evenement sur Facebook : https://www.facebook.com/event.php?eid=272318579470390
Recherche producteurs pour raconter le ‘printemps arabe’
Le « printemps arabe » pourrait-il être le moteur de créativité dans le paysage cinématographique méditerranéen ? Des pages entières de scénarii sont certainement en marche, mais encore faut-il que ces films documentaires puissent être produits. Et c’est là que le bas blesse: A Beyrouth – comme dans d’autres pays de la Méditerranée –les producteurs locaux qui puissent soutenir l’épanouissement du paysage cinématographique local font défaut. Et là intervient le programme européen DOCmed en proposant de développer les capacités des producteurs locaux et de leur trouver des ouvertures hors de leur pays.
BEYROUTH – Samedi soir ordinaire à Beyrouth. Les salles de cinéma de la capitale libanaise sont archicombles. Les centres commerciaux regorgent de jeunes avides de découvrir les derniers films de la saison. Seul bémol dans le paysage cinématographique libanais : une quasi-absence flagrante de films locaux, alors que les productions américaines et européennes envahissent le marché.
Le même constat peut être fait si on regarde les programmations des télévisions arabes : peu de documentaire de création de qualité des pays de la région. Lire la suite…
Conférence "Les Tsunamis Arabes"
L’Association des Anciens de l’Université Saint-Joseph en France a l’honneur de vous convier à la conférence donnée par
Monsieur Antoine Basbous
Fondateur et directeur de l’Observatoire des Pays Arabessur le thème «Les Tsunamis Arabes»
le Jeudi 10 novembre 2011 à 19h30 précises
Salle des fêtes de la Mairie du 17ème 10-20 rue des Batignolles 75017 ParisUn cocktail et la signature du dernier livre du conférencier, « le Tsunami Arabe » Ed. Fayard, clôtureront la soirée.
Prière de confirmer votre présence par retour de mail avant le 5 novembre : anciensusjfrance@gmail.com
Raï : Je suis l’héritier des patriarches Hoyeck, Arida et Sfeir
Par Fady NOUN | 12/10/2011
C’est le Raï pédagogue qui tout au long de sa tournée pastorale enseigne aux Libanais de la diaspora autant qu’aux Libanais du Liban les principes de base de l’édification d’une nation.
« Dans un monde arabe qui se cherche, dans un monde arabe qui vit les douleurs d’un nouvel enfantement, quel est le rôle du Liban ? » s’est interrogé lundi le patriarche Raï, à Cleveland, dans une courte homélie prononcée dans une église Saint-Maron pleine à craquer. « Un rôle central, a-t-il répondu. Le rôle d’un pays qui a souffert d’une guerre civile qui lui a beaucoup coûté. »
« Nous devons être à la hauteur du sang qui a été versé, a dit le patriarche, et nous dire que suffisamment de sang a coulé et qu’il faut désormais prendre les moyens de la paix. Nous avons chèrement payé la leçon selon laquelle seuls la communion et le partage édifient des sociétés, et non pas la guerre civile. »
Angélisme ? Peut-être, mais le patriarche maronite n’a d’autre pouvoir que celui de la parole et de l’autorité morale qui la porte.
Tard dans la soirée, devant les convives réunis à l’hôtel Renaissance, il a explicité à nouveau sa vue de l’avenir de la région et du rôle que le Liban peut jouer à cet égard.
Devant les deux sénateurs David Kucinich et Marcia Fudge, et en présence de Samir Haykal, représentant les Forces libanaises, et Fahim Gemayel, représentant le parti Kataëb, le patriarche a redéfini sa « ligne » d’action. « Je suis l’héritier de trois grands patriarches, a-t-il dit, le patriarche Hoyeck, qui a choisi le Grand Liban, le patriarche Arida, qui a béni le pacte national entre musulmans et chrétiens, et le patriarche Sfeir, le patriarche de la nouvelle indépendance. Si vous voulez situer le patriarche qui vous parle, c’est ainsi qu’il faut le faire. »
« Quand on a demandé au patriarche Hoyeck de préciser quelle était sa communauté, il a répondu : ma communauté, c’est le Liban. Eh bien, ce que mon illustre prédécesseur a dit, je le reprends à mon compte. Ma communauté, c’est le Liban. Le patriarche Raï, le voici. C’est mon programme : un Liban au-dessus de toute considération, qu’elle soit personnelle, partisane ou confessionnelle. »
Et d’ajouter : « Mais puisqu’on en vient aux choses personnelles et aux confessions, disons-le franchement. Au Liban, nous souffrons d’un mal grave, l’allégeance à l’étranger, à un parti ou à une communauté. Mais les allégeances ne construisent pas le Liban. Nous devons sortir de nos alignements et construire un nouveau pacte national. »
Le patriarche est arrivé hier à Houston, où Nijad Issam Farès a donné un grand déjeuner en son honneur. Au programme de la journée : une réunion avec les jeunes maronites de la communauté, une messe, et, le soir, comme d’habitude, un banquet en son honneur donné par la communauté libanaise.
Source: L’Orient Le Jour

Proche-Orient : ce que peut le cinéma présente la 5e édition de son festival à Paris 

